Alors qu'aujourd'hui s'ouvre la seconde case du calendrier de l'avant je vous propose de découvrir ce nouveau chapitre des aventure de mon petit oiseau. Une ambiance aussi froide que le manteau blanc ayant recouvert nos jardins va bientôt s'abattre sur la compagnie des nains. Peut être devraient-ils prendre garde à ne pas mettre un oiseau en colère.
Un grand merci à Adrielle-Black, fidèle lectrice jusqu'à présent avec toujours une note d'encouragement. Ce sont tes gentilles paroles qui me poussent à continuer cette publication. J'espère que tu appréciera également dans ce chapitre le caractère de Cornelia et que la suite de ces fictions te plaira. Un grand merci à toi de me lire sans faute à chaque publication.
Bonne lecture à toutes et à tous, puisse ce chapitre être à votre gout.
« Alors dites moi Cornelia qu'est-ce qui vous a bien pus conduire une jeune-fille jusqu'à Radagaste le brun ? » La question avait taraudé Gandalf toute la journée, profitant donc de leur pause pour la nuit afin d'assouvir sa curiosité il pose sa question. Question sans nul doute prémisse de nombreuses autres. Une étrange aura entoure cette jeune-femme.
« Oh c'est toute une histoire et j'ai bien peur que vous ne réussissiez guère à me croire. Moi-même je me demande encore si tous ceci est bien réel. »
« Voilà qui éveille ma curiosité. » La sienne et celle de toute les personnes présente autour du feu.
« Ne profitez donc vous pas de suffisamment d'aventure magicien ? Les miennes ont donc tant d'attrait ? Vous me flattez. » Plongeant son regard dans le balais des flammes, elle se met à raconter son histoire d'une voix lointaine. « Il y a de cela 2 mois environs je vivais une vie parfaitement normale au sein d'une famille aimante et mon futur était plutôt bien défini mais comme tous je rêvais d'aventure et d'un peu de piquant à ajouter à mon quotidien. J'ai depuis compris le risque de formuler de tel rêve. Ils sont assez frappants lorsque vous vous réveillez perdu au milieu de nulle part, seule et désemparé. Arraché à votre famille et à tous ce que vous avez jusqu'alors connu. Je ne suis pas d'ici et je devine que vous l'avez deviné. Il n'a fallu à Radagaste que peu de temps pour comprendre mais peut être est-il plus perspicace et sensible à la magie que vous ne l'êtes ? » Elle sait que sont comportement est puéril mais elle ne peut s'en empêcher. De plus Gandalf n'a pas à savoir que Radagaste a eu un petit coup de pouce. « Il est devenu mon guide dans ce monde, celui qui devait me préparer à accomplir la mission que la femme-arbre, ou Yavanna comme il l'appel, m'a confié. » Des allaitements surpris suivent sa déclaration. « Je ne vous demande pas de me croire, je n'en ai pas besoin. Je sais où je vais et je sais pourquoi. Je ferais ce que j'ai à faire avec ou sans votre aide. Je n'attends rien de ce monde, pas alors qu'il m'a tous pris mais j'ose espérer que là où vos dieux sont égoïste, il y a dans vos cœurs suffisamment de compassion pour comprendre que je ne veux rien de plus que retrouver les miens. Pour ce faire je dois remplir une mission et il semblerait que nos routes soient liés pour un moment alors je ne vous demande qu'une chose, ne vous mettez pas sur mon chemin. »
Il n'avait jamais rien connu d'autre que la Comté, un endroit tranquille et routinier. Personne ne partait à l'aventure et il n'y avait rien de plus important pour eux que respecter les convenances. Peuple pacifique, jamais ils n'auraient osé défier si ouvertement quelqu'un et pourtant elle l'avait fait. Il ne sait pas d'où lui viennent une telle force et une telle détermination mais il est bien heureux que quelqu'un soit près à remettre les nains à leurs places. Il en apprécie certain, là n'est pas la question, mais nombreux sont ceux qui le prenne pour un incapable, un fardeau et ce rit de lui. Lui qui à quitté sa maison pour les aidés à retrouver la leur.
« Mademoiselle Cornelia ? » Il s'était discrètement approché d'elle au cours de leur marche, hésitant un moment à déranger la jeune-femme dans son observation du ciel.
