Chapitre 6

Peter l'avait surpris sur le parking alors qu'elle s'apprêtait à entrer dans sa voiture.

— Est-ce que ça va ?

— Oui bien sûr. Répondit t-elle à l'homme ne sachant pas pourquoi il semblait lui voué un intérêt persistant, cela l'agacé quelque peu, mais en même temps elle devait bien avouer qu'il était plutôt bel homme, rien à voir avec Alex, il était blond les yeux clairs grand et avait un style assez chic, très chic même, mais après tout c'etait logique puisqu'il était avocat.

— Est-ce que les cours d'aujourd'hui vous ont plut, vous ne vous êtes pas trop sentit perdu ? Lui demanda t-il sincèrement.

— Pourquoi l'aurais-je étais ? Lui demanda t-elle sur un ton accusateur, ne la prenait-il pas au serieux ?

— Eh bien je dis juste ça car vous avez parut ailleurs durant un moment.

— Oh…

— Oui je l'ai remarquer. Leva t-il un sourcil.

— Votre cours était très intéressant, j'ai juste…eh bien disons que j'ai une vie en dehors de la fac.

— Êtes-vous marier ? Lui demanda t-il de but en blanc.

— Non… Je… je ne le suis pas.

— Des enfants peut-être ? Bien que vous soyez très jeune.

Riant intérieurement de sa flatterie, même si celle-ci manquer un peu d'originalité, elle lui lança un petit sourire.

— Oui, j'ai deux fils.

— Ils ont de la chance.

— De la chance ? Le regarda sans comprendre Norma.

— Eh bien oui, la chance de vous avoir comme mère.

— Oh eh bien j'ignore s'ils voient les choses ainsi. Souffla t-elle.

— Vous savez les cours du soir tiennent toujours.

Est-ce que se type était en train de lui proposer un rendez-vous, ou voulait-il réellement l'aider, bien que l'un pouvait aller de paire avec l'autre.

— Je suis désoler, mais je ne pense pas avoir le temps.

Semblant déçut Peter acquiesça tout de même.

— Je comprends, vos fils ont surement besoin de vous.

— C'est exact oui. Ouvrit t-elle la portière de voiture.

— Néanmoins si vous changez d'avis voici mon numéro. Lui tendit t-il une petite carte. Il peut-être bon parfois de parler à une personne dont on ignore tout.

— Ah oui vous croyiez ?

— J'en suis certain. Lui sourit t-il avant de partir.

Tenant la carte elle hésita à la jeter, mais la garda cependant, nul ne savait après tout de quoi serait fait demain, un ami pourrait être une bonne chose, même si elle avait déjà Alex, bien qu'elle savait qu'elle le considérait plus que comme juste un ami. Mais les choses semblaient si compliqués entre eux et elle doutait qu'avec Norman elle puisse un jour construire quelque chose de serieux avec un homme. Alors à quoi bon…

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Alex avait une fois encore était appeler sur le lieu d'un crime et une fois de plus il s'agissait du Bates Motel, à croire que cette endroit était peut-être vraiment maudit ou bien était-ce tout simplement la propriétaire qui l'était.

Rejoignant Norma à la réception il n'eu pas vraiment le temps de la questionnait avant qu'elle se précipite dehors et prenne son fils dans ses bras, regardant le garçon en robe de chambre semble t-il perdu Alex se sentit troublé, son attitude était totalement différente en comparaison de la dernière fois qu'il l'avait vue. Aucune haine, aucune colère, juste de l'effarement. Et pourtant il devait questionner Norma, mettant ses propres sentiments et ressenties de côté afin d'interroger la femme.

— Quel est le problème avec vous ?! Se leva t-elle après avoir écouter son pitch plus qu'accusateur, il n'avait pas le droit de se comporter ainsi et d'accuser Norman !

— Le problème ? La fixa surpris Alex.

— Vous n'êtes pas en terrain conquit ici ! Et vous n'avez pas le droit de nous soupçonner moi et Norman en disant se genre de trucs ! Mais peut-être chercher vous autre chose.

— Un certain chaos semble régner autour de vous et j'aimerais comprendre pourquoi. Alors oui j'aimerais croire que vous m'avez dit tout ce que vous saviez, mais tout ça n'as aucunes sens.

