Voilà après une très longue absence le chapitre 13. Comme je l'ai dit à la fin du chapitre précédent, je mettrais un peu plus de temps à poster et je profiterais des vacances pour le faire et ne vous inquiétez pas, je n'abandonnerai pas la traduction de cette fiction.
PS: Thanks to the author for enlightening me on a path.
Chapitre 13
Alors que je m'éloignais le plus de Peter, je ne pus m'empêcher de penser que j'avais fait plus de fugues ces derniers jours que n'importe qui en aurait fait durant toute une vie.
Je ne rencontrai aucun problème sur le chemin, du moins jusqu'à ce que Felix, sorti de nuls parts, me bloque la voie.
« Je ne crois pas que tu sois autorisée à partir, » dit-il sombrement en balançant son gourdin d'un air menaçant. « Qu'en penses-tu ? »
« Felix, » rétorquai-je d'une voix doucereuse. « Mon cher, tendre et adorable, Felix. Tu veux savoir ce que j'en pense ? »
Il haussa les sourcils dans l'attente de l'une de mes remarques intelligentes.
Et pour ce coup, il fut servir. « POUR L'AMOUR DE DIEU, FERME TA PUTAIN DE BOUCHE ! »
Et je me suis remise à courir. Le pauvre Felix affichait une mine hébétée et devait sûrement essayer de comprendre ce qui venait de se passer. Je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'avait pris, mais j'avais estimé bon de crier.
De plus, j'avais profité de sa confusion pour détaler aussi vite que possible hors de question que je reste dans les parages quand il reviendra à lui, ou bien, il m'écorchera vive. Et je suis presque certaine que Peter le laissera faire.
Je m'enfonçai dans la forêt sans perdre plus de temps jusqu'à ce que je fus certaine d'avoir mis le plus de distance entre nous, mais pas suffisamment à mon goût. Henry était toujours au camp et je ne pouvais m'enfuir sans lui. Après tout, il restait mon neveu.
L'ampleur des mots me fit réaliser une chose. Je n'y avais jamais pensé auparavant. Désormais, j'étais une tante.
Je ne pouvais définitivement pas l'abandonner. Je me devais de le protéger, même si j'avais fait la connaissance de sa mère que vingt minutes. Il était ma famille, la seule famille encore vivante du moins qui n'avait pas essayé de me tuer.
Une fois que je fus assez loin, toutes les émotions que j'avais enfouies jusque-là refirent surface, entre autres la colère et la confusion. La minute d'avant, Peter m'embrassait avec une telle ferveur qu'il m'avait procurait des sentiments que je n'avais encore jamais éprouvés, puis l'instant d'après il m'avait blessé si cruellement que j'ignorais si j'arriverai un jour à m'en remettre.
Ma mère était morte. Je n'avais aucune idée d'où pouvait bien se trouvait ma sœur, et cela, même si elle ne se souciait pas de moi. On avait menacé mon neveu et j'avais été trop accaparée par le jeu de Pan pour l'arrêter. Il s'était bien moqué bien de moi et le pire, c'était que je l'avais vu venir. Il avait juste cherché à me manipuler et à me faire du mal.
Je poussai un cri de colère avant de déterrer un gros rocher et le balancer aussi loin que possible. Je fus satisfaite de le voir disparaître derrière la futaie d'arbres. C'était peut-être enfantin et immature mais c'était la seule façon que j'avais trouvée pour me défouler.
Je ramassai un bâton sur le sol et commençai à me battre contre un chêne tout en débitant un flot d'injures qui auraient fait pâlir le plus costaud des marins.
Puis tout à coup, je sentis quelque chose m'effleurer l'épaule. Je me retournai vivement en brandissant mon bâton comme s'il s'agissait d'une arme, mais à présent qu'il était cassé en deux, je me trouvais assez pathétique.
Un inconnu se tenait face à moi, les deux mains levaient en position de défense. « Hé, du calme. Pas besoin de m'attaquer à coup d'échardes. »
« Pas encore un ! » me suis-je écriée exaspérée. « Mais d'où est-ce que vous sortais tous ? »
Mon regard fut attiré par le visage familier qui se tenait derrière lui. C'était cet homme effrayant, Gold.
« Sérieusement, Henry a une armée pour lui tout seul ou un truc dans le genre ? »
L'homme eut un petit rire. « Quelque chose dans ce goût-là. Je m'appelle Neal. »
« Moi, c'est Amy, » répondis-je toujours méfiante.
« Oui, c'est ce que j'ai cru entendre, » affirma-t-il en lançant un regard à Gold. « La sœur de Regina, c'est ça ? »
« Exacte. Je vois que les commérages entrent hommes se propagent très vite par ici, » répliquai-je en lançant un regard appuyé à Gold.
