7

LES DRAPS VERTS ET ARGENTS

Rose était incroyablement stressée.

Elle ne s'était pas attendue à ce que Scorpius lui propose de passer la nuit avec lui, ce soir. Dans sa tête, ils aurait pris le temps d'organiser l'évènement. Elle aurait pu se préparer psychologiquement à la...chose. A la place, elle faisait les cent pas dans sa chambre en essayant de calmer les crises d'angoisse qui menaçaient sa santé mentale.

Elle n'était même pas dans la chambre du garçon que déjà son coeur tambourinait dans sa poitrine. Bien sûr, elle savait comment cela se passait, à peu près. Le jour où elle eut ses premières règles, sa mère lui avait expliquée le pourquoi du comment et avait dérivé sur le 'Comment on fait des bébés'. Cette conversation avait été très gênante et Rose avait écouté sa mère, en silence, réprimant les renvois de dégoût à chaque terme scientifique que lui avait balancé Hermione, avec son air sérieux, et plusieurs schémas.

Elle avait peur. Peur de se retrouver seule avec Scorpius. Peur de découvrir son lit. Peur de le voir se dévêtir et qu'il lui dévoile ce qu'il cachait dans son caleçon. Elle avait déjà vu son frère nu, lorsqu'ils prenaient le bain, petits. Elle savait très bien à quoi cela ressemblait. Mais elle était terrifiée à l'idée de voir son machin en...érection.

Le mot la fit rougir et elle dut s'asseoir sur son lit pour se calmer.

Malgré toute ses craintes, elle ne pouvait s'empêcher à Chase. Elle faisait tout cela pour lui, après tout. Si elle avait la persévérance de l'aimer depuis six longues années, elle n'allait pas reculer parce qu'elle était trop paniquée pour sauter le pas. Rose se dit que c'était comme le saut dans le vide. Le secret était de foncer sans réfléchir à rien.

Après avoir enfilé son pyjama, elle sortit de sa chambre en s'assurant qu'aucun autre préfet (et surtout pas Chase) ne traînait dans les environs. Elle descendit l'escalier de fer jusqu'à la salle commune plongée dans la pénombre. Chase avait dû rentrer de sa ronde et monter se coucher. Rose monta le colimaçon qui menait aux chambres des garçons et caressa du bout des doigts la porte marqué du blason des Poufsouffles. Si tout c'était bien passé, ça aurait été cette porte qu'elle aurait dû franchir pour sa première fois. A la place, elle dépassa la chambre de Chase et se rendit, d'un pas hésitant, à la porte noire de la chambre du Serpentard.

Rose s'immobilisa devant le serpent en argent gravé dans le bois. D'affreux doutes la tourmentèrent alors qu'elle levait le poing pour frapper. L'image de Gwen allongée sur la table de lecture de la bibliothèque emplit son esprit et elle se rendit compte que, dans pas longtemps, c'était elle qui allait sans doute se retrouver dans cette position. Des détails émergèrent brusquement: Gwen n'avait pas de poils sous ses aisselles. Elle était plus mince et ses ongles n'étaient pas rongés jusqu'au sang. Etait-elle épilée de partout? Rose n'avait pas eu le temps de s'inquiéter pour sa pilosité. Elle se sentit soudain sale, moche et terriblement nerveuse.

Elle déglutit en pinçant les lèvres et frappa enfin à la porte de Scorpius.

OoO

Dès qu'il était monté dans sa chambre. Scorpius s'était précipité sous la douche. Tandis que l'eau ruisselait sur son corps, il essayait tant bien que mal de calmer le tourbillon de pensées dans sa tête. Il était sûr, à quasi cent pour cent, de commettre une énorme erreur. Il entendait déjà les soupirs excédés d'Albus s'il apprenait ce qu'il s'apprêtait à faire.

