Bonjour à tous, j'espère que vous vous portez tous malgré les conditions exceptionnelles que nous vivons actuellement. Je tiens tout d'abord à vous présenter mes plus sincères excuses pour la longue, très longue attente ayant précédé la sortie de ce chapitre….
Mais je suis de retour et plus que ravi de vous faire partager un nouveau chapitre des aventures de mon petit-oiseau !
Et quoi de mieux pour cela qu'un chapitre où des questions sont posés, des amitiés fortifiés et des relations changent radicalement de direction.
Je vous laisse apprécier ce chapitre, bonne lecture et à très vite !
Une fois qu'elle est partie un silence lourd s'est étendu sur le groupe. Gandalf observe ce spectacle une pipe à la main un air amusé peint sur le visage. Les nains sont clairement divisés, certain souhaite aller vers la jeune-femme mais les règles naines sont strictes. Les femmes sont des trésors, il faut les chérir et les traités avec respect mais surtout il faut se comporter de certaines manières avec elle. Lui parler comme Bofur le fait est inconvenant. Un long débat s'annonce pour les nains. Un débat que Gandalf et Bilbo regarderont de loin.
Cornelia soupire et passe rageusement une main dans ses cheveux. Jamais elle n'aurait du s'emporter ainsi, elle s'est beaucoup trop exposée ce soir et elle doute que le chef de la compagnie apprécie sont comportement. Il est le plus distant, lui et son ami chauve. Il a jaugé toujours d'un regard froid et l'envoie toujours le plus loin possible des activités du camp. Il l'a garde éloigné de tout et de tous.
« Tu sembles contrariée petit-oiseau ». Cornelia n'avait pas bougé de sa position, assise sur le sol, le visage dissimulé dans ses genoux et les joues inondé de larmes. Yavanna caresse tendrement ses cheveux attendant que sa petite protégée se calme.
« Pourquoi ? Pourquoi moi ? Ce n'est pas ma place, comment puis-je les aidés alors qu'ils ne veulent pas de mon aide ? » Son désespoir brise le cœur de Yavanna et les paroles de son époux lui reviennent en tête. « Tu vas briser la vie de cette enfant ».
« Parce que tu es celle qu'il leur faut. La seule qui pourra les sauvés !»
« Mais ils ne veulent pas être sauvé ! » Cornelia se relève brusquement, repoussant Yavanna loin d'elle. « Ils ne veulent pas de mon aide…. Je…. Je suis une femme et pour eux, je ne vaux rien. » La jeune-femme prend une grande inspiration pour retrouver son calme.
« Tu te trompes sur le comportement des nains jeune-fille. Pour eux, ce comportement est une preuve de respect et…. »
« Je ne veux pas de leur respect sexiste. Je veux qu'on me respecte pour ce que je suis vraiment, pas pour ce que je semble être. » Yavanna sourit en voyant ce feu faire son retour dans ses yeux, une jeune-fille qui ploie mais jamais ne se brise. Toutefois avant qu'elle n'ait pu ajouter quelque chose une branche se brise et la Valar disparaît. « Sérieusement ?! »
Le nouvel arrivant se fige brusquement, incertain de la démarche à suivre alors qu'un morceau de ciel déchiré par une tempête se plonge dans son regard. Des traces de larmes persistent sur ses joues, son visage est crispé par la colère et ses poings s'ouvrent et se ferment répétitivement. Peut-être aurait-il du la laisser retrouver son calme avant de la rejoindre… Cornelia ferme un instant les yeux en reconnaissant son visiteur. Une personne totalement innocente de son état actuel.
« Je suis désolé. Je crois que je suis légèrement sur les nerfs en ce moment. » Lorsqu'elle rouvre les yeux, ces derniers sont un peu plus clair, plus proche de leur couleur d'origine.
« C'était une sacrée mise au point que tu nous as offerte. » Bilbo tente une légère plaisanterie qui arrache un petit sourire à son amie avant qu'elle ne se laisse tomber sur le sol posant sa tête sur ses genoux remontés contre sa poitrine.
