Oui, je ne poste que maintenant, excusez-moi je viens juste de me rendre compte qu'on été déjà jeudi...
Encore une fois vous avez été nombreuses à m'envoyer vos avis, ça fait toujours plaisir ^-^
En début de chapitre je ne répondrais qu'aux reviews anonyme.
Emaly : C'est un vrai bonheur à chaque fois de lire tes reviews ! Oh oui pour ce qui est d'être direct, crois moi Peter n'y passe pas par quatre chemins, autant aller droit au but ! Mais attention ça peut être une qualité mais aussi un défaut, tu comprendras mieux dans ce chapitre. Et oui Clochette refera son apparition !
Frankly : Alors, pour ce qui est de mes examens euh... (…. '-') Et en ce qui concerne la traduction, c'est ma toute première alors oui crois que je me donne à fond ! J'espère continuer à traduire d'autre fiction qui pourrait vous plaire, mais d'abord concentrons nous sur celle-ci se serait déjà pas mal x)
JeanneFun : Je suis tout à fait d'accord avec toi (en ce qui concerne les sentiments rapides et tout) encore un petit baiser ça peut passer dans une fic mais quand on voit les personnages tomber amoureux rien qu'au troisième chapitres, moi cela a tendance à m'agacer.
C'est vrai tu as été jeter un œil à l'original ? Je ne dirais pas qu'elle est compliquée à traduire, disons juste que certaines expressions ne sont pas facile à comprendre. C'est pour ça que si un jour tu lis l'original tu verras que certains de mes passages ne sont pas pris mot pour mot, je reformule ma phrase pour qu'elle ait du sens pour vous lecteur. Et pour finir Clochette aussi n'est pas ce qu'on pourrait appeler mon personnage préféré mais bon puisqu'elle est là ~
Sur ce, place au chapitre ! (Avec un jour de retard, oui je mérite d'être jetée du haut de Big Ben...)
Chapitre 7
J'aurais souhaité rester plus longtemps en compagnie de la Fée Clochette. Pendant presque deux heures personne n'était venue vérifier pour voir si j'étais toujours là. Soit, ils négligeaient sérieusement leurs fonctions de gardien, soit, ils pensaient que j'étais sagement restée à ma place.
Malheureusement, ils avaient eu raison. J'étais allongée la tête en bas sur le canapé lorsque Felix se décida enfin à me rapporter de quoi me nourrir.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda-t-il l'air amusé.
« Je m'ennuie, » me suis-je plainte. Sa cicatrice n'était pas si mal, vu d'en bas. « Pourquoi est-ce que je dois rester ici ? »
« Il ne veut pas que tu essayes de tout gâcher, » répondit Felix comme si cela allait de soi.
« Que j'essaye de tout gâcher ?! » Malheureusement, en essayant de me relever trop vite, je tombai tête la première sur le sol.
« Désolé, tu n'es pas censé être au courant, » répliqua-t-il en souriant tandis que je me remettais debout.
Je plissai les yeux. « Dis-moi, tu n'en as pas assez de lécher les bottes de Peter ? »
Felix me lança un regard amer et haussa les épaules. « Non mais sérieusement, tu n'as jamais voulu avoir plus de liberté ? »
« C'est grâce à lui que nous sommes libres, fillette. Tu devras t'en souvenir. » Il posa une tasse en étain sur la table de ce que j'imaginais contenir de l'eau et un petit bâton d'où était plantée de la viande et ce que j'espérais être des légumes autour, comme une sorte de brochette.
Je l'ai interpellé avant qu'il s'en aille, « Je m'appelle Amy, crétin ! Et d'ailleurs, où est passé Peter ? »
Il n'a pas pris la peine de s'arrêter, me faisant bien comprendre que lui non plus n'en avait pas la moindre idée. C'est là que je réalisai quelque chose. Pourquoi est-ce que ça me préoccupait tant ? Certes, c'était pour un petit moment, mais sans Peter dans les parages, j'étais plus ou moins libre. Mais pour une certaine raison, je me faisais du souci. Et puis, il fallait le reconnaître, je me sentais seule.
P.O.V Omniscient
Cela faisait si longtemps que Peter n'avait pas mis les pieds dans une autre dimension. Il avait presque oublié ce que c'était que de voyager d'un monde à l'autre. Son ombre avait été réticente à l'y emmener. Il avait aussi dû modifier quelques petits détails dans le projet sur lequel ils travaillaient depuis si longtemps maintenant. Mais, au final, il était plutôt satisfait du résultat.
C'était au milieu de la nuit, dans cet autre monde qu'ils venaient d'atterrir. Ils se trouvaient juste en face de leur destination.