Je jetai le bâton au sol et mis mes mains sur mes hanches. « Alors, que puis je faire pour vous messieurs ? »
« Eh bien, ça dépend, » déclara Gold en faisant un pas vers moi.
« Comme par exemple ? » lâchai-je en arquant un sourcil.
« Comme par exemple, ce que tu serais prête à faire pour ton neveu, » expliqua Neal. « Enfin, quand je dis neveu. »
Je fronçai les sourcils. « Quoi, il y a un problème ? »
« Regina est en fait sa mère adoptive, » révéla Neal. « Emma est sa véritable mère. Et il se trouve que je suis son père. »
J'écarquillai les yeux. « Voilà qui est beaucoup plus logique ! » je m'arrêtai un instant. « Je plaisantais, hein. Mais j'aurais besoin qu'une personne prenne le temps de s'asseoir avec moi et m'explique tout en détail parce que je suis totalement perdue. »
Il souria. « Si on s'en sort vivant, je te dessinerais même un arbre généalogique. Alors, est-ce que tu peux nous aider ? Ça n'a rien de très compliquer, ne t'inquiète pas. Mais ça nous aiderait que tu sois là. »
J'ai hésité un moment, mes yeux vacillaient entre les deux hommes. Pouvais-je vraiment leur faire confiance ? Qu'est-ce que Peter me fera s'il découvrait que je suis complice. Mais surtout, qu'arrivera-t-il à Henry si je ne fais rien ?
« Il faut se décider vite, très chère, » ajouta doucement Gold.
Je n'avais vraiment pas d'autre choix. Il fallait que je le fasse. D'ailleurs, je n'avais plus rien avoir avec Peter.
Je soupirai. « Qu'est-ce que vous attendez de moi au juste ? »
J'étais cachée derrière un buisson avec Neal au moment même où Gold lança un sortilège de sommeil sur les Garçons Perdus et Henry. Être capable de faire de la magie était apparemment quelque chose de plus commun que ce que je m'étais imaginée. Tous les garçons se sont subitement écroulés au sol, inconscients.
Je ne pus réprimer un sourire. Tout se paie dans la vie, pas vrai Felix ?
Peter était assis sur une souche d'arbre en plein milieu du camp. Il regarda autour de lui en affichant un air confus jusqu'à ce que je ne l'entende échapper un rire sombre.
« Je vois que nous avons un invité, » annonça-t-il en se mettant debout. Soit il n'avait pas compris que tous ses garçons étaient dans les vapes, soit il aimait avoir de l'attention.
« Sans doute est-ce une personne qui sait combien j'aime les devinettes, » s'exclama-t-il dans un soupir. « Qui donc cela peut-il être ? »
Je me sentis tressaillir. Dans quoi m'étais-je encore embarquée ? Il m'assassinera et dansera sur ma tombe.
« Je pense que... » Il tendit la main à l'instant même où Gold émergeait de derrière un arbre. « Rumpelstiltskin. Le Ténébreux. Comme c'est excitant. »
J'en restai bouche bée. Je m'attendais à tout sauf à ÇA. Rumpelstiltskin ?! J'ai tiré Neal et lui ait lancé un regard l'air de dire 'Tu te moques de moi ?!' Il m'ignora et se contenta de me faire un signe pour m'indiquer qu'il allait se rapprocher encore un peu. Je hochai la tête et le regardai s'avancer nerveusement, son arbalète à la main.
« Le Ténébreux, prêt à sacrifier sa vie pour sauver sa famille, » poursuivit Peter. « En parlant de famille... » Il tendit de nouveau la main et cette fois des torches s'allumèrent à l'endroit où Neal se cachait.
« Tu peux sortir Baelfire. »
Neal enjamba le buisson en pointant son arbalète sur Peter.
À présent, c'était Baelfire et Rumpelstiltskin et non plus Neal et Gold. La prochaine fois, je demanderais des identifiants avant de me jeter dans n'importe quel plan merdique. Peut-être qu'il n'était pas trop tard pour filer. Et puis de toute façon, mon rôle n'était pas si important que ça...
« Toi aussi, Amy, » appela Peter, me faisant sursauter par la même occasion. Comment diable avait-il sut ?! La mâchoire contractée, je suis à mon tour sortie de ma cachette. Il ne m'accorda pas le moindre intérêt. Ses yeux étaient trop occupés à surveiller Neal.
« À présent, mon nom est Neal, » annonça-t-il fermement en redressant un peu plus son arbalète.
