Bonjour à tous et bienvenu si il s'agit de votre première visite et sinon bon retour. Je suis heureuse que votre recherche de lecture vous ai conduit jusque ici et j'espère que cela sera une bonne découverte pour vous.

Soyez prêt à suivre mon petit-oiseau car aujourd'hui elle prend son envol, nouvelles rencontres et nouvelles aventures sont à prévoir. Pour le meilleur ou pour le pire je vous laisse le découvrir mais avant je tiens à remercier Adrielle-Black pour son commentaire qui ma fait chaud au coeur. Ton commentaire est une réelle motivation pour moi et je tiens de ce fait à te dédier ce chapitre. Puisse-t-il répondre à tes attentes.

Bonne lecture et à très vite !


Leur cohabitation allait être intéressante.

« Oh Radagaste regarde ce que j'ai trouvé ! » Un immense sourire aux lèvres la jeune-femme entre telle une tornade dans la maison de bois et de feuille du magicien brun. « Penses-tu que cela signifie que des fées vivent à proximités ? Peut-être pourrions-nous leur construire une petite hutte ? »

Radagaste sourit tendrement en voyant sa nouvelle amie babillait joyeusement serrant entre ses mains une sorte de petit nid décoré de fleur séché. Une nouvelle amie qui s'était plié à son mode de vie et à ses folies sans poser de question. Souriant de ses divagations, s'amusant de ses folies et riant de ses drôleries. Elle l'avait accepté sans compromis et il avait trouvé tous cela incroyablement apaisant. Il aime ce petit-oiseau tombé loin du nid et c'est fait un devoir de lui apprendre tous ce qu'il connait. Survivre dans la nature, soignée les blessures mineurs, évoluer dans la nature et même le langage des oiseaux.

« Un petit-oiseau doit pouvoir parler avec les oiseaux. Et un jour peut-être volera-t-il parmi les nuages. »

« Cela ne fera-t-il pas de moi une fée ? » La question pleine de naïveté avait beaucoup amusé Radagaste qui y avait répondu avec le plus grand sérieux.

« Tu as de beaucoup trop petites oreilles pour être une fée. » Explication jugé suffisante et acceptable par la jeune-femme. Le débat s'était terminé ainsi.

Elle avait vite pris des habitudes, s'enfermant dans une routine rassurante jusqu'à ce que finalement quelque chose d'inhabituel vienne la tourmenter. Chaque nuit était emplis d'étrange songe. La première fois elle avait vu une grande montagne dans l'horizon, couverte en son sommet d'un manteau de nuage. Puis elle s'approche, découvrant, explorant une ville d'or et d'argent. Des gens heureux, épanouis et fier. Puis elle voyait cette famille, suivait leur quotidien. Un roi, son fils et ses petits-enfants. Deux garçons et une fille. Elle les voit grandir puis le fils cadet meurt, le grand-père sombre. La vie continue jusqu'à ce que tous s'écroule. Les murs tremblent, la panique enfle et le feu jaillit. La mort déployer ses ailes. Et se réveille alors en sursaut encore hanté par les cris de douleur et de peur des habitants de la montagne.

« Encore un mauvais rêve petit-oiseau ? » Radagaste est inquiet pour sa jeune-amie. Il sait ce que représentent ces visions mais il aimerait tant pouvoir la protéger des épreuves qui l'attendaient.

« Oui. Mais les choses changent Radagaste. Je crois…. Je crois que je vais devoir partir. Quelque chose me pousse à me diriger vers l'Est et je suis terrifiée. » Et elle l'était, elle n'avait pas la moindre idée de ce qui l'attendait. « Je dois sauver cet homme et sa famille, celui de ma vision, mais comment ? Je ne connais rien de ce monde. »

« Ai confiance en toi mon enfant. » Le magicien la fixe de son regard incroyablement lucide pour une fois. « Ai confiance en celle que tu es car n'importe qui aura la chance de t'avoir à ses côté. Tu es juste, loyale et plus forte que tu ne le crois. Tu es celle qui a été choisi pour cette mission et tu es celle qui réussira. » La conviction du magicien fait sourire la jeune-femme qui prend l'homme étrange dans ses bras.

