Heeeeeey !

Vous allez bien ? Je suis sincèrement désolée pour ce retard… il se peut que la sortie des chapitres ralentisse. Je suis pas mal occupée en ces derniers temps mais j'essaierais d'écrire au maximum (tout dépend de vos commentaires haha – si la fanfic a du succès, je me motiverais peut-être à l'avancer plus vite que prévu). Merci de me suivre jusqu'ici, j'espère que l'histoire vous plait ! Sur ce, je vous laisse et vous souhaite une excellente lecture !


« Entre le mensonge et la vérité »

Chapitre 4

La jeune femme ne bougea pas.

Confortablement installée sur son siège, sa main tira le rideau qui se trouvait devant elle. Sous ses yeux, elle contempla, d'un œil curieux, les activités humaines qui habitaient la ville. Enfin, les activités « humaines » - il faisait nuit – et un silence presqu'absolu régnait à travers les rues. La seule chose qu'on pouvait entendre était les petits pas des soldats qu'elle avait aperçus plus tôt.

Son esprit commença soudainement à se préoccuper par ce qu'elle venait de faire. A quoi avait-elle pensé enfin ? Sauver un inconnu tout en sachant que celui-ci était poursuivi était sans doute la pire idée du monde. Mais quelque chose la rassurait. Les mains sur la poitrine, la jeune femme se surprit à repenser de son action quelques heures auparavant. Doucement, elle consulta le bracelet qu'elle portait à la main. Celui-ci brillait à la clarté de la lune. Un bijou qu'on lui avait offert quelques années auparavant, qui lui avait presque permis de sauver sa vie. Sans doute cette fois-ci, allait-elle l'utiliser une seconde fois.

La jeune femme jeta un coup d'œil à travers la pièce. Plus loin, la victime qu'elle avait sauvée plus tôt, était allongée sur un lit. Pâle, la figure toujours abritée par ses blessures.

Elle prit une nouvelle inspiration.

« Mais qu'est-ce qu'il m'a pris ? » répéta-t-elle une nouvelle fois.

Elle se leva, alla dans un coin de la chambre et alluma la lampe. Celle-ci, sans doute de bas de gamme, éclairait par intermittence.

La jeune femme n'avait aucune idée de ce qu'elle venait de faire. Mais quelque chose la tracassait. En fait, elle avait presque la conviction d'avoir fait quelque chose de bien. Dans ce cas, pourquoi était-elle aussi peu sûre d'elle maintenant ? Mais ce qui était fait est fait.

La jeune femme regarda au-dessus de son épaule pour mieux observer le blessé. C'était un jeune homme, d'une vingtaine d'année environ – où la fermeté se lisait sur ses traits. Ce dernier était toujours endormi dans un profond sommeil. Puis, elle se rendit compte qu'elle venait de faire quelque chose, qu'elle n'avait pas encore fait depuis. Le contempler. En effet, depuis le début ce dernier avait le visage constamment dérobé par sa capuche. Aussi, l'avait-elle allongé et enlevé sa cape.

D'où sortait-il ? Qui était-il ? La jeune femme le regarda, fixement – comme si son regard appuyé pouvait l'éveiller. Mais rien ne se fit. De toute façon, elle ne pouvait pas laisser les choses ainsi. Le jeune homme avait peut-être l'air inoffensif en étant assoupi – mais on lui avait toujours rappelé qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Aussi, décida-t-elle de fouiller dans le tiroir de son bureau. En farfouillant, elle en sortit une feuille, à moitié chiffonnée, mais suffisamment grande et vierge pour écrire quelque chose. Se redressant, elle se mit au travail. Il fallait faire vite – elle jeta un coup d'œil furtif sur son invité – celui-ci avait toujours les yeux clos – avant de saisir son porte-plume. La jeune femme griffonna rapidement une lettre – un message aussi court qu'un télégramme. Lorsqu'elle eut terminé, elle se pressa les paupières de ses doigts, avant de se renverser sur son siège, le regard évasif.

Un bruit attira soudainement son attention : l'homme venait tout juste de se lever...


Empire de Jen – Capitale de Wu

La jeune femme fuyait à travers la ville, et la masse sombre la suivait de près. La ville était vide. Cette ville, elle la connaissait. C'était la capitale – la ville de Bū - gigantesque, avec un ciel noirci d'obscurité, qui avait l'air de s'étendre vers l'éternité. Une ambiance presqu'apocalyptique, où le monde s'était vidé de toute existence.

