Bonsoir, je tiens vraiment à m'excuser pour ce retard. J'ai vraiment eu un mal fou à traduire sérieusement ce chapitre. Surtout un manque de courage. Sinon, j'ai lu toutes vos reviews et je tenais à tous vous remercier pour avoir pris le temps de donner votre avis. Je ne réponds pas aux RAR cette fois, déjà que ce chapitre à eu du mal à sortir on ne va pas perdre plus de temps.

Je vous souhaite un Joyeux Noël à tous et une bonne année en avance. ENJOY.


Chapitre 14

P.O.V Omniscient

Peter confia aux garçons l'emplacement des armes qui avaient été cachées avant que ces derniers ne partent à leur recherche. Ils ne s'étaient posé aucune question sur le pourquoi du comment leur chef avait sût leur position exacte.

« Bon sang, Peter ! » s'exclama Amy, exaspérée. « Cela aurait été beaucoup plus amusant de voir ces idiots courir dans tous les sens. »

Peter leva les yeux au ciel. « Oui et bien, j'ai besoin qu'ils soient tous rapidement opérationnels. Et grâce à toi, nous avons perdu leur trace. Je suis sûr que le Ténébreux doit être très fier de toi. »

Amy haussa les épaules. « Si cela à permis à Henry de s'enfuir alors oui, je suis très fière. »

Il afficha un sourire narquois. « J'ai dit que nous avions perdus leur trace, pas que ça nous empêcherais de les retrouver. »

Elle plissa les yeux et il lutta contre l'envie de sourire. Elle n'était absolument pas intimidée par lui. C'était comme si la souris essayer de faire peur au serpent.

« Ne sois pas si surprise, » lâcha-t-il d'une voix traînante. « Toute magie à un prix. »

Elle fronça les sourcils et cligna lentement des yeux. « Hein ? » Elle porta une main à son visage, à la fois confuse et hébétée.

Ses yeux papillonnèrent et elle commença à chanceler. Réalisant ce qui se passait, Peter la rattrapa dans ses bras avant qu'elle ne touche le sol.

Il était assez curieux de savoir quel souvenir allait refaire surface de cette époque. Il suffisait de quelques mots ou d'une situation particulière pour qu'ils se déclenchent, enfin, c'était ce que Cora lui avait dit.

Ses traits s'assombrirent à la pensée de sa mère. C'était une bonne chose qu'elle soit morte, au moins il n'aura pas à faire le sale boulot. Leur dernière rencontre avait été pour le moins désagréable.

'N'y penses plus,' s'intima Peter pour lui-même. La dernière chose qu'il souhaitait, c'était se mettre en colère une fois de plus par sa faute.

Cela n'avait plus d'importance à présent. Cora avait perdu la partie et il en était ressorti éternel vainqueur. Amy était sienne à présent. Et lorsqu'il aura mis la main sur le cœur du croyant le plus pur et qu'il deviendra immortel, jamais plus elle ne se retrouvera seule et lui sera invincible.

Il la porta précautionneusement jusqu'à l'arbre le plus proche pour qu'elle puisse y reposer sa tête.

La dévisageant un instant, il tendit lentement sa main qui alla doucement caresser la joue de la jeune fille.

Quoi qu'il se passe dans son rêve, elle donnait l'impression d'être en très grande détresse.

Cependant, il devait partir.

Il essuya une larme qui perla au coin de son œil avant de l'embrasser avec douceur, bien qu'il sache pertinemment qu'elle était bien trop encrée dans les profondeurs de sa mémoire pour le ressentir.

Tout en s'éloigna d'elle, il espéra qu'elle n'essayerait pas de s'enfuir à nouveau, dés qu'elle aurait recouvré ses esprits.

Le temps était venu pour lui de rejoindre les Garçons Perdus et de retrouver Henry.


P.O.V Amy

Je courrais à travers la forêt, ne cessant de pleurer toutes les larmes de mon corps. Belle était partie. Rumpelstiltskin, le Ténébreux, l'avait enlevé.

Sir Maurice était rentré à la maison et m'avait expliqué tout ce qui s'était passé. Au début, je ne voulais pas l'admettre, j'avais refusé d'y croire. Comment avait-il pu laisser sa propre fille se sacrifier ? Dire que le matin encore, elle avait été à mes côtés. Elle ne pouvait pas être partie pour toujours.

