Voilà voilà ! Le chapitre tant attendu, je sens que vous allez l'aimer celui-là ;) et sinon, vous avez écouté la vf de la saison 3 de OUAT ? Disons que la voix de Peter est... spéciale (rien ne vaut la vostfr !) mais ça se voit qu'ils ont quand même fait des efforts.


Chapitre 9

J'ai erré dans la forêt sans but précis pendant près d'une heure avant que je ne sois trop épuisée mentalement pour drainer faire un pas de plus. J'avais finis recroquevillée sous une plante sans arriver à trouver le sommeil. Chaque fois, j'avais l'étrange impression qu'un animal finirait par m'attaquer ou qu'un des Garçons Perdus me retrouverait. Mais la fatigue se faisant ressentir, j'ai fini par plonger dans un sommeil profond.

À mon réveil, je n'avais absolument aucune idée de combien de temps j'avais dormi, surtout avec ce ciel qui restait constamment le même. Le seul fait qu'il fasse toujours nuit me donnai envie de me rendormir.

Je réussis tant bien que mal à me remettre sur pied avant de reprendre mon chemin. Je n'avais aucune idée de l'endroit où je voulais me rendre. Au camp, je suppose. Peter devait sûrement être furieux contre moi, mais ça n'avait rien de nouveau. D'ailleurs, c'est là-bas qu'ils séquestraient Henry. Et même si nous enfuir nous étaient impossible, je pouvais toujours y retourner pour m'assurer que Peter n'essayerait pas de lui faire de mal.

Une odeur de fumée se répandit dans l'air. D'où provenait-elle ? Ce n'était pas possible que je sois déjà revenue au camp, pas vrai ? J'avais volé trop longtemps avec la poussière de fée de Clochette pour y être revenue si rapidement. J'ai accéléré le pas. Ce serait tellement plus simple si tous les recoins de cette forêt ne se ressemblait pas !

Je jaillis de derrière plusieurs arbres et m'arrêtais net.

Je venais d'atterrir dans une clairière occupée par cinq personnes, tous assis autour d'un feu de camp. Trois femmes et deux hommes.

Ils me dévisagèrent durant quelques instants. Tous étaient des adultes, ça allait de la vingtaine à la trentaine. Ils sautèrent soudain sur leurs pieds, l'air prêt à se battre.

« C'est pas vrai, » soupirai-je dans un murmure. Je voulus m'enfuir, mais une des femmes, celle qui avait les cheveux foncés jusqu'aux épaules tendit la main en avant et ce fut comme si je venais d'être figée sur place.

« Qu'est-ce que- ? » J'ai essayé de bouger, en vain. Aussi bizarre que ça puisse paraître, le fait qu'elle utilise la magie ne me fit pas peur. C'était seulement ne pas être capable de bouger qui m'avait mis dans tous mes états. Au moins, le point positif, c'était que j'arriverais toujours à faire des expressions faciales. Et celle que j'affichai en ce moment n'avait rien de bien sympathique.

« Je ne savais pas que Pan avait des Filles Perdues, » déclara la femme qui venait de me figer, tout à coup intéressée. Elle avait la voix froide et ses vêtements n'étaient pas vraiment adaptés pour une sortie en forêt.

« Je ne suis pas une Fille Perdue ! » ai-je rétorqué, exaspérée. Ils se mirent tous en cercle autour de moi, l'air attentif. Chacun tenant sa propre arme. Exactement ce dont j'avais besoin en ce moment.

« Qui es-tu ? » demanda curieusement une autre femme. Celle-ci avait les cheveux noirs coupés comme ceux d'un lutin. À côté d'elle se tenait un grand homme aux cheveux blond cendré. Son bras était passé autour d'elle.

« Ce ne sont pas vos affaires, » ai-je craché.

Cette fois, c'est un homme aux cheveux noirs et aux traits rudes qui haussa les sourcils. « Allons, allons, pas la peine d'être aussi grossière. » Il approcha une de ses mains de mon menton avec accroché à l'extrémité, un crochet. Putain de merde, il ne s'agissait pas seulement d'un crochet. C'était sa main.

« Capitaine Crochet ? » ai-je deviné en essayant de ne pas montrer à quel point j'étais terrifiée. Je ne savais même pas comment j'avais fait pour ne pas penser à lui plus tôt.

