Bonjour à tous ! Ça faisait un bail que je n'avais rien posté, ça on peut le dire... mais ces derniers temps j'ai eu envie de m'y remettre. J'espère que ma motivation ne me lâchera pas une nouvelle fois.
J'espère que vous apprécierais ce chapitre.
Chapitre 21 :
Peter avait dit qu'il me faudrait dix minutes pour trouver Clochette, mais après seulement deux minutes de marche intensive, l'impatience me gagna. Je me mis donc à courir et c'est seulement au bout de sept minutes que je tombai sur elle.
« Hey ! » L'appelai-je au loin sans m'arrêter de courir.
Elle se tourna vers moi et sourit en me voyant. « Tu vas bien. J'étais si inquiète. Est-ce que la poussière de fée a pu t'emmener là où tu voulais aller ? »
Je poussai un soupir avant de lever les yeux au ciel. « On va dire que oui, mais écoute, j'en ai trouvé plus. » Je lui tendis la fiole.
« Tu l'as volé à Pan ?! » Demanda-t-elle d'un air horrifié. Elle jeta des regards tout autour de nous comme si elle s'attendait à se faire prendre d'une seconde à l'autre.
« Non, non, non, » la rassurai-je précipitamment. « C'est lui qui me l'a donné. »
Elle cilla avant de répéter, incrédule. « Il te l'as donné ? »
Je hochai la tête. « Eh bien, en fait, il veut que tu me montres… » J'interrompis ma phrase bien trop embarrassée par ce que je m'apprêtais à dire. Quelque chose me disait que 'Il veut que tu revives un de tes souvenirs les plus douloureux' nesoit pas la meilleure façon d'exprimer ma demande.
La jeune femme arqua un sourcil impatient. « Quoi donc ? » Demanda-t-elle suspicieuse et curieuse de savoir.
« Eh bien, » dis-je finalement. « Il souhaiterait que tu m'aides à faire ce que tu as fait pour ma sœur, Regina. »
Ses yeux s'arrondirent de stupeur avant qu'elle ne recule d'un pas. Pendant une minute, je me suis demandé si elle s'apprêterait à prendre la fuite avant de me rendre compte qu'elle semblait juste très surprise.
« Regina est ta sœur ? » Demanda-t-elle, dubitative.
« Je viens à peine de l'apprendre moi aussi, » répondis-je en haussant les épaules. « Qu'est-ce que Peter me demande de faire exactement ? »
« Es-tu bien certaine que c'est ce qu'il souhaite ? » Questionna Clochette, septique. « Ça n'a pas de sens. »
« C'est ce qu'il a dit, » insistai-je. « Qu'est-ce que s'est censé faire ? »
Elle me toisa un moment avant de déclarer. « Te mener à ton véritable amour. »
Sa réponse me laissa pantoise. « De quoi ? » J'agrippai son bras. « Explique-moi. »
Je l'entendis pousser un soupir, las. « Chaque personne sur terre possède son véritable amour, ou une âme-sœur, si tu préfères. La poussière de fée te conduira à lui, à moins qu'il ne se trouve hors de l'île. »
« Le véritable amour ? » Réitérai-je avec perplexité.
« Il existe ! » S'écria-t-elle avec tant de hargne que je sursautai malgré moi. « Mais ta sœur était bien trop effrayée pour saisir sa chance, bien évidemment, elle me l'a dit après que j'ai dû briser les règles pour elle et dérober assez de poussière de fée pour lui permettre de le rencontrer ! »
« Voilà qui explique que tu ais perdu tes ailes, » soufflai-je. « Waouh. »
« Maintenant explique-moi un peu pourquoi diable Pan veut te voir trouver ton véritable amour ? » Demanda-t-elle.
« Il a dit que je finirais par croire en lui, » répondis-je doucement en croisant son regard. Elle ne mit guère longtemps à comprendre les dessous de cette sombre affaire.
« Je vois, » murmura-t-elle. « Il pense qu'il s'agit de lui, évidemment. »
« Il pourrait très bien s'agir d'une autre personne, » ripostai-je farouchement. « Pas vrai ? »
« C'est vrai, » dit-elle bien que je me doutais qu'elle-même n'y croyait pas. « Mais si jamais cela s'avère vrai, Amy, jamais tu ne pourras être heureuse sans lui. »
« Pour ta gouverne, une femme n'a pas besoin d'un homme pour être heureuse, » rétorquai-je à travers mes dents serrées. « Surtout quand il s'agit d'hommes dans son genre ! »
« Ce n'est pas ce que je voulais dire ! » Répliqua-t-elle, son tempérament grognon refaisant surface. « Seulement, pour les personnes qui ont été brisées comme ta sœur et toi, l'amour est la seule chose qui puisse vous sauver. »
« Il ne peut pas aimer, » fis-je remarquer en essayant de ne pas relever son précédent commentaire.