Pourtant, il avait été des plus sérieux. La vérité s'était alors imprimée au plus profond de mon esprit et je m'étais enfuie désespérée et en quête de solitude. Puis tout à coup, ce fut comme si des années s'étaient écoulés depuis que Belle m'avait emmené au village pour mes dix ans, alors qu'en réalité, cela s'était passé hier seulement.

Soudain, je trébuchai et atterri sur les genoux. Mon corps tout entier tremblait tandis que je pleurais de plus en plus fort.

« Ne pleure pas, Améthyste. » Je regardai derrière moi et mes yeux s'écarquillèrent. Une minuscule femme flottait prés de moi, elle était vêtue tout en bleu et elle resplendissait. Elle avait les cheveux noirs, possédée de toutes petites ailes et une baguette magique. Il s'agissait de la Fée Bleue. J'avais entendu certaines histoires à son propos ainsi que du fait qu'elle était dotée d'une immense sagesse et de très grandes connaissances. Cependant, j'étais beaucoup trop triste pour m'en soucier à cet instant.

« Belle est partie, » ai-je murmuré. « Ma mère est partie. Peter n'est pas revenu pour moi. » J'enfouis mon visage entre mes mains. « Je suis toute seule. »

« Là, là, » essaya-t-elle de me réconforter. « Essayons de comprendre tout cela ensemble, d'accord ? »

« Vous ne pouvez pas m'aider, » me suis-je exclamée en pleurnichant à chaudes larmes. « Le Ténébreux a enlevé Belle. Personne ne peut plus rien faire. »

« Tout n'est pas aussi perdu que cela semble être, » répondit-elle gentiment. « Sans doute reste-t-il autre chose que je puisse faire pour t'aider. »

« Tout ce que je veux, c'est être avec ma mère, » ai-je répliqué, tristement. « Je donnerais tous pour être avec elle, très loin d'ici. »

La femme parut hésiter. « Es-tu certaines que c'est réellement ce que tu souhaites ?"

« Oui ! » ai-je supplié. « Si je ne peux pas avoir Belle, alors je veux ma véritable mère. »

« Si c'est ce que tu souhaites... » Elle porta sa main jusqu'à une toute petite poche attachée à sa robe et en ressortie un minuscule objet.

« Qu'est-ce que c'est ? » Demandai-je, en me remettant sur pied. Je secouai la saleté qui s'était incrustée sur ma robe et m'avança jusqu'à elle.

« C'est un haricot magique, » m'apprit-elle, en me le tendant. « Il t'emmènera n'importe où dans n'importe quel monde. »

« Vraiment ? » Demandai-je, tout à coup très excitée.

« Vraiment. » Elle le déposa au creux de la main que je lui tendais. « Il t'emmènera là où se trouve ta mère, si c'est là que tu souhaites aller. »

J'affichai un sourire radieux. « Oh, merci beaucoup ! »

« Mais je dois te prévenir, » souffla-t-elle gravement. « Ta mère n'est pas celle que tu t'imagines. »

« Cela m'est égal, » insistai-je. « Être avec elle, c'est tout ce qui compte. »

Elle acquiesça, toujours sans se défaire de son air solennel. « Mais souviens-toi, toute magie à un prix. »

« J'ai compris. Encore merci pour tout, Fée Bleue. »

Elle m'adressa un sourire encourageant. « Bonne chance, Améthyste. » Puis, elle disparut à travers la nuit, me laissant seule avec le haricot qui resplendissait dans ma main.

« J'arrive, maman, » chuchotai-je.

Lorsque le portail s'ouvrit, je ne ressentis aucune forme de peur. Il était immense et tout vert et tourbillonnait tel une masse terrifiante. Seulement, je ne songeais qu'à tout ce que cela impliquerait si j'avais une mère pour s'occuper de moi.

Sans attendre, je bondis dans le trou, un immense sourire peint sur le visage. Mais malheureusement, à peine le portail m'avait-il conduit dans un labyrinthe qu'un chevalier m'assomma sans crier gare.

Je repris connaissance bien plus tard lorsque je sentis qu'on me frappait sans retenue.

« Est-elle en vie ? » Entendis-je quelqu'un demander.

Je clignai brièvement des paupières tout en relevant la tête. Je devais me trouvait à l'extérieur, car on pouvait facilement apercevoir un soleil radieux. En face de moi était posé un trône sur lequel était assise une femme vêtue de la robe la plus bouffante que je n'ai jamais vue. Son visage était caché derrière un masque. Autour de nous se tenait une foule de personnes portant également des masques.