L'arrêtant d'un geste de la main elle le coupa.

— C'est votre boulot non ? Savoir ce qui s'est réellement passer, savoir pourquoi cette pauvre fille est morte dans mes bras, c'est vous le sheriff ! Alors au lieu de douter de mes paroles faites votre job.

— Sans doute pourrais-je le faire si vous étiez totalement honnête avec moi.

— Je le suis, je le suis… Lui assura t-elle le regard fuyant.

Se levant il s'approcha d'elle son corps frôlant le sien et son souffle inondant son visage.

— Non, vous ne l'êtes pas, nous le savons tout les deux et après tout ce qui s'est passé, franchement je ne comprends pas pourquoi.

— Norman n'as pas fait ça.

— Norman a peut-être fait autre chose.

Le fusillant du regard elle se dégagea avant qu'il l'attrape par le poignet. Soupirant elle le regarda froidement.

— Quoi ? S'exclama t-elle avec un air de défi.

— Je ne vous ai jamais tourner le dos Norma alors ne le faites pas aujourd'hui.

— Il faut que je m'occupe de Norman. Murmura t-elle troublée par cette proximité.

— Je peux vous protéger.

— Alex, je n'ai pas besoin d'être protéger.

— Ça c'est vous qui le dites. Abdiqua t-il tristement en la lâchant.

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Dylan avait accepter de l'aider, pour son plus grand soulagement, son ainée lui avait tendue la main assurer qu'il fallait vraiment s'occuper du problème de Norman. Elle en était soulager d'autant plus qu'une possibilité de l'aider enfin réellement lui avait était donner, cette clef USB dont pour le moment elle n'avait pas réussie à ouvrir lui permettrait peut-être de tout recommencer et cela pour le mieux.

Flânant dans la bibliothèque de la ville elle reconnut soudain la voix de Peter, se tournant vers lui elle esquissa un léger sourire.

— Eh bien en voilà une charmante coïncidence.

— Et de quelle coïncidence s'agit-il ? Le fixa t-elle curieusement.

— Eh bien vous ici, je ne pensais pas vous revoir avant lundi et pourtant vous êtes là.

— Oui eh bien il n'y a pas cinquante librairies dans cette ville et j'avais besoin de me procurer quelques manuels.

— Puis-je vous conseiller ?

— Car vous êtes avocat ?

— Car je suis votre professeur.

— Oh…

— En échange peut-être accepteriez vous de m'accompagner ensuite boire un café.

— Marché conclut. Abdiqua Norma.

— Fantastique !

Elle avait donc acheter quelque ouvrages de droit avant qu'il l'escorte dans un café situé à quelques pas de là.

Appréciant ce moment de tranquillité plus que bienvenue elle soupira de contentement.

— Vous avez l'air détendu. Lui sourit Peter. Du moins plus détendu que la dernière fois que je vous ai vue.

— Vous ne lisait pas le journal je pense.

— Pardon ?

— Je dit ça car si vous l'aviez fait, vous auriez compris que ma vie…eh bien est pour le moins chaotique en se moment dirons nous.

— Vous parler de cette pauvre fille qui est morte devant votre motel ?

— Donc vous êtes au courant ?

— Je m'informe, comment pourrais-je m'adapter à cette ville si je ne le faisait pas.

— Pourquoi être venu ici ?

— Je pensais que nous devions parler de vous ?

— Je ne vois pas pourquoi je serais la seule à me confier.

— Très bien. Sourit t-il. J'ai quitter New-York à cause du décès de mon pére, je devais au départ venir ici uniquement pour les funérailles, mais finalement j'ai décidais de rester un peu plus longtemps,

— Je suis désoler. Lui dit t-elle sincérement. Votre famille vivait donc à White Pane Bay ?

— Oui mon pére était un avocat reconnu, sans doute le meilleur et le plus coriace, mais j'ai décidé très jeune de partir faires mes preuves ailleurs, mais aujourd'hui je comprends ce qu'il lui plaisait tant dans cette ville.

— Vous trouvez ça charmant en ce moment, mais je peux vous assurer que d'ici quelques semaines vous, vous en lasserait.

— Le faites-vous ?