« Je sais bien, » cassa-t-elle en croisant de nouveau mon regard. « Découvrons si cela s'avère vrai et mettons fin à ce débat impossible, veux-tu ? »
Un frisson me parcourut l'échine, une partie de moi souhaitait rester dans le déni. Si Peter était réellement mon 'âme-sœur' comme le disait Clochette, cela signifierait que je ne pourrais jamais plus me passer de cet enfoiré de sadique pour le restant de ma vie. Tous mes arguments et mes prétextes tomberaient alors à l'eau. À l'instar, si la poudre révélait qu'il ne s'agissait pas de lui, alors peut-être pourrais-je me libérer de son emprise. Quoiqu'il arrive, que cela me plaise ou non, je me devais de connaître la vérité.
« D'accord, » dis-je, la voix tremblante. « Montre-moi comment faire. »
« C'est très simple, tu vas voir, » lança-t-elle vivement. « Verse un peu de poussière au creux de ta main. »
J'ôtai le bouchon et versai un peu de poussière à l'intérieur de ma paume.
« Concentre toute ton énergie sur ce que tu désires le plus, » dicta-t-elle. « Tu dois avant tout y croire pour que ça fonctionne. »
J'acquiesçai puis fermai les yeux afin de pouvoir me concentrer de toutes mes forces.
'Conduis-moi à mon véritable amour.'
Une partie de moi se sentait stupide de souhaiter une chose pareille, mais l'autre faisait tout pour y croire et ne pas douter du pouvoir de la poussière. J'ouvris les yeux et vit les particules se mettre à briller d'une lueur vive et mystérieuse au centre de ma main.
« Ça a marché, » souffla Clochette. « Maintenant, jette là dans l'air. Si ton véritable amour se trouve ici, elle te montrera la voie. »
Je m'exécutai et envoyai la poussière dans l'air aussi loin que possible. Au lieu de s'éparpiller sur le sol, les particules flottèrent avant de se mettre en ordre et s'étirer tel un ver fluorescent avant de disparaître entre les arbres.
« Il est ici, » révéla Clochette, dont la voix m'indiqua qu'elle était désolée pour moi. Son regard, rempli de pitié, se posa sur moi et j'eus presque envie de lui crier dessus.
« Tu sais, j'ai toujours ressenti un étrange courant passer entre Felix et moi, » lâchai-je en désespoir de cause.
« Amy, » interrompit doucement la jeune femme tandis que je secouai furieusement la tête. « Tu sais qu'au fond de toi, poussière de fée ou pas, c'est lui. »
Je me laissai tomber sur le sol avant d'enfouir mon visage entre mes genoux. Au bout d'un moment, je la sentis s'asseoir à côté de moi et passer un bras réconfortant sur mes épaules.
« Je ne m'étais encore jamais sentie désolée d'annoncer son véritable amour à quelqu'un, » commença-t-elle doucement. « Mais sache que je suis vraiment, vraiment désolée pour toi, Amy. »
Je haussai les épaules avant de déclarer. « L'amour craint. »
Clochette s'apprêta à me répondre avant de stopper son geste quand un bruissement tout prêt les fit rapidement se remettre sur pied.
Je plissai les yeux et vit à travers la cime des arbres un groupe familier qui s'approchait de nous.
« Amy ?! » S'écria Mary Margaret avec incrédulité tandis qu'ils s'approchaient prudemment. Ils étaient tous là, Neal, Emma, David et Crochet. Regina et Gold étaient absents ce qui me fit me demander ce qu'ils pouvaient bien manigancer.
Ils me toisèrent avec méfiance, même si quelques-uns semblaient soulagés de voir que je me portais bien.
« Je vous demande pardon, » laissai-je échapper. « Je n'arrive pas à croire… j-je veux dire… Je ne voulais pas- » Je me tût, les joues rouges de honte. « Si je pouvais tout reprendre de zéro, je le ferais sans hésiter. »
« On le sait, » répondit Emma se sentant réellement désolée pour moi. « Mais nous ne pouvons pas t'accepter dans le groupe. C'est trop risqué. »
« Je comprends, » rétorquai-je misérablement. « Je doute que je me fasses confiance aussi. »
« Est-ce que c'est de la poussière de fée ? » Questionna Crochet en désignant le rayon lumineux. Les autres levèrent la tête avec curiosité tandis que je lançai un regard désespéré à Clochette qui décida d'intervenir aussitôt.
« Amy est venue me trouver pour comprendre de quoi il en retournait, » expliqua-t-elle rapidement. « Il s'agit simplement d'une ruse de l'île pour obliger les visiteurs à se mettre en danger. »
J'approuvai ses dires, impressionnée par sa capacité de réaction. Son explication sembla convenir, car ils décidèrent de passer à autre chose.
