Bonsoir tout le monde, après une trèèès longue absence, je poste enfin ! J'avais l'intention de poster bien avant, mais avec l'arriver du bac blanc ce n'était pas vraiment possible.

Avant j'aimerais répondre aux reviews anonymes, je sais que ça fait longtemps.

Andrea: Eh ben dis donc, merci beaucoup ! Et oui, on est malheureusement beaucoup à se plaindre du manque de fiction sur Peter Pan en français c'est pour cela que dés que j'aurais terminé la trilogie des Jewels of Neverland, je compte bien m'attaquer à d'autre fanfiction tout aussi génial ! Du moins, j'espère que vous serez encore en vie quand ça arrivera... à l'allure où je poste, c'est pas gagné x)

Agathe : Et oui, fut un temps où j'adorais Shugo Chara ! Encore merci pour ta review qui je dois dire m'a boosté à écrire la suite (la grosse feignasse). Par contre, il y a eut un petit bug qui a fait que je n'ai pas reçu le nom du site sur lequel tu veux être prévenue, retente ta chance en espaçant entre les mots, je crois savoir que Fanfiction n'autorise pas les échanges de site.

Vsf : Merci beaucoup d'avoir remarqué que je me démenais comme une folle pour trouver les bonnes tournures de phrases, ce chapitre m'a d'ailleurs donné du fil à retordre.

Voilà sur ces bonnes paroles, enjoy !


Chapitre 16 :

Je venais de perdre dix minutes à geindre sur le compte de ce salaud de Peter Pan. Et le pire, c'était que je n'avais toujours pas compris comment on avait fait pour en arriver là.

La seconde où j'avais aperçu Regina, qui se trouve être en réalité ma sœur, j'avais éprouvé l'immense besoin qu'elle me réconforte. Comme Belle le faisait auparavant. Comme il l'avait fait.

J'avais été une enfant terrifiée par le noir et il en avait profité pour obtenir ma confiance. Voilà tout.

Je rêvais plus que tout lui faire mal, le voir souffrir. Mais la vérité, c'était que je ne pouvais pas. Car quoique je fasse, il resterait un être mauvais, pervers, bâtard et sans cœur.

En résumé, toutes ces raisons qui m'avaient déprimé.

« Je suis désolée, » me suis-je excusée lorsque mes larmes cessèrent de couler. « Je suis vraiment désolée. Je n'arrive pas à croire que je me sois laissé aller de la sorte. Je ne fais jamais ça en temps normal. » Je fis une pause puis soupirai. « Du moins, pas avant que je n'atterrisse ici. »

« Tu n'as pas besoin de t'excuser, » m'intima Mary Margaret avec bienveillance. « Nous comprenons. »

« Écoute, Amy, » commença Emma en adoptant un air grave. « Je n'aime pas trop te demander ça alors que tu n'es pas en état, mais on a besoin de savoir comment se porte Henry. »

Regina qui n'avait pas encore pris la parole, mais qui gardait toujours ses bras réconfortant autour de moi sembla reprendre contenance à l'entente du prénom de son fils. Elle me regarda longuement dans l'attente d'une réponse.

« Il va bien, » leur assurai-je, en essuyant mes yeux humides. « Mais je pense qu'il a été un peu trop bien manipulé. Je dis ça parce que la dernière fois que je l'ai vu, il s'éclatait comme un fou. Mais là tout de suite, je ne sais absolument pas ce qu'il en est. »

« Super et qu'est-ce que tu suggères ? » Questionna Emma visiblement intéressée par mon avis.

Mes yeux survolèrent rapidement les environs. On se trouvait en ce moment dans une petite clairière qui selon moi ressemblait plus à un marécage sans eau l'herbe y était boueuse et humide.

À mon grand étonnement, j'aperçus au loin un sanglier sauvage. Et laissez-moi vous dire que je ne m'y attendais absolument pas. En dehors des oiseaux, je n'avais vu aucune autre espèce d'animaux. Était-ce ici que les Garçons Perdus chassaient leur viande ? S'il s'agissait réellement de leur source d'approvisionnement alors elle s'épuisait considérablement...