« Pourquoi moi Bilbo ? » Le hobbit se laisse glisser à ses côtés en silence. « Je veux dire, ce monde n'a rien à voir avec le mien. Je n'y ai pas ma place Bilbo mais je n'ai pas le choix. Je n'ai jamais eu le moindre choix dans cette histoire… » Un rire sans joie passe la barrière de ses lèvres alors qu'elle se redresse fixant le ciel. « Je n'ai jamais aimé que l'on m'impose des choses, ma famille l'a vite compris. Je fais ce que je veux, ce je dois faire aussi mais seulement si j'en ai envie. Si je me sens contrainte, prisonnière et bien je disparais, j'arrête tout et je laisse tomber. Je refuse à être prisonnière de quoi que ce soit et pourtant… Pourtant c'est exactement ce qui arrive, je suis prisonnière de la volonté de quelqu'un d'autre et alors que je suis supposé collaborer avec ces nains pour récupérer ma liberté, ces derniers refuse de me voir. Je déteste ça ! » Bilbo attrape sa main alors qu'elle allait une nouvelle fois frapper le sol à côté d'elle.
« Je ne peux pas te dire pourquoi c'est toi qui as été choisi Cornelia mais je sais une chose. Tu es une personne incroyable. Tu as été capable de croire en moi alors que personne ne le faisait. Tu es prête à t'engager dans une chasse au dragon sans rien attendre en retour et tu as réussi à clouer le bec de ces nains. Tu n'as pas idée de l'état dans lequel tu les as laissés ! » Bilbo se sourit à lui-même au souvenir des nains agités jouant à qui criera le plus fort pour donner son opinion sur la jeune-femme. « Je ne sais pas quelle est ta mission, je ne sais pas si les nains accepteront ta présence mais moi je suis heureuse de t'avoir à mes côtés aussi longtemps que tu accepteras de rester. »
« Bilbo le hobbit, tu es surprenant tu sais ? En arrivant ici je n'aurais jamais cru pouvoir rencontrer quelqu'un comme toi. Radagast et toi allaient me manquer quand je rentrerais chez moi. »
Lorsqu'ils rejoignent le camp, nombreux des nains sont déjà couchés et Cornelia n'accorde pas un seul regard aux nains encore éveillés. Pas plus qu'elle ne leur accorde un regard ou un mot le lendemain matin ou toute la journée suivante. Ils ont voulu jouer, voilà quelle serait leur récompense.
« Peut-être devriez-vous vous asseoir Mademoiselle. Nous pouvons gérer cela. » Dori sent un long frisson remonter le long de son dos alors que le regard froid de la jeune-femme se pose sur lui. Un lourd silence s'installe attirant l'attention des autres. Toutefois elle ne dit mot, regarde le nain de haut en bas pour ensuite simplement retourner à sa tache. Tant qu'ils refuseraient de voir, elle en fera de même.
« Son comportement n'est pas acceptable. » Thorin grogne le regard fixé sur le dos de la jeune-femme occupée à faire il ne savait quoi. Dwalin acquiesce en assentiment alors que Gandalf soupire face au comportement des nains.
« Je pense que c'est le vôtre qui est inacceptable. Cette jeune-femme a été claire sur ce qu'elle voulait et pourtant vous allez à l'encontre de sa volonté. Cela est contraire aux règles naines non ? De plus que souhaitez-vous Thorin, une jeune-femme dépendante de vous ou une jeune-femme capable de se défendre seule. » Ce disant il se lève époussetant doucement sa robe grise pour rejoindre ladite jeune-femme.