« Oh monsieur le hobbit. » Son grand sourire fait se détendre le hobbit. Cela faisait quelque temps qu'il n'avait pas eu un vrai sourire. « Mais je suppose que vous avez un autre nom…. »
« Bilbo Baggins. »
« Ravis de faire votre connaissance monsieur Baggins. Où puis-je vous appelé Bilbo ? Ainsi vous m'appellerez Cornelia. Je trouve cela bien plus agréable et si nous avons à voyagé ensemble autant être ami vous ne croyez pas ? » Elle est assez anxieuse, même si sont sourire ne laisse rien paraître, un ami lui ferait le plus grand bien. Surtout au vu de l'animosité de certains nains à son encontre.
« Je crois qu'une amie me ferait le plus grand bien Cornelia. » En rient joyeusement. « Il semblerait que ni vous, ni moi ne faisons grande impression aux nains. »
« J'ai appris il y a longtemps à ne pas me soucier de ce que le reste du monde pense de moi. » Son air lointain et son léger sourire la laisse pensée qu'elle rêve à de vieux souvenirs. « La seule opinion qui compte est la votre et les seuls avis dont vous avez besoin sont ceux de votre famille et amis sincère. N'ayez crainte Bilbo un jour ils verront la personne extraordinaire que vous êtes. »
« Vous le pensez vraiment ? » Comment pouvait-elle avoir tant confiance en lui alors qu'elle le connaissait à peine ?
« Je le vois et si ces nains ne le voient pas c'est qu'ils sont aveugles. » Le regard d'orage rencontre celui vert prairie du hobbit. « Ayez foi en vous Bilbo. Vous descendez des fées alors laissé faire la magie. » Son rire clair éclate dans l'air et fait sourire le hobbit. Il était heureux de l'avoir comme amie, et ceux malgré son comportement bien loin de celui respectable d'une femme hobbit mais à l'heure qu'il est Bilbo lui-même n'a plus rien de respectable.
« Pensez-vous que nous puissions faire confiance à cette jeune-femme ? » Gandalf quitte des yeux le duo pour le reporter sur celui froid du nain face à lui.
« Je pense que oui. Si elle a la confiance de Radagaste elle a la mienne. » Et malgré tous ce que Cornelia pouvait penser il le pensait. Oui Radagaste était excentrique mais il était aussi capable de voir au plus profond du cœur des gens. « De plus qu'aurions-nous à craindre d'une envoyée des Valars ? Dois-je vous rappelé que Yavanna est la compagne du père des nains ? »
« Alors vous croyez à son histoire ? » Lui non et il a du mal à croire que quelqu'un puisse réellement y croire. Il commence à douter de la santé mentale du magicien.
« Oui j'y crois et vous devriez y croire aussi Thorin car si les Valars l'ont mise sur notre route c'est pour une raison précise. Elle pourrait très bien être d'une grande aide pour notre quête. »
« Elle ? Ce n'est qu'une enfant ? Une femme qui plus est. Elle devrait être gardé en sécurité par les siens et non être trouvé à errer dans la nature. »
« Mais elle a perdu sa maison Thorin et son seul moyen de rentré chez elle est d'errer parmi nous. De plus elle a été suffisamment claire non ? Elle ne laissera personne se dresser sur son chemin. Pas même vous. »
La cohabitation avec les nains étaient assez particulière. Ils l'a traitent tous comme une enfant fragile pouvant se briser à chaque instant. Elle déteste ça plus que tout au monde mais elle fait avec pour leur bonne entente. Heureusement que Bilbo est là….
« Quelque chose ne va pas Cornelia ? »
« Ces nains vont me rendre folle Bilbo. J'en ai assez de les voir sans arrêt m'épier comme si je pouvais tomber en morceau à chaque instant sans qu'aucun ou presque ne daigne m'adresser le moindre mot. » Elle soupire fortement gardant tout de fois sa voix basse pour ne pas être entendu par les nains. « Comment avez-vous fait pour supporter tous ça tous ce temps ? »
« Oh avec moi ils ne sont pas comme ça ! » Amusé par la réaction de sa nouvelle amie. « Je pourrais disparaître qu'aucun d'eux ne bougeraient le petit doigt pour me sauver. »
« Et bien vous m'avez. Je ne serais sans doute pas d'une grande aide mais soyez certain que je volerais à votre secours. »
« Et bien avec une telle escorte qu'ai-je à craindre ? »
Les deux avaient ries complice avant que Thorin grogne ses ordres. Cornelia se retrouve donc seule avec les nains, des nains ne la laissant même pas touché à une seule brindille. Comme si elle pouvait se faire mal juste en levant le petit doigt. Elle se sentait tellement…. Elle a l'impression d'être réduite au rôle de figurante, de poupée fragile.