« Dites, ça dépend si vous préférez la pêche, » annonçai-je en indiquant l'animal. « Parce que, je viens de trouver un appât. »

Elles suivirent toutes mon regard et comprirent aussitôt ou je voulais en venir.

« C'est une bonne chose que nous possédons justement un filet, » déclara vivement Mary Margaret.

Les Garçons Perdus étaient vraiment d'un prévisible. Du moins, cette fois-ci.

En effet, nous sommes toutes les quatre partis nous cacher en surveillant de près le sanglier, qui, le museau dans le gazon flairait son prochain repas.

C'est ce moment que choisit un des Garçons Perdus pour s'avancer, lance à la main, prêt à attaquer la pauvre bête. Néanmoins, il était loin de se douter qu'en ce moment même Mary Margaret l'attendait cacher tout près. D'un parfait tir, la flèche qui se trouvait dans son carquois alla tout droit se planter dans sa cible. Le filet que nous avions mis en place un peu plus tôt tomba précisément sur le garçon et l'emprisonna.

Nous nous précipitâmes derechef sur lui et c'est là que je reconnus Dodger, le type qui m'avait empêché d'avertir Henry de la tromperie de Peter. Une vilaine égratignure lui barrait la joue. Ces garçons et leur foutus querelles absurdes.

« Toi ! » Nous nous écriâmes tous les deux en même temps.

« C'est toi qui as commencé en m'empêchant de sauver Henry ! » Ai-je rugis. Regina m'agrippa le bras pour me retenir de l'étrangler.

« Et toi, tu m'as foutu un coup dans- » il se tût et fronça les sourcils.

« Le vagin ? » suggérai-je d'un ton mielleux.

« Très drôle, » rétorqua-t-il sèchement. « J'arrive pas à croire que tu travailles pour eux ! Souhaitez-vous réellement déclarer la guerre à Pan ?! »

« Pan à déclaré lui-même cette guerre quand il a kidnappé mon fils, » siffla Emma en tendant elle aussi son bras devant moi pour m'empêcher de faire quelque chose de stupide.

Regina en profita pour relâcher sa prise sur moi et afficha un sourire doucereux. « Mais tout cela ne fait pas pour autant de toi notre ennemi. » Je haussai un sourcil, mais ne dis rien. J'avais le mauvais pressentiment qu'il ne se laisserait nullement duper, peu importe ce qu'elle s'apprêterait à faire. J'en étais même certaine. Mais voilà, il s'avérait qu'une fois de plus j'avais été beaucoup plus intelligente que ce gamin.

Regina tendit le bras et une barre au chocolat apparut au creux de sa main. Mon estomac réagit instantanément à la vue de la confiserie. Il fallait absolument que j'apprenne à faire ça...

« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il suspicieux en se remettant sur pied.

« Du chocolat, » répondit-elle innocemment. « J'ai pensé que tu apprécierais goûter quelque chose de sucré. »

« C'est sûr qu'à côté de ça, embrasser le cul de Peter doit être bien fade, » opinai-je en ricanant.

« Nous ne te ferons aucun mal, » ajouta calmement Emma après m'avoir lancé un regard amusé. « Nous exigeons simplement que tu délivres un message à Henry. »

« Et pourquoi vous aiderais-je ? » Demanda-t-il, rieur.

« Parce que toi aussi, tu avais une maison et une famille et que tu n'as cessé de croire qu'un jour, tu les retrouverais, » répondit-elle, cherchant n'importe quel prétexte pour le convaincre. « À présent que nous sommes ici, nous pouvons t'aider. Et pas seulement Henry, vous tous. Nous pouvons tous vous ramener chez vous. »

Il jeta une œillade à Regina qui en avait profité pour raccourcir la distance qui les séparait. Elle raffermit sa prise sur la barre chocolatée qu'elle lui tendit. Il s'empara de cette dernière avec précaution et la mena à son nez. J'éprouvai aussitôt l'envie de me moquer. S'il arrivait à sentir quoique ce soit à travers le papier d'emballage, j'admettrais être très impressionnée.

Il éclata d'un rire rauque avant de soudain balancer la confiserie à travers les bois. Emma sursauta légèrement et orienta la lame de son épée vers lui.