« Je vais devoir partir alors. Je vais accomplir ce que j'ai à faire puis je reprendrais ma vie mais…. Mais jamais je ne t'oublierais. Je te suis tellement reconnaissante pour tous ce que tu m'as appris. Pour le toit que tu m'as offert et l'amitié, le réconfort que tu m'as apporté.»

Il existe des amitiés qui prennent des années à se construire, auxquelles il faut du temps pour s'épanouir et se solidifier tandis que d'autre se tissent en un instant. C'est ce genre d'amitié qui lie désormais Radagaste le brun, magicien solitaire, et son petit-oiseau. Ni l'un ni l'autre n'oublieraient jamais leur moment partager et leur amitié pourrait ne jamais cesser.

Depuis qu'elle a passé ce dernier mois avec Radagaste l'ombre des arbres, les murmures sauvages et le silence ne l'inquiète plus. Au contraire elle trouve dans ce silence un sentiment d'apaisement. Chaque bruissement du vent, chaque vibration de l'air, tous lui est familier. Elle les comprend comme si s'était des murmures familiers, des amis chuchotant à ses oreilles. Ce n'est donc plus une petite créature effrayé qui foule le sol de la forêt mais une jeune-femme souriante et déterminé. Désormais elle savait où elle allait et pourquoi. En partie du moins.

« Vous avez entendu ça ? » Une voix forte et rocailleuse brise le silence qui s'était installé dans le groupe d'homme. Suite à sa déclaration tous prête une oreille attentive et dans le silence ambiant une voix leur parviens. Une voix assez forte mais douce semble chanter mais nul ne peut comprendre les paroles. « Ca se rapproche. »

Des armes sortent de leurs étuis, carquois et fourreau prêt au combat. Quelque soit la menace ils étaient prêt à l'accueillir. 15 regards se posent alors sur une jeune-femme chantonnant joyeusement. Cette dernière se stoppe tous de fois lorsqu'elle se rend compte de la présence étrangère sur son chemin. Ses yeux bleu-gris s'écarquille alors et son regard fait la navette entre chaque personne présence. 13 hommes de sa taille armé jusqu'aux dents, un autre plus petit avec les plus grands pieds qu'elle n'ait jamais vu et un homme immense, plus encore que Radagaste. Un homme avec un bâton similaire à celui de son sorcier.

« Gandalf le gris ? » Radagaste l'avait prévenu que sa route la mènerait sans doute à le croiser. Il lui avait dit qu'elle pouvait lui faire confiance.

« En effet jeune-fille tel est mon nom. » Le sorcier sourit à la jeune-femme faisant signe au nain de baisser leur armes. « Qui es-tu ? »

« Radagaste m'appel petit-oiseau mais pour vous, Cornelia devrait faire l'affaire. » Son sourire confiant et sa bonne-humeur semble incroyablement déplacer dans l'atmosphère grise qui entoure la compagnie depuis quelques jours maintenant. « Il m'a dit que ma route croiserait la votre. »

« Radagaste est une personnage des plus surprenant, si je puis dire, et je ne savais pas qu'il avait une amie tel que vous. »

« Telle que moi ? Comment dois-je le prendre ? » Elle arque un sourcil et dévisage le magicien les bras croisés. Ce dernier se racle la gorge apparemment gêné. « Radagaste est un homme certes surprenant mais ne vous méprenez pas. Il vaut sans doute beaucoup plus que vous alors à l'avenir si nos chemins se recroisent veillé à prendre garde à votre jugement à son encontre. » Son regard s'est fait de glace et la menace est assez sérieuse. « Lui qui pourtant ne tarissait pas d'éloge à votre égards. A croire que la fiction dépasse toujours la réalité. » Cornelia détestait que l'on s'en prenne à ses amis et le sous-entendu sur le caractère particulier de Radagaste ne lui à pas échappé. « Sur ce, ce fut un plaisir. Je vous souhaite un agréable voyage où que celui-ci vous mène. Messieurs. »

Et sans un regard de plus à la compagnie elle reprend sa route toujours plus à l'Est. Elle devait atteindre l'Est rapidement. Plus vite elle le ferait, plus vite elle rentrerait chez elle.

