Après une trèèès longue absence, je poste enfin le chapitre 17. J'ai eu beaucoup de mal avec ce chapitre et je tiens à vous dire maintenant que Peter n'apparaîtra pas.
Je suis aussi en période de révision pour le bac donc mes postes seront aléatoires. Sur ce, ENJOY !
Chapitre 17 :
Après que Peter m'abandonne seule et amorphe au milieu de la forêt, je décidai de faire demi-tour retrouver Emma, Regina et Mary Margaret.
« Où t'étais passée ? » me héla Emma à peine venais-je de mettre un pied dans la clairière.
« Tu as manqué Henry de peu, » m'informa Mary Margaret avec un sourire éclatant. « Il se porte bien ! »
Je lui rendis son sourire en prenant soin d'esquiver la question d'Emma. « C'est cool ! Ça signifie qu'il n'est pas encore devenu un de ces décérébrés maniaques des pantalons trop étroits. »
« Non, en effet, » assura Regina en nous dépassant. « Mais si nous ne continuons pas d'avancer, ce que nous redoutons tant pourrait finir par se produire. »
Nous hochâmes toutes la tête en chœur et nous mirent aussitôt en route, coupant à travers les arbres et enjambant la vaste végétation au milieu du chemin.
Emma me retint par l'épaule et me fit signe de rester derrière. Ce que j'acceptai à contrecœur.
« Okay, on sait très bien toutes les deux que tu n'es pas allée au petit coin comme tu l'as prétendu, » me chuchota-t-elle alors que nous avancions. « Qu'est-ce que tu faisais ? »
J'aspectai le sol mal à l'aise avec la ferme intention de ne pas lui répondre.
Elle soupira. « Amy, tu es partie pendant près de vingt minutes. »
« J'aurais pu avoir une très grosse envie, » me défendis-je, têtue.
« Tu aurais pu, » consentit-elle. « Si Pan ne s'était pas comme par hasard volatilisé du camp au moment où on communiqué avec Henry, et qu'il y soit revenu pile à l'instant où tu es réapparue. »
« Coïncidence ? » suggérai-je, prudemment. Son regard significatif me contraint à rendre les armes.
En relevant la tête, j'aperçus Mary Margaret et Regina loin devant nous.
« Écoute, » commençai-je en abaissant considérablement la voix au cas où. « J'apprécie vraiment tout ce que vous avez fait pour moi, plus que tu ne le penses. Seulement, tu dois savoir que je ne m'oppose pas à vous. Si je vous aide à récupérer Henry, c'est parce que je tiens réellement à ce qu'il vous retrouve. »
Elle hocha la tête. « D'accord. Mais si je constate une bizarrerie qui me prouve que tu agis contre nous, je n'aurais d'autre choix que de te ligoter et t'abandonner derrière. »
« Hé ! » contestai-je. « Si je n'avais pas été là, il vous aurait probablement vu en train de parler à Henry. »
« Maintenant que tu en parles, comment t'y es-tu prise au juste pour le distraire ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil.
« Plus de questions, » ordonnai-je, sentant la chaleur envahir mon visage. « Nous devons sauver mon neveu, tu te souviens ? »
Elle afficha un mince sourire et tapota mon épaule. « Bien. »
Nous marchions en silence quand Mary Margaret se retourna et nous rejoignit en quelques enjambées.
« Je suis désolée d'avoir douté tout à l'heure, » dit-elle en nous regardant toutes les deux. « C'est juste que je sais combien il est facile de céder aux ténèbres. » Elle secoua la tête. « Je ne veux pas que vous- »
« Cela n'arrivera pas, » intervint Regina, l'air passablement ennuyé. « C'est moi qui me charge de ce genre de chose. C'est pourquoi je suis là. Une famille heureuse. »
« La plus heureuse, » ajoutai-je dans un rire léger.
Soudain, un bruissement parmi les arbres nous signala que quelque chose se rapprochait. La famille heureuse activa aussitôt son mode combat. Emma trancha l'air avec son épée, Mary Margaret se saisit de son arc d'une main experte prête à s'en servir et Regina fit apparaître une boule de feu dans sa paume droite. Le mieux que je pouvais faire en cet instant était de rester caché derrière elle et de penser à me dégoter une arme d'urgence. Dommage que mon bout de bois ait rendu l'âme si vite.
« Tout doux ! » s'écria une voix familière que je reconnus appartenant à David. Lui et Crochet surgirent à travers les plantes sauvages. « Ce n'est que nous. »
Tout le monde se détendit. Je tendis la main en guise de salutation, mais David l'ignora et couru tout droit prendre Mary Margaret dans ses bras jusqu'à l'en étouffer. Il l'embrassa avec tant d'amour et de fougue que je ressentis un soupçon de jalousie s'insinuer en moi.
