Salut à tous !

Donc, je voulais en premier lieu remercier tout ceux qui ont prit le temps de lire le premier chapitre, qui ont mit ma fiction en alerte et/ou qui m'ont laissé une review. Vous êtes mon carburant pour cette histoire, donc n'hésitez surtout pas à me laisser votre avis. J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos espérances.

Et désolé pour cette immense retard, mais j'ai de gros soucis d'internet. Le prochain chapitre arriva que dans 14 jours car je pars en vacances et qu'il n'y a pas d'internet là où je vais !

Bonne lecture !

Chapitre 2 : Imprévus

Quelques mois plus tard…

- Petit, petit, petit… dis-je en m'avançant doucement dans le poulailler.

- Vas-y, elles vont pas te manger, taquina Hershel, derrière le grillage, tandis que Maggie ricanait.

- Ouais, bah attend, je me concentre, murmurai-je, en faisant un pas de plus vers une poule qui ne semblait pas m'avoir vu.

Un, deux, trois, je plongeai sur la pauvre bête l'écrasant et affolant au passage toutes les autres. Elles se jetèrent toutes sur moi, me picorant le dos agressivement. Je poussai un petit cri, essayant tant bien que mal de les chasser d'une main, sans que ma bestiole ne se fasse la malle. Je resserrai mon emprise sur son cou et sortis rapidement, décoiffée et couverte de plumes, tenant dans les mains une poule à moitié morte.

- Bon travail ! Me félicita Hershel un grand sourire aux lèvres, tandis que Maggie se fendait la poire.

-Tu peux te moquer Maggie, mais je te rappelle que toi tu n'as fait que ramasser les œufs, dis-je en levant la tête fière de mon exploit.

- T'avais pas qu'à perdre à la courte paille, répondit-elle amusée.

Nous nous jetâmes un coup d'œil avant de rire de bon cœur à nos petites chamailleries. Le talkie-walkie grésilla, et la voix de Patricia retentit.

- Le repas est bientôt prêt ! Est-ce que vous avez les œufs ? Demanda-t-elle.

- Oui, je te les apporte, répondit Maggie en partant au pas de course.

- Bien, ne tardez pas. Hershel ! Jimmy a besoin de toi, pour un problème d'eau chaude apparemment, finit-elle.

- D'accord j'arrive, répondit-il en coupant le talkie. Il attrapa rapidement une ficelle et attacha les pieds de la poule. Tu peux aller prévenir Otis que le repas est prêt ? Il doit être à la grange. Oh et donne-la-lui, me dicta-t-il

- Pas de problème, répondis-je en prenant délicatement la poule.

Il me tapota gentiment l'épaule et partit. Je soufflai un bon coup et m'avançai vers ladite grange. En arrivant, j'eus juste le temps de voir Otis pousser une jeune rôdeuse blonde à l'intérieur, avant qu'il ne ferme la porte et la cadenasse.

J'avais beaucoup de respect pour les Greene, ils m'avaient accueillie, soignée, nourrie, logée. Je faisais partie de la famille tout simplement, Hershel m'avait prise sous son aile, me traitant comme sa fille. Mais s'il y avait bien une chose que je redoutais, c'était les rôdeurs enfermés dans la grange. Hershel pensait que c'était une épidémie, qu'il y avait un remède… Il se voilait la face… Gardant l'infime espoir de revoir sa femme et son beau-fils vivant… mais ils étaient morts, et même s'ils s'étaient relevés, ils restaient tout de même morts… Le seul remède qui leur serait bénéfique, c'était une balle entre les deux yeux. C'était triste à dire, mais c'était la vérité. Cependant je respectais pleinement la décision d'Hershel. S'il voulait que ça se passe ainsi, alors ça se passerait ainsi.

Je caressai doucement le plumage roux de la petite bête, qui dans quelques instants allait se retrouver dans l'estomac des rôdeurs.

- Otis ! Hershel m'a demandé de te passer cette poule, pour les infectés, dis-je en la lui tendant.

Il la prit avec un petit sourire triste.

- Merci, dit-il, avant de monter au grenier de la grange.

Un frisson me parcourut la colonne vertébrale, je frôlai ma hanche… mon poignard était bien à sa place. Soudain, il y eut plusieurs grognements rauques et la poule poussa un dernier cri d'agonie.

Quel petit coin de paradis… Allongée dans l'herbe grasse, écoutant le chant des oiseaux, je ne pouvais pas rêver de mieux pour digérer. Et dire que le monde était en phase post-apocalyptique… Cet endroit avait été en quelque sorte épargné, par on ne sait quel miracle, mais Dieu sait combien de temps ça durerait. Quelque chose vint me chatouiller le visage, j'ouvris paresseusement les yeux et tombai nez à nez avec le museau d'un cheval isabelle.

- Qu'est-ce qu'il y a Cisco ? Tu n'ennuies ou tu veux changer de coin parce que l'herbe n'est pas bonne ici ? Ironisai-je.

Il me regarda avec attention avant de m'éternuer bruyamment à la figure, m'éclaboussant de morve.

- Ah putain ! T'es bien un mec toi, tout dans la délicatesse, marmonnai-je en me relevant.