« Attendez ! » L'ordre claquant dans l'air l'arrête et son regard se pose dans celui bleu d'un grand homme, nain, Radagaste a dit qu'elle appartenait au peuple nain. Un homme à l'apparence familière. « Qu'est-ce qu'une femme fait, seule, dans les terres sauvages ? »

« Qu'est-ce qu'une compagnie de 13 nains, un magicien et…. Excusez-moi mais je crains ne pas connaître la race à laquelle vous appartenez monsieur. » Son sourire sincère fait rougir la petite créature aux cheveux bouclés.

« Un hobbit. Je suis un hobbit, mademoiselle».

« Oh oui j'en ai entendu parler. On dit que dans votre sang coule la magie des fées et que malgré l'oisiveté dans lequel leur descendant on choisi de vivre, le courage et le sens de l'aventure résonne toujours dans leur cœur. » Un sourire tendre apparait sur ses lèvres alors qu'elle dévisage la petite créature aux cheveux brun-miel bouclé et aux yeux vert. « Et il semblerait que cet héritage soit toujours vivace dans votre cœur si je me fis à votre présence ici. Soyez fier de qui vous êtes et ayez fois en vous car si il y a une chose que j'ai appris c'est que c'est souvent de ce que l'on attend le moins que vienne les plus belle surprise. » Un raclement de gorge attire une nouvelle fois son attention, quittant le hobbit émut des yeux. « Oui ? »

« Je vous ais posé une question jeune-fille. » Le regard bleu est orageux, vexé d'avoir été ignoré.

« Et j'y ai répondu. Si la réponse ne vous convient pas cela n'est en aucun cas mon problème. Maintenant je dois y aller, les nuits ne sont pas sur dans le coin et je tiens à rejoindre un abri rapidement. » Elle n'apprécie pas le côté condescendant de l'homme face à elle et se sentiment de déjà-vu la met étrangement mal à l'aise.

« Attendez jeune-fille. Vous ne pouvez voyager seule. » Le vieux nain à la barbe blanche intervient sentant la tension monter entre leur chef et la jeune-femme.

« Et pourquoi ne le pourrais-je pas ? Je m'en suis plutôt bien sorti ces dernières semaines. » Dernières semaines ? La révélation fait l'effet d'une bombe dans la compagnie et pourquoi ? Parce que pour eux, le fait qu'elle soit une femme fait d'elle une petite chose fragile incapable de se débrouiller seule ? Elle refusait et en voyant le feu dans son regard le vieux nain se dit qu'il l'a vexé. « Je suis touché par votre considération mais je suis une grande fille, je veille sur moi seule et avec talent. »

« Je n'en doute pas jeune-fille mais il serait inconsidéré de notre part de laissé une jeune-fille voyager seule en Terre-Sauvage. Surtout lorsqu'elle semble se diriger dans la même direction que nous. » Avec un sourire bienveillant. « Alors dite moi jeune-fille où allez-vous ? »

« Ne serait-ce pas bien plus inconsidéré de ma part de révéler mes plan à de parfait inconnus ? » Mais à peine ces mots ont-ils quitté ses lèvres qu'une douce voix résonne dans sa tête. « Va avec eux petit-oiseau. Vas et fait face à ton destin » Elle ferme un instant les yeux pour finalement les rouvrir, si tel est la volonté de la femme-arbre… « Toute fois que serait la vie si on ne faisait que des choses prudente ? Je vais à l'Est. LackTown est ma destination pour le moment. »

Et sans surprise c'est également la destination de l'étrange compagnie. Sans surprise vraiment ? Elle finissait par croire que rien n'arrive par hasard. Qu'elle est juste un pion dans le jeu de la femme-arbre.


Alors bon ou mauvais voyage ? Bon j'espère et j'espère également vous retrouvez dans la suite des aventures de mon petit-oiseau. A très bientôt j'espère.