Bon et bien finalement, je poste maintenant. Oui je sais, je suis la meilleure ~
Chapitre 12
« Je sais que tu es toute excitée, Amy, » dit Belle en souriant. « Mais ton anniversaire arrivera beaucoup plus vite si tu te décides à aller dormir. »
« Mais si jamais je refais des cauchemars ? » lui ai-je demandé avec appréhension à la seule pensée qu'un monstre était peut-être déjà caché sous mon lit.
« Pense à des choses agréables et tu feras de beaux rêves, » m'a-t-elle gentiment assuré.
Je lui fis un signe de la tête même si j'étais loin d'être convaincue. Après tout, Belle ne s'était jamais trompée auparavant.
« À présent, il va falloir que tu dormes, ma chérie, » déclara-t-elle en me prenant doucement dans ses bras. « Quand tu te réveilleras, tu auras sept ans. Tu as besoin de repos pour ton grand jour. »
« D'accord, » acquiesçai-je à contrecœur.
Elle m'embrassa sur le front et souffla la bougie qui était posée à côté de mon lit avant de quitter la chambre.
Plongée dans le noir, je m'étais allongée dans mon lit et essayai de penser à des choses agréables. Puis soudain, j'entendis comme un martèlement contre ma fenêtre. Je poussai un cri horrifiée et tirai la couverture sur ma tête.
Lorsque le bruit cessa, je baissai lentement la housse.
« Peter ! » me suis-je écriée. Je la jetai derrière moi et me suis lancée à sa rencontre. « Je pensais que tu m'avais oublié ! »
« Jamais de la vie, » a-t-il assuré.
Je lui souris. « Es-tu venu jusqu'ici pour m'emmener à Neverland ? Je suis sur le point d'avoir sept ans ! C'est assez vieux, non ? »
Il ria. « Pas encore. »
J'affichai une mine boudeuse et il rigola une nouvelle fois.
« Ne t'en fais pas, Amy, je t'y emmènerais un jour. »
J'ai plissé les yeux et ai croisé les bras. « Tu as intérêt sinon je serais très, très en colère contre toi, Peter Pan. »
« Je te le promets, » dit-il en luttant pour garder un visage impassible. « Je t'emmènerais à Neverland un de ces jours. »
Je tendis la main et il l'a secoua ce qui eut pour effet de m'apaiser instantanément.
« Au fait, je t'ai rapporté un cadeau d'anniversaire, » déclara-t-il en fouillant dans une des poches de sa ceinture.
« Qu'est-ce que c'est ? » questionnai-je avec enthousiasme. Il sortit un petit joyau pourpre et le déposa dans mes mains.
« C'est une améthyste, » a-t-il expliqué.
« Comme mon nom ! » me suis-je exclamée joyeusement. « Mais comment tu l'as eu ? Il a dû coûter cher ! » À présent, j'affichai une mine inquiète. « Est-ce que tu es pauvre maintenant ? Est-ce que tu peux toujours manger ? »
« Ne t'inquiète pas pour ça, » a-t-il rassuré en souriant. « Je ne l'ai pas acheté. »
Mes yeux s'écarquillèrent à ses mots. « Tu l'as volé ?! Mais, c'est mal ! »
« Non, c'était le trésor d'un pirate, » répondit-il en baissant le ton de sa voix.
« Un pirate ?! » J'en restai bouche bée. « Vraiment ? »
« Vraiment. »
« Il y a quoi d'autre sur Neverland ? » interrogeai-je en sautillant dans tous les sens.
« Toutes sortes de choses, » déclara-t-il. « Tout ce que tu peux imaginer. Il faut juste y croire. »
« J'y crois ! » me suis-je exclamée. « J'y croirais toujours. »
« Je le sais, » répondit-il sans l'ombre d'un doute. « À présent, il faut que je m'en aille, Amy. Je reviendrai te voir. »
« Attends ! » ai-je presque suppliée. « Ne t'en va pas, j'ai peur. Est-ce que tu veux bien me jouer une berceuse jusqu'à ce que je m'endorme ? »
Il sourit. « Bien sûr. »
Je me réfugiai dans mon lit et m'endormis le sourire aux lèvres, tandis que sa musique s'éleva dans l'air.
Je me réveillai brusquement, encore haletante. Où étais-je ? Je baissai les yeux vers mon oreiller et constatai qu'en réalité, ce n'était pas un oreiller, mais le torse de Peter. Ses bras m'encerclaient la taille. Je levai la tête dans sa direction et vis, évidemment, qu'il ne dormait pas. Je me demandai s'il avait seulement réussi à fermer les yeux.
