30.04.2020

C'en était trop, voilà, Aomine en avait plus que marre. "Aominecchi, tu as oublié ton manteau dans la cuisine!", "Aominecchi, tu as mis deux chaussettes différentes", "Aominecchi, mange, ton repas va être froid", et autres phrases de ce genre tournaient en boucle dans le chaleureux appartement qu'était le sien et celui-ci de son petit-ami. D'accord, il adorait son copain, mais celui-ci le maternait décidément trop. Vraiment beaucoup trop.

-Aominecchi, tu devrais arrêter de traîner tes caleçons sales partout, je suis fatigué de les ramasser tout le temps.

-Oh, c'est bon Kise, t'es pas ma mère! Le bleuté commença à hausser le ton parce que, bon sang, le blond n'était pas sa mère, aussi gentil et doux soit-il. Je les ramasserais quand j'en aurai envie.

À ce moment là, autant dire jamais.

L'interpellé eut un mouvement de recul face à son ton soudainement accusateur. Il n'avait rien fait de mal, d'abord.

-Aominecchi, si j'étais ta mère, je crois que ça se saurait, le blondinet fit en croisant ses bras sur son torse, comme une maman. Parce qu'il n'y a bien qu'elle qui puisse supporter l'odeur de tes caleçons sales.

-Alors arrête d'agir comme tel, non d'un chien! Il fit, passant outre de la vilaine pique que son petit-ami lui avait lancé. D'ailleurs, on a cas en acheter un, tu passeras tes pulsions maternelles sur lui et tu me laisseras tranquille.

-Vraiment?

Le bleuté ne put que soupirer avant d'hocher légèrement la tête. Maintenant que son copain avait cette idée dans la caboche, il serait difficile de la lui en faire sortir. Zut, sa mère lui avait pourtant toujours dit de réfléchir avant d'ouvrir la bouche.

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Aokise vie. Aokise vie. Aokise vie.