— Pas suffisamment apparemment puisque je suis encore là. Rit t-elle amèrement.

Alex avait besoin de faire un pause mais surtout il avait besoin d'un café, sans ça il ne tiendrais pas.

Entrant dans le petit restaurant il s'avança vers le comptoir avant de la repérer assise en face d'un homme, un jolie sourire illuminant son visage, elle se tenait là discutant et riant à un type dont il ne pouvait voir que le dos. Alex se sentit soudain aigrie et blessé, blesser que ces attentions soient destiné à un autre homme, blesser que malgré tous les problèmes qui régnaient dans sa vie elle décide de venir ici boire un café avec un type.

Il devrait juste partir et aller prendre son café ailleurs songea t-il. Oui, c'était la meilleure chose à faire, il n'avait pas envie de signaler sa présence et surtout pas envie de la voir en cet instant, se sentant pour une raison inconnue en colère contre elle.

— Sheriff ! L'appela le barissta. Je vous donne votre ordre habituel ?

— Hein ? Sortit t-il de ses pensées en regardant le jeune homme.

— Café au lait avec 1 sucre ?

— Oui, oui… Bredouilla t-il en s'approchant du comptoir.

— Alex Romero ! Entendit-il maintenant une vois dans son dos.

Se retournant il mit quelques secondes avant de reconnaitre l'homme qui s'était avancer vers lui avant que soudain la lumière se fasse.

— Peter… Peter Stone ?

— C'est bien moi ! Dis-moi comment vas-tu ? Ça fait un bail qu'on ne s'est pas vue.

— J'ignorais que tu étais revenue en ville.

— Ça fait un petit moment, j'étais d'ailleurs à la soirée de Bob, mais je crois que nous, nous sommes manquer.

— Il semblerais oui. Acquiesça t-il ne sachant pas s'il était heureux de revoir son vieil ami ou bien alarmer de savoir qu'il était le type qui accompagner Norma.

Peter se rendit compte soudain ou se porter son regard se tourna vers Norma.

— Tu connais surement Norma Bates.

— Alex… Le salua t-elle presque indifférente.

— Norma. En fit t-il de même, ignorant le regard surpris de Peter.

— Bon eh bien je vais vous laisser j'ai du travail. Voulu clôturer Alex.

— Peut-être pourrions manger un morceau ensemble un de ces jours, tu pourrais alors me raconter tout ce qui s'est passé pour toi depuis mon départ.

— Oh crois-moi il n'y a rien d'intéressant à dire.

— Allez je suis sûr que c'est faux Sheriff Romero. Sourit t-il sincèrement. Oh et tiens, j'ai une meilleure idée pourquoi ne pas venir manger à la maison ? Norma accepteriez-vous de vous joindre à nous ? Et Alex tu n'auras qu'as… Sembla t-il réfléchir. Sort tu toujours avec cette fille, comment s'appelait t-elle déjà… Rebecca ? Tu pourrais venir avec elle, je sais que les relations perdurent dans cette ville alors tu n'aura qu'à l'amener.

Norma se sentait nauséeuse, qui était cette femme ? Cette Rebecca dont Alex semblait si mal à l'aise de vouloir parler. Il avait donc eu quelqu'un, avait t-il même encore cette femme dans sa vie.

— J'y réfléchirais d'accord, je te tiens au courant. L'informa Alex évitant soigneusement le regard de Norma, bien que celle-ci ne le regardait pas en cet instant.

— Je t'appellerais ! Lui assura Peter le regardant maintenant partir avant de se retourner vers Norma. Ça va ? Lui demanda t-il en remarquant qu'elle paraissait troublé.

— Oui, je… J'ignorais que tous les deux vous, vous connaissiez.

— Nos pères allaient pécher ensemble et j'ai pratiquement fait les quatre cent coups avec Alex et Bob, c'etait une belle époque croyez-moi. Lui fit t-il part nostalgique.

— J'imagine… Regardant l'heure elle constata soudain qu'elle devrait partir. Désolé, il va falloir que j'y aille, j'ai des choses à faire.

— Oh… Sembla déçut Peter. Je comprends, mais c'est d'accord pour le diner ?

— Je vous appellerais d'accord, dans tous les cas nous, nous reverrons en cours.