Il me fixa avec intérêt. « De quoi te souviens-tu ? Tu souris. »
Je fis un effort pour me rappeler de mon rêve. Dans ma tête, les images s'entrechoquaient, si bien que j'eus du mal à me concentrer. Finalement, elles se stabilisèrent. « C... c'était la nuit avant mon septième anniversaire. Tu m'as rendu visite et tu m'as offert une pierre. Et puis tu as promis que tu reviendrais me voir. »
« Et j'ai tenu ma promesse, » répondit-il doucement.
Je fronçai les sourcils. « Tu étais pourtant si gentil. Qu'a t-il bien pu t'arriver ? »
Il haussa les sourcils et glissa de façon suggestive une main sur mon dos. « Au contraire, je pense avoir été plutôt agréable. »
J'adoptai une position assise et le fusillai du regard. « Kidnapper un enfant, ça n'a rien d'agréable. Bon sang ! Sa famille se trouve sur l'île et le recherche en ce moment. Pourquoi ne le laisses-tu pas partir ? »
« Je suis désolé, Amy, mais je ne peux pas. » Il n'avait pas l'air si désolé que ça.
« Et pourquoi pas ? » demandai-je. Il ne prit pas la peine de répondre et je martelai son torse de petits coups. Je voyais bien que cela l'énervé, mais je m'en contre-fichais. « Dis-le-moi ou sinon je te jure que- » je me stoppai dans mon élan. Je n'avais pas eu le temps de réfléchir à la forme que prendrait ma menace.
« Sinon, tu ? » siffla-t-il. « Quelques tours de magie ne suffiront pas à me battre, Amy. »
Je m'éloignai de lui et descendis du hamac. Il se leva à son tour, le regard malveillant.
« Tu ne comprends dont pas ? » lâchai-je désespérément. « Je ne veux pas me battre avec toi. Je ne suis pas ton ennemie, Peter. »
La fureur était toujours présente sur son visage. « Dans ce cas, qu'es-tu ? »
« Je ne sais pas ! » ai-je crié en levant les mains en l'air. « Tout ce que je sais, c'est que tu as l'intention de faire du mal à Henry. Et ce n'est pas la peine de nier. Si ce n'était pas le cas, tu me l'aurais dit. Mais que je le veuille ou non, Regina reste ma sœur. Et je ne resterai pas là les bras croisés à te voir faire du mal à son fils. »
Je me suis retournée et ai prit la direction de la porte.
« Où penses-tu aller comme ça ? » questionna-t-il en me rattrapant aussitôt. Il me saisit le bras et me tira en arrière de sorte que je lui fasse face.
Je plissai les yeux. « Bah quoi ? J'ai besoin de ta permission pour sortir, maintenant ? »
Il resserra sa poigne et je tressaillis.
« Tu as besoin de mon autorisation pour chaque chose que tu entreprendras ici, chérie*, » lâcha-t-il sombrement près de mon oreille. « Tu devrais le savoir depuis le temps. »
Je m'arrachai à lui et reculai. « Mon Dieu ! Quoique tu fasses, tu restes toujours le pire des connards ! »
Il rejeta sa tête en arrière et éclata de rire.
« C'est pourtant la vérité, » ai-je craqué. « Chaque fois que je pense trouver du bon en toi, tu me prouves aussitôt le contraire. »
Il afficha un sourire moqueur. « C'est parce qu'il n'y a pas de bon en moi. Est-ce que tu penses que m'aimer sera suffisant pour me changer ? »
Je laissai échapper un bruit étranglé et le regardai incrédule, incapable de former une phrase cohérente. La chaleur me monta vite au visage et tout ce que je souhaitais à cet instant, c'était disparaître le plus vite possible.
« Je ne savais pas qu'il t'étais possible de rester sans voix, » commenta-t-il ironiquement. « Ni même que ton visage pouvait prendre des couleurs. »
Je rougis encore plus si ce n'était possible en même temps que je cherchais les mots justes.
« Je ne suis pas amoureuse de toi ! » déclarai-je finalement, les dents serrées.
« J'espérais sérieusement que tu arrêterais de mentir, » soupira-t-il, déçu.
« Mais je ne mens pas ! » insistai-je. Je ne m'étais jamais sentis aussi furieuse auparavant.
Il tendit la main vers moi et m'agrippa par les épaules puis me tira jusqu'à lui.
