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CARRIÈRE PROMETTEUSE


Lorsqu'ils remontèrent tous les trois, grâce au Portoloin du blaireau, au sommet de la Tour d'Astronomie, la clarté intense du soleil levant de mai les éblouit. Tout en bas, à la recherche de la source, ils avaient perdu la notion du temps et face aux premières lueurs du jour, ils se rendirent soudain compte qu'ils avaient passé toute la nuit sous terre.

Ils découvrirent les visages soulagés et réjoui de Lily, Thomas et Hugo qui se précipitèrent sur eux. Ils étaient accompagnés du professeur McGonagall et du professeur Londubat qui aida Rose à traverser la tour jusqu'à l'escalier. Elle était la plus mal au point des trois derniers survivants. Scorpius leva les yeux sur sa directrice dont l'expression oscillait entre la fierté et la colère. Le Serpentard n'eut aucune envie de parler, raconter. Il n'avait qu'une envie: s'endormir à côté de Rose, dans ses bras. Mais ces rêves étaient un luxe sur lesquels les héros n'avaient aucun droit.

Ils furent tous conduit à l'infirmerie et Scorpius eut cette observation amusante qu'il n'y avait jamais autant mis les pieds cette année que toutes ses précédentes années à Poudlard combinées. Et tout cela grâce à Albus. Ils avaient beau avoir sauvé Poudlard, Scorpius ne pouvait s'empêcher de ressentir comme une cuisante défaite. Son impression se renforça quand il passa à côté du lit de Gwen, inconsciente. Tout cela n'était que gâchis, même la mort de Radcliffe, animé par un complexe bien plus profond, une souffrance qui aurait pu être évité mais il ne savait comment.

Albus n'avait pas prononcé un mot depuis la mort de Radcliffe. Il s'était enfermé dans un triste silence qui transpirait toute sa frustration. Il serrait dans ses bras sa précieuse cape qu'il avait mis tant d'acharnement à défendre et il ne desserra les dents que lorsque Mcgonagall lui posa enfin des questions sur ce qu'il s'était passé.

Scorpius aurait tant aimé fermer les yeux, même un court instant mais il se mit à tout déballer avec Albus et les autres. La directrice écoutait avec attention, tout comme Londubat qui n'en perdit pas une miette. C'était ce qu'ils auraient dû faire depuis le début: laisser les adultes s'occuper de cette histoire. Peut-être qu'avec Londubat, ils auraient pu éviter la mort de Radcliffe. Il regrettait son professeur même s'il s'était révélé comme le pire des salopards.

— Vous auriez dû venir nous voir, dit enfin tout haut le professeur McGonagall.

— Comment pouvions-nous vous faire confiance, professeur? eut le culot de lâcher Albus. Nous savions qu'il y avait un traître et l'ennemi n'hésitait pas à utiliser l'Imperium. Vous-même auriez pu être sous l'influence du sortilège, professeur.

McGonnagall pinça les lèvres de contrariété. Neville eut un petit sourire au coin. Il sondait Albus avec une fierté mal dissimulée. Il devait sans doute voir le fantôme de ses anciens camarades de classe. Albus avait l'air de dire que ses parents s'étaient toujours sortis de leurs aventures, le sourire aux lèvres et heureux d'avoir remporté une grande victoire. Scorpius se sentait plutôt choqués, sales, éreintés et traumatisés à vie.

— J'espère que vous nous pardonnerez de ne pas avoir pris vos avertissements au sérieux…, dit Londubat en toussotant.

— Comment l'auriez-vous pu…, répondit Scorpius en baillant.

— Nous avons prévenu vos parents, annonça le professeur McGonagall en se raclant la gorge. Ils seront là dans quelques heures.

Hugo, Lily et Thomas poussèrent des grognements de mécontentement. Les parents n'allaient sûrement pas les féliciter d'avoir mis leurs vies en danger, même pour une bonne cause. Scorpius se demanda si ses parents allaient quand même débarquer à Poudlard malgré leur énorme dispute à Noël.