— D'accord. Lui sourit t-il. Bon week-end à vous.

Quittant le restaurant elle s'empressa de rejoindre sa voiture, essayant alors d'oublier tout ce qui venait de se passer et surtout ce qu'elle avait entendue.

Elle roulait sur une route de campagne quand elle vit dans son rétroviseur une voiture la serrer, lui faisant signe de la doubler, elle mit plusieurs secondes avant de comprendre que ce conducteur voulait l'envoyer dans le fossé. Tentant de garder le contrôle elle ne pu rien faire quand sa voiture fit soudain une embardée et fonça dans le décor.

La nuque plus que douloureuse et sa tête ayant frapper contre le volant elle sortit difficilement de la voiture avant de jurer à voix haute. Les choses ne pouvaient décidément pas être pire ! C'est alors qu'elle le vit, le conducteur qu'il l'avait percutait, une berline noir et son chauffeur la menaçant clairement et lui signalant que Bob Paris désirerait s'entretenir avec elle. Parlait-il là de cette fichue clef USB, ce ne pouvait pas être autre chose réalisa t-elle plus qu'anxieuse. Il fallait qu'elle voit Alex ! Il le fallait et le plus vite possible.

À défaut d'appeler Alex, nourrissant toujours une rancune absurde envers lui, elle avait appeler Dylan afin qu'il vienne la récupérer à l'hôpital. Lui expliquant alors rapidement la situation elle ne manqua pas l'inquiétude qui s'était rependue sur son visage.

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La journée avait était longue et elle n'avait qu'une envie, rentrer chez elle. Attendant à l'arrêt de bus elle reconçue alors la Bentley de Peter Stone passait devant elle, descendant sa fenêtre l'homme la regarde surpris.

— Vous avez l'air d'avoir besoin d'une ballade.

— Non ça va j'ai juste besoin de rentrer chez moi.

— Qui plus est vous avez l'air d'avoir faim. Poursuivie l'homme.

— Merci, mais ça ira. Tenta Norma.

— Je vous en prie monter, mon honneur ne s'en remettra pas si je vous laisse ici toute seule à attendre votre bus sous la pluie.

Hésitante elle se leva avant de finalement monter dans sa voiture.

Il avait conduit jusqu'à un petit restaurant des plus charmant et elle avait apprécier ce moment bien plus qu'elle ne l'aurait avouer.

— Que vous ai t-il arriver ? Lui demanda maintenant Peter en désignant sa pommette.

— Oh ça… Un stupide accident, ma voiture a… eh bien disons qu'elle a simplement finit dans un champ.

— Vous semblait vraiment être une femme surprenante Norma.

— Car je n'ai pas sut garder le contrôle de ma voiture ? Le regarda t-elle avec un sourcil lever.

— Non, car votre vie semble tout droit tirer d'un roman d'aventure.

Ou plutôt d'épouvante songea Norma amèrement.

— Ne le prenait pas mal, à vrai dire je ne peux m'empêcher d'être honnête avec vous, cela est une valeur que l'on m'as toujours enseigner. Lui avoua Peter avec un doux sourire.

— Et pourtant vous êtes avocat.

— Un avocat peut-être aussi honnête.

Elle pensa alors sans le vouloir à George et se rendit compte que pour le coup s'était elle qui n'avait pas était honnête avec lui.

— Cela est juste agréable de rencontrer quelqu'un qui ne juge pas au premier abord. Lui avoua t-elle.

— Je suis comme ça, j'apprends à connaître les gens avant de porter un jugement, qu'il soit bon ou mauvais.

Semblant hésiter, elle lui lança un petit sourire.

— Est-ce que je vous plait. Lui demanda t-elle brutalement.

Riant, il masqua une légère gène avant de la regarder intensément.

— Qu'est-ce qui vous fait penser cela ?

— Eh bien je ne sais pas, mais vous semblez si sincère et ouvert avec moi, est-ce que je me fais de fausses idées ?

— À vrai dire non Norma, la verité est que vous me plaisez, énormément pour être tout à fait honnête avec vous.

— Alors ça ne pose pas de problème que vous me donniez des cours du soir ?

— Vous acceptez donc que je vous en donne.

— Peut-être oui… Le regarda t-elle charmeuse.