Je m'approchai de l'abreuvoir et m'aspergeai le visage d'eau fraîche. Oh bon sang qu'est-ce que ça faisait du bien. Je restai immobile, savourant la fraîcheur des gouttelettes et regardant mon reflet se dessiner doucement dans l'eau claire. Mes longs cheveux noirs étaient attachés dans une tresse lâche, me dégageant ainsi le visage, et faisant apparaître les cernes qui soulignaient mes yeux bleu profond. Je soupirai et frappai la surface de l'eau, effaçant mon reflet.

- Allez, on rentre à la maison, dis-je en montant sur le dos de l'étalon.

On prit un petit galop tranquille.

- Tout doux, mon gros, murmurai-je en arrivant vers la ferme.

Mon cœur rata un battement, il y avait quelqu'un dans le champ d'en face et il courait droit vers la maison. Je plissai les yeux essayant de mieux y voir, c'était un homme, il semblait essoufflé et tenait quelque chose d'inerte dans ses bras, on aurait dit un enfant. Je partis au triple galop.

- S'il vous plaît, aidez mon enfant, cria-t-il à mon approche. Je m'arrêtai devant lui.

- Passez-le-moi, le pressai-je.

Il me le tendit son fardeau par-dessus la clôture. Je le calai rapidement sur la selle et partis en direction de la ferme. Le petit gémit et ouvrit faiblement les yeux.

- Tiens le coup, bonhomme… Hershel ! Criai-je de toutes mes forces en voyant l'enfant retomber dans l'inconscience.

Toute la petite fratrie sortit. Je m'arrêtai le plus doucement possible et passai délicatement l'enfant à Hershel qui s'empressa de l'amener à l'intérieur. Je descendis de Cisco et l'attachait devant la maison. L'homme arriva peu de temps après, essouffler et en sueur.

- Est-ce qu'il a été mordu ? Lui demandai-je.

- Non, il s'est fait tirer dessus par votre ami. Pitié, aidez mon petit garçon, supplia-t-il.

- Hershel s'occupe de lui, suivez-moi, répondis-je en entrant en courant dans la maison. Le garçon n'a pas été mordu, il s'est fait tirer dessus par Otis, les informai-je, tandis que le médecin préparait rapidement son matériel.

- Est-ce que mon fils est vivant ? Demanda l'homme, catastrophé.

Je retirai le coussin de sous la tête de l'enfant, tandis que Hershel prenait le stéthoscope, pour écouter les battements du cœur du petit garçon.

- Ça y est, je sens son pouls, mais il est très faible.

- Je prends le relais, reculez, ordonna Patricia, en poussant Rick

- On a besoin de place, rajouta Maggie.

- Comment vous vous appelez ? Questionna Hershel.

- Rick… Rick… Je m'appelle Rick, répondit l'homme, désorienté.

- S'il vous plaît Rick, suivez-moi. Restez dans leurs pattes ne les aidera pas à sauver votre fils, dis-je en le prenant par le bras et en le trainant dehors.

- Ça va aller, Hershel est un bon médecin, il va sauver votre fils, tentai-je de le rassurer.

- Je n'aurai pas dû le laisser venir avec moi, si seulement… si… s'apitoya-t-il, les larmes aux yeux.

- Ce n'est pas de votre faute, personne ne peut prévoir ce qu'il va se passer à l'avance... ça ne sert à rien de ressasser le passé… et comme on dit avec des si on referait le monde.

Il s'assit doucement sur les marches et se passa une main tremblante sur le visage, se barbouillant de sang. J'avais de la peine pour cet homme, déjà que les temps n'étaient pas facile… Je pris un chiffon qui traînait et le mouillai.

- Attendez ne bougez pas, vous vous êtes mis du sang sur le visage, murmurai-je doucement en lui essuyant le visage. Comment s'appelle votre fils ?

- Carl… il s'appelle Carl… dit-il avant de se lever à l'approche d'Otis et d'un autre homme.

- Est-ce qu'il est vivant ? Demanda Otis, épuisé.

Vu le gabarit de l'autre homme, il n'avait pas dû le ménager. Celui-ci était grand, fort et avait des cheveux bruns bouclés. Il devait sûrement être l'ami de Rick.

- Hershel s'occupe de lui, dis-je, tandis que les deux hommes entraient.

- Je te jure que je ne l'ais pas vu. J'avais le daim dans le viseur, j'ai tiré et il était là allongé par terre, m'expliqua Otis, catastrophé.

- Ce n'était qu'un accident. Ce n'est pas de ta faute, le rassurai-je, en lui posant une main sur l'épaule.

Je le laissai reprendre son souffle avant de lui faire un petit signe de tête vers la maison. Il acquiesça, puis entra.

Je soupirai, lasse, en m'asseyant sur les marches du perron. Un cri s'éleva soudainement me faisant sursauter. Je me bouchai automatiquement les oreilles … Un couloir sombre… Un silence de mort… Puis un cri d'agonie qui déchire la pénombre… Quelle mort horrible… A travers les cris de souffrance de Carl, j'entendais celui de ma sœur, celui qui avait scellé son destin.

- Sarah… murmurai-je, en essayant de bloquer les sons qui m'assaillaient… Non, taisez-vous… Taisez-vous… Je suis désolée Sarah… Tellement désolée… me murmurai-je en boucle, les larmes baignant mes joues.

Peu à peu le silence revint. Puis Maggie sortit en trombe.

- Où tu vas ? Questionnai-je en essuyant rapidement les traces de mes larmes. Elle s'approcha de Cisco et monta dessus.

- Je vais chercher la femme de Rick