« Un bol jeune-fille ? » Bofur sourit à la jeune-femme en lui tendant son repas. Maintenant Bilbo un peu plus loin peut être pourrait-il discuter avec elle. « Alors dites-moi comment est votre monde ? »
« Etes-vous en train de me faire la conversation monsieur Bofur ? » Elle hausse un sourcil septique.
« J'avais espéré pouvoir discuter un peu avec vous. Faire connaissance, après tous mis à part Bilbo aucun d'entre nous n'a pus profiter de votre charmante compagnie. »
« Si vous espérez me faire céder avec des paroles enjôleuse c'est peine perdu. Si vous voulez quelque chose demandé le comme vous le feriez avec n'importe qui d'autre. Je suis peut être une femme mais j'en ai assez d'être traiter comme une petite chose fragile. » Le feu dans ses yeux fait sourire le nain.
« Dans ce cas ce sera ainsi jeune-fille. Alors dit moi Cornelia comme c'est dans ton monde ? » Le nain sourit conspirateur sa bonne humeur et sa confiance retrouvé.
« On se tutoie maintenant ? » Sa surprise est évidente mais d'un autre côté elle apprécie. Cela lui rappel son monde.
« Tu as dit comme avec les autres nains. Je fais comme avec les autres nains. » Ses yeux pétillent de malice alors que Cornelia éclate de rire. Un rire franc et sincère.
« Je crois Bofur que nous allons bien nous entendre. Alors que veux-tu savoir ? »
La jeune-femme se penche vers lui les coudes appuyés sur ses genoux et avec un immense sourire sur les lèvres. Elle et Bofur discute donc une bonne partie de la soirée en rient. Bofur écoute fasciné son histoire et ceux même si nombreux détails lui restent inconnu. Malgré cela il ne l'arrête pas, il la laisse parlé et ne peut s'empêcher de se sentir touché par la jeune-femme face à lui. Son regard lointain, son air perdu et son sourire nostalgique. Sa maison lui manque.
« Mais un jour je rentrerais. Elle m'a promis qu'un jour je n'aurais plus à erré dans ce monde désespéré et seule. Un jour je retrouverais les miens, je retrouverais ma famille et ma maison. » Une grande conviction semble raisonné dans sa voix mais pourtant le nain au chapeau discerne le doute dans son regard. Cette jeune-femme est douée pour dissimuler ses émotions mais pourtant son regard ne peut mentir.
« Je n'en doute pas jeune-fille mais d'ici là, considère que nous sommes ta famille. » Bofur sourit doucement à la jeune-femme mais son sourire se transforme une mine troublée lorsqu'elle laisse échapper un rire bref et faux.
« Définit le terme famille Bofur. Dit moi si pour toi une famille s'est des gens qui t'ignore, te juge et t'enferme dans un rôle qui te déplait. » Avant que le nain ne puisse dire quelque chose, elle le coupe d'un signe de la main. « Je suis une femme, mais une femme française du XXIème siècle et je ne me suis jamais sentit à ma place dans le rôle de la délicate jouvencelle en détresse. Je porte fièrement le combat des femmes qui m'ont précédé et me complet dans le rôle de femme indépendante. Je prends soin de moi-même tout en acceptant des coups de pouces, je dis ce que je pense et je râle, je parle, je ris, je pleure parfois quand on ne me voit pas, je suis beaucoup de chose mais pas une menteuse et je ne cacherais pas celle que je suis. Radagast dit que ce monde n'est pas près pour moi mais je me refuse à changé. Ma famille, mes amis, ma vie à fait de moi celle que je suis alors soit celle pseudo-famille que tu dépeins ce fait à l'idée et accepte de me traiter comme autre chose qu'un objet décoratif, soit je finirais par disparaitre sans même un au revoir. Je ne subirais pas un sort, je ne me complairais pas dans quelque chose qui me déplait. Je suis une femme libre et indépendante, ce monde ne me changera pas. Personne ne le fera. »
Bofur à le souffle coupé par le feu dans ses yeux et les nains qui avaient tous distraitement écouté son discours se retrouve eux aussi sous le choc. Lorsqu'elle relève le visage, elle remarque leur regard et sourit ironiquement avant de se lever ayant brusquement besoin de solitude et de calme.
Et c'est terminé pour le moment, j'espère que ce chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à laisser un petit mot et à très bientôt pour la suite des aventures de mon petit oiseau.