« Qu'est-ce que tu fous ?! » Criai-je incrédule. « Tu ne peux pas gâcher un aussi bon chocolat comme ça ! Espèce d'animal ! »

« Vous ne comprenez pas ?! » S'exclama-t-il en nous considérant toutes, enfin moi en particulier, comme si nous étions névrosées. « Je suis ici parce que je ne veux pas rentrer chez moi. Aucun de nous ne le souhaite. »

« Pan est un monstre, » spécifia sèchement Emma, ce qui m'arracha sans le vouloir une grimace. « Regarde ce qu'il t'a fait. » À l'aide de son épée, elle pointa l'entaille sur son visage.

« À vrai dire, je ne pense pas que ce soit lui qui lui ait infligé ça, » suis-je tranquillement intervenue tandis que Dodger pouffa de rire.

« En effet, ce n'est pas lui l'auteur, » dit-il en souriant. « C'est Henry. »

Pendant un instant, nous nous fixâmes toutes les unes les autres avec horreur. Cet adorable petit garçon auquel je m'étais confiée aurait fait une chose pareille ? Ça n'avait aucun sens.

« Je me suis absentée à peine deux petites heures et voilà ce que j'apprends ! » J'ai levé les mains en signe d'exaspération.

Sans crier gare, Emma immobilisa Dodger en le coinçant contre un arbre. Je ressentis une fulgurante charge d'émotion à son égard, un mélange de tendresse et d'orgueil.

« C'est trop tard ! » Cria l'autre pendant qu'Emma le secouait avec férocité. « Henry est un Garçon Perdu à présent ! »

« Tu mens ! » S'époumona-t-elle, furibonde. « Il ne peut pas avoir rejoint votre camp ! »

Ce gars devrait vraiment apprendre quand se la fermer. « Oh, vraiment ? Croyez-moi ou non si je vous dis que Henry est l'une des recrues les plus vicieuses que je n'ai jamais vues depuis bien longtemps ! » Ses yeux sortirent de leurs orbites au moment ou les mains d'Emma se refermèrent autour de sa gorge.

Mary Margaret empoigna vigoureusement le bras d'Emma pour qu'elle le libère. « Ne le laisse pas t'atteindre, » ordonna-t-elle fermement. « D'accord ? »

Je tapotai doucement le bras d'Emma et lui fis un sourire encouragent.

« Écartez-vous de là, » s'exclama soudainement Regina en nous bousculant pour pouvoir passer.

« Pourquoi ? » Demanda Mary Margaret, les sourcils froncés.

« Et bien, pour lui arracher le cœur ! » Assura-t-elle. « Ensuite, il fera exactement ce que nous lui dirons de faire. »

« Ce n'est pas ainsi que nous procédons ! » Insista furieusement la brune. « Nous trouverons un autre moyen pour récupérer Henry. »

« C'est peut-être notre seule chance, » ajoutai-je calmement.

Regina posa ses mains sur mes épaules en jubilant. « Vous voyez ? »

Mary Margaret ouvrit la bouche pour protester, mais je levai la main pour l'en empêcher.

« Écoute-moi jusqu'au bout, s'il te plaît, » commençai-je prudemment. « Ce n'est vraiment pas mon genre de contrôler ou de blesser les gens en général, même si ce sont des trouduc comme celui-là, crois-moi. Mais pour avoir passé un certain temps dans ce camp, laisse-moi te dire que c'est probablement la seule façon de procéder de manière 'correcte'. »

Mary Margaret ne sembla, pas le moins du monde, convaincu par mes dires.

« Qu'en pensez-vous, Emma ? » Demanda Regina en affichant un sourire goguenard. En dépit de notre lien fraternel, j'espérais que le fait d'être d'accord avec elle ne ferait pas de moi une minie Reine du Mal.

Au moins, je gardais la tête sur les épaules.

Les yeux d'Emma firent le va-et-vient entre nous trois d'un air songeur avant de déclarer finalement. « Je pense que nous devons parler à notre fils. »

Il n'en fallut pas plus pour que le sourire de Regina s'élargisse.

« Cache ta joie, surtout, » déclarais-je sarcastique.