Scorpius sortit de la douche et s'essora les cheveux. Au moins, s'il devait passer à l'action, il sentirait la rose. Et dire qu'il y a même pas quelques heures, il était l'homme le plus heureux du monde, loin des soucis de ce début de semaine chaotique. Sa théorie se confirmait: à chaque fois qu'il côtoyait Rose, il finissait pas se retrouver dans les pires emmerdes.

Il ne put s'empêcher d'imaginer la tête de Chase s'il apprenait ce qu'il s'apprêtait à faire à Rose. Il lui volait sa conquête en quelque sorte et l'idée le fit sourire. Mais le peu de satisfaction que lui inspirait cette petite vengeance ne diminuait pas l'anxiété de l'acte en lui-même. Rose était comme une soeur pour lui. Il se sentait mal rien qu'à l'idée de passer le pas avec une fille qu'il connaissait depuis ses onze ans, même si c'était elle qui le lui demandait.

Scorpius consulta sa montre. Rose avait du retard. Il se dit que c'était pas plus mal et espéra, secrètement, que la jeune fille ait changé d'avis. C'était pour cela qu'il lui avait proposé ce soir et pas plus tard. S'il lui avait laissé le temps de cogiter, elle aurait renforcé sa détermination à passer une nuit avec lui et l'aurait harcelé avec beaucoup plus de fermeté que ses parents. C'était peu dire. En l'invitant ce soir, son courage avait plus de chance de s'évanouir face à l'angoisse de la première fois et il espérait vraiment que la Gryffondor reprenne ses esprits.

Au premier 'toc' de la porte, il sentit le stress le gagner.

Scorpius enfila un bas de pyjama et laissa sa serviette sur ses épaules encore mouillées. Il ouvrit la porte, avec appréhension et découvrit Rose, les joues déjà roses d'excitation, les cheveux lâchés et en combinaison pyjama duveteuse. "Plus désengageant que ça, tu meurs!"

Il l'invita à entrer et constata soudain que sa chambre était en bordel. Les elfes de maison n'étaient pas encore passés et plusieurs fringues puantes traînaient dans les coins. Des paquets de cigarettes remplis de mégôts jonchaient son appui de fenêtre et une odeur de tabac froid imprégnait la chambre.

Rose s'avança en enjambant ses livres éparpillés sur le sol et Scorpius vit qu'elle rougit en contemplant ses draps, aux couleurs de sa maison, défaits. Lorsqu'elle se retourna, ses yeux s'attardèrent sur ses pectoraux et elle détourna le regard aussitôt.

—Désolé pour le bordel, lâcha-t'il d'une voix trop gênée à son goût.

Rose ne répondit pas. Elle se dandinait d'un pied à l'autre, ne sachant trop où poser le regard. Scorpius se dit qu'il n'allait pas forcément passer un bon moment tous les deux. .

—Bon! s'encouragea Rose. Qu'est-ce qu'on fait?

Horrible question! Scorpius n'avait jamais connu ce cas de figure. Généralement, il draguait une fille, elle se collait à lui. Ils s'embrassaient, se touchaient et...Roulez jeunesse! Jamais il ne s'était senti aussi tendu. Rien n'était naturel et Rose, avec son air naïf, n'allait certainement pas l'aider à arranger les choses. S'il voulait en finir, c'était à lui de prendre les devants.

Scorpius jeta sa serviette par terre et s'approcha lentement de la jeune fille. Elle resta plantée devant lui, immobile comme une statue, les yeux agrandis par l'anxiété. Il leva la main vers son visage et attendit sa réaction pour la toucher. Rose avait plissé les yeux mais elle dévisagea Scorpius dans une invitation silencieuse. Il posa ses doigts sur sa joue rebondie et descendit le long de son cou. Rose frémit mais ne le retint pas. Scorpius continua ce simple contact en caressant ses cheveux. Ils étaient doux et même si elle n'avait pas pris de bain, ils sentaient bons.