Je me raidis et mes yeux firent le va-et-vient entre Peter et l'arme. Neal m'avait assuré qu'ils ne lui feraient aucun mal... m'auraient-ils aussi mentis à propos de ça ? Leur but n'étaient-ils pas justement de le tuer ?
« Nouveau nom peut-être mais toujours les mêmes vieilles méthodes, » rétorqua Peter avec un sourire sadique. « Ça fait chaud au cœur de voir le père et le fils travailler ensemble. Surtout après l'avoir abandonné, pas vrai Rumpel. »
Je changeai de position et passai maladroitement une main dans mes cheveux. J'avais vraiment envie d'être partout ailleurs plutôt qu'ici où on m'obligeait à assister à des histoires de famille. J'avais déjà eu ma dose avec les miennes.
Peter afficha un sourire froid. « C'est presque une véritable réunion de famille. »
Tout à coup la flèche contenu dans l'arbalète s'envola.
« Non ! » ai-je sursauté avant que Peter ne l'attrape d'un seul mouvement de la main.
Je portai mes mains jusqu'à ma bouche et me mise à respirer tout doucement encore tremblante. J'étais partagée entre un sentiment de faiblesse et de soulagement.
Peter baissa les yeux vers la flèche qu'il tenait encore dans la main. Les traits de son visage devinrent durs et il haleta de rage.
Je jetai un coup d'œil en direction de Neal et Gold en éprouvant subitement l'envie de disparaître six pieds sous terre. Tous les deux me toisaient avec incrédulité mêlée d'une pointe de trahison. Ils ne s'attendaient sûrement pas à ça quand ils avaient requis mon aide pour leur mission sauvetage. Croyez-moi que je ne m'y attendais pas non plus.
J'ai fini par concentrer mon regard sur Peter mais l'ai regretté aussitôt. De ses yeux émanaient une lueur de triomphe tandis que ses lèvres s'étiraient en un rictus cruel. Mes mains ont immédiatement quitté ma bouche. Je me sentais soudain nauséeuse à tous les coups j'allais faire de l'hyperventilation.
Ce n'était pas de l'inquiétude que j'avais éprouvait à la possibilité qu'il se fasse tuer, j'avais été terrifiée. Et à présent, je ne pouvais plus le nier, j'en avais eu le souffle coupé. Il avait eu raison et cette perspective ne me plaisait guère.
Peter Pan venait de gagner et il en était pleinement conscient.
« Très habile, » dit-il enfin en arrachant son regard du mien. « Mais nous avons déjà vécu cela auparavant, Baelfire. Ne t'en souviens-tu dont pas ? » Il avait vraiment l'air furieux, comme si Neal venait de le décevoir.
« Bien sûr que je me souviens, » rétorqua ce dernier en réajustant son arbalète. Peter jeta la flèche au sol avec un air de profond dégoût.
Neal souria. « C'est pourquoi je n'ai pas recouvert que l'extrémité. »
Le visage de Peter se tordit en une moue furieuse tandis qu'il vit sa main prendre une teinte violette.
« Charge-toi de Henry, » ordonna Gold à Neal. « Amy, occupez-vous de ce qu'on avait convenu. »
Les deux hommes s'activèrent à la tâche tandis que je restai figée sur place incapable d'arracher mon regard de l'énergie violette qui se propageait dans tout le bras de Peter et à qui il n'a pas fallu longtemps pour atteindre le reste de son corps.
« Eh bien, que dites-vous de ça, » commença-t-il malicieusement en grinçant des dents. « Je suis impressionné. »
Neal porta Henry encore inconscient sur son épaule.
« Amy ! » siffla Gold qui commençait à perdre patience. « Faites-le, MAINTENANT ! »
« J'y vais, j'y vais ! » ai-je cassé. « Pas la peine de hurler ! »
Peter ricana et me toisa l'air véritablement amusé.
Je déambulai entre les Garçons Perdus toujours inconscients et me mise en quête de récupérer leurs armes. Une fois les bras chargés, je fermai les yeux et me concentrai aussi fort que je le pus.
La dernière fois que j'avais essayé, j'avait fais apparaître des vêtements. Cette fois-ci en revanche, c'était tous ces objets que je devais faire disparaître. Je sentis les armes se volatiliser les unes après les autres et luttai contre l'envie de sourire.
Même après tout ce stress je n'avais pas perdu la main.
Je continuai de dérober les armes en les envoyant vers les premiers endroits qui me vinrent à l'esprit. Évidemment, nous savions que toute cette mascarade ne ferait que les retarder un court instant, mais c'était suffisant pour pouvoir nous enfuir.