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Elle avait parler avec Dylan avant que celui-ci lui assure qu'elle devrait parler de tout ça à Romero, il était le sheriff, il pourrait l'aider et la conseiller.

Incertaine elle avait pris néanmoins la route afin de rejoindre son domicile.

Arrivant elle frappa sur sa porte avant qu'il l'ouvre quelques secondes plus tard.

— Que c'est t-il passer Norma ? Lui demanda Alex en désignant sa joue.

— Ce n'est pas important. Lui assura t-elle. Le plus important est que j'ai besoin de vous ?

— Besoin de moi ?

— Oui, j'ai la clef.

Sous le choc il l'attrapa par le bras et la fit entrer avant de lui demander de la lui donner, ce qu'elle refusa, lui stipulant que de toute manière elle ne l'avait pas sur elle. Écoutant ensuite Norma lui expliquer ce que contenait cette clef il tenta de mettre ses idées aux clairs, mais la femme semblait avoir clairement une autre idée derrière la tête.

Elle voulait les faire chanter… Bon sang était-elle folle ? Réalisa Alex.

— Vous ne pouvez pas faire ça !

— Je le peux et je le ferais ! Scanda t-elle agacé.

Il se sentait perdue et surtout alarmer, elle pourrait se faire tuer, en avait-elle conscience ? Apparemment non, ou bien alors elle s'en moquait.

Essayant de la ramener à la raison il perdit ses moyens en la voyant soudain exploser, déblatérant des faits et lui rappelant ce que les gens de cette ville lui avait fait subir. La regardant maintenant tentait d'ouvrit la porte en hurlant il l'attrapa fermement par le bras avant de la ramener vers lui, la laissant pleurer dans son épaule. Il ne pouvait pas ne pas accepter sa requête, qu'importe Peter, qu'importe Norman, il ne pouvait pas la repousser et ne pas lui promettre qu'il ne se tiendrait à ses côtés et ferait tout son possible pour l'aider. Cette femme peu importe les défauts ainsi que les mauvais choix qu'elle faisait constamment semblait être sa destinée, le rêve qu'il avait fait un jour avait un sens et cette femme était entrer dans sa vie pour une bonne raison, ils étaient tous susceptible de la blesser, tous susceptibles d'être la personne qui la tuerait un jour prochain et sachant cela il ne pouvait pas l'abandonner, il ne le supporterait pas, ne supporterait pas que du jour au lendemain se regard si éclatant et limpide se ferme à tout jamais.

— Très bien Norma, je vais vous aider, c'est d'accord.

— Vraiment ? Bredouilla t-elle.

— Oui je vous accompagnerais voir Bob Paris.

L'entretien s'etait plutôt bien passer et Bob avait accepter d'accéder à la moindre de ses requêtes, elle se sentait confiante et surtout rassurer sachant que l'homme savait qu'elle avait sur lui un moyen de pression. Oui, elle était confiante et elle aurait pu continuer à l'être si en rentrant se soir-là Norman et Dylan n'avait pas lâcher cette bombe, « Caleb » ! Juste le mot la mis dans un état second, ils ne pouvaient pas sérieusement lui avoir fait ça ! Rugit t-elle avant de monter à l'étage et dans un précipitation sans nom faire sa valise. Elle les ignora tout du long, ignora les craintes de Dylan et les hurlements de Norman, elle les ignora encore et encore tandis qu'elle courait vers sa voiture et démarrer au quart de tour.

Elle ne savait pas où aller, elle ne savait pas quoi faire, mais elle ne pouvait plus rester ici, cette ville était et serait sa fin, passant maintenant devant le panneau d'entrée, elle continua de rouler incertaine, mais certaine qu'elle ne pouvait plus rester là.

Le bar était plutôt calme et cela lui convenait bien, elle avait changer de voiture, changer de vêtements, consciente que cette tenue lui donnait l'allure d'une femme extrêmement sulfureuse mais elle n'en avait que faire, oh ça oui ! Sourit-elle maintenant ivre en sirotant son verre.