« En plus de ça, tu te mens à toi-même, » murmura-t-il en posant son front contre le mien. « Que tu le veuilles ou non, tu m'appartiens. »
Je ne pus m'empêcher de tressaillir jusqu'à ce qu'il presse sa bouche contre la mienne. Il me mordilla la lèvre inférieure puis sa langue partie explorer l'intérieur de ma bouche. Je mis mes mains sur ses épaules et me suis sentie fondre dans sa bouche tandis que je l'embrassais à mon tour avec autant d'intensité. Il me plaqua contre le mur et cette fois, je laissai ses mains parcourir mon corps. Je gémis dans sa bouche le faisant ainsi soupirer de plaisir. Je le désirais à un tel point que ça faisait mal.
Néanmoins, je devais me soucier de choses beaucoup plus importantes que l'amour et la frustration sexuelle.
Je saisis ses épaules et le repoussa aussi loin que possible.
« Non, » déclarai-je, en éprouvant tout à coup un grand vide.
« Non ? » répéta-t-il, visiblement surpris.
« Non, » répondis-je fermement. « Tu ne feras que me blesser, comme tous les autres. »
Il ria, bien qu'il n'y eût aucune once d'humour dans sa voix.
« C'est marrant que tu dises ça, étant donner que je suis le seul qui s'est montré honnête dans ta vie, » gronda-t-il. « J'ai toujours été là. »
« Eh bien, je ne m'en souviens pas, » ripostai-je, tout en ignorant l'appelle de son corps. J'avais simplement envie de le croire et de me jeter dans ses bras.
Puis d'un coup, son attitude changea. Il afficha de nouveau un rictus et ses sourcils dansèrent dangereusement. « Tu es vraiment comme ta mère et ta sœur. »
Malgré moi, je sentis mes yeux s'agrandirent. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »
Il fit un pas de côté, libérant le passage afin que je puisse sortir de la cabane.
« Elles aussi ont fuit leurs sentiments, » déclara-t-il d'une voix dangereusement basse. « Cora est morte seule à cause de ça. Un jour, il en sera de même pour Regina. Espérons juste que tu ne répéteras pas les mêmes erreurs. »
C'était comme si on venait de m'arracher le cœur et qu'on l'avait écrasé. Une fois de plus.
Ma mère était morte. Elle et ma sœur s'étaient comportées comme des êtres froids et sans-cœur. Ni l'une ni l'autre ne s'étaient préoccupées de moi. Et à présent, je deviendrais comme elles parce que j'étais terrifiée.
Il me dévisagea avec son éternel sourire carnassier. J'ai donc fait ce qu'il attendait. J'ai couru loin de lui et de mes sentiments.
P.D.V Omniscient
Regina était assise non loin du feu, perdue dans sa contemplation. Elle ne sourcilla même pas quand Emma prit place à côté d'elle.
« Comment ça va ? » questionna la blonde, ne sachant quoi dire d'autre.
Regina eut un petit rire. « Qu'est-ce que c'est que cette question ? »
« Je sais, » soupira Emma, en regardant ses mains.
Il y eut un silence puis Regina prit de nouveau la parole.
« Je... Je ne peux pas croire que ma mère ne m'ait jamais parlé d'Amy. » Elle ferma les yeux brièvement.
« Vous vous inquiétez pour elle ? » demanda prudemment Emma. « Il s'est découlé plusieurs jours depuis que nous l'avons vue. »
Crochet se laissa tomber à côté d'Emma avant que Regina n'ait pu répondre.
« Je ne pense pas qu'il y ait de quoi s'inquiéter, mesdames, » s'exclama-t-il avant de boire une gorgée de sa gourde.
Emma haussa un sourcil. « Oh, vraiment ? Et pourquoi cela ? »
« Ce n'est qu'une enfant, » murmura Regina, se sentant plus concerné qu'elle ne voudrait l'admettre.
Crochet ria. « Je pense qu'elle peut prendre soin d'elle-même, qu'elle soit une enfant ou non. Vous connaissez combien de personnes qui arrivent à tenir tête à Pan et à s'en sortir vivant ? »
Emma leva les yeux au ciel. « Il n'y a rien de drôle ! » proféra-t-elle en frappant doucement son torse, en dissimulant par la même occasion un petit sourire.
Regina les dévisagea tandis qu'ils imaginaient Amy en train de rouer Pan de coups.