L'essence même de ce lieu me fit froid dans le dos.

Cependant, me remettant doucement sur pied, je m'adressai à la femme assise sur le trône.

« Vous êtes Cora ? » Questionnai-je incertaine.

Un tumulte scandalisé s'éleva depuis la foule.

« Montrez-vous respectueuse envers la Reine de Cœur, » rétorqua un homme avec fermeté.

La reine retira son masque et braqua son regard sur moi. Ses cheveux étaient d'un roux assez sombre quant à ses yeux, ils étaient gris métalliques.

« C'est impossible, » murmura-t-elle en m'étudiant.

« Mère ? » demandai-je, n'osant laissé mon excitation prendre le dessus.

Il y eut un petit hoquet de surprise parmi la foule tandis que la Reine me dévisageait.

« Oui, » répondit-elle finalement d'un ton froid. « Je suis ta mère, Améthyste. »


P.O.V Omniscient

« Tu étais sur le point de la retrouver. »

Neal sauta sur ses pieds et se retourna vivement pour voir Peter marcher en direction du campement qui avait appartenu à Emma et aux autres. Henry était couché sur le sol, toujours inconscient.

« Tu me déçois, » déclara Peter tandis que les Garçons Perdus émergeaient chacun leur tour de leur planque. « Je pensais t'avoir mieux appris. Ne jamais entrer nulle part sans savoir comment en ressortir. »

Neal jeta un coup d'œil autour de lui peu impressionné, bien que toujours sur ses gardes.

« La prochaine fois, je m'en souviendrais. »

« Oh mais, il n'y aura pas de prochaines fois, » rétorqua aussitôt Peter. « Mais ne rejette pas la faute sur toi. Je suis sûr que ton père aurait pu vous protéger. »

Neal aperçut Felix ramasser Henry, mais ne fit aucun geste sachant très bien que cela ne servirait à rien. Il était encerclé.

Peter se moqua lorsque son regard rencontra celui curieux de son interlocuteur. « Mais ensuite, qui aurait protéger Henry contre ton père ? »

Felix fit un pas en arrière, tenant Henry en bandoulière sur ses épaules.

Peter souria. « Tu parles d'un dilemme. »

« Je retrouverai mon fils, peu importe le prix. » Neal fit un pas en avant et se retrouva face au visage de Peter.

Ce dernier arqua un sourcil, visiblement amusé. « Tu ne l'auras pas. Mais ce n'est pas le problème. Tu l'as eu. Je l'ai repris. » Il souria. « C'est le jeu. »

« Dans ce cas, qu'est-ce que la sœur de Regina vient faire là-dedans ? » demanda Neal en reculant de quelques centimètres. « Qu'est-ce qu'elle t'apporte ? »

« Amy et moi avons notre propre jeu, » répliqua-t-il d'un ton rempli de malice. « C'est triste de voir combien il lui a été facile de succomber à mon charme. Mais comment pourrait-on lui en vouloir ?

« Vraiment ? » interrogea Neal en haussant un sourcil. « Parce qu'elle semblait bien trop désireuse de vouloir sauver Henry. Je pense qu'il y a autre chose. »

« Oh, tu crois ? » renchérit-il d'un ton moqueur.

Neal afficha un air suffisant. « Tu sais, quand je lui ai demandé si elle voulait rentrer avec nous, j'ai vu cette chose dans ses yeux que jamais je ne pense revoir un jour. »

« Et qu'est-ce que c'était que cette chose ? » demanda l'autre en roulant des yeux.

« De la peur. »

Il y eut un long silence. Les pupilles des Garçons Perdus vacillèrent et firent le va-et-vient entre les deux protagonistes tandis qu'un échange intense s'opérait entre leur chef et l'ancien Garçon Perdu.

« Tu ne joues à aucun jeu avec elle, Pan, » s'exclama calmement Neal. « Tu l'aimes. »

Un éclair malsain vint illuminer les pupilles du jeune homme pendant un bref instant avant que celui-ci ne soit remplacé par son éternel sourire narquois.

« Aimer ? » répéta-t-il, pensif. « C'est comme ça qu'ils appellent cela de nos jours ? Je pensais que je l'utilisais uniquement pour mes propres besoins personnels. »

Les Garçons Perdus ricanèrent, heureux de voir que leur chef n'avait en rien perdu de sa finesse.