« Hein ? » lâcha-t-il le sourcil relevé. « Tu as parlé à Pan à ce que je vois. »

« Non, je vous connais à travers le conte, » ai-je rétorqué à la hâte. « Dans mon monde. » Ce fut à mon tour d'esquisser un sourcil, plutôt impressionnée. « Vous n'êtes pas si mal, en vrai. » Ma remarque sembla lui faire plaisir.

« Alors comme ça, tu viens de la Terre ? » demanda la troisième femme. Cette dernière avait de longs cheveux blonds et me toisait avec prudence.

« En effet, » répliquai-je tout aussi méfiante. « Du moins, jusqu'à récemment. »

« Je m'appelle Emma, » déclara-t-elle. On aurait dit qu'elle cherchait à obtenir ma confiance, mais c'était plus fort que moi, je n'y arrivais pas. « Voici Mary Margaret et David. » Elle pointa du doigt la femme à la coupe de lutin et l'homme qui se tenait à ses côtés. « Et elle, c'est Regina. »

J'eus un petit moment d'hésitation avant de me présenter à mon tour, « moi c'est Amy. »

Regina leva les yeux au ciel. « Bon, trêve de plaisanterie, est-ce qu'on pourrait revenir à ce qui nous amène ? J'aimerais bien récupérer mon fils. »

Mes yeux s'agrandirent jusqu'à ce que je réalise. « Vous êtes la famille de Henry, c'est ça ? » Je laissai échapper un petit rire. « Il avait raison. Vous êtes venus. »

« J'en conclus que tu l'as vu ? » s'empressa de demander Emma avec impatience.

« Ouais, » ai-je doucement répondu. « Je les vu. »

« Et alors, où est-il ? » clama Regina.

Je les ai regardés avec un air désolé. « Écoutez, j'ai essayé de l'aider, vraiment. Mais une fois de plus Peter avait une avance sur moi et je les ai perdus de vue. »

Emma ferma brièvement les yeux avant de baisser la tête pour essayer de se ressaisir. À leur tour, les autres aussi baissèrent la tête.

« Et où sont-ils maintenant ? » demanda Crochet, sa voix devenant grave.

J'ai regardé autour de moi. J'avais le terrible pressentiment que Peter nous observait en ce moment. Et si c'était vraiment le cas, je m'apprêtais à avoir de sérieux ennuis.

Je laissai échapper un soupir. « Ils pourraient se trouver n'importe où. Même si à mon avis, je pense qu'ils sont retournés au camp. »

« Est-ce que tu peux nous aider ? » questionna Emma. « Tu pourrais nous conduire jusqu'au camp. »

Je me mordis la lèvre. « Écoutez, je veux vraiment vous aidez. Sérieusement, j'y tiens. Henry est un bon garçon et il mérite de retrouver sa famille. Mais j'ignore où se trouve le camp. Sans parler que je ne sais pas ce que me réservera Peter si jamais je me mettais en quête de lui voler son bien. C'est un enfant capricieux, vous savez. » La dernière partie lui était spécialement dédicacée, au cas où il était bien en train de nous espionner.

« Nous te ramènerons chez toi, » déclara Mary Margaret. « Tu pourras retourner dans ton monde. Tu seras de nouveau libre si tu consens à nous aider. »

J'ouvrais la bouche, mais la refermai immédiatement. Partir d'ici. C'est ce que je souhaitais. Pas vrai ?

« Je n'en sais trop rien, » ai-je lâché.

Regina laissa échapper un rire. « Qu'est-ce que tu veux dire par « je n'en sais trop rien » ? Tu ne peux pas vouloir rester coincé ici pour toujours. »

« Je ne crois pas, » ai-je soufflé. J'essayais désespérément de comprendre mon propre raisonnement. « Mais-bon-écoutez, c'est compliqué. »

Mary Margaret eut subitement le souffle coupé. Tout le monde la regarda d'un air confus, moi y compris.

À présent, elle me contemplait avec étonnement. « Oh mon Dieu, » murmura-t-elle. « Ma pauvre. Tu ne serais pas tombée amoureuse de Pan ? »

J'en restai bouche bée tandis que tous me dévisageaient avec la même expression étonnée. Même si ça ressemblait davantage à du dégoût chez Crochet. Je ne pouvais même pas imaginé la tête que faisait Pan en ce moment, s'il était bien en train de nous écouter. Mon Dieu, j'espérais de tout cœur que ce ne soit pas le cas où je pouvais tout aussi bien retourner nager avec les sirènes.