« Il faut nous tenir prêt, » avait sombrement ordonné son ombre. « Ce ne sera pas long. »
L'ombre fit un signe de la tête avant d'aller se cacher à proximité.
Peter entra dans le motel et regarda les lieux avec une expression de profond dégoût. Tout était délabré et l'air était irrespirable à cause de l'odeur infâme de la cigarette.
Il s'avança jusqu'au bureau qui se trouvait à côté de l'entrée et offrit un sourire des plus charmeurs à la fille qui était postée derrière.
« Je viens rendre visite à un ami à moi, » s'exclama Peter en s'appuyant sur le bureau pour se faire entendre à travers la musique beaucoup trop forte à son goût. « Il s'appelle Brandon. Sais-tu où je pourrais le trouver ? »
La jeune fille le toisa un petit moment avec hésitation en se demandant si elle n'avait pas un peu trop bu. Mais une fois qu'elle eut jugé qu'il était plutôt mignon dans son genre, elle se redressa rapidement.
« Oh ouais, carrément, » déclara-t-elle avec un sourire éclatant. « Au bout du couloir, deuxième porte à gauche. Mais si j'étais toi, je ferais gaffe. Il est de mauvais poil aujourd'hui et ne laisse entrer personne. » Elle plissa les lèvres dans une moue déconfite.
« Oh, je te rassure, ce ne sera plus un problème désormais. » N'importe qui aurait aperçu la lueur malsaine dans le regard du jeune homme. N'importe qui sauf cette fille.
« Génial ! Eh bien, bonne chance pour qu'il te laisse entrer. »
Sur ce, Peter fit demi-tour et prit la direction de la chambre qu'on venait de lui indiquer. Plusieurs personnes lui jetèrent des regards sur son passage, mais la plupart du temps on, l'ignorait.
Son ombre se glissa sous la porte de la chambre et l'ouvrit de l'intérieur. Peter entra et trouva Brandon ivre mort sur son lit, manifestement victime d'une gueule de bois. Il esquissa un sourire de satisfaction lorsqu'il vit les bandages autour de son nez et son œil aussi noir que du charbon. Apparemment, son ombre n'y était pas allée de mains mortes.
Mais ça ne suffisait pas. Le voir ainsi endormi aurait pu lui permettre d'en finir rapidement, mais il avait envie de le voir souffrir, de l'entendre hurler de douleur.
Soudain pris d'une pulsion, il le saisit par la gorge et serra de plus en plus fort. L'ivrogne se réveilla aussitôt.
« Qu'est-ce que vous faites ? » s'étouffa-t-il en essayant de toutes ses forces de dégager la poigne qui lui bloquait la trachée.
« Eh bien, je rends service à quelqu'un. » Pan le souleva dans les airs et le propulsa contre le mur dans un craquement sonore qui lui arracha un sourire d'exaltation. Brandon hurla de douleur et pressa plus fort son bras contre lui.
« QU'EST-CE QUE VOUS RACONTEZ ?! » beugla-t-il en essayant de s'échapper.
Peter s'avança vers lui d'un air menaçant. « Oh aller, fait marcher tes neurones. Tu te souviens sûrement d'elle. Longs cheveux noirs, le teint pâle. »
« J-Je l'ai vue la nuit dernière, je crois, » bégaya le jeune homme qui gémissait de douleur.
« Oh, mais, je sais ce que tu as fait, » siffla Peter. Il se pencha vers lui et tira plus fort sur son bras cassé. Un torrent de larmes déferla sur le visage du jeune homme en même temps qu'il laissa s'échapper un rugissement de douleur.
« Écoute mec, je ne savais pas que vous étiez ensemble, » s'excusa-t-il en gémissant comme un bébé. « Je suis désolé ! Ne me tue pas ! S'il te plaît ! »
Peter se baissa et tira si brutalement sur le bras du jeune homme que son os se déplaça. Le cri qui suivit fut si terrible qu'il était presque incroyable que personne ne l'ai entendu. En effet, la musique était si forte que tout le monde était trop occupé à faire la fête pour le percevoir. Peter comptait justement sur celle-ci pour éviter de se faire remarquer.
« Chaque action à ses conséquences, » déclara-t-il en souriant méchamment. « Mais ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Il y a un homme du nom de Paul à qui je dois aussi une petite visite ce soir. »
« À toi, maintenant, » signala-t-il cruellement avant de prendre congé.
À ses mots, l'ombre déchira d'un coup sec celle de Brandon avant de s'enfuir à son tour.