Le Serpentard posa son autre main sur sa hanche ou du moins ce qu'il soupçonna être sa hanche sous son énorme pyjama. Il la pressa doucement à se rapprocher et elle fit un pas hésitant dans sa direction, se collant presque à lui. Leurs visages étaient tout près. Rose fixait la base de son cou encore humide de sa douche. Lorsqu'elle leva les yeux vers Scorpius, son regard innocent fit naître un frisson qui lui parcourut l'échine. Leurs visages étaient tout près, leurs lèvres aussi. S'il s'avançait un peu plus, il pourrait voler le baiser que lui avait donné Chase.

—Je dois me déshabiller? demanda timidement Rose en rompant tout le charme de l'instant.

—Euh... ouais.

Il la relâcha et recula précipitamment. Rose dézyppa sa combinaison comme un robot et rabattit son pyjama sur ses talons dans un geste qui n'avait absolument rien de sexy. Elle plia le vêtement sur une chaise déjà encombrée de vêtements. Rose était, à présent, en sous-vêtements. Elle croisait ses bras sur ses seins et sa culotte était couvert de motifs de petites fleurs roses.

Malgré la gêne apparente de la jeune fille, Scorpius ne put s'empêcher d'admirer le corps de la Gryffondor. Comme il l'avait imaginé, elle avait des hanches généreuses, un ventre musclé par ses entraînements de quidditch. Des jambes peut-être un peu courtes avec un léger duvet roux. Ses épaules carrées étaient tendues à l'extrême et la cascade de boucles rousses encadraient son minois quelque peu apeuré. Rose Weasley était belle et Scorpius s'étonna de ne pas l'avoir vu avant cette nuit.

—Je fais quoi maintenant? demanda encore Rose.

—Mets-toi dans le lit.

L'excitation le gagnait de plus en plus. Il se retourna pour se donner une certaine contenance en constatant que si son esprit était encore empli de doute, son corps n'était pas du même avis. Lorsqu'il se retourna, Rose s'était glissée sous les draps et il se demanda si elle avait abandonné ses derniers vêtements.

Scorpius inspira profondément et s'avança vers le lit. Rose le suivait du regard, en silence et le serpentard eut l'horrible impression d'être un prédateur, prêt à se fondre sur sa proie. Il n'aima pas ce sentiment, surtout s'il devait l'éprouver avec Rose. Toutefois, il monta sur le lit à son tour et s'approcha, à quatre patte, de la jeune fille. Il se plaça au-dessus d'elle en évitant de croiser son regard qui trahissait son stress grandissant. Il souleva un peu le drap qu'elle tenait résolument contre sa poitrine et constata qu'elle avait gardé ses sous-vêtements. Lorsque Scorpius se résigna à approcher son visage du sien pour l'embrasser, Rose ferma les yeux en grimaçant.

—Ok! C'est bon! s'exclama Malefoy en se rasseyant au bout du lit. J'abandonne!

Il tournait le dos à la Gryffondor encore réfugiée sous les draps, sa tête dans ses mains, poussant de gros soupirs.

OoO

—Quoi? s'écria Rose après l'abandon de Scorpius. Pourquoi?

Le Serpentard ramassa un vieux tee-shirt au sol et le revêtit comme pour signifier que l'instant érotique était bel et bien fini.

—Je ne peux pas, dit-il encore, très stressé. C'est au-dessus de mes forces.

Un silence gêné accueillit les paroles du jeune blond. Celui-ci n'osait toujours pas lui faire face et Rose se sentit incroyablement honteuse. Elle se rapprocha de lui en conservant toujours sa pudeur intacte sous ses draps.

—C'est moi? demanda-t'elle d'une petite voix. Je suis trop moche?

—Non! répondit Scorpius en se retournant enfin. Non, c'est pas ça.

—C'est parce que je ne suis pas épilée?

—Non! Bien sûr que non. Ce n'est pas le problème.

Rose baissa la tête. Si ce n'était pas son physique alors cela ne voulait dire qu'une chose.