A toute allure, haletante, Kiyoko sentit ses forces l'abandonner. La terreur l'envahissait. Elle ne regarda pas derrière car elle avait peur de ralentir. Un regain d'énergie. Ses jambes accélérèrent.

La masse s'approchait.

Terrifiante.

Au secours !

Le désespoir l'engloutissait. La jeune femme n'arrivait plus à respirer. Elle sentit son souffle se couper. Soudain, quelque chose percuta sa jambe et la fit tomber.

La masse s'approchait de plus en plus. Ses forces la quittaient. Elle ralentit le pas, s'arrêta, et sentit la masse lui arriver. Ses lèvres étirèrent un dernier sourire à travers ce qui lui restait du visage.

« Je suis désolée.. »

Avec un instant de suivi refoulé, la jeune femme hurla tandis que la masse s'approcha…

Et l'avala.

Kiyoko ouvrit les yeux, hors d'haleine. Elle était assise, là, dans son lit, et une sueur désagréable avait visiblement enveloppé son dos. La jeune femme se passa la main au visage.

Encore un cauchemar.

Son sommeil devenait de plus en plus difficile cette fois-ci. Les yeux levés, elle resta un instant allongée à observer les tâches de soleil sur le mur. Pelotonnée dans sa couverture, elle observa l'aube s'étirer lentement et se propager à travers la pièce.

La Reine de l'Empire de Ja se leva et regarda autour d'elle. Le soleil s'élevait sur la ville de Wu. Un calme olympien régnait à travers la chambre. Une chambre – destinée aux invités – sûrement prestigieux - vu les murs richement décorés par divers tableaux d'origine asiatique. A ses côtés (et un peu loin), il y avait un autre lit : celui de Yachi. Visiblement elle dormait encore : la jeune fille avait les yeux paisiblement clos.

Assise, les sourcils foncés, sa sœur se mit à réfléchir. Son esprit se plongea dans d'intenses réflexions. L'esprit de la jeune femme était devenu abimés par ces rêves. « Encore ce rêve » songea-t-elle. Et ce n'était ni le premier, ni le dernier. Au contraire, ce rêve lui revenait de plus en plus souvent. Même si elle parvenait à garder son calme, il n'était guère agréable à supporter. La jeune femme se demanda d'ailleurs si sa sœur ne subissait pas la même chose. Etrangement, elle eut l'intime conviction que celle-ci ne supporterait pas autant qu'elle, ce genre de choses. Kiyoko secoua la tête. Non ! Ce n'était pas le moment de penser à ça ! Elle ne devait pas sous-estimer sa sœur. Pourtant c'est qu'elle était en train de faire. La jeune femme se sentit trahie, par sa propre fierté.

Son regard se porta sur la fenêtre. Celle-ci, entrouverte, laissait passer un agréable courant d'air – une brise matinale rafraichissant parfaitement la chambre. Kiyoko tendit le bras, pour attraper ses lunettes posées sur la table de chevet. D'habitude elle n'avait pas besoin de les utiliser. Enfin si, mais celles-ci étaient régulièrement remplacées par des lentilles, qui rendaient son visage plus « joli » selon ses domestiques. Les lunettes n'étaient ainsi, gardées que pour de divers moments comme celui-ci. Personne mis à part sa sœur ne la voyait. Ainsi, elle les chaussa avant de glisser hors du lit, puis marcha calmement vers la fenêtre.

Cette dernière donnait sur la cour du Palais de Wu. Comme on pouvait s'y attendre, la cour était magnifique. Les grandes rangées de bonzaïs, un jardin typiquement japonais garni de cerisiers caractérisait le parc. La jeune femme ne cessait de le contempler avec admiration. Contrairement à ici, il était plus difficile de s'accommoder un tel lieu dans son royaume. Elle pouvait construire des fontaines, des sculptures, un jardin si elle le voulait ! Mais le climat capricieux de son pays l'en empêchait.

Deux jours s'étaient écoulés depuis le début de la fête – aujourd'hui était le dernier jour.

Dans un mouvement élancé, la Reine Kiyoko, secoua subitement sa sœur pour la tirer de son sommeil. Cette dernière ouvrit immédiatement les yeux, en sursautant. Elle frotta ensuite l'une contre l'autre, son visage, de ses mains, les yeux encore chargés de sommeil.