« Tu n'es qu'une sale ordure, » cracha Neal d'une voix dangereusement basse.

Le jeune garçon haussa les épaules, son sourire devenant de plus en plus mauvais. « Tu sais, avoir dix-huit ans pour l'éternité peut paraître un petit peu long. Surtout après une si longue période d'abstinence. »

« Ce n'est qu'une enfant ! » s'écria Neal tellement furieux qu'il eut du mal à s'exprimer.

Peter haussa les épaules. « Je la pense assez vieille pour avoir ses propres désires. »

Neal leva les yeux au ciel. « Je jure devant Dieu que quand je récupérerais Henry, je ramènerais Amy à Regina et nous rentrerons à la maison, même si pour ça, je dois la ligoter et la traîner très loin de toi. »

Ces mots semblèrent toucher leur destinataire. « Il n'y a aucune échappatoire à Neverland, » grogna-t-il brutalement. « Personne ne quitte cette île sans ma permission. »

« Je l'ai déjà fait auparavant, » répliqua Neal d'un air suffisant.

« Vraiment ? » demanda Peter avec amusement, le jaugeant de haut en bas. « Regarde où tu te trouves à présent. » Il cligna des yeux innocemment. « En fait, c'est comme si tu n'étais jamais parti. »

« Es-tu en train de me dire que tu m'aurais laissé partir ? » questionna-t-il, presque terrifié de connaître la réponse.

« Je dis simplement que tout le monde est là où je voudrais qu'il soit. »

Henry émit un petit gémissement et bougea doucement sur les épaules de Felix.

« Je te laisse méditer là-dessus, » déclara le jeune homme cruellement, avant de s'exclamer. « Emmenez-le là où vous savez ! »

Deux Garçons Perdus attrapèrent Neal et commencèrent à le traîner à leur suite.

« Henry ! » appela-t-il, se débattant inutilement contre les deux adolescents.

« Oh, ne t'inquiète pas, » signala Peter nonchalamment. « Ce ne sera pas très long. »

« Je suis en vie ! »

« Juste le temps que je redistribue les cartes. » Peter fit demi-tour et commença à s'en aller, un air sombre peint sur le visage. « Le jeu est sur le point de changer. »

« Non, Henry ! JE REVIENDRAIS POUR TOI ! JE TE LE PROMETS ! »


P.O.V Amy

Plusieurs années s'étaient écoulées durant lesquelles j'avais dû jouer à la fille parfaite de la Reine de Cœur. De plus, j'avais gardé la même apparence qu'à mes dix ans tout ce temps.

Les jours se suivaient et se ressemblaient. J'étais assise sur un tabouret à côté du trône de ma mère qui m'avait à peine adressé la parole. Alors que c'était tout le contraire la nuit lorsqu'elle m'enseignait la magie. Il ne lui fallait pas grand chose pour qu'elle se fâche après moi, par exemple quand je n'arrivais pas à faire des choses simples comme filer de la paille pour qu'elle se transforme en or ou encore faire voler un objet pour qu'il atterrisse dans mes mains.

Au final, mes journées passées à Wonderland devenaient de plus en plus barbantes.

Du moins, jusqu'à ce jour, il y a un an, où j'ai rencontré par hasard le "chapelier fou" royal de ma mère, Jefferson. Il m'avait complètement ignorée quand je m'étais présentée à lui et que j'avais essayé d'engager une conversation. Toutes ses journées, il les passait à travailler sur ses chapeaux en se marmonnant à lui-même avec un air sauvage dans les yeux « Surtout, ne t'arrête pas ». Il devait avoir des milliers de chapeaux dans son antre.

Je lui rendais visite tous les jours simplement parce qu'il était beaucoup plus intéressant que tout ce qu'il y avait d'autre dans le château. Sa rage me terrifiait mais j'avais fini par m'y habituer.

Une fois, je m'étais assise à côté de lui et je le regardais qui finissait un chapeau particulièrement beau.

« Il est vraiment joli, » avais-je commenté.

« Le fait qu'il soit joli ne m'aidera pas à rentrer auprès de Grace, » avait-il cassé. Sur le coup, j'avais eu peur. Je ne m'étais absolument pas attendue à ce qu'il me réponde. Il ne l'avait jamais fait auparavant.

« Qui est Grace ? » Avais-je demandé avec prudence, ne voulant déclencher une de ses innombrables crises. Il en avait une trois fois par jour.