Je vis Mary Margaret désapprouver notre attitude puis Emma l'entourer de ses bras et l'éloigner le plus possible de nous. J'ai fait de mon mieux pour ne pas prêter attention à ses cris angoissés. Je comprenais parfaitement ce qu'elle devait ressentir, mais il s'agissait là de notre unique chance.

« Alors, petite sœur, » commença Regina tandis que nous nous dirigions vers Dodger. « Prête pour apprendre à arracher des cœurs ? »

« Je ne suis pas très douée pour la magie, » ne pus-je m'empêcher de rétorquer mollement, un poids lourd dans l'estomac.

« Fais-moi confiance. Il suffit juste que tu t'approches de lui et que tu le prennes. »

Elle haussa les épaules et remonta légèrement ses manches. « Je t'apprendrais un jour. »

« Ouais, » répondis-je doucement, sachant très bien que jamais je n'arracherais le cœur d'une personne contre sa volonté.

En un instant, elle plongea la main dans la poitrine du garçon et un cri déchirant transperça l'air, me faisant sursauter. Et avant qu'elle ne la retire, mes yeux papillotèrent et mes jambes cédèrent sous mon poids.

Ce fut ainsi qu'une fois de plus, je perdis connaissance. Je n'aurais rêvé meilleure circonstance.


« Améthyste ! » Cora me souleva de terre. « Qu'est-ce que tu as fait ? »

« Je n'ai rien fait, » me suis-je écriée, me sommant de ne surtout pas pleurer quoi qu'il advienne.

Après tout comment aurais-je pu deviner que ce chapeau nous ferait traverser un portail. « C'est le chapeau qui l'a fait ! »

Elle me dévisagea, les nerfs à vif, avant d'examiner minutieusement l'objet sous toutes ses coutures. Ce dernier semblait aussi ordinaire que lorsque je l'avais confectionné avec Jefferson. Je jetai un œil autour de nous. Nous nous trouvions quelque part au milieu d'une forêt quand soudain, une mélodie familière s'éleva au loin. Une mélodie que je n'avais pas ouïe depuis très longtemps.

« Peter ! » ai-je pleurniché toute excitée avant de rassembler les pans de ma robe bouffante et de me précipiter jusqu'à l'origine de la musique, sans me soucier que ma mère me suive à la trace.

C'est là que je l'aperçu qui jouait de la flûte pour un groupe de garçons surexcités. Il était en petit nombre cette fois et tous portés des vêtements plutôt extravagants.

« Peter ! » ai-je clamé avec enthousiasme en me rapprochant de lui.

Il se retourna et ses yeux s'écarquillèrent de stupéfaction. « Amy ? » Demanda-t-il, incrédule. Je me jetai sur lui et mes bras enserrèrent étroitement sa taille.

« Où est-ce que t'étais passé ?! » a-t-il exigé à la fois soulagé et irrité. « Cela fait des années que je te cherche partout. Et comment se fait-il que tu sois encore une enfant ! »

« Elle était avec moi, bien entendu, » ai-je entendu ma mère déclarer. Je libérai mon ami pour mieux la dévisager. Ses traits étaient imperturbables.

« Mère, » ai-je bafouillé. « Je te présente- »

« Je sais qui il est, » m'a-t-elle coupé d'un ton revêche qui me fit tressaillir. « J'ai entendu bien des histoires sur ton compte, Joueur de Flûte. »

Ses yeux ont survolé la place avec une certaine aversion pendant que les garçons se trouvant à proximité de nous hurlaient et dansaient autour d'un immense feu de joie. À un moment, j'aperçus même l'un d'eux, un grand blond un peu en retrait avec une balafre sur le visage, nous jeter discrètement des regards. Il était vêtu de la même façon que Peter.

Mes yeux se posèrent sur ce dernier qui arborait un sourire si malveillant qu'il détonnait considérablement avec la douceur de sa paume sur mon épaule.

« Ravi d'obtenir enfin une certaine reconnaissance, » répondit-il dédaigneux.