P.O.V Amy
Il fallait absolument que je trouve de quoi m'occuper étant donné que j'allais être bloquée ici pendant un bout de temps encore. Il n'y avait rien à faire. J'avais dévoré la nourriture que Felix m'avait apportée en moins de deux minutes. J'étais affamée et ça n'avait pas été si mauvais tout compte fait. Ensuite, j'avais essayé de faire une courte sieste sur le canapé, mais mon esprit était beaucoup trop éveillé pour arriver à trouver le sommeil. Finalement, je m'étais contentée d'arpenter la pièce du regard.
Peter avait-il vraiment voulu m'embrasser ? Et si c'était le cas, est-ce que je l'aurais laissé faire ? Je n'avais aucun moyen de savoir si ses intentions envers moi étaient sincères ou pas. Et évidemment, je ne pouvais pas lutter contre le fait que j'éprouvais une sorte de désir pour lui. Peut-être que je ressentais cela uniquement parce qu'il exerçait sa magie sur moi. Après tout, il était extrêmement puissant, c'était donc très facile pour lui de manipuler les sentiments des gens.
En parlant de pouvoir, qu'en était-il des miens ? Comment avais-je fait toute ma vie pour ne pas m'en être rendu compte ? Je mordillai ma lèvre inférieure en réfléchissant un long moment. Maintenant que j'y pensais, je ne me souvenais plus très bien de ma vie avant mes dix ans, comme la rencontre entre Paul et ma mère, par exemple. Cela me frustra au plus haut point. Avais-je perdu mes souvenirs en me cognant la tête ?
Ne souhaitant plus y songer davantage, je me suis dirigée vers la bibliothèque de Peter avant de commencer à parcourir les étagères. Rien de très intéressant attira mon attention jusqu'à ce que je ne tombe sur un énorme livre de contes de fées. Bizarre. Peter était loin de ressembler à ces personnes qui aimaient lire des contes pour enfants avant d'aller se coucher. Je m'emparai du livre et commençai à le feuilleter. Cela ne fit qu'accentuer l'incertitude qui grandissait en moi. Les quelques passages que je lus étaient bien différents par rapport aux contes qui avaient bercé mon enfance. Même l'histoire de Peter Pan avait été modifiée. Serait-ce possible qu'elles soient toutes réelles aussi ?
Je secouai la tête et remis le livre à sa place. J'avais beaucoup trop d'informations qui me trottaient dans la tête en ce moment et je devais m'occuper d'un seul conte de fées à la fois. Surtout que celui-là était particulièrement pénible.
J'étais en train de me demander si j'arriverais à me rendormir lorsque Peter refit son apparition.
« Tu es de retour ! » me suis-je aussitôt écriée en sautant hors du canapé. « Je ne me suis jamais autant ennuyée de toute ma vie. Écoute, je suis vraiment désolée de ce qui s'est passé tout à l'heure mais- tu as l'air content, qu'est-ce que tu as encore fait ? »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda-t-il en adoptant l'air le plus « innocent » qu'il avait en réserve.
J'ai croisé les bras sur ma poitrine. « Tu as la tête de quelqu'un qui vient tout juste de gagner à la loterie. Alors, je réitère ma question, qu'est-ce que tu as fait ? »
Il s'avança vers moi et lorsqu'il fut à ma hauteur, il replaça une de mes mèches derrière mon oreille. Son geste était si doux que ça ne fit que renforcer mes soupçons à son égard.
« Ne te fatigue pas avec ça, » a-t-il répondu calmement.
J'ai reculé en affichant un air incrédule. « Tu empestes le joint. »
Il haussa les épaules et fit quelques pas en arrière. Il me cachait définitivement quelque chose. Une minute, savait-il vraiment ce qu'était un joint ?
Puis, soudain, ça m'a frappée. « Tu étais dans mon monde ? » ai-je questionné suspicieuse en me rapprochant.
« No- »
« Ne me mens pas ! » ai-je clamé en grinçant des dents.
Il s'arrêta puis me fixa d'un air pensif. « Oui, » a-t-il finalement avoué. « J'y étais bien. »
« Est-ce que tu as kidnappé quelqu'un d'autre ? » ai-je interrogé.
Je ne sais pas pourquoi, mais il résista contre l'envie de sourire. « Non, je n'ai kidnappé personne. »
… Bon sang, si ce n'était pas suspect ça. S'il pensait que j'allais le laisser s'en tirer comme ça, ce n'était que partie remise.
« Dans ce cas, qu'y faisais-tu ? » ai-je questionné une nouvelle fois en m'avançant plus près. Je l'ai regardé avec intérêt. « Allez, dis-moi. »
« Comme tu voudras. J'ai tué Paul et Brandon. »
Ma mâchoire se décrocha et je le dévisageai avec horreur. « Tu as fait quoi ? »
« Je les ai tués, » rétorqua-t-il simplement.