« Gandalf a peut-être raison Thorin. Nous ne pouvons continuer comme ça. Cette ambiance mine le moral de tout le monde. » Balin donne son avis, comme toujours voix de raison. « Je connais nos traditions aussi bien que vous mais ce ne sont pas ses traditions. Nous devons les respecter et surtout respecter sa volonté. »
Cornelia ne fait pas le moindre geste lorsque derrière elle on s'éclaircit la gorge. Elle se moque de qui cela peut être, ce n'est pas Bilbo voilà tout ce qu'elle a besoin de savoir. Toujours penché sur son travail.
« Que fais-tu donc là jeune-fille ? » Gandalf s'éclaircit la gorge face à l'absence de réponse. Il est mal à l'aise et cela ne lui arrive pas souvent. En présence que d'une seule personne pour être précis… « Dois-je donc moi aussi subir le courroux provoqué par les nains ? »
Bilbo sourit et s'approche de Gandalf attirant l'attention du magicien.
« Ne le prenez pas pour vous Gandalf mais lorsqu'elle est concentrée, elle ne prête attention à rien d'autre. » Bilbo rit affectueusement et s'assoit à côté de son ami. En reconnaissant la présence du hobbit Cornelia lève les yeux de son ouvrage sourient doucement.
« J'ai presque terminé. » Elle n'accorde pas un regard au magicien reportant son intention sur son ouvrage. Bilbo s'était plein de son manque de mouchoir et des moqueries des nains lors de son départ. Elle lui avait donc demandé son ancien bout de tissu faisant office de mouchoir et y travailler maintenant. « Et voilà ! »
Son cri joyeux stop la conversation de Gandalf et Bilbo et attire les regards des nains qui se retrouve un instant ébloui par l'immense sourire sur les lèvres de la jeune-fille. Elle qui jusqu'alors ne leur avait offert rien de plus que des regards froids et distants.
Bilbo reste un instant pantois en admirant le travail de son ami. Le tissu autrefois sale, était désormais d'un beau vert clair, coupé dans un carré parfait dont les bords étaient accentués par des détails finement brodés, des sortes de lierres entrelacés et dans le coin droit deux B brodé. Un petit ouvrage très délicat et détaillé.
« Ce n'est pas parfait mais j'ai faits de mon mieux avec les instruments à ma porté. Coudre avec des épines de hérisson c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. » Elle laisse un léger rire passer la barrière de ses lèvres.
« Il est magnifique Cornelia. Vraiment très jolie. » Le hobbit est incroyablement ému par le présent de son ami.
« On a tous besoin d'avoir un bon mouchoir dans sa poche. Ne jamais sous-estimer le pouvoir des petits détails. » Un mouchoir finement ouvrager, comme un délicat petit bijou montre le rang social d'une personne ou aide à se faire une idée. Seul ceux qui n'ont rien à perdre ne se soucie pas de petit détail de ce genre et mieux vaut se méfier de ceux qui n'ont rien à perdre. Le danger est souvent dans leur sillage.
« Voilà un ouvrage plus que joliment réalisait. On voit rarement tant de détail sur une si petite zone. » Gandalf offre un sourire à la jeune-femme espérant ainsi faire un premier pas à gagner sa confiance. Cornelia dévisage le magicien. Un moment un silence avant de le remercier d'un léger sourire.
« Radagast m'apprit que l'on peut trouver tout ce dont on a besoin dans la nature. C'est lui qui m'a enseigné comment coudre avec des épines de pin ou de hérisson en utilisant la fibre végétale comme fil. » Un tendre sourire apparaît sur ses lèvres à ses souvenirs partagés avec son premier ami dans ce monde. « C'est une personne surprenante. »
« Je ne dirais pas le contraire. Il est un magicien puissant et un ami de choix. » Face au ossement de sourcil de la jeune-femme, Gandalf se dit que le moment est venu de se rattraper. « Je ne le comprends pas et je doute pouvoir un jour comprendre une personne si complexe que Radagast mais j'admire ses choix. Il a renoncé à beaucoup de choses pour protéger ceux en quoi il croit. »
« Il a la totale confiance de Yavanna. Et de nombreux amis, plus que vous ne pourriez l'imaginer. Il n'y a pas à admirer ses choix, juste à s'en inspirer car le courage n'est pas de choisir de suivre ses rêves. Le vrai courage s'est de ne pas écouter ceux qui essaient de nous faire chuter. » Elle dévisage un petit moment le magicien avant de sourire indulgente. « Si vous admirez tant Radagast peut-être est-ce parce qu'il est temps pour vous de suivre vos rêves Gandalf le gris. »
Gandalf observe abasourdit la jeune-femme alors que cette dernière se relève en s'étirant discutant doucement avec Bilbo. L'amitié qui a si vite lié le hobbit et la jeune-fille pourrait surprendre mais Bilbo est un hobbit, enfant de Yavanna et Cornelia…. Et bien elle est son élue.