— Nous avons envoyé un hibou à vos parents, Malefoy. Ils ont refusé de venir au château. Je suis désolé.

— Je vois, dit-il d'une voix un peu trop dure à son goût. Bien, professeur, je vais faire une petite sieste à présent. Sauver Poudlard m'a épuisé.

Il n'attendit pas la réponse et s'allongea sur son lit en tournant le dos aux autres occupants de l'infirmerie. McGonagall et Londubat dirent encore quelques mots à ceux qui ne dormaient pas encore et quittèrent la pièce. Tout devint terriblement silencieux et Scorpius n'arrivait pas à fermer l'oeil, anéanti par le refus de ses parents de venir le voir au château. Il avait envie d'hurler, de pleurer, d'extérioriser cette douleur qui lui arrachait le coeur. En cet instant, il souffrait bien plus que ce qu'il avait enduré ces dernières heures.

Lorsqu'il leva les yeux, il rencontra le regard de Rose qui ne dormait décidément pas. Blessée dans son combat avec le Basilic puis en retenant Radcliffe, perchée dans le puits de la source, elle avait été l'une des premières à être conduite dans un lit et à plonger dans les bras de Morphée. Mais elle ne dormait plus. Elle dévisageait Scorpius avec une expression dénuée de toute pitié. Elle savait qu'il était triste, elle l'avait bien sûr deviné. Mais elle n'en montrait rien, se contentant de le contempler intensément.

Rose tendit sa main vers son lit. Scorpius n'hésita qu'une fraction de seconde avant de s'en saisir. La chaleur des doigts de Rose lui réchauffa le coeur. Elle lui sourit ensuite et Scorpius réussit à oublier sa peine. En tout cas, jusqu'à ce qu'il réussisse à trouver le sommeil.

Lorsqu'il se réveilla, Scorpius se sentait encore si endormi, si confortablement installé dans la tiédeur de son lit, qu'il n'ouvrit pas les yeux, espérant replonger dans le sommeil. Il ne réussit cependant à se rendormir, à cause des bruits de conversation autour de lui. Scorpius ouvrit les yeux et la première chose qu'il vit fut le visage souriant de Rose, fatiguée mais heureuse.

— Il s'est réveillé, dit-elle d'une voix douce.

Scorpius entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir. Il dévisagea, curieux, tous les autres patients. Albus avait une mine sombre, réfléchie, comme perdu dans son monde étrange de réflexions. Rose avait l'air plus amochée que tout le monde mais elle tenait encore la main de Scorpius et lui souriait, heureuse. Lily et Thomas étaient assis dans le même lit, se serrant l'un contre l'autre et Hugo entamait son troisième sorbet.

— Les parents arrivent, annonça-t'il avec une grimace, entre deux bouchées.

Ron Weasley fut le premier à s'avancer, d'un pas rapide et inquiet, dans la salle. Harry Potter le suivait de près, Hermione Granger et Ginny Weasley sur leurs talons. Lorsque Ron Weasley vit sa fille au chevet de Scorpius, il laissa échapper un cri étouffé.

— Rose!

Il se précipita sur elle et la serra dans ses bras à l'en étouffer. Assis sur son lit et adossé à ses oreillers, Scorpius se sentit soudain très mal à l'aise face aux effusions d'affection entre le père et la fille, et surtout face au père de sa petite-amie.

Ginny se précipita sur Lily qui fondit en larmes dans ses bras tandis que son mari tapotait l'épaule de son fils qui leva des yeux désolés sur son père. Hermione Granger serra son fils dans ses bras qui se débattit avec sa glace en protestant qu'il était trop grand pour ce genre de chose.

Mais personne n'était là pour Scorpius qui contempla cette scène de retrouvaille avec plus de tristesse qu'il n'aurait voulu.

— Pardon, papa, murmura Rose contre sa poitrine.