Ainsi qu'une pointe de dégoût.
« Crochet ! » accueillis-je le pirate armé de mon plus beau sourire.
« Miss Amy, » rétorqua-t-il avec un petit signe de tête. « Vous avez l'air en forme. »
Je haussai les épaules. « Et bien, je ne suis pas encore morte. »
« En effet, » approuva-t-il.
« Où est le Sextant ? » questionna Regina, visiblement toute aussi dégoûtée par les retrouvailles du couple.
Le pirate soupira. « J'ai bien peur que Pan ait mis la main dessus avant nous. »
Emma et Regina soupirèrent à leur tour.
« Le quoi ? » demandai-je totalement à côté de la plaque.
« Laisse tomber, ça n'a plus aucune importance de toute façon, » déclara ma sœur en levant les yeux au ciel.
Nous nous retournâmes tous vers Mary Margaret. Elle et son Prince Charmant venaient enfin de se séparer.
« Je suis loin de me plaindre, mais qu'est-ce que- » Il la coupa en l'embrassant de nouveau.
« Ouais et ben moi, je me plains, » lâcha Emma, embarrassée.
« Sur ce point, on est tous d'accord, » répliquai-je en frissonnant.
« Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un autre charme du sommeil, » ajouta Regina.
Je clignai des yeux. « Waouh. Et ben, j'espère ne jamais me retrouver dans tes mauvaises grâces, sœurette. »
Elle ria. « Je l'espère aussi. »
« Crochet, » lança David, qui devait manquer d'air. « M'a sauvé la vie. »
« Tu es sûr que tu veux leur dire, camarade ? » demanda Crochet, mal à l'aise.
David l'observa un instant de plus avant de continuer. « Dans notre périple, les Garçons Perdus nous ont tendu une embuscade. Nous étions coincés et en infériorité numérique, mais Crochet à risqué sa vie pour m'empêcher d'être touché par une flèche empoisonnée. » Il s'éloigna de Mary Margaret qui arborée un air ahuri.
« Sans Crochet, je serais mort. » Il s'arrêta devant ce dernier. « Ta flasque, s'il te plaît. »
Crochet sortit la dite flasque et la lui remit.
« Je pense qu'il mérite un peu de reconnaissance, » nous déclara-t-il en souriant.
Le capitaine hocha la tête, de plus en plus embarrassé. « Merci. »
David but une gorgée du liquide contenue dedans et la passa à sa femme qui la leva en signe. « Pour Crochet. » Elle but à son tour une gorgée et la tendit à Regina.
« Je n'aime pas le rhum, » contesta-t-elle d'un ton ferme.
« Pour Crochet, » ajoutai-je rapidement. « Même si je ne bois pas. »
Emma s'empara de la flasque à notre place. « Pour Crochet. »
Je suivis Regina, David et Mary Margaret en laissant Emma et Crochet derrière, me demandant ce qu'ils pouvaient bien se dire.
« Et maintenant ? » demandai-je curieuse.
« Je suppose que nous allons attendre de connaître la prochaine étape, » s'exclama Mary Margaret dans un haussement d'épaule.
« Eh bien, d'accord, alors, » répondis-je en m'asseyant par terre. J'étais exténuée. « Ça dérange si je fais une petite sieste ? »
« Vas-y, » m'encouragea Regina. « Repose-toi pendant que tu le peux encore. »
Je lui souris. « Merci. »
Je me recroquevillai aussi confortablement que je le pouvais ; mon corps était endolori à force d'épuisement. Et une fois mes paupières closes, je plongeai dans un sommeil sans rêve.
« Amy, debout. Nous devons partir. »
Je clignai plusieurs fois des yeux pour reprendre mes esprits. En les levants, je tombai nez à nez sur Emma penchée au-dessus de moi. Les traits de son visage reflétaient une très grande inquiétude.
« Où ça ? » interrogeai-je, en étouffant un bâillement.
« Sauver le père de Henry, » m'expliqua-t-elle.
« Vous ne vous êtes pas dit qu'elle préférerait sûrement venir avec moi ? » entendis-je demander Regina, sarcastique. Avec un gros effort pour me remettre sur pied, je dévisageai le reste du groupe.
« Le père de Henry ? » répétai-je lentement. « Vous voulez parler de Neal ? »
« Attends, tu l'as vu ? » questionna David, surpris.