« Bien sûr que non ! » ai-je craché tandis que mon visage prenait une teinte rouge pivoine. « Pourquoi, diable, pensez-vous cela ?! »

La brune me regarda avec bienveillance. « C'est écrit sur ton visage. Je sais reconnaître l'amour lorsque je le vois, que tu le veuilles ou non. »

Je la dévisageai à la fois confuse et tiraillée. « Mais je ne peux pas l'être ! Il m'a kidnappé et à fait de ma vie un enfer ! »

« Tu n'as pas vraiment choisi de tomber amoureuse de lui, » rétorqua-t-elle en offrant un petit sourire à David. « Ça se passe juste comme ça. »

« Pitié, bâillonnez-moi, » murmurai-je en les voyants qui affichait à présent une expression écœurante.

Puis d'un coup, Regina claqua des doigts et je pus recommencer à bouger. J'en profitai pour étirer de nouveau mes bras et mes jambes, j'avais commencé à avoir des crampes.

« Merci, » déclarai-je reconnaissante juste avant qu'elle ne me saisisse le bras et ne me tire avec brutalité.

« Que quelqu'un s'empare de son autre bras, » ordonna-t-elle calmement tandis que je gigotai dans tous les sens.

« Qu'est-ce que vous fabriquez, Regina ? » demanda Emma tandis que tous s'avançaient jusqu'à se tenir à notre niveau.

« Ouais, » ai-je répété en grinçant des dents. « Qu'est-ce que vous fabriquez, Regina ? »

Regina ne prit pas la peine de s'arrêter dans ses mouvements et continua de me tirer. « Si ce que dit Mary Margaret est vrai alors il y a peut-être une chance que Pan ressente la même chose. Il nous suffira juste de négocier. »

« Est-ce que vous avez perdu l'esprit ?! » criai-je en enfonçant mes pieds dans la terre. C'est qu'elle avait de la poigne !

Très soigneusement, Emma s'avança pour attraper mon second bras et me tirer elle aussi, mais avec un peu plus de délicatesses que l'autre diablesse.

« Emma ! » s'exclama Mary Margaret avec consternation.

« Écoute, je veux récupérer mon fils » déclara la blonde en grinçant des dents. « Et je ferais n'importe quoi pour le reprendre. Je suis désolée, Amy. »

« Je pensais que Henry était son fils à elle, » rétorquai-je confuse.

« C'est une longue histoire » ont-ils tous les cinq déclarés à l'unisson.

Bon, très bien.

« Regina, ça ne marchera pas, » averti Crochet. « Il ne s'en souciera pas. »

« Pan ! » appela Regina tout en l'ignorant. « Sors de ta cachette ou je te jure que je vais la tuer. »

« Vous me faites marcher, hein ? » répliquai-je en réprimant un sourire.

« Pan ! » cria-t-elle plus fort. Ça commencé à devenir désespérant.

« Je vous avez entendu la première fois, » déclara paresseusement une voix bien trop familière à mon goût. Un frisson me parcourra l'échine au seul son de sa voix. Peter sauta d'un arbre en affichant un air particulièrement amusé.

« Et bien ? » demanda-t-il avec impatience sans même jeter un regard dans ma direction.

« Rends-nous Henry, » déclara Regina bien trop confiante. « Ou bien ta précieuse Fille Perdue mourra avant même d'avoir touché le sol. »

« JE NE SUIS PAS UN- »

« Regina, il doit sûrement y avoir une autre manière de procéder, » m'interrompit Mary Margaret.

« Fermez-là, Blanche, » répliqua-t-elle sèchement. « C'est à ma manière que nous procéderons. »

Blanche ? Blanche... Blanche... Blanche... Neige... ?

« Blanche Neige ? » ai-je interrogé incrédule. D'abord Peter Pan, ensuite Crochet et maintenant Blanche Neige. Je suppose que ça signifiait que David n'était autre que le Prince Charmant et qu'Emma devait être Cendrillon ? Mais dans ce cas qui était en réalité la garce qui menaçait de me tuer.

« Ne t'imagine pas une seconde que je n'en serais pas capable, » grogna-t-elle en grinçant des dents. « Pourquoi est-ce qu'on me surnomme la Méchante Reine, à ton avis ? »

Oh. Ça expliquait certaines choses.