Kiyoko lui raconta rapidement le programme de la journée, que lui avait déballé Oikawa deux jours plus tôt. La princesse hocha vivement la tête. Aujourd'hui avait lieu la fête dites « privée » où se réunissaient normalement les membres de sang royal. Juste avant, Oikawa allait leur faire visiter la ville – une énième fois sans doute – mais comme elles venaient peu souvent, cette dernière n'en restait qu'un vague souvenir. Leur hôte leur avait donné rendez-vous à dix heures, dans la cour du Palais Impérial. La princesse consulta l'horloge accrochée dans la pièce. Une vieille horloge, sûrement à un prix exorbitant – qui affichait sept heures du matin. Les deux jeunes femmes se préparèrent rapidement. Kageyama et Hinata ne devaient sûrement pas être loin – et déjà être prêts ! Ils avaient l'habitude de se lever à l'aube. Evidemment ils ne bénéficiaient pas des mêmes privilèges. Mais ces derniers avaient quand même le droit d'être logés dans l'une des meilleures chambres destinées aux soldats – situées plus loin, dans une annexe du palais.

Lorsqu'elles quittèrent leur chambre, Kiyoko examina une dernière fois sa tenue ainsi que celle de sa sœur. Elles prirent les escaliers quand elles croisèrent le Général Iwaizumi. Ce dernier les attendait – fraichement bien habillé, pour les accompagner auprès de son frère.

Oikawa patientait au milieu de jardin. Kiyoko écarquilla les yeux – Yachi en fit de même. Le roi, était tout simplement magnifique. Il était vêtu d'une longue tunique blanche et bleue-verte. Son cou était décoré d'un collier de jade. Une ceinture, de jade également, entourait ses hanches, informes dues à l'ampleur du tissu. Un médaillon doré était d'ailleurs accroché à cette dernière, scintillant avec les rayons du soleil.

Iwaizumi, qui se tenait derrière les deux invitées, esquissa un instant un sourire. Bien qu'elles ne l'expriment pas, celui-ci avait deviné leurs réactions. Contrairement à elles, il fixait le roi d'un regard impassible – ayant déjà vu cette tenue auparavant. La bouche de Kiyoko se répandit en excuses – la dame s'inclina pour son retard. Yachi, qui se tenait à ses côtés, s'apprêta à l'imiter quand une voix étrangère l'interrompit.

« Désolé pour ce retard. »

Cette voix, elle la connaissait. La jeune fille détourna aussitôt les yeux - sans prendre la peine de distinguer la personne, elle s'écria :

« Kei ! »

Ses joues s'embrasèrent. Devant elle, son fiancé. A côté de lui, son frère. Sans le vouloir, elle l'avait appelé par son prénom. « Non, non, c'est juste parce que son frère est là que je l'appelle comme ça » se justifia-t-elle intérieurement.

Akiteru esquissa un sourire rayonnant – confirmant une nouvelle fois de plus leur différence de traits de caractère. Tsukki salua sa fiancée avant de porter son regard sur l'hôte de la fête. Comme Kiyoko, le jeune homme se présenta en excuses avant de se courber. Oikawa, l'air vif, fut frémis d'une nouvelle excitation.

« Allons, allons » claironna-t-il « Il est grand temps de visiter la ville ! Mes habitants vous attendent ! Iwa-chan, les autres sont déjà sur place je suppose ? »

« Oui, tout est prévu, votre Majestée »

Un sourire se dessina sur le visage du roi. Iwaizumi avait fini sa phrase avec une pointe d'ironie. Il n'aimait décidément pas l'appeler comme ça. Même, il ne l'appelait comme ça, qu'uniquement en présence d'invités.

Le groupe prit la voiture royale. Tous étaient accompagnés de garde. Hinata et Kageyama arrivèrent en trombe, accompagné de d'autres soldats – parmi eux, Matsukawa et un jeune homme du nom de Shinji Watari.

La voiture gagna rapidement le centre de la capitale – tout de suite, l'organisation était faite en sorte que les habitants puissent les laisser passer.

Yachi se sentit un peu mal à l'aise. Au fond d'elle, la jeune fille se surprit à se souvenir d'elle, arpentant les rues de sa ville accompagnée d'une domestique – après s'être enfuie d'un des cours de sa préceptrice. La jeune femme pensa qu'elle avait eu beaucoup de chances : plus jeune, on tolérait ses bêtises. Aujourd'hui, il n'était plus question pour elle de sortir du palais. Au départ, son visage était quasi inconnu du grand public, contrairement à aujourd'hui. Enfin, la jeune fille arrivait quand même plus à se déplacer que sa sœur. Seule, une partie de la population connaissait son visage. La princesse s'accordait donc le temps, de visiter la ville de temps à temps en cachette (évidemment accompagné par un garde).