J'opinai. « Ouais ! Il était enfermé dans une cage. J'ai dû jouer à la piñata pour essayer de l'en sortir. »
« Pourquoi tu n'as rien dit ? » exigea Emma, la voix brisée.
« Parce que je pensais que vous saviez qu'il avait été capturé ! » rétorquai-je bêtement. « Je suis désolée ! »
« Nous pensions qu'il était mort, » déclara doucement Mary Margaret.
Mes yeux s'écarquillèrent. « Oh. »
Regina soupira. « Pardon de vous interrompre, mais moi, je compte retrouver mon fils. » Elle se tourna vers moi. « Tu viens avec moi ou tu préfères les suivre ? »
J'hésitai un instant. « J'ai dû laisser Neal derrière moi une fois. Je ne le referais pas à nouveau. Je te rattrape dés que je me serais assurée qu'il va bien, d'accord ? »
Elle sembla irritée, mais se reprit très vite. « Très bien, » lâcha-t-elle froidement. « Faites moi savoir quand vous aurez fini de perdre votre temps. » Elle se retourna et partie sans un mot de plus.
« Elle m'en veut ? » demandai-je en me sentant coupable.
« Elle s'en remettra, » répliqua fermement Emma. « Allons-y. »
C'est ainsi que débuta notre mission sauvetage.
« Au fait, comment vous avez découvert qu'il était vivant ? » questionnai-je, curieuse.
« Pan, » déclara fermement Crochet en écartant une branche pour me laisser passer.
« Évidemment, » murmurai-je. Au moins, je n'étais pas la seule avec qui il jouait.
Nous marchâmes une heure durant laquelle nous suivîmes les traces sur le sol jusqu'à atteindre l'entrée d'une grotte sinistre.
« Les traces s'arrêtent ici, » déclara Mary Margaret. « Ça doit être là qu'ils retiennent Neal. »
« Si cette grotte est censée être une prison, pourquoi n'y a-t-il personne à l'entrée ? » questionna David.
« Tout simplement parce que cette grotte n'a pas besoin d'être gardée, » répondit Crochet en avançant plus près. « La Grotte de l'Écho. »
« Tu la connais ? » interrogea Mary Margaret.
« Que trop bien. » Il se retourna vers nous. « J'ai perdu la moitié de mon équipage à l'intérieur de ces murs de pierre. La seule façon de sauver une personne est de révéler un secret. »
« Un secret ? » intervint Mary Margaret, en arquant un sourcil. « C'est tout ? »
« Votre secret le plus sombre, » expliqua le pirate. « La Grotte de l'Écho tient son nom d'un vieux dicton, 'Au plus profond du mensonge, la vérité se révélera sous la forme d'un écho.' La grotte exige que vous révéliez une vérité sur vous. Un secret que vous n'auriez jamais dit à personne. »
« C'est ridicule, » siffla Emma, faisant écho à mes pensées.
« Ne blâme pas celui qui délivre le message, chérie, » répondit Crochet.
« Et même si on vide notre sac, comment on saura que Neal est toujours vivant là-dedans ? » exigea Emma. « Pan aurait pu tout aussi bien le tuer après qu'Amy l'a vu. »
« Parce que c'est ce qu'il veut, » répondit calmement Crochet. « Il veut que nous le sauvions. »
« Mais pourquoi ? » demanda David, interloqué par le fait que leur ennemi les aide.
« Il veut faire en sorte que nous révélions nos secrets, » répondis-je, des picotements dans les jambes. « Il pense que ça nous détruira. »
Crochet hocha la tête. « Exactement. »
« Eh bien, ça promet d'être une expérience embarrassante pour nous tous, » lâchai-je gaiement. « Allez, finissons-en le plus vite. »
Ils acquiescèrent et entrèrent chacun leur tour dans la grotte.
L'intérieur était très sombre et immense. Au milieu, un gigantesque gouffre. Nous nous trouvions aux abords de ce dernier du côté de l'entrée alors que sur l'autre parcelle se trouvait une cage.
« C'est bien la cage de Neal ! » m'écriai-je, ma voix résonnant dans toute la grotte.
« Emma ?! » Celle de Neal se répercuta également sur les parois de pierre.
« Neal, » murmura Emma.
Mary Margaret observa la cage avec incrédulité. « Elle doit se trouver à au moins trente mètres de nous. »
David jeta un œil en bas du gouffre. « Même si on fabrique une corde, on aurait rien pour l'attacher. » Il soupira. « Et pas moyens de l'utiliser pour se balancer. »
« Donc, qu'est-ce qu'on fait ? » demanda Emma, le regard vague.