« Es-tu certain que tu es bien en train de le sauver, Bae ? » lâcha Peter tandis que je finissais ce pourquoi j'étais venue.
« Qu'est-ce qui pourrait être pire que de le laisser ici avec toi ? » répondit froidement Neal.
« Pourquoi ne poses-tu pas la question à ton père ? » suggéra-t-il dédaigneusement.
Neal et moi regardâmes Gold, perplexe. Ce dernier semblait devenir de plus en plus pâle au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient.
Peter baissa dangereusement le ton de sa voix. « Parfois, les personnes que nous devrions le plus craindre dans la vie sont celles qui sont les plus proches de nous. »
« De quoi parle-t-il ? » questionna Neal confus, à son père.
« Ne l'écoute pas, » déclara ce dernier qui essayait de paraître rassurant. Personnellement, je trouvais que ça lui donner l'air encore plus coupable qu'autre chose.
« Tu veux dire que tu ne lui as rien dit ? » interrogea Peter faisant ainsi traîner le suspens.
« Me dire quoi ? » exigea Neal.
« Mais à propos de la prophétie bien sûr, » rétorqua-t-il heureux de lui répondre.
« Quelle prophétie ? » Le pauvre Neal avait l'air si frustré. « Qu'est-ce qu'il veut dire ? »
« La prophétie qui dit que tu as été dupé, » déclara Peter en affichant un sourire cruel.
« Tu comptes faire durer le suspens encore longtemps ? » répliquai-je en ricanant.
Évidemment, j'ai étais ignorée une fois de plus. Enfoiré de mes deux.
« Ton père n'est pas ici pour sauver ton fils, » affirma Peter en plissant les yeux. « Il est ici pour le tuer. »
Pendant un instant, il y eut un lourd silence inconfortable. Enfin, il semblait inconfortable pour nous, Peter semblait plutôt prendre un malin plaisir à nous faire cette révélation.
« C'est bon, j'en ai ma claque, » ai-je dit en poussant un soupir. « Partez loin d'ici. Vous discuterez de ça plus tard. »
Neal hocha lentement la tête essayant de se reprendre. « Tu viens ? »
Ils ont tous tourné le regard vers moi, celui de Peter semblait me transpercer de tous les côtés.
« Partez devant, » répondis-je finalement. « Je vous rejoindrez après. »
« Tu en es sûr- »
« Emmenez mon neveu loin d'ici, bon sang ! »
Neal hésita encore un moment, mais fini par opiner. Puis Gold et lui disparurent à travers les arbres de la jungle, en emmenant Henry avec eux.
À présent, je me trouvais seule avec Peter, sans compter bien sûr les Garçons Perdus encore inconscients. Et il était hors de question que je prenne la parole la première. Mon regard se fixa à l'endroit où venaient de disparaître Gold et Neal. Espérons qu'ils auront le temps de s'enfuir avant qu'il ne soit trop tard.
« Tu m'as surpris, Amy, » commenta Peter. « Je dois l'admettre. »
« Non, je ne crois pas, » ai-je rétorqué avec lassitude, en me tournant pour lui faire face. « Tu savais pertinemment que quoiqu'il arriverait, j'aurais fait tout mon possible pour protéger Henry et tu savais aussi que je resterais derrière. »
Il ne nia pas. « Pourquoi es-tu resté ? »
« Je n'en sais rien, » ai-je répondu doucement. « À dire vrai, je déteste cet endroit. »
« Non, c'est faux, » répliqua-t-il calmement. Le ton terre-à-terre dans sa voix m'énerva plus qu'autre chose. Mais je ne pouvais pas ignorer la part de vérité qu'elle contenait.
« Peut-être que je suis restée pour pouvoir dessiner sur le visage de Felix pendant que j'en ai encore l'occasion, » ai-je murmuré.
Il ria. « Mais je t'en pris, vas-y. Seulement, je ne te protégerai pas quand il décidera de se venger d'une manière beaucoup, beaucoup plus sévère. »
« Je n'ai pas besoin de toi pour me protéger, » déclarai-je, gênée. « Je peux prendre soin de moi toute seule. »
« Tu auras toujours besoin de moi, » répondit-il d'une manière si douce qu'il faillit m'achever.
Je me contentai de regarder le sol d'un air hébété. Il me fera du mal. Ce n'est que de la manipulation. Il n'est pas sincère. Ce qu'il veut, c'est faire du mal à Henry. Je me suis répété ces phrases encore et encore, essayant par tous les moyens de me mettre en colère contre lui. Mais cela ne fonctionna pas. Je me sentais beaucoup trop perdue.