L'ambiance ici, était clairement différente.

La princesse détourna les talons, interloquée. Les rues étaient grouillantes de monde. Un monde composé d'habitants, admiratifs, où elle avait l'impression d'être scrutée de loin. Des groupes d'hommes jalonnent partout dans les boulevards. Plus loin, une dizaine de soldats faisait office de barrière. Une autre dizaine d'homme se tenait à côté du groupe. Visiblement, Oikawa avait employé tous les moyens nécessaires pour assurer leur sécurité.

La princesse suivait le groupe, sans faire attention à « l'architecture magnifique » qui caractérisait la ville. Une main toucha soudainement son épaule. La princesse leva les yeux – c'était Tsukki. Celui-ci lui adressa un regard - un regard qu'elle connaissait bien - perpétuellement monotone, qu'elle prit comme de l'inquiétude. Très vite, l'instant d'après, ses deux gardes du corps l'assistent. Hinata l'épaula d'un sourire tandis que Kageyama lui demanda comment elle se portait. Gênée, la jeune fille leur répondit d'un « oui » affirmatif tout en songeant sérieusement à mieux cacher ses sentiments la prochaine fois. On adulait souvent le sixième sens et de l'intuition féminine mais là…. Comment avaient-ils deviné ? Puis un doute lui vint en tête – non c'en était pas un, c'était quelque chose de sûr : la jeune fille montrait peut-être beaucoup trop ses expressions. Sa sœur lui avait pourtant félicité sur son impassibilité dernièrement… mais son idée s'avérait juste un petit entrainement se poserait dès son retour, se disait-elle.

Kiyoko avança.

La jeune femme se mit alors à marcher au rythme des pas de ceux d'Oikawa. Le souverain commençait un peu à l'irriter. Un peu, parce qu'il restait un véritable gentleman. Yachi, qui restait à l'écart avec Tsukki, Hinata et Kageyama, observa longuement sa sœur s'éloigner. Cette dernière fut très vite rattrapée par Akiteru. Derrière eux, Iwaizumi et Watari. La princesse contempla alors avec attention la scène. Un sentiment de tristesse l'envahit. Tout droit devant elle, se dressait les trois rois. Deux Rois et entre eux, une Reine. Elle avait l'impression qu'une sorte de mur, froid, immense et invisible se tenait sous ses yeux. Le groupe était, comme divisé par trois. En premier Oikawa, Kiyoko et Akiteru, en second, le général-premier-ministre Iwaizumi et le soldat Watari et en dernier… elle. Il ne manquait plus à Kageyama, Hinata et Tsukki d'avancer et elle se sentirait totalement seule. La jeune femme commença à ralentir, les pas de plus en plus hésitant. Que faisait-elle ici déjà ?

« Mademoiselle, vous allez bien ? » répéta Hinata.

Le garçon se penchait, le regard plongé dans les siens. Yachi sentit sa gorge se nouer. L'attention que lui avait apportée ce dernier lui fit subitement battre son cœur. Elle ne savait pas pourquoi elle ressentait cela … serait-ce de la tristesse ? Peut-être… Elle se sentait à l'écart, loin d'elle, loin de sa sœur, loin de son rang – serait-ce de la nervosité ? De l'amour ? La jeune fille se souvint avoir eu de nombreuses conversations avec Hinata – leur relation était amicale, professionnelle, sans encombre. La jeune fille lança un regard réciproque. Instinctivement, elle baisse les yeux. De la nervosité dans ce cas ? Hésitante, elle secoua la tête, pour effacer ces idées en mémoire.

« Je vais bien » fit-elle d'un ton joyeux « Empressons-nous de rejoindre les autres »

Elle finit sa phrase en accélérant.

« Oui »

La jeune femme regarda un peu autour d'elle. De loin, elle pouvait entendre de nombreux habitants – il n'y avait même pas besoin de les voir. Elle savait qu'ils les regardaient. Cela lui rappela d'ailleurs une certaine époque : lorsque les nobles s'amusaient à la dévisager en ricanant. Un rictus de colère se dessina sur ses lèvres. Décidément. Elle n'arrivait pas effacer ça de sa mémoire. Mais Yachi secoua la tête. Non, elle devait garder son sang-froid. Ce n'était certainement pas le moment de montrer une expression pareille. Comme lui avait demandé Kiyoko, elle devait se présenter comme une princesse impeccable – en montrant le moins de défaut possible.

« Aimez-vous cette visite, Madame ? » fit Oikawa.