« Je vous ai expliqué ce qu'il fallait faire, » rétorqua sombrement Crochet. « Considérez cela comme votre minute de vérité. Et je parle littéralement. » Il nous regarda un par un. « Alors, qui veut commencer ? »
« Attends, sérieusement ? » lâcha Emma en lançant un regard circulaire. « L'un d'entre nous dévoile son secret et il nous pousse des ailes ? »
« Ce sera tout un spectacle, » lançai-je, en nous imaginant en train de voler dans toute la grotte comme des oiseaux maladroits.
« Je n'en ai aucune idée, » admit Crochet. « C'est tout ce qu'on m'a dit. »
« Et comment tu peux être sûr que ça marchera ? » souligna David.
Crochet s'avança pour regarder dans les profondeurs de l'abîme avant de soupirer. « Je suppose qu'il n'y a qu'une manière de le savoir. » Il lâcha un second soupire avant d'avouer. « J'ai embrassé Emma. »
Mes yeux s'écarquillèrent. « Voilà qui complique les choses. »
Emma leva les yeux au ciel à la fois exaspérée et embarrassée.
« Tu as fait quoi ?! » cria furieusement David.
« David, » intervint prudemment Mary Margaret. « Ce n'est pas le moment. »
« Tu te comportes comme son père, » dis-je en gloussant.
« Je suis son père, » répondit-il sans m'accorder un regard.
J'agrippai Mary Margaret et lui jetai un regard interrogateur ; elle hocha la tête tristement.
Je clignai des yeux. « Sérieusement ? »
Emma était donc la fille de Blanche Neige et du Prince Charmant, mais ils semblaient avoir tous les trois le même âge. Alors que de mon côté, j'avais une sœur Méchante Reine du Mal qui se trouvait être aussi la pire ennemie de Blanche Neige. Cet endroit commençait à devenir de plus en plus bizarre...
« Je l'ai déjà dit à Mary Margaret, » avoua Emma. « Donc techniquement, ce n'est plus un secret. Mais c'était juste un baiser. Comment cela peut-il être ton pire secret ? »
« Aïe, » murmurai-je.
« C'est ce qu'il y a derrière ce baiser, » révéla-t-il sans rompre le contact visuel. « Mon secret, c'est que jamais je n'aurais imaginé oublier mon premier amour. Ma Milah. Jamais je n'aurais imaginé retrouver quelqu'un. Jusqu'à ce que je te rencontre. »
Je vis l'expression d'Emma s'adoucir. Puis soudain, un grondement retentit et la terre trembla, nous faisant tous tressaillir. À l'emplacement de la cage de Neal s'était formé un début de pont en pierre.
« Je pense avoir deviné comment ça fonctionne, » dis-je en les dévisageant, les yeux toujours écarquillés.
« À mon tour, » déclara Mary Margaret en coupant David dans son élan.
« Depuis que la malédiction a été brisée, depuis que nous nous sommes retrouvés, que nous avons retrouvé Emma, alors que c'était un tel bonheur, il y a une chose que je n'ai jamais voulu admettre. Notre fille est belle, intelligente, c'est une femme étonnante que j'aime de tout mon cœur et dont je ne pourrais être plus fière. » Elle s'arrêta pour regarder Emma d'un air chagriné. « Mais elle a grandi. Et j'ai beau prétendre que cela m'est égal, ce n'est pas vrai. On est passé à côté de quelque chose, David ! » « Ce que nous partageons avec elle est unique, » poursuivit-elle. « Mais ce n'est pas ce que je voulais. On est passé à côté de tout. Ses premiers pas, son premier mot, son premier sourire. On ne l'a pas vu grandir ! »
Mon cœur se serra à la vue de cette famille. Jamais je n'aurais pu deviner qu'ils étaient tous les deux ses parents. Maintenant que je le savais, je me sentais encore plus désolée pour eux comme jamais je ne l'ai été dans toute ma vie.
« Où est-ce que tu veux en venir ? » demanda doucement David.
« Lorsque nous quitterons cette île, » commença-t-elle en nous regardant afin de trouver le courage nécessaire pour continuer. « Lorsque nous reviendrons à Storybrooke, je veux tout recommencer. Je veux avoir un autre bébé. »
Le sol trembla rudement et le pont s'allongea. D'ici, je pouvais voir qu'il ne restait plus que la moitié.
« Il n'y a rien au monde qui ne pourrait me rendre plus heureux, » souris David. « Et je sais de tout mon cœur que tu ferais une mère incroyable. »
Cette dernière afficha un sourire plein d'espoir.