Je m'avançai lentement vers lui jusqu'à lui faire face.
« Es-tu en colère contre moi ? » ai-je demandé doucement, en éprouvant une certaine peur qu'il m'était difficile d'admettre. « Pour m'être liguée contre toi ? »
Il ria sombrement. « Bien sûr que je le suis. »
Je plissai les yeux. « Je n'allais quand même pas rester là à te regarder faire du mal à Henry ! » ai-je répondu vivement.
« C'est exactement de cet esprit qu'il s'agit*, » répondit-il avec tendresse. « Je pensais t'avoir effrayée pendant une fraction de seconde. »
« Tu feras mieux la prochaine fois, » rétorquai-je sarcastique. Je pris place à ses pieds et laissai aller ma tête contre ses jambes.
« Tu réalises que je ne peux toujours pas te supporter. »
« Oh, je suis au courant, » répliqua-t-il sèchement.
« Bien, » ai-je gentiment lâché. « Parce qu'après tout ce que tu m'as fait subir j'ai bien envie de te foutre mon poing à la figure**. »
Il éclata de rire. « Fait plus attention à ce que tu dis, Amy. J'arrive à sentir la magie se dissiper. »
Je sentis légèrement ses jambes recommencer à bouger. Voilà qui sentait pas bon. Il ne s'était pas écoulé suffisamment de temps pour que Neal puisse s'enfuir avec Henry.
En levant les yeux vers lui je le vis qui étirait ses bras, les yeux clos en affichant une moue de cruelle satisfaction.
Je ne tardai pas à me remettre sur pied. Il me fallait gagner du temps. J'ai donc fait la première chose qui m'est venue à l'esprit. Je me suis jetée sur lui. Ses bras m'encerclèrent immédiatement et il m'embrassa à son tour passionnément. Je m'accrochai à lui tant bien que mal pour ne pas défaillir tandis que ses lèvres s'attaquèrent à ma bouche. Mais ce n'était toujours pas assez. Il allait finir par se souvenir de Henry. Ma main trembla comme une feuille alors que je la glissai sous son t-shirt.
Pile à ce moment-là, ses mains m'agrippèrent les épaules et me repoussèrent loin. Je le toisai, confuse, les yeux écarquillés.
« Tu feras mieux la prochaine fois, » murmura-t-il en affichant un sourire narquois. Autour de moi, j'entendis les Garçons Perdus reprendre conscience les uns après les autres. La confusion dans laquelle ils semblaient être laissa rapidement place aux cris de fureur quand ils remarquèrent que leurs armes avaient disparu.
« Qui m'a pris mon gourdin ? » ai-je entendu gronder Felix. Mes yeux s'agrandirent. ET MERDE. J'étais foutue.
Les bras de Peter encerclèrent vivement ma taille, non que ça ne me dérange plus que ça, mais à présent, je ne pouvais plus envisager de m'échapper.
« Mes frères ! » appela-t-il. Le brouhaha qui provenait des Garçons Perdus s'arrêta brusquement, tous contemplèrent leur chef avec une admiration grandissante. « Henry nous a été enlevé par le Ténébreux et Baelfire. Nos armes nous ont toutes étés volés ! Notre devoir est de réclamer ce qui nous revient de droit ! » Il leva son poing en l'air en affichant un air malveillant. Des cris de joie et des exclamations s'élevèrent de tous les côtés avant que les garçons ne décident de partir à la recherche de nouvelles armes en attendant de retrouver les vraies.
« Où est-ce que tu as envoyé les armes ? » me demanda-t-il calmement en arquant un sourcil.
« Elles sont enterrées tout autour de l'île, » répondis-je en haussant les épaules. « Vous aimez les jeux, pas vrai ? Prenez ça comme une chasse au trésor. »
Il roula des yeux. « Très intelligent. »
« J'essaye, » rétorquai-je paisiblement.
Bien sûr, il m'a ensuite fallu lui confier tous les endroits où j'avais enterrés les armes. Mais je m'en fichais. Après tout, je lui avais fait gaspiller son temps exactement comme Neal et Gold l'avait souhaité.
*« C'est exactement de cet esprit qu'il s'agit » par là Peter veut dire à Amy qu'il a retrouvé la part de rébellion qu'il aime tant chez elle.
**Dans l'original elle lui dit « I want to punch your fucking heart out » ce qu'on peut traduire par « J'ai bien envie de t'arracher le cœur » mais je trouvais plus correct de dire simplement qu'elle veut le cogner.
Merci infiniment à ceux et celles qui suivent cette traduction, n'oubliez pas de laisser des reviews, ça fait toujours plaisir et ça booste mon travail.