« Où sommes-nous ? » Demandai-je à Peter afin qu'il cesse un instant de provoquer ma mère. Je ne voulais pas qu'elle finisse par lui faire du mal. Elle trouvait toujours le moyen de blesser les gens. « Suis-je de retour à la maison ? »

Il secoua la tête. « Non, tu es dans un domaine différent. La Terre. »

« Alors c'était vrai, » ajouta ma mère avec indifférence. « Tu peux voyager entre les différents mondes. »

Il arqua un sourcil. « Bien sûr que je peux. »

Elle opina, satisfaite. « Bien. Dans ce cas, je suis prête à passer un marché avec toi, Pan. »

« Maintenant ? » objecta ce dernier, considérant un instant son initiative avant de refuser. « C'est vraiment dommage, mais je ne suis, pas le moins du monde, intéressé. »

La main de ma mère fendit l'air presque paresseusement.

« Ne lui fais pas de mal ! » Ai-je hurlé en faisant barrière à l'aide de mon petit corps.

Mais rien ne se produisit. Interloquée, elle contempla sa main visiblement confuse.

Puis soudain, Peter éclata d'un rire sans joie. « Je suis surpris que tu n'aies pas encore compris que la magie n'a pas sa place dans ce monde. » L'hostilité se dessina sur son visage. « Mettons les choses au clair, Cora. Il t'est souvent arrivé de gagner, mais pas contre moi. »

« Peter, » soufflai-je d'une voix tremblante. « Tu me fais peur. »

« Ne t'inquiète pas, Amy, » répondit-il sans quitter ma mère des yeux. « Ta mère et moi discutons seulement. »

Cora lui jeta un regard polaire. « Bien. Comme tu voudras. Améthyste, nous y allons. »

« Où ça ? » Ai-je lancé, penaude.

« Nous trouverons bien un endroit où vivre, » répondit-elle simplement. « Allons-y. »

Elle s'éloigna d'une démarche vaporeuse et faillit trébucher sur sa robe.

Mon regard hésitant rencontra celui de Peter qui se contenta d'un hochement de la tête.

« Vas-y, » lâcha-t-il sans se départir de son sourire malicieux et de suivre ma mère des yeux. « Je viendrais te rendre visite demain soir. »

Je plissai les yeux. « Promis ? »

« Promis. »

J'ai emboîté le pas à Cora et nous avons marché à travers le bois. Après des heures à errer sans but précis et une belle frayeur au passage des voitures et des ruelles, nous sommes finalement parvenues à trouver un endroit où séjourner. Le personnel qui y travaillait a toutefois tenu à préciser que ce genre d'endroit porter le nom de 'hôtel'.

Heureusement, il me restait quelques pièces d'or dans ma petite besace que je gardais toujours attachée autour de la taille. De plus, je conservais le joyau améthyste que Peter m'avait un jour offert il y a des années de cela. Toutefois, j'avais l'impression que cela s'était passé la veille.

Au départ, l'homme aux vêtements bizarres de la réception avait eut un mal fou à croire qu'il s'agissait d'or véritable. Mais après avoir fait appel à des professionnels pour qu'il l'examine, il nous a finalement installées dans la plus belle, mais aussi la plus étrange des chambres.

Durant les deux nuits qui suivirent, je n'avais cessé de faire des cauchemars sur Wonderland. Tout le temps que j'avais passé là-bas m'avait rendue hagarde. Je revivais chacun des jours dans mes songes. Par moment même, je rêvais de choses horribles qui finissaient heureusement toujours par s'effacer de mon esprit.

Et jusqu'à présent, j'avais revu maintes et maintes fois, ma mère arracher des cœurs et couper des têtes dans mes cauchemars. Et chaque fois, je m'étais réveillée en larme. Deux de ces fois-là, Peter avait été à mes côtés pour me calmer et me jouer une berceuse avec sa flûte et tout de suite après, je retombai dans un sommeil profond.

Puis un matin, le troisième jour, ma mère était rentrée accompagné d'un étranger, le cœur de ce dernier entre ses mains. Elle m'avait présenté à ce dénommé Paul.

Juste avant qu'elle n'efface mes souvenirs et m'abandonne pour toujours.


« Shh, je crois qu'elle se réveille ! »

Je clignai des yeux et découvris Emma, Regina et Mary Margaret penchaient au-dessus de moi.

« C'était un autre flashback ? » questionna Regina tandis qu'elle et Emma m'aidaient à me remettre debout.