Peut-être devrait-elle se laisser aller dans les bras de se type qui la pressait maintenant contre son corps lui réclamant des choses dont elle se rendit soudain compte ne pas vouloir faire. Le repoussant et entendant ses injures, elle démarra de nouveau avant de trouver la première cabine téléphonique sur son chemin, là elle avait appeler Alex plusieurs fois avant que la messagerie résonne à chaque fois. Raccrochant désemparée elle hésita avant de composer un autre numéro. L'homme ne mit pas longtemps avant de répondre et la voix saccader et la plainte qu'elle lui transmise le poussa à lui demander si elle avait besoin qu'il vienne la chercher, lui assurant que ça allait mais qu'elle avait besoin d'un endroit où aller il lui assura qu'elle pouvait venir chez lui. Elle conduisit donc de nouveau jusqu'au beau quartier de White Pane Bay, elle était déjà venu dans se coin de la ville, c'était là qu'habiter George et surtout Christine, mais elle ne s'en formalisa et se gara devant sa maison.

Descendant titubante elle frappa frénétiquement contre la porte avant qu'il lui ouvre.

— Dieu Norma ! Que s'est t-il passer ? S'inquiéta t-il en la voyant, la faisant entrer il la guida jusqu'au salon.

— Je ne savais pas où aller. Pleura t-elle.

— Vous avez bien fait de venir. La réconforta t-il. Installez-vous je vais préparer du café. Lui assura t-il avant de lui tendre un plaid.

Il revint quelque minutes plus tard avec un plateau et le déposa sur la table basse avant de prendre sa main dans la sienne.

— Que se passe t-il Norma ?

— Je ne réussirais pas…

— Vous ne réussirais pas quoi ?

— Tout ça ! La fac, ma vie je ne le ferais jamais !

— Norma, il s'agit sans doute juste d'une mauvaise journée.

— Croyez-moi si vous saviez ce que j'ai fait vous ne vous montreriez pas si gentil envers moi.

— Chacun de nous a un passé, l'essentiel n'est pas la personne que nous étions, mais celle que nous désirons devenir.

— Et pourtant j'ai fait d'horribles choses…

— Je vous en prie parlez moi, je sens que vous en avez besoin.

— Mon fils… Commença t-elle. Norman il est… Il a un problème.

— Un problème ? Fronça t-il les sourcils.

— Oui, j'ai essayé de me convaincre que ce n'était rien de grave, que cela passerait, qu'il ne s'agissait juste que d'une mauvaise passe, mais la vérité est qu'il en a toujours était ainsi.

— Norma, je ne comprends pas où voulez-vous en venir.

— J'ai mentit, j'ai mentit sur tant de choses…

— Tout le monde le fait et parfois cela peu être bénéfique.

— Non ! Vous ne comprenez pas ! Il l'as tuer, j'ai fait croire que c'était une accident, mais il l'as tuer.

— De quoi parlez vous ? Qui a t-il tuer ?

— Son pére… Il a tuer son pére.

— Norma…vous… La regarda t-il maintenant horrifié.

— Il voulait seulement me protéger, mais il l'a fait et depuis il ne cesse de changer et j'ai peur, tellement peur de ce qu'il pourrait devenir…

— Calmez vous… La prit t-il de nouveau dans ses bras.

— Je ne sais plus quoi faire…

— Vous venait de m'en parler, croyez-moi cela est déjà un grand pas de fait.

Le regardant soudain elle ravala ses larmes et se rapprocha de lui avant de brutalement poser sa bouche contre la sienne.

— Norma non… L'arreta Peter en la repoussant doucement.

— Je croyais que je vous plaisait.

— Et vous le faites ! S'empressa t-il de lui assurer. C'est le cas, mais je ne profiterais pas de vous, pas dans votre état, vous avez besoin d'un ami et certainement pas de ça. Je ne serais pas l'homme qui profiterait de vous Norma.

— Je me moque que vous le faites ou non, j'en ai besoin ! Tira t-elle sur sa chemise avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes dans un baiser brulant.

Ayant bien du mal a se contenir et à calmer ses émotions Peter ressui malgré tout à la repousser de nouveau.

— Croyez-moi rien ne me ferais plus envie que de vous emmener dans ma chambre et de vous faire l'amour durant toute la nuit, mais cela n'arrivera pas, pas se soir. Je resterais là à vos côtés et je vous aiderais, mais pas comme ça.