« J'ignorais que vous étiez couturière jeune-fille. » Tous étaient assis autour du feu, Balin juste à côté du duo. Il sait que ce qu'il vient de faire pourrait déplaire à ses compagnons mais le silence pesant à chaque repas, l'ambiance terne des journées de voyage il ne les supporte plus.
Cornelia tourne doucement son regard vers le vieux nain. Celui qui l'avait invité à rejoindre la compagnie. Étrangement pour une fois depuis plusieurs jours son regard n'est pas froid, juste surpris. Elle tourne un instant le visage vers Bilbo en fronçant les sourcils comme incertaine. Balin sourit doucement lui signifiant que c'est bien à elle qu'il parle.
« Je… Je ne le suis pas. J'ai appris ici, durant les quelques mois que j'ai passé avec Radagast. Les activités de ce genre n'ont jamais eu d'attrait particulier pour moi jusqu'à présent. Je n'en avais pas l'utilité, et pas l'envie mais beaucoup de choses ont changé ces derniers temps. » Balin se détend lorsque la jeune-femme lui adresse un léger sourire. « Je suppose que vous êtes plus qu'amène de comprendre les changements qui peuvent bouleverser nos vies lorsque l'on perd sa maison. »
« En effet jeune-fille et je dois dire que vous vous en sortez remarquablement bien. »
« Les flatteries son vaines maître Balin mais la sincérité dans votre voix réchauffe mon cœur. » Le vieux nain rougit au sourire de la jeune-femme. Les naines sont rares et recevoir les compliments d'une charmante jeune-femme est toujours agréable. Surtout pour un vieux guerrier comme lui.
« Et vous maître Balin dites-moi, que faites-vous lorsque vous n'errez pas sur les routes ? » Cornelia plonge son regard dans celui de Balin en posant ses coudes sur ses genoux, tête entre ses mains. Le nain à la barbe blanche sourit, reconnaissant une offre de paix lorsqu'il en voit une.
« Je suis professeur mais comme la plupart des nains j'ai quelque talent dans l'art de la forge. »
« Professeur est un très beau métier. Nul doute que je n'en aurais guère la patience. » Un rire passe les lèvres de Bilbo mais se voit stoppé par un coup de coude de la jeune-femme à ses côtés. « Très bien monsieur le professeur voulez-vous me faire le plaisir de me conter une histoire ? J'ai bien peur d'en connaître bien peu sur ce monde. »
« Ce serait mon plaisir jeune-fille. » Balin sourit face à la soif de savoir visible dans le regard de la jeune-femme face à lui.
« Cornelia. Appelez-moi Cornelia, je préfère. » C'est donc ainsi que Balin commence à lui compter l'histoire des Valars créateur de ce monde et ceux sous le silence des autres. Pourtant nombreuses choses ont changé ce soir là.
Alors chers lecteurs quel a été votre moment préféré dans ce chapitre ? L'apparition de Yavanna ou la discussion avec Bilbo ? A moins que vous n'ayez préféré l'une de ses entrevus avec Gandalf ou Balin ?
Les choses vont continuer à évoluer rapidement jusqu'à ce que le caractère du petit-oiseau n'en face de nouveau des siennes ! En attendant je vous dis à très bien !