Je plaquai ma main contre ma bouche et fis un pas en arrière. J'étais pétrifiée. D'abord, l'homme sirène et maintenant ces deux-là. Ne vous méprenez pas, chaque partie de mon être les méprisés toujours autant, mais cela ne signifiait pas pour autant que j'aurais voulu les voir morts. Chaque fois que je pensais voir du bien en lui, la réalité revenait toujours aussi brutalement. Il n'avait rien à voir avec ce garçon dont je suivais les aventures à la télévision, petite.
Le dégoût se propagea sur tout mon visage. « Si tu pensais que c'était le meilleur moyen de gagner ma confiance, alors tu es plus fou que ce que je pensais. »
Je me précipitais droit vers les escaliers en le bousculant au passage. Une partie de moi s'attendait à ce qu'il me court après, mais il n'en fit rien. Quelques secondes plus tard, je compris pourquoi. C'est en voulant ouvrir la porte pour m'enfuir que je me retrouvais face à face avec un monstrueux ouragan. Une pluie torrentielle martelait le sol tandis que le tonnerre grondait et que le vent soufflait si fort que je fus à deux doigts d'être aspirée à l'extérieur. Je refermai la porte aussi sec et redescendis les escaliers pour apercevoir Peter toujours debout dos à moi. Il tremblait de rage.
C'est à cet instant que je compris pourquoi tout le monde ici éprouvait de la crainte à son égard et pourquoi il fallait que j'en fasse de même. Son pouvoir était au-delà de tout ce que je m'étais imaginée. Il contrôlait absolument tout sur cette île, comme il contrôlait les Garçons Perdus et comme il pensait aussi me contrôler. Peter Pan était le diable déguisé.
Je m'approchai lentement et posai soigneusement une main sur son épaule en essayant de contrôler la peur qui m'envahissait.
« Tu as besoin de te calmer, » dis-je doucement. « Tu vas détruire Neverland si tu continues. »
Il se retourna vivement et j'enlevai aussitôt ma main. Je me sentais fléchir sous son regard de braise.
« C'est pour toi que j'ai fait ça, » déclara-t-il sombrement. « J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour te rendre heureuse ici. Qu'est-ce que tu demandes de plus ? »
Je n'arrivais même plus à faire le tri dans mes pensées. Il ne pouvait pas être sérieux. C'était comme tomber tête la première dans un trou noir de pure folie. Une vague de haine me submergea et toutes les pensées rationnelles que j'avais gardées pour moi jusqu'à présent échappèrent à mon contrôle.
Je le giflai tellement fort que sa tête partie sur le côté.
« TU M'AS KIDNAPPÉE ! » ai-je explosé. « ÉVIDEMMENT QUE JE NE VEUX PAS RESTER ICI ! »
Il tendit le bras dans ma direction et je crus un instant qu'il allait me frapper ou m'étrangler. Au lieu de cela, ses mains se posèrent sur mon visage et dans un geste brusque, il captura mes lèvres. Sa bouche était tellement chaude et rugueuse contre la mienne que je n'eus pas le courage de l'empêcher de continuer.
Je n'avais pas la moindre idée de ce que je fabriquais, mais lentement mes lèvres ont commencé à bouger contre les siennes. Je venais apparemment de faire quelque chose qui lui avait plu puisque je sentis ses mains descendre jusqu'à ma taille tandis qu'il m'embrassait avec plus de fougue. Mes bras s'enroulèrent automatiquement autour de son cou pour m'empêcher de défaillir. Surtout lorsque sa langue commença à taquiner la mienne.
Puis brusquement, il me saisit par les épaules et me repoussa.
« Qu-Qu'est-ce que c'était ? » demandai-je incrédule en reprenant petit à petit mon souffle.
« C'était pour moi la preuve que tu ne souhaites pas rester ici, » répondit-il encore plus menaçant que d'habitude. « N'essayes plus jamais de me convaincre du contraire. »
Durant quelques instants nous nous dévisageâmes. Nos regards étaient fixement ancrés l'un dans l'autre sans qu'aucun de nous deux n'ose dire quelque chose.
« Tu resteras ici, » déclara-t-il finalement. « Ou il y aura des conséquences. »
Sur ces dernières paroles, il me relâcha et s'en alla sans un regard en arrière.
S'il pensait que son baiser avait suffi à ce que je lui obéisse ou à oublier ce qu'il prévoyait de faire, il était à côté de la plaque.
Vingt minutes s'écoulèrent avant que je ne décide de sortir de l'abri à mon tour. Il était temps que je découvre enfin ce qui se passait réellement sur cette île.
Voilà en espérant que ça vous a plu, écrivez-moi vos impressions ! À mercredi prochain !