« Ouais, » répondis-je, les yeux mi-clos. Dorénavant, je me souvenais de tout. Petit à petit, certains éléments de mon enfance affluèrent mon esprit c'est ainsi que je vis mes moments passés en compagnie de Belle et toutes ces années perdues à Wonderland.

Toutefois, quelques détails m'intriguaient. Comment ma mère avait-elle fait pour contrôler le cœur de Paul et effacer mes souvenirs sans magie ?

Malheureusement, le seul moyen pour moi d'obtenir des réponses restait Peter.

« Que c'est-il passé ? » demanda à son tour Mary Margaret, soucieuse.

« Peu importe, » rétorquai-je avec l'intention de changer de sujet. « Où est Dodger ? »

Elles échangèrent un long regard qui me donna envie de lever les yeux au ciel.

« Nous l'avons renvoyé au camp, » expliqua Regina. Elle me tendit ce qui ressemblait à un petit miroir. « Grâce à cela, nous serons en mesure de communiquer avec Henry. »

« Bien, » répondis-je avec un petit sourire.

Mon regard fut attiré par ce qu'elle tenait entre les mains. Le cœur de Dodger. Je luttai intérieurement pour ne pas paraître écœurée. Que faire si Peter l'arrête avant qu'il parvienne jusqu'à Henry ? Et savait-il où ma mère s'était réfugiée tout ce temps et comment elle s'y était prise pour user de magie ?

Il fallait absolument que je connaisse le fin mot de cette histoire si je voulais continuer à vivre en paix. Ce qui signifiait que non seulement, je devais convoquer la progéniture de Satan et tout faire pour le distraire, mais en plus, il fallait que je le supplie de me parler de ma mère.

Je devais secrètement avoir des envies suicidaires, car un truc me disait que tout ça se finirait mal pour moi.

« J'ai besoin d'aller au petit coin, » annonçais-je. « Je fais vite. »

Avant qu'elles n'aient eut le temps dire quoique soit j'étais déjà loin. Espérons juste qu'elles m'aient cru parce que j'avais, sans mentir, une réelle envie pressante.

J'eus tout de même le temps d'entrapercevoir un soupçon de méfiance se dessiner sur le visage d'Emma. Cette femme devait être une experte dans le domaine des prétextes pourris et des ruses à deux balles.

Lorsque je considérai être assez loin, je m'arrêtai et fis un tour d'horizon. Pour être honnête, j'étais relativement surprise qu'il ne se soit pas déjà manifesté. Il devait être occupé. Je serrai les dents. Mieux valait qu'il ne soit justement pas occupé avec Henry.

« À nous deux, petit monstre, » lançai-je en scannant les environs. « Sors de là. »

Au mépris de mon ton rageur, j'étais en réalité terrifiée. Respirer devenait un vrai combat. Je n'avais vraiment pas envie de le voir.

Néanmoins...

« Allez ! » m'écriai-je pas trop fort non plus. La dernière chose que je désirais, c'était voir débarquer les Trois Mousquetaires.

Je prêtai l'oreille au faible gazouillis des oisillons et à la douce brise du vent contre les arbres, mais à cela de près la forêt s'avéra être très calme.

« Où es-tu ?! » Frustrée, je ramassai une pierre au sol et en me retournant la jetai avec autant de vigueur que possible.

Jusqu'à ce que Peter l'attrape d'un geste vif. J'en eu le souffle coupé et couvrit ma bouche pour étouffer un cri. Ce gars possédait d'incroyables réflexes et une discrétion inégalable.

« Tu ne peux pas dire bonjour comme toute personne normale ?! » m'exclamai-je en prenant une profonde inspiration pour calmer mon rythme cardiaque.

Il arqua un sourcil, affichant un air profondément ennuyé. « J'ai bien mieux à faire que de répondre à chacun de tes appels, tu sais. »

Je plissai les yeux. « Oh, ça, je n'en doute pas. Planifier des kidnappings et séquestrer des gens dans des cages doit vraiment être éprouvant. » Je croisai les bras dans le but de masquer mes mains tremblantes. « Sans parler de laisser un Garçon Perdu me battre à mort à coups de bâton ! »

Il souri et jeta le caillou dans ma direction, que je feignis d'attraper. « En réalité, Rufio a décidé cela de lui-même. Et avant que j'oublie, très beau coquard. »

Je réprimai un gloussement.