— Vous êtes sains et saufs, c'est ce qui compte, répondit Ron en lui caressant ses épaisses boucles rousses.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé? demanda Harry en regardant alternativement son fils, Rose et Scorpius. Le professeur McGonagall nous a parlé d'une source et du professeur Radcliffe.

— La source, c'est moi qui l'ai découverte! se vanta Hugo à l'autre bout de la pièce.

Comme avec la directrice, Albus prit une profonde inspiration et commença le récit de leurs folles aventures. Il reprit tout depuis le début de l'année. A mesure que son ami parlait, Scorpius revoyait défiler devant ses yeux tout ce qu'il avait dû endurer durant cette année pour le moins chaotique. Il revit son duel avec Chase contrôlé en réalité par Gwen, La mémoire d'Hugo effacée par Radcliffe, sans doute, pour s'emparer de la pierre de résurrection, l'escarmouche dans la Grande Salle, piège tendu par Radcliffe pour s'emparer de la cape à l'aide de sa complice, les informations sur Erin Morton, ancienne élève du professeur de Moldu, le lien qu'Albus avait fait avec l'affaire et le voleur de Reliques, les informations sur la source et leur combat avec Gwen dans la salle de Salazar Serpentard.

Rose prit ensuite la parole pour raconter leur affrontement avec le Basilic et Ron Weasley dût s'asseoir, devenu soudain livide. Tandis qu'elle parlait de l'épée et du bouclier, Scorpius discerna un tic qu'il avait remarqué chez Rose à force de l'observer. Elle avait pincé les lèvres un bref instant et il devina qu'elle cachait quelque chose d'important.

Albus termina par leur tête-à-tête avec Radcliffe et Harry leur demanda, plusieurs fois, de répéter exactement les paroles qu'il avait proféré avant de les bombarder de sort.

— Et les reliques? demanda Hermione en s'approchant du lit d'Albus.

— On n'a pu sauver que la cape, répondit-il en tendant la relique à son père. La baguette et la pierre ont été dissoute dans la source.

— Je n'ai toujours pas compris leurs motivations, dit Harry, pensif.

— Radcliffe était très incohérent.

— Il voulait détruire la source, donc, pas la contrôler. Pourquoi?

— Aucune idée, dit Albus à regret.

— Gwen parlait de reconnaissance, dit Scorpius.

Tous les visages se tournèrent vers lui. Scorpius se sentit gêné au milieu de cette réunion de famille. Il avait l'impression d'être un intru et les regard du trio légendaires l'impressionnaient beaucoup.

— Tu penses à quoi? demanda Albus, soudain intéressé.

— J'en sais rien. Elle avait l'air de dire que même si elle bossait dur à Poudlard, qu'elle avait les meilleurs notes, comme elle est né-moldue, elle ne pourrait jamais avoir une belle vie en comparaison à des sang-purs.

— C'est stupide, s'exclama Hermione outrée.

— C'est ce que je lui ai dit.

Gwen dormait encore dans un des lits de l'infirmerie, inconsciente du sort qui l'attendait à son réveil.

— Nous allons l'interroger, annonça Harry. Si elle ne coopère pas, elle sera placée immédiatement à Azkaban. Si elle avait d'autres complices, nous le saurons bientôt.

— En tout cas, Poudlard vous doit une fière chandelle. Vous êtes les dignes enfants de vos parents, s'exclama Ron avec ravissement.

Hermione leva les yeux au ciel et Ginny retint, avec beaucoup de mal, un rictus.

— On a surtout failli mourir, Papa, dit Rose en fronçant les sourcils. Je n'arrive pas à croire que vous fonciez tête baissée, vers le danger, chaque année…

— Oui, il faut croire qu'ils aimaient ça…, dit innocemment Ginny avec un petit sourire.

— Vous avez affronté un Basilic, ce n'est pas rien, dit Harry impressionné.