— C'est à cause de ce que je vous ai dit n'est-ce pas ! Se leva t-elle avant qu'il la rattrape.

— Non Norma cela n'as rien à voir ! Nous avons tous des secrets et il y a bien des choses que certains d'entre nous préféraient garder enfouie, mais c'est ainsi, c'est ainsi qu'est l'être humain.

Acquiesçant elle le laissa la ramener auprès de lui alors qu'il la prenait dans ses bras, elle ne mit pas longtemps à sentir le sommeil la réclamer et plus qu'heureuse elle le laissa l'emmener dans un pays lointain ou plus rien ne compter.

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Elle s'était sentit extrêmement gêner le lendemain matin, mais moins gêner que si elle avait coucher avec Peter, aujourd'hui elle réalisait à quel point cette homme s'était montrer bienveillant. Il était un ami inespéré et elle était chanceuse de l'avoir rencontrer.

Lui assurant qu'elle l'appellerait dés qu'elle se serait procurer un nouveau téléphone étant donner qu'elle avait foudroyer le sien. Elle partit de chez lui.

Elle devait dés lors affronter Caleb, ses fils le voulaient alors elle le ferait.

Tout s'était passer comme dans un film à l'émotion trop développer et aux sentiments trop bouleversant, elle avait regarder Caleb pétrifiée et tremblante avant qu'il s'agenouille devant elle et la supplie en pleurant de lui pardonner et elle n'avait pu alors que faire une seule chose en voyant son regard de chiot, elle n'avait pu que lui ouvrir les bras et le tenir contre elle durant de longues minutes. Elle ne savait pas si cela était une bonne idée, les derniers jours avait étaient trop insensés pour qu'elle prenne le temps d'analyser ce qu'elle faisait.

Regagnant maintenant le motel après avoir acheter un nouveau téléphone en compagnie de Norman et ayant subie son amertume et son interrogatoire sur ce qu'elle avait fait, elle l'avait laisser planté là devant la réception avant de remonter chez elle.

Elle fut alors plus que surprise d'y trouver Alex en entrant.

— Bons sang Norma où étiez vous passer ?! Cela fait trois jours que j'essaye de vous appeler. Je croyiez que vous étiez morte ! Scanda t-il alarmer.

— J'avais perdu mon téléphone, pourquoi tout le monde en a conclut que j'étais morte ?

— Il n'y a rien d'étonnant à ce que j'en sois venue à cette conclusion, vous nous avez mis dans une situation délicate en passant se marché avec Bob Paris.

— S'il vous plait Alex ne commencer pas, je suis en vie vous êtes en vie, youpi !

— Quelqu'un a essayer de me tuer et j'imagine que c'était une mise en garde la part de Bob.

— Vous en êtes sûr ? C'est bizarre Bob avait l'air serin.

— Oh alors vous aller m'apprendre comment ça marche dans le coin.

— Je pense simplement que vous ne devriez pas le soupçonner d'avoir voulu vous tuer.

— Vous, vous rendez compte que j'aurais pu mourir, je me suis pris une balle.

Agacé par son comportement et ayant clairement l'impression qu'il se comportait comme un enfant elle le regarda désabusée.

— Oui et bien on dirais qu'elle n'as fait que vous traversez.

— Où est la clef USB ? Lui demanda Alex ignorant le pique qu'elle venait de lui lancer.

— Pourquoi ?

— Je dois savoir ou je met les pieds.

— Qu'est-ce ma clef USB vient faire là dedans ?

— Vous me vouliez comme allié non ? Je suis de votre coté, j'ai respecter votre souhait. Alors dites-le moi.

Vainque elle lui avoua alors où elle se trouvait.

Acquiesçant il s'apprêta à partir avant qu'elle l'interpella.

— Qui est Rebecca ?

— Quoi ? La regarda déboussoler Alex.

— Vous m'avez entendu, qui est Rebecca ? Est-ce que c'est votre petite copine ?

— Si j'avais quelqu'un dans ma vie je pense que vous le sauriez Norma.

— Hum, je voie, donc elle ne compte pas ?

— Ce qui compte en cet instant est de nous sortir de ce pétrin.

— Vous n'avez pas répondu à la question.