—Je suis trop frigide, c'est ça, dit-elle au bord des larmes.

—Est-ce que tu veux bien arrêter de dire ça? demanda Scorpius excédé. C'est normal d'être tendue dans ton cas. C'est ta première fois. Qui ne le serait pas? Tout le monde est nul au début. Et puis c'est pas ça le problème, lâcha Scorpius. C'est moi. Je suis stressé. Je sais pas comment m'y prendre avec une vierge.

Il passa une main dans ses cheveux blonds mouillés, l'air honteux. Rose rougit au mot qui résumait l'inexistence de sa vie sexuelle. Elle se sentit, tout de même, rassurée par les paroles de Scorpius. Chase ne lui avait pas dit cela après qu'il l'ait embrassée.

—Mais comment je vais apprendre, si tu ne veux pas…, gémit Rose tout bas.

—Ecoute, on n'est pas obligé de coucher ensemble pour que je t'apprenne certaines chosse. Je pense que la base c'est que tu te sentes à l'aise avec un garçon. Que tu n'aies pas peur de le toucher.

—Le toucher? répéta Rose sans comprendre. Tu veux dire… là-dessous?

Elle baissa les yeux vers le bas-ventre du Serpentard.

—Non! Bien sûr que non. Juste un simple contact, pour commencer. Tiens!

Il lui présenta ses deux paumes ouvertes. Rose contempla ses grandes mains à la peau pâle et ne sut quoi faire. Scorpius l'encouragea par un sourire doux et gentil. Rose laissa tomber le drap. Elle était en sous-vêtements mais elle s'en fichait à présent. Elle savait qu'il n'allait rien se passer entre Scorpius et elle et cette idée la rassurait énormément.

Elle s'assit en face de lui, sur le lit et prit une de ses mains dans la sienne. Elle caressa ses doigts doucement en prenant son temps. Elle la retourna en entremêlant ses doigts aux siens. La chaleur de la jeune fille se communiqua dans la peau froide du garçon. Scorpius ne bougeait pas. Il laissait faire la Gryffondor en savourant le contact très agréable, devait-il bien admettre.

Rose s'enhardit. Elle caressa ses bras et remonta à ses biceps sous les manches de son tee-shirt. Elle le trouva très musclé malgré sa carrure et le contact de sa peau sous ses doigts était électrisant. Scorpius ferma les yeux à la minute où ses mains descendirent sur ses omoplates et caressèrent, du bout des doigts, son dos d'albâtre. Rose se mit à scruter chacune des expressions de Scorpius à mesure qu'elle explorait le corps du garçon. Elle adorait voir ses traits se crisper tout à coup ou son souffle s'accentuer. Lorsqu'elle descendit sur son flanc, toujours sous son tee-shit, elle toucha un point sensible et il trembla dans ses bras. Lorsqu'il ouvrit un oeil, elle ne put s'empêcher de rire.

Rose comprit la leçon que voulait lui inculquer Scorpius: même elle pouvait produire de l'effet par son simple toucher.

—Tu sens? Au creux de ton ventre?

Rose ne sut d'abord pas de quoi il voulait parler mais lorsqu'elle se concentra elle sentit une chaleur envahir ses entrailles alors qu'elle passait une nouvelle fois la main sur les poils de bras du garçon.

—Tu le sens? demanda-t'il en lui touchant les bras à son tour.

—Oui, dit-elle dans un souffle.

—C'est ça que tu dois ressentir à chaque fois que tu seras avec Chase, dit-il en s'étranglant à moitié sur le prénom de son éternel rival.

Scorpius la repoussa légèrement et s'allongea sur les draps verts et argents. Il tendit les bras vers Rose et elle comprit qu'il l'invitait à le rejoindre. Elle s'installa à ses côtés, en posant sa tête sur sa poitrine. Ses bras l'accueillirent délicatement et il la serra contre lui.