— C'est Rose, papa, corrigea Lily. Elle a été incroyable.

— C'est ma fille!

Ron présenta Rose comme un trophée rutilant, une expression béate de fierté.

— Moi, j'ai failli rendre fou un sphynx, dit encore Hugo.

— Ça ne m'étonne pas, dit Hermione avec un sourire. N'importe qui devient fou avec toi.

— N'oubliez pas Scorpius, dit Rose en désignant le Serpentard dans son lit. Il m'a sauvé la vie.

Scorpius lança un regard suppliant à Rose pour ne pas attirer plus que de raison l'attention sur lui. Il aurait aimé rester le plus discret possible, se cantonnant au rôle de spectateur dans ces effusions familiales. Ron se tourna vers lui avec l'air de vouloir coller son pain dans la figure du pauvre Serpentard allité. Contre toute attente, Ron lui tendit une main que Scorpius hésita à serrer.

— Merci d'avoir protégé ma fille, dit Ron en serrant la main de Scorpius.

— Il y a aucun mérite, lança Hugo l'air de rien. Ils sortent ensembles.

Les doigts de Ron écrasèrent ceux de Scorpius qui grimaça de douleur. Tout en maintenant sa prise, il tourna lentement la tête vers Rose qui vira au rouge pivoine.

— Je le savais! s'exclama Hermione, ravie.

— Depuis quand? demanda Ron d'une voix blanche.

— Au moins Noël…, répondit Hugo à la place du couple mort de honte.

— Menteur! s'écria Rose. On sort ensemble officiellement depuis la Saint-Valentin.

— Depuis...février…, s'étrangla Ron.

Scorpius n'osait pas se libérer de la poigne solide du père de sa petite-amie. Celui-ci le foudroyait du regard avec l'envie de lui jeter un sort cuisant clairement visible.

— Je suis désolé, Mr. Weasley…, commença Scorpius pâle comme un linge.

— Papa! s'exclama Rose. Scorpius m'a sauvé la vie, plusieurs fois! C'est lui qui m'a sauvé la première fois…

Sa phrase était énigmatique mais Scorpius n'eut aucun mal à la comprendre, de même que Ron Weasley qui dévisagea sa fille avec une expression de profonde tristesse. Le Serpentard comprit immédiatement que Rose avait dévoilé à ses parents son geste désespéré en début d'année.

Ron semblait perdu entre sa frustration de savoir sa fille avec un Malefoy et les actes de bravoures de Scorpius. Finalement, il relâcha la pauvre main du garçon en haussant les épaules résignés.

— Chérie..., commença Hermione.

— Mais oui, Ron, dit Ginny sur un ton moqueur. Laisse-les vivre un peu.

— Très bien! s'exclama ce dernier. Si c'est lui que tu as choisi… Mais je te préviens! dit-il en se tournant soudain vers Scorpius. Si tu lui fais le moindre mal, je te transforme en fouine!

Tout le monde éclata de rire sauf Rose et Scorpius qui ne prenait pas du tout la menace de Ron pour une bonne blague.

Les parents restèrent toute une journée à Poudlard, avec leurs enfants, à discuter de ce qu'ils avaient vécu dans les couloirs sombres et souterrains de l'antre de la source de Poudlard.

— Je suis contente que ce soit ta dernière année, murmura Hermione à l'oreille de Rose. Je ne ne veux plus jamais qu'on m'envoie un hiboux pour me dire que tu as fini à l'infirmerie.

Lorsqu'il fut le temps des adieux provisoires, Hermione serra Hugo et Rose dans ses bras tandis que Ginny recoiffait son fils, un sourire attendri sur son visage. Harry serra la main de Thomas puis embrassa sa fille. Scorpius observa la scène, nostalgique et avec une furieuse envie de s'en griller une pour oublier sa peine.

Lorsque l'auror se redressa, il se tourna vers Scorpius et quitta le petit groupe familial pour s'approcher du Serpentard.