— Bon sang pourquoi même voulez-vous parler de ça maintenant, à ce que j'ai vue vous avez l'air de bien vous entendre avec Peter Stone.

— C'est votre ami non ?

— Je peux vous assurer que les gens que je pensais être mes amis ne le sont pas en réalité. L'informa t-il avant de partir.

Elle se demanda un court instant si ses mots lui étaient destinés avant de se rendre compte qu'après tout peut-être ne la considérait t-il même pas comme une amie.

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Peter était passer chez elle afin de lui apporter ses cours et de s'assurer qu'elle allait bien, lui certifiant qu'en effet c'était le cas elle le laissa entrer un moment afin qu'il l'informe des points important à retenir sur les copies. Dylan et Emma ne devraient plus tarder, elle les avaient invités à manger se soir et elle devrait se dépêcher de commencer à préparer le dîner. Ecoutant les recommandations de l'homme elle sentit son téléphone vibrer et décrocha avant de mettre fin à l'appel quelque secondes plus tard.

— Je suis désolé je vais devoir sortir, peut-être pourrions nous remettre ça à plus tard. Proposa t-elle à Peter.

— Oui bien sûr aucun problème. Acquiesça t-il en cachant sa déception.

Gagnant tout deux maintenant la sortie, elle l'arrêta avant qu'il monte dans sa voiture.

— J'ai une idée pourquoi ne pas venir diner à la maison se soir. Lâcha t-elle.

— Un diner ?

— Oui, mes fils seront là et l'amie de l'un d'eux, se sera très simple mais vous pourriez vous joindre à nous.

— Eh bien… Sembla hésiter Peter. Il se sentait quelque peu mal à l'aise de rencontrer le garçon qui elle lui avait avouer il y à quelques jours avait tuer son propre pére. Il était avocat après tout, qui plus est un avocat intègre, du moins l'était-il quand il était à New-York, mais ici les choses semblaient clairement différente.

Voyant le sourire de Norma et son espoir il ne pu finalement qu'acquiescer ravi de la perspective de passer du temps avec elle, même si sa famille serait présente.

— C'est d'accord ! Lui assura Peter. Je serais là.

— Parfait je vous attends donc pour disons 19 heures ?

— Parfait à se soir Norma. Partit t-il alors.

S'apprêtant à monter dans sa propre voiture elle tomba sur le regard plus qu'accusateur de Norman. Lui lançant un « Quoi ? » avec de gros yeux, elle ne prit pas la peine d'attendre sa réponse avant de monter Alex semblait encore une fois avoir besoin de ses services et encore une fois et elle ne savait pas pourquoi il avait bue plus que de raison. Enfin elle n'allait pas le juger étant donner qu'elle en avait fait de même il y a peu de temps.

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Tout ceci avait une étrange sensation de déjà vue songea Norma tandis qu'elle remontait la couverture sur Alex. Ils se tenaient au même endroit et il était dans le même état, mais aujourd'hui les raisons étaient différentes. Réalisa t-elle après qu'il lui ait avouer l'histoire de son pére et de sa mère. Tristement elle avait caresser son bras avant de le regarder sombrer dans le sommeil, doucement elle était ensuite sortit de la chambre et avait regagner la maison.

Une heure plus tard elle était tomber sur Caleb dans les marches et après un moment d'hésitation une impulsion folle l'avait pousser à l'inviter pour le diner. Elle voulait tout oublier se soir, oublier ce que son frére avait fait, oublier le comportement de Norman, oublier ses problèmes et juste savourait pour un moment des instant comme celui-ci.

Peter était arriver à l'heure et elle l'avait présenter à tout le monde faisant semblant de ne pas remarquer l'oeil aigris de Norman, ils avaient pris l'apéritif au salon et elle n'avait pu dire non à Caleb quand il lui avait demander de jouer un morceau au piano.

C'est face à cette image qu'Alex entra dans la maison la regardant alors presque rêveur et enchanté, avant qu'elle l'aperçoive. Il n'avait pas voulu s'imposer, pas voulu rester mais l'entêtement de Norma et son si beau sourire l'avait pousser à accepter. Oui il avait accepter ravie, avant de réaliser quelques minutes plus tard que Peter Stone était là lui aussi.