« Mais cela n'arrivera jamais, » ajouta-t-il bouleversé. « Du moins, pas avec moi. »
« Pourquoi est-ce que tu dis ça ? » intervins-je, en faisant le va-et-vient entre eux.
Crochet mit sa main sur mon épaule. « Tout doux. Contente-toi d'écouter. »
Stupéfaite, j'aperçus des larmes couler sur le visage de David. « Quand Crochet et moi sommes partis à la recherche du Sextant, en réalité, nous cherchions un remède. »
« Un remède pourquoi ? » rétorqua vivement la brune.
« L'ombrêve, » murmura-t-il. Je supposai qu'il s'agissait d'une sorte de poison.
« Les Garçons Perdus, » commença-t-elle furieuse. « La flèche- tu m'as poussé pour que je l'évite. »
« Je n'ai pas été assez rapide, » admit-il. « Elle m'a touché. Crochet à trouver un antidote, mais il y avait un prix. Je ne peux pas quitter Neverland. Si j'essaye, je mourrai. »
Elle le dévisagea avec étonnement. Le bruit désormais familier et assourdissant du pont résonna dans toute la grotte. Un autre morceau venait de se créer. Encore un peu et nous pourrons le traverser.
La tension était à présent si palpable que même une tronçonneuse n'aurait pas réussit à en venir à bout.
« Allez, ma jolie, » me pressa doucement Crochet. Ah oui, mon tour était venu.
Je mordillai ma lèvre inférieure, pensive avant d'acquiescer.
« Depuis l'instant où mes souvenirs passés au Pays des Merveilles avec ma mère m'ont étés restitués, je suis terrifiée à l'idée de rester seule. »
Nous attendîmes, mais rien ne se produisit.
« Pourquoi ça ne marche pas ? » demandai-je, frustrée.
« Parce qu'il ne s'agit pas de ton secret le plus sombre, » expliqua doucement Mary Margaret.
J'arquai un sourcil, confuse. « Qu'est-ce que- »
Puis, je compris.
« Non ! »
J'essayai de m'échapper, mais Crochet jeta ses bras autour de moi et m'agrippa fermement. Je sentis la pointe de son crochet me rentrer dans les côtes.
« Nous avons tous joué le jeu, chérie, » insista-t-il en me tenant plus fermement tandis que je me débattais comme une folle. « Et maintenant, c'est ton tour. »
« Je dirais rien ! » sifflai-je. « C'est un coup monté ! Il savait que je serais ici ! IL LE SAVAIT ! »
Je hurlai et me débattis contre Crochet sans qu'il ne relâche son emprise sur moi.
Mary Margaret se précipita à mon encontre dans l'intention de me calmer.
« Amy, il le faut ! » me dit-elle en tendant les bras vers moi pour me réconforter. « Ça ira, nous comprendrons. »
« Non, vous ne comprendrez pas ! » m'écriai-je en essayant de tomber par terre pour me libérer. « Parce que c'est faux ! »
« Amy, » intervint Emma en me secouant les épaules. « Le père de mon enfant est dans cette cage. Et la seule façon de le libérer est que tu te confies. S'il te plaît, je t'en supplie, dis-nous la vérité ! »
« Mais Peter le saura ! » m'exclamai-je, les joues humides. « Il gagnera ! »
« Il gagnera si on ne sauve pas Neal, » répondit fermement Emma. « Quoique ce soit, ça ne peut pas être horrible à ce point. »
La lueur dans ses yeux était si désespérée que j'arrêtai de me débattre. En jetant un regard à la cage de Neal, je me demandai s'il pouvait m'entendre essayer de l'abandonner. Après tout, je l'avais bien laissé derrière moi pour sauver ma peau l'autre fois. Et je refusais que cela se reproduise.
J'acquiesçai doucement et ouvris la bouche pour me lancer avant de la refermer. Je réitérai à plusieurs reprises ce petit manège, mais les mots ne daignaient vouloir sortir.
« Vas-y, » m'encouragea Mary Margaret.
C'est ainsi que mon secret n'en devint plus un.
« Je suis amoureuse de Peter Pan. »
Un long silence suivit ma déclaration seulement troublée par le bruit de nos respirations. Les secondes s'écoulèrent et rien ne se produisit.
Soudain, la grotte trembla une dernière fois et le pont de pierre s'allongea jusqu'à nous.
Mes yeux se fermèrent brièvement et mon corps s'affaissa avec le sentiment d'avoir été vaincue.
Game Over.