Il secoua la tête, les coins de sa bouche se contractèrent légèrement.

Puis, il commença à s'approcher de moi. « Alors comme ça, on se sauve pendant que j'ai le dos tourné ? » Il s'arrêta face à moi. « Amy, que vais-je faire de toi ? »

Sa main se rapprocha de moi, mais je la frappai avant qu'elle ne me touche. « Je suis toujours fâché contre toi, je te signale. »

Il soupira, l'air las. « Tu sais, je commence à en avoir marre de ce jeu. »

Je levai les yeux au ciel. Pauvre bébé. « Lequel ? » demandai-je sarcastique.

« Celui dans lequel tu prétends me détester, » répondit-il en prenant soin d'afficher son éternel sourire sadique. « Comme quand tu as accouru tout droit dans les bras de ta sœur pour lui dire à quel point je t'avais blessé, ou alors tes tentatives ratées de vengeance. »

« Arrête de m'espionner ! » vociférai-je, soudain très embarrassée. C'était la deuxième fois qu'il me surprenait à pleurer sur son compte, peut-être même se sentait-il fier. Ma souffrance lui faisait avoir le dessus sur moi en permanence.

Je fis un pas en arrière. « Tu sais quoi ? Oublie que je t'ai appelé. Je n'ai plus besoin de toi. » Je fis demi-tour pour m'éloigner, mais il m'attrapa aussitôt et me serra dans ses bras.

« Penses-tu honnêtement qu'ils arriveront à prendre soin de toi ? » lâcha-t-il négligemment en frottant sa tête contre mon cou.

« Je suis encore en vie, pas vrai ? » rétorquai-je le souffle court, rassemblant toute la volonté nécessaire pour essayer de le repousser.

« Tu l'es, » admit-il en bougeant ses lèvres contre mon menton. « Du moins, physiquement. »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » J'agrippai ses épaules pour éviter de tomber.

Mes jambes commençaient à me faire défaut. En réalité, c'était le cas de tous mes membres.

Il se déplaça de sorte que ses lèvres ne soit plus qu'à quelques centimètres des miennes. « Tu à l'air en vie de l'extérieur, mais tous les deux, on sait bien que sans moi, tu te sens... » Il fit mine de méditer un moment afin de déterminer le mot exact. « Perdue ? »

« Non, » marmonnai-je, incapable de trouver meilleure répartie.

Il laissa échapper un rire rauque qui me fit frissonner.

« Tu as froid ? » questionna-t-il sournoisement.

J'ouvris la bouche pour répliquer, mais ses lèvres m'en empêchèrent. Oh non, non, non ! Ça ne se passera pas comme ça. Pas après tout ce qu'il m'avait fait subir. Je n'allais pas le laisser m'embrasser et sûrement pas l'embrasser en retour !

Oh et puis merde. Je lui rendis son baiser et en appréciai chaque instant.

Cependant, cela ne dura pas très longtemps. Une minute tout au plus, après que j'y ai mis un terme. J'avais tout de même besoin de garder une certaine prestance.

« Reviens, » murmura-t-il en laissant ses doigts remonter le long de ma colonne vertébrale. « Tu seras toujours en sécurité auprès de moi. »

Je me dérobai de son emprise et secouai la tête. « Je ne peux pas. »

Son expression s'assombrit tout à coup et devint hostile. Il plissa les yeux. « Très bien. De toute façon, tu finiras par revenir en rampant et tu me suppliera de te reprendre. »

Et sur ces belles paroles, il s'évapora.

Je lançai un regard à l'endroit où il se tenait quelques secondes auparavant, prise d'une sensation d'engourdissement. J'avais pris la bonne décision en aidant ma sœur à récupérer son fils des mains de quelqu'un qui lui voulait du mal.

Alors pourquoi je me sentais si vide ?


Avant que j'oublie, je traduis toutes vos review à l'auteure pour qu'elle en profite aussi ! Alors n'hésitez pas à commenter ça lui fait plaisir de savoir que sa fiction est lue dans une autre langue.