« Ça suffit ! » s'écria-t-elle sèchement. « Enfant ou pas, à présent Pan les retient tous les deux. »
Crochet haussa les épaules. « Je suis sûr que cette fillette peut prendre soin d'elle-même. Quant à Henry, peut-être qu'elle s'en occupera. »
Regina fronça les sourcils. « Elle aurait pu rester avec nous, mais elle a préféré s'enfuir. Je parie qu'elle travaille pour Pan et que tout ça n'est qu'un jeu de mauvais goût. »
« Regina, vous ne comprenez dont pas ? » s'exclama Emma, d'un air exaspérée. « Elle est terrifiée et désorientée et elle ne sait pas ce qu'elle doit faire. »
Regina leva les yeux au ciel. « Oh, mais je vous en prie. Éclairez-moi. »
Regina et Crochet la regardèrent avec intérêt tandis qu'elle se préparait à leur exposé ses pensées.
« Eh bien, » commença Emma, « tout d'abord, elle ne connaissait même pas l'existence de la magie et d'un coup elle se voit propulsée tête la première à Neverland, l'endroit le plus magique de tous. Une fois là-bas, elle apprend qu'elle fait aussi partie de ce monde et qu'elle ne se rappelle même plus des dix premières années de sa vie qui se sont déroulées dans un endroit bien différent de tout ce qu'elle avait imaginé. Elle ignorait qu'elle avait une sœur et sa mère, pardon, votre mère n'a même pas voulu s'occuper d'elle parce qu'elle aurait pu se trouvait sur votre chemin. »
Emma prit une profonde inspiration avant de soupirer. « Et désormais, elle essaye de lutter contre ses sentiments pour Pan parce qu'elle sait combien il est cruel. »
Regina et Crochet demeurèrent silencieux pendant quelques instants, ils étaient absorbés parce que venait de leur dire Emma.
C'était vrai qu'il n'y avait aucune similitude entre Regina et la jeune fille, ou entre Cora et la jeune fille, mais plus elle y pensait et plus elle voyait sa propre fougue et son entêtement, ainsi que la bonté de son père. Son cœur se serra à cette pensée. Sûrement était-ce la raison pour laquelle Cora n'avait pas voulu d'Amy. Elle aurait été trop aimée, comme Henry.
« Toujours est-il qu'elle trouve que j'incarne parfaitement le rôle de la Méchante Reine, » pensa-t-elle amèrement.
« Vous n'avez peut-être pas tort, Miss Swan, » admit-elle finalement. « Que suis-je censée faire à présent ? »
« Montrez-lui que nous sommes de son côté, » expliqua tout simplement Emma. « Avant que Pan ne réussisse entièrement à l'envelopper autour de son doigt. »
« Je pense plutôt que c'est lui qui s'est enveloppé autour du sien, » déclara Crochet en secouant la tête.
« Que voulez-vous dire ? » demanda Emma en fronçant les sourcils.
Il prit une autre gorgée de sa gourde. « Réfléchissez. S'il avait vraiment voulu vous démolir, Regina, et nous retarder, il vous aurez laissé torturer cette fille, et nous aurait ensuite dévoiler la vérité. Au lieu de ça, il vous a empêché de faire la plus grosse erreur de votre vie, en la gardant en vie. »
« Donc, il est amoureux d'elle, » s'exclama Regina, dédaigneuse. « Comme ce que j'avais dit. »
« C'est bien possible, » rectifia Crochet. « Mais cela ne le gênera pas pour faire ce qu'il veut, cela lui demandera juste un peu plus d'effort pour se conformer à son plan et l'empêcher de lui tourner autour. »
« Pensez-vous qu'il le sache ? » questionna Emma. « Qu'il l'aime, je veux dire. »
Crochet s'esclaffa. « Si notre théorie s'avère vraie, alors croyez-moi que je n'ai aucun doute qu'il le sache. »
« Ce qui signifie qu'il ne la laissera pas partir si facilement, » compléta la blonde.
« Vous croyez qu'elle le choisira lui à son seul parent ? » demanda Regina.
Tous s'échangèrent des regards, aucun d'entre eux ne voulaient admettre à quel point ils se sentaient impuissants.
*chérie : dans l'original il l'appelle « Love » (comme Crochet avec Emma) mais je me voyais mal écrire « amour » après à vous de voir.
Ps : Pour celle qui l'aurait remarqué, j'ai finalement adopté le vouvoiement entre Regina et Blanche ainsi qu'Emma et Regina. J'ai corrigé ça dans les chapitres précédent, je trouve que ce sera plus simple si je respect la série.
PPs : le prochain chapitre mettra du temps à venir. J´entame ma terminale ce qui veut dire que je ne passerais plus trop de temps sur (sauf pour lire évidemment) donc le mieux que je puisse faire est de poster pendant les vacances (je posterais plusieurs chapitres à la suite pour combler toute l'attente) Et que ce soit bien clair je n'arrête pas cette traduction ! J'irais jusqu'au bout, qu'importe le temps que cela mettra.