« Ma fille, » avait-il murmuré. Pour la première fois, il me regardait vraiment. Rien que moi. « Tu me la rappelles. »

« Vraiment ? » Avais-je doucement demandé.

« Tu n'as pas cessé de croire en moi, » s'était-il exclamé, me tendant des accessoires de couture. « Merci. »

Après ça, j'avais passé le plus clair de mon temps avec lui, pendant qu'il m'apprenait à fabriquer des chapeaux. Au final, tous Wonderland nous avaient pris pour deux fous à force de vouloir essayer de créer un chapeau qui nous ramènerait chez nous. Nous avions tous les deux étaient séparés des gens avec qui nous aurions voulu être. Lui de sa fille, moi de Belle et Peter. Je n'arrêtais pas de me demander la raison du pourquoi il n'avait pas pu revenir pour moi.

C'est ainsi que je m'étais à mon tour mise à fabriquer des chapeaux. Ce que Jefferson ignorait.

Puis un jour, j'avais décidé de donner un de mes chapeaux à ma mère comme cadeau. Bien sur, elle n'avait pas du tout été impressionnée, mais elle l'avait tout de même acceptée. À l'instant où ses mains étaient entrées en contact avec l'objet, le chaos s'en est suivi.

Nous avons toutes les deux étaient entraînés dans un portail menant à la Terre, pile au moment où Peter jouait de la flûte pour rassembler des garçons. J'avais pensé à lui juste au moment où j'avais remis le chapeau à ma mère, j'avais souhaité avoir l'opportunité de le revoir une dernière fois. Du coup, le chapeau nous avait amenées jusqu'à lui, absorbant le pouvoir de la mère et celui de la fille.

Voilà ce qui s'était passé il y a de cela huit ans.

D'un coup, ma respiration se bloqua. Il y avait tant de bruit autour de moi et tant de confusion.

Mes yeux se plissèrent tandis que tout doucement le monde alentour se stabilisai comme les morceaux d'un puzzle qu'on rassemblait. Je repris difficilement mes esprits comme chaque fois que mes souvenirs me font perdre conscience.

J'ouvris les yeux et entrevis les Garçons Perdus danser autour du feu avec des bouts de bois en guise d'instruments.

« Voilà un long moment que tu es évanouie. »

Je levai la tête et vis Peter agenouillé devant moi, abordant un air des plus sérieux.

« Je me souviens de beaucoup de choses, » murmurai-je. « Il y avait tellement d'information que j'ai du mal à réaliser. »

Il me dévisagea, attendant que je poursuive.

Je soupirai avant de hocher la tête. « Il reste encore des pièces manquantes. »

« Tout te reviendra, j'en suis certain, » répondit-il doucement.

Mes yeux dévièrent sur le corps inanimé de Henry, allongé par très loin de moi et je ressentis un léger pincement au cœur. Alors comme cela Neal et Gold n'y étaient pas parvenus.

Bien que désormais, son nom ne soit plus Gold. Il était le Ténébreux. L'homme qui avait enlevé Belle loin de moi, la raison qui avait fait que je m'étais enfuie loin de mon monde pour retrouver ma mère dont je devais subir la perte.

Pourtant, je n'avais pas eu assez d'énergie pour lui en vouloir. Après tout, j'avais fait mon choix. J'avais choisi de m'enfuir plutôt que de faire face à mes problèmes. Je m'étais infligée cela toute seule.

Les yeux de Henry vacillèrent avant de s'ouvrir, puis il se redressa en position assise.

« Amy ? » Il avait l'air soulagé. « Je suis content de voir que tu vas bien ! »

« Moi ? » Interrogeai-je, incrédule. « C'est plutôt pour TOI que j'étais inquiète ! » Je me penchai vers lui avant de l'étreindre fermement.

Une fois que je l'eus relâché, je vis Henry nous toiser Peter et moi. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » Questionna-t-il.

« Tu t'es endormi, » répondit simplement Peter.

Je reniflai. « Ouais, comme il dit. »

Peter me regarda fixement avec un air d'avertissement quant à Henry, il sembla gêné.

« Ne t'inquiète pas, » le rassura Peter. « Il s'agissait seulement d'une petite sieste. La nuit vient tout juste de tomber. »

Vu le degré de sauvagerie des Garçons Perdus, je ne pensai pas que l'heure qu'il fasse importe réellement. Avec eux, c'était toujours l'heure de jouer.