« Tu sais que ça ne change rien au fait que nous te ramènerons à Storybrooke, » assura Mary Margaret.
J'opinai simplement de la tête. Tout ce que je souhaitais, c'était m'enfuir loin d'ici. Vivre dans un monde sans Peter à mes côtés. Étrangement, cela sonna à la fois comme un rêve et un horrible cauchemar.
Une brindille craqua au loin et je vis l'un des Garçons Perdus, Rufio, pointer son arc droit sur Emma.
« Non ! » M'époumonai-je au moment où sa flèche quitta son carquois.
Je me précipitai et la poussai sur le côté avant de sentir la flèche s'enfoncer dans ma poitrine.
P.O.V Omniscient :
Mary Margaret fut la première à réagir en dégainant son arc pour le pointer sur le Garçon Perdu. Ce dernier tomba au sol dans un cri de douleur en se prenant la flèche qu'elle lui dédia dans le bras.
« Amy ?! » Emma se précipita vers la jeune fille qui s'effondra de tout son long, les yeux écarquillés et le souffle court. Les autres se rassemblèrent rapidement autour d'elle, Clochette au bord des larmes ôtait sa cape pour mieux examiner la blessure.
« Tu m'as sauvé la vie, » balbutia Emma en se rendant compte avec horreur de la situation.
Crochet s'accroupit à côté de la jeune fille et déchira son t-shirt à l'aide de son crochet. Il essaya d'extraire la flèche de sa poitrine avec autant de douceur que possible, faisant fi de ses hurlements. On apercevait clairement une coloration pourpre s'étendre sur sa poitrine.
« L'ombrêve, » confirma Killian. « Ça a manqué de peu son cœur. »
« Il te reste de l'eau sur toi, David ? » Demanda Mary Margaret.
Ce dernier secoua la tête. « J'ai accidentellement perdu la gourde, il y a un petit moment déjà, » déclara-t-il. « Je comptais retourner en chercher plus tard. » Il leva les yeux vers Crochet. « Tu penses qu'on aura le temps de l'emmener à la source ? »
« C'est trop tard, » déclara l'homme. « La flèche n'a peut-être pas touché son cœur, mais ce n'est qu'une question de temps pour que le poison l'atteigne. Elle mourra bien avant qu'on ne l'amène à la source. »
« Non ! » Implora Emma. Elle posa la tête de la jeune fille sur ses genoux avant de plonger son regard dans le sien. « Tu restes avec nous d'accord ?! »
La respiration de la jeune fille était laborieuse, tandis que son visage était crispé de douleur.
« Il y a forcément quelque chose qu'on peut faire ! » Insista Neal, observant les arbres autour d'eux comme si la réponse se trouvait inscrite sur l'un des troncs.
Tout à coup, le groupe qui entourait Amy à l'exception d'Emma fut violemment projeté dans les airs avant d'atterrir de l'autre côté du petit-bois par une force invisible et puissante.
Emma lança des coups d'œil alertée tout autour d'elles, ses mains ne cessant d'agripper Amy avant que son regard ne se stabilise sur Peter Pan et Felix qui s'approchait de leur position.
« Donne-la-moi, » grogna Peter d'un air torve, le visage déformé par la colère. La poussière de fée, dont les particules continuaient de flotter dans les airs entourait sa silhouette de son halo fluorescent. Felix, à ses côtés, agitait sa massue d'un air menaçant.
« Qu'est-ce que tu comptes lui faire ? » Balbutia Emma, quelques larmes roulant sur son visage.
« Peter, » souffla Amy. Un sourire flottait sur son visage tandis qu'elle observait les grains infinitésimaux étinceler autour de lui.
Elle seule semblait les voir.
Elle essaya de l'atteindre avec son bras, mais la poigne d'Emma la retint fermement. Loin d'être patient, Felix empoigna brutalement les cheveux de la blonde avant de la tirer en arrière jusqu'à lui faire lâcher prise. Peter profita de son intervention pour se rapprocher d'Amy.
« Ça fait mal, » gémit-elle et il put voir qu'elle se retenait de pleurer.
« Je sais, » murmura-t-il. « Je vais faire en sorte d'arrêter la douleur. Je te le promets. »
Felix administra un coup magistral dans la tête d'Emma qui s'effondra sur le coup. Elle avait tenté de se rebeller et de l'attaquer par-derrière. Farfouillant dans sa sacoche, il dénicha une gourde qu'il tendit à Peter pour que ce dernier l'attache à sa ceinture.
« Occupe-toi de Rufio, » ordonna la voix belliqueuse de son patron. « Tu as carte blanche. Il a suffisamment abusé de ma patience. »
Felix obtempéra docilement avant de faire marcher arrière et s'approcher du corps toujours au sol de leur camarade. Le blond laissa échapper un petit sifflement joyeux d'entre ses lèvres, faisant tournoyer sa masse comme un enfant qui s'apprêtait à faire joujou avec sa piñata.