—Ne t'inquiète pas. Il ne se passera rien de plus que ça. ça, c'est un câlin, dit-il en imitant le ton des professeurs de Poudlard. Je te garderais dans mes bras jusqu'à ce que tu te sentes détendue.

Elle rit. Allongée ainsi sur lui, Rose arrivait à percevoir les battements de coeur de son ami. Tout d'abord stressés, il se détendirent petit à petit jusqu'à emprunter un rythme régulier et rassurant. En l'écoutant, Rose se rendit compte que les pulsations de son propre coeur s'étaient calqués sur ceux du Serpentard, détendue à son tour.

—Tu fais ça souvent avec tes conquêtes, demanda Rose.

—Ça dépend, dit-il après une pause de réflexion. En tout cas jamais dans cet ordre. C'est plutôt le truc que je fais après l'amour.

A ces mots, Rose brûlait d'envie de poser une question délicate au Serpentard. Le genre de questions qui l'avaient travaillée depuis de longues années sans se décider à les lui poser enfin. Scorpius la tenait toujours dans ses bras, la respiration lente et profonde. Il semblait assez de bonne humeur pour qu'elle puisse espérer une réponse honnête.

—Tu as couché avec beaucoup de filles? demanda-t'elle en écoutant les battements de son coeur.

Scorpius se mit à rire et la tête de Rose se ballota quelque peu. Elle se redressa légèrement mais Scorpius la tenait résolument au creux de ses bras.

—Vous êtes tous persuadés que j'ai couché avec une multitude de filles…, lâcha-t'il avec un soupir. En vrai, j'ai peut-être été avec cinq filles, en comptant Gwen.

—C'est beaucoup, commenta Rose qui l'imagina avec chacune de ces personnes.

—Si tu le dis…

—Et la première?

La question qui taraudait le plus Rose était lancée. Elle attendit la réponse, les oreilles grandes ouvertes. Scorpius soupira.

—Tu veux vraiment savoir?

—Oui! S'il te plait, la supplia Rose en battant des pieds dans les couvertures.

—Ok, c'était Ava au village de Loutry Ste Chaspoule…

—Non! s'exclama Rose.

Le village en question était le premier adjacent du domaine du Terrier, la seule présence moldue à des kilomètres à la ronde. Rose connaissait Ava. Elle était âgée de deux ans de plus qu'eux et s'occupait de la boulangerie sur la place du village avec sa famille. Elle, sa propre famille et Scorpius s'y rendaient quelquefois pour leurs emplettes. Rose avait toujours admiré la beauté d'Ava, une grande brune à l'air profondément gentil, coiffé de deux grandes nattes et d'une salopette orange. Rose avait remarqué ses airs tendres à l'adresse de Scorpius chaque fois qu'il poussait la porte de sa boutique. Mais elle était loin de s'imaginer les deux en train de…

—J'étais si stressé, continua Scorpius en riant nerveusement. Je voyais bien qu'elle était intéressée et lorsqu'elle a enlevé sa salopette et défait ses tresses dans sa remise, je me suis dit que j'arriverai jamais à être à la hauteur.

Rose riait à gorge déployée et Scorpius continuait son récit en s'esclaffant à chaque phrase qu'il peinait à formuler.

—A un moment, j'ai vraiment cru que j'allais lui vomir dessus.

Les deux amis continuèrent à rire, enlacés dans les bras l'un de l'autres. Ils parlèrent de tout mais jamais de rien et en si peu de temps, ils eurent l'impression de retrouver la complicité qu'ils avaient perdus au fil des années.

Lorsque l'heure fut avancée, Rose s'extirpa, à regret, des bras de son ami et remit sa combinaison en repensant à ce simple moment de bonheur qu'elle avait partagé avec Scorpius. C'était simple et pourtant si bon.

—Bonne nuit et...merci, dit-elle en se dirigeant vers la sortie.

Quand elle referma la porte, elle lui fit un clin d'oeil qui réussit à le faire sourire Scorpius Malefoy.