— Scorpius, est-ce que je peux te parler en privé? dit Harry à mi-voix.

Il lui fit un signe de tête en direction d'un paravent derrière son lit et Scorpius le rejoignit en se demandant ce que pouvait bien lui dire l'Elu.

— Tu as fait preuve de beaucoup de courage dans ces épreuves et face à Radcliffe, dit Harry à voix basse.

— Je n'ai fait que suivre les plans d'Albus. C'est lui le petit génie qui s'est précipité dans le pétrin. S'il y a quelqu'un de courageux ici, c'est lui.

Un petit sourire, teinté de fierté étira les lèvres de l'auror.

— Je connais mon fils. Quand il a une obsession, il est très dur de lui faire changer d'avis. Dans son cas, je ne parlerai pas de courage mais plutôt de fierté.

— Tel père, tel fils? tenta Scorpius en retenant un petit rictus.

— Il tient ça plutôt de sa mère. Neville m'a aussi dit que tu avais affronté Chase et ses acolytes dans la grande salle... C'est vrai?

— Oui, répondit Scorpius, un peu sur la défensive. Encore une idée de votre fils.

— Tout seul?

— Il fallait bien que quelqu'un s'y colle.

— Et il y a aussi la fois où tu as affronté Radcliffe près de la tombe de Dumbledore…

— Ecoutez, l'interrompit Scorpius. Je ne sais pas ce que vous essayez de me faire comprendre mais je tiens à vous dire que j'ai toujours eu l'aide d'Albus ou de Rose. S'il y a bien quelqu'un de courageux, c'est elle.

— Je lui ai déjà parlé, répondit Harry avec un sourire.

Scorpius se tut, mal à l'aise. Il ne comprenait pas où voulait en venir le grand Harry Potter avec toutes ses questions. De plus, il avait l'horrible impression de passer une sorte de test, comme si l'auror le jaugeait de la tête aux pieds.

— Je pense que tu possèdes certains talents qui nous seraient très utiles, reprit Harry en croisant les bras sur sa robe. Tu as déjà réfléchi à ce que tu ferais après Poudlard?

— Est-ce que vous me proposer d'entrer chez les aurors? demanda Scorpius, étonné.

Harry fit semblant de réfléchir avant de lui adresser un franc sourire.

— Oui, je pense que tu ferais un excellent auror. J'aimerai beaucoup que tu passes les examens pour en devenir un. Les épreuves sont dures mais tu en es tout à fait capable.

— Vous allez un peu vite en besogne, Mr. Potter, dit Scorpius avec un rictus. Je n'ai même pas passé mes Aspics.

— Comme si tu n'allais pas tous les réussir…, se moqua Harry.

Scorpius n'en croyait pas ses oreilles. Le grand Harry Potter l'encourageait à rejoindre les aurors. Les compliments de l'Élu avait touché Scorpius plus qu'il ne l'aurait cru. Et il se mit, soudain, à s'imaginer dans la tenue de l'ancien rival de son père, pourchassant les mages noirs, ceux glorifiés jadis par sa famille de sang-pur.

Harry lui tendit sa main.

— Promets-moi que tu y réfléchiras au moins…

Scorpius contempla la main et lorsqu'il releva les yeux sur l'auror, il avait un petit sourire au coin.

— Je n'ai pas dit non, Mr Potter, dit-il en serrant à son tour la main d'Harry.

Celui-ci lui donna une petite tape amicale à l'épaule avant de tirer le paravent pour rejoindre sa famille. Scorpius n'en revenait toujours pas de la proposition qu'on venait de lui faire. Jamais il n'avait envisagé cette carrière mais maintenant que Harry Potter lui en avait parlé, cela sonnait comme une évidence.

— Oh! Encore une chose…, dit Harry en repassant la tête près du paravent. Il y a beaucoup d'épreuves physiques pour devenir auror… Pour ton endurance et tes poumons, je te conseille d'arrêter de fumer.