Peter vit Mary-Margaret, Crochet et Neal se ruer sur lui avant de se volatiliser en tenant toujours Amy contre lui.
Peter et Amy réapparurent sur l'île du Rocher du Crâne, près de l'entrée d'une source. Après l'avoir déposé précautionneusement contre une paroi stable, il entra dans la caverne, par la petite entrée dissimulée derrière la roche. Il prit la gourde que lui avait donnée Felix et la remplit d'eau avant de retourner à l'extérieur auprès de la jeune fille. S'accroupissant face à elle, il passa ses bras autour de son corps afin qu'elle puisse prendre appui sur lui.
« Bois ça, » pressa-t-il en approchant la gourde de ses lèvres.
La jeune fille garda impertinemment la bouche fermée avant de secouer la tête.
« À quoi tu joues ? » demanda-t-il furieusement. « C'est censé te guérir ! »
Il l'entendit tousser et la redressa en voyant des gouttes de sang perler à la commissure de ses lèvres. « Pas avant que tu ne le dises. » Elle grimaça de douleur. « J'ai besoin d'avoir une raison de continuer de vivre. »
« Bien sûr que tu vas continuer de vivre, idiote ! » Si elle n'était pas déjà en train de mourir dans ses bras, il n'aurait pas hésité à l'étrangler. « Maintenant bois cette putain d'eau avant que je n'enfonce moi-même la gourde au fond de ta gorge. »
« Dis-le-moi d'abord, » supplia-t-elle tandis que ses paupières papillonnaient dangereusement.
« Te dire quoi ? » demanda-t-il sèchement en la secouant vivement pour qu'elle garde les yeux ouverts. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? »
Ses iris le dévisagèrent, le suppliant silencieusement de comprendre sa demande. La colère reluisait dans les yeux de Peter avant que finalement la réalité ne le frappe.
« La magie opère dans les deux sens, Amy, » lâcha-t-il avec un petit rire. « Je pensais que tu l'avais compris. »
« J'ai besoin de te l'entendre dire, » murmura-t-elle avec plus de difficulté.
« Très bien, tu veux que je te le dise ? Je vais te le dire. » Cracha-t-il avec hargne. La rage le faisait trembler sans qu'il n'y prête attention. « Je suis un monstre, Amy. Je ne me soucie que de ma propre vie et ne reculerais devant rien pour devenir puissant et immortel à mon tour. Je suis égoïste et d'une cruauté sans précédent et jamais tu ne réussiras à me changer. »
Les yeux de la jeune fille l'observaient attentivement, attendant qu'il poursuive.
« Mais il se trouve que j'ai un faible pour toi, » continua-t-il à voix basse. « J'ai passé un marché avec ta mère pour disparaître de ta vie jusqu'à ce qu'un jour, tu m'appartiennes en totalité. Parce que personne ne pourra jamais s'occuper de toi mieux que moi et que personne n'a le droit de te posséder à part moi. »
Il fouilla dans sa propre poche pour en ressortir la pierre d'améthyste qu'il lui avait un jour offerte et les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent. Sa respiration s'accéléra brusquement sans qu'elle ne le perdre jamais du regard.
Il continua sa litanie, plus enragé que jamais. « Mais l'accord avec Cora s'est retourné contre moi parce qu'elle a fait en sorte de m'effacer de tes souvenirs jusqu'à ce que tu ne m'oublies pour de bon. Des années se sont écoulées durant lesquelles j'ai attendu de tenir ma promesse de te ramener à Neverland parce que je savais qu'un jour, tu finirais par m'appartenir. À moi et moi seul. Tu es ici sur mon île, parce que je t'aime. »
Peter rangea sans plus de cérémonie la gemme à l'intérieur de sa poche et rapprocha la gourde au niveau des lèvres de la brune. « Maintenant, bois ! Pour moi. »
Sans hésitation, aucune, elle avala le contenu du récipient. Peter l'aida en soulevant l'arrière de sa nuque et en lui caressant doucement les cheveux.
« C'est très bien, » chuchota-t-il avec douceur tandis qu'elle déglutissait difficilement.
Au bout de quelques minutes, il conclut qu'elle en avait bu suffisamment et rangea la petite bouteille en fer.
Tous deux observèrent l'endroit où la flèche avait transpercé sa poitrine et virent à travers les lambeaux déchirés de sa chemise, le poison se dissiper lentement jusqu'à disparaître complètement. Retrouvant une respiration claire, elle sentit le poids à l'intérieur de son thorax s'envoler. Il ne restait qu'une fine cicatrice à l'endroit de sa blessure.
To be continued...