« Et vous travaillez avec Blanche Neige ? » questionnai-je à haute voix. « Ça me paraît plutôt anormal. »

« Ouais et bien, bienvenue dans mon monde, » chuchota Emma avant de continuer à voix haute. « Tout ce que nous souhaitons, c'est récupérer Henry. »

« Je vous ai déjà donné une carte, » déclara Peter en s'avançant vers nous. « C'est à toi de la faire fonctionner. »

Sans crier gare, la main de Regina jaillit de nulle part et j'observai avec horreur qu'elle s'était immiscée à l'intérieur de ma poitrine. Je poussai un cri tandis qu'une intense douleur se rependit en moi. J'arrivais à sentir sa main à l'intérieur de moi.

Peter cessa tout mouvement sans pour autant quitter son air railleur.

Elle ne me laissa pas le temps de me remettre de mes émotions que déjà, la main de Regina se dégagea de ma poitrine en tenant mon cœur. Oui, c'était bien mon propre cœur flamboyant et rayonnant qui continuait de battre entre ses mains.

« Qu'est-ce que vous av- comment je vais vivre ?! » J'ai baissé les yeux en direction de ma poitrine. Il n'y avait ni sang, ni trou, ni aucun signe qui prouvait qu'il y avait bien eu une main qui s'était plantée à cet endroit. La douleur diminua et je regardai la forme de mon cœur au creux de la main de Regina. C'était vraiment trop bizarre.

Puis subitement, elle resserra son emprise autour de mon cœur et je ressenti une abominable douleur au niveau de la poitrine, comme si je venais de recevoir une balle. Je hurlai tandis que mes genoux flanchaient. Emma et Regina me relâchèrent toutes les deux avant que je ne retombe au sol. La douleur disparue et je haletai difficilement, je sentais les larmes coulaient sur mon visage.

« Aller, Pan, » lâcha sévèrement Regina. « C'est une fille intelligente. Il y a de toute évidence une raison pour qu'elle soit tombée amoureuse de toi. Il faut que tu en prennes soin. »

Je n'eus pas besoin de la regarder pour savoir qu'elle écrasait de nouveau mon cœur dans sa main. Je l'avais sentie passer. Cette fois, mon cri se fit beaucoup plus fort. Je ne savais pas ce qui était pire, me faire humilier de la sorte par Regina ou bien le fait que la douleur soit si intense que tout ce que je pouvais faire, c'était de crier.

« Je crois que c'est bien la première fois que je rencontre un petit cœur aussi innocent que celui-ci, » commenta Regina avec désinvolture. « Pas la moindre trace d'obscurité. Ce serait du gâchis que de le détruire, tu ne crois pas ? »

Elle resserra sa prise de plus en plus fort jusqu'à ce que je pète les plombs. Mon cri fut si terrible que ce fut comme si mon œsophage venait de se déchirer. Ça n'aurait absolument rien changé si elle m'avait tué.

Puis finalement, elle desserra son emprise. Je laissai échapper un soupir, encore tremblante. Je serrais les dents pour m'empêcher de pleurer, je ne voulais pas donner la satisfaction à Regina de voir à quel point j'étais brisée. Au lieu de ça, je fis l'effort de lever les yeux.

Mary Margaret et David se tenaient près d'Emma. Les trois avaient l'air un peu nauséeux tandis que Crochet donnait l'impression d'être à deux doigts d'étrangler Regina pour les avoir entraîner là-dedans.

Pendant ce temps, Peter et Regina se défiaient du regard.

« Tu sais, Regina, » commença-t-il, on décelait facilement une pointe de malice dans sa voix. « C'est vraiment honteux que ta mère ne soit pas là pour voir ce que tu es en train de faire à cette pauvre Amy. »

« Qu'est-ce que ma mère à avoir avec ça ? » siffla Regina. « Elle savait parfaitement ce que j'étais capable de faire, c'est comme ça qu'elle m'a élevée ! »

Elle était de nouveau-là, cette lueur d'espièglerie dans son regard. À quoi il jouait encore ?

Peter haussa les épaules et s'appuya contre un arbre tout en croisant les bras. Il souriait lorsqu'il rencontra enfin mon regard.

« Je pense qu'elle aurait aimé être là pour assister à la rencontre de ses filles. »


To be continued...

Sinon je voulais vous prévenir que je pars en vacance le 4 août pour un mois et que je n'aurais pas internet. D'ici là, je prévoirais deux chapitres à poster en même temps, pour essayer de compenser l'attente de ce long mois ~