Le roi qui parlait d'un ton distingué, décrocha un sourire. Un sourire unique, qu'Iwaizumi devina comme l'une de ses fameuses stratégies pour amadouer la Reine. Cette dernière lui répondit d'un sourire réciproque. L'instant d'après, Akiteru intervint – engageant une solide conversation à propos de l'architecture de Wu. Contre toute attente, Kiyoko, naturellement silencieuse, participa à la conversation. Une expression de surprise passa sur le visage de l'hôte. Le jeune homme n'avait pas l'habitude de voir son invitée ainsi – d'habitude celle-ci se contentait de les observer tout en écoutant. Il était même difficile de la faire parler – ainsi, l'hôte avait du mal à discerner la jeune femme. Que ce soit sur elle, son pays, sa famille, son histoire – peut-être qu'aujourd'hui, était-ce une chance ? se disait-il. Mais il n'eut pas le temps de s'attarder sur elle. Leur conversation prit une toute autre tournure. Elle s'attarda sur un sujet, peu commun.

« J'ai entendu dire que la sécurité de votre prison s'était renforcée ces temps-ci » fit soudainement Akiteru.

Oikawa cligna des yeux.

« Oui » fit-il avant de les fermer de manière assurée.

« Oh, je vois…. Sans être indiscret, pouvons-nous en connaitre la raison ? »

L'hôte esquissa un sourire. Un flot de souvenirs émergea dans son esprit. Parmi eux, la conversation qu'il avait eue avec le directeur du pénitencier – la célèbre prison de Wu. Elle avait eue lieu juste après qu'il ait ordonné à Shigeru (par l'intermédiaire d'Hanamaki et Matsukawa) de s'occuper de Kyoutani. Un adolescent dont on vantait les capacités physiques.

« Iwa-chan, tu leur expliques ? »

Ses deux invités se retournèrent. Ils n'étaient pas les seuls à être intéressés. Yachi, Tsukki, Hinata et Kageyama, qui avaient entendu la question d'Akiteru se rapprochèrent. Matsukawa et Watari, eux, semblaient regarder ailleurs, comme s'ils évitaient la conversation. Kiyoko, qui vit un instant leur réaction, ne détacha pas son regard du roi. Le sujet n'était décidément pas commun.

En fait, il était même tenu secret. Seuls les membres de la famille royale et les soldats étaient au courant. Alors comment Akiteru avait-il appris cela ? Une chose était sûre, les rumeurs s'étaient répandues au-delà du pays. Oikawa, contrairement de ces deux-là, demeurait parfaitement calme. De toute façon tout le monde n'allait pas tarder à le découvrir. La seule chose qui le préoccupait, c'était de garder ce sujet secret. De la même manière, Matsukawa se revit un instant, quelques jours plus tôt, aux côtés d'Hanamaki, en pleine discussion avec le directeur de la prison. Il observa la scène, toujours hésitant. Iwaizumi émit un soupir exaspéré.

« De toute façon, vous alliez l'apprendre tôt ou tard »

Il marqua une pause, puis reprit.

« La raison pour laquelle nous l'avions renforcé est parce qu'il était question d'un prisonnier. »

« Un prisonnier ? »

« Oui. »

« Un seul ? »

« Nous n'avions malheureusement pu qu'en capturer qu'un. »

« Un ? »

« Oui. Mais pas n'importe qui. Un membre de Shiratorizawa. »

A ces mots, il y eut un grand silence.

Un silence de mort,

Le nom de « Shiratorizawa » n'était pas méconnu à travers le pays. Pire encore, il était connu à travers les trois royaumes. Yachi en avait déjà entendu parler. Elle se souvint d'une domestique évoquant ce nom – où d'après la rumeur, serait une célèbre bande d'assassins – où les membres étaient impossibles à attraper. Cependant, ne restant qu'à de diverses témoignages – et comme on ne connaissait même pas leurs visages – la rumeur se dissipa. La princesse ne ressentait pas la même chose que sa sœur qui, contrairement à elle, prenait cela très au sérieux. Les poings serrées, la jeune femme avait soudainement levé la tête, visiblement choquée. Plus loin, Hinata jeta un coup d'œil pour apercevoir l'expression de son partenaire. Contre toute attente, Celui-ci avait l'air relativement troublé. Troublé par ce nom, qui était complètement inconnu aux yeux d'Hinata. Il se mit à réfléchir. Où en avait-il déjà entendu ? Mais un incident arrivé plus tôt, lui rappela aussitôt qu'il ne devait pas essayer de se souvenir. Le garçon n'avait certainement pas envie, du moins maintenant, de perdre connaissance. Aussi jeta-t-il un regard sur la princesse. Cette dernière regardait fixement les principaux concernés par le sujet. « Ils existent donc ? » se disait-elle. La curiosité de la demoiselle lui poussa à vouloir en savoir davantage – mais cette dernière préféra ce taire, attendant patiemment les explications d'Iwaizumi. L'expression que reflétait la princesse, intrigua Hinata. Ce dernier jeta un regard circulaire autour de lui. il était définitivement le seul à ne jamais en avoir entendu parler.

Akiteru écarquilla les yeux. De sombres souvenirs lui revinrent en mémoire. Un souvenir, ancré à jamais dans l'esprit du roi. Un souvenir ancré à jamais dans l'histoire de son pays. Cela remontait il y a quelques années, juste après la naissance de son frère – le second et dernier de la fratrie de la famille. Le jeune homme venait tout juste d'atteindre son seizième anniversaire lorsqu'une tragédie incroyable frappa la famille royale. Cette dernière se transforma en souvenirs insurmontables pour lui, mais surtout pour son frère – qui ne s'était toujours pas remis depuis. L'assassinat de leurs parents. Il se revit alors, là, plus jeune, dans cette chambre, maculée de sang. Akiteru, qui commençait à se décomposer, reprit soudainement sa respiration. Non ! Ce n'était pas le moment de s'en souvenir ! Beaucoup de gens l'observait. Il était hors de question d'entrer dans cette fracture psychologique !

Doucement, le jeune homme voulut prendre la parole – mais celui-ci fut soudainement coupé. A sa plus grande surprise, par son frère :

« A tout hasard… qui aviez-vous capturé ? »

Oikawa émit un sourire. L'expression qu'avait un instant Akiteru lui mit la puce à l'oreille. Aussi, l'intervention du frère de ce dernier le surprenait. D'habitude, celui-ci se tenait constamment à l'écart, écoutant d'un air désintéressé leur conversation. Même s'il était question de Shiratorizawa, à moins d'avoir une énorme raison valable, ce genre de choses ne passionnait guère le jeune homme - Alors pourquoi cette soudaine réaction ? Aussi porta-t-il un regard sur ce dernier : la mine grave, Kei ne l'avait pas détaché des yeux. Oikawa prit une nouvelle inspiration, laissant parler son demi-frère d'un air entendu :

« Nous n'avions pu qu'en capturer un. » reprit Iwaizumi « Mais il n'est plus question de temps de capturer les autres. »

« Qui ? » fit immédiatement Tsukki.

Le regard interrogatoire – surpris par le soudain intéressement du prince, Iwaizumi lâcha :

« Wakatoshi Ushijima… »

A suivre…


Et voilààààààààààààààààà xD ! Ce chapitre 4 fut assez difficile à écrire !

Alors pour tout vous dire, à la base, je devais poursuivre un peu plus loin – mais je me suis ravisée – pensant que ça serait plus intéressant de poursuivre ça au prochain chapitre. Comme je vous l'avais précisé dans le premier chapitre – la longueur d'un chapitre va vraiment différer en fonction du texte (ou plutôt des « évènements » - car j'ai un scénario plutôt bien défini en tête). Du coup, c'est un chapitre plus court que je vous présente cette fois-ci... je crois même que je vais rester sur ce type de longueur, voire moins - 1,5 à 3k est largement faisable dans un sens où je pourrais pondre plus facilement même si la « division » des évènements reste à revoir tandis qu'à partir de 5k… – bon ça passe, mais je passe mon temps à me relire, du coup c'est long et je ne suis jamais satisfaite.. – pire, il m'arrive de me perdre dans mon propre scénario, car autant vous dire que j'adoooore les longues descriptions – mais plus j'écris – plus je ralentis x'D et j'ai pour une fois VRAIMENT, une fin en tête. Donc ouais, je veux vraiment finir cette histoire quoi (tsssss alors que je viens tout juste de la commencer tu sais.)….

Bref, j'arrête de vous raconter un peu ma vie ! J'espère quand même qu'il vous a plu ! N'hésitez pas à commenter pour en dire votre avis (je serais ravie de le savoir). Sinon, que pensez-vous de l'histoire globale jusqu'ici ? Rassurez-vous (pour ceux qui aiment), je suis très loin d'avoir terminé…

Sur ce, je vous laisse et on se voit dans le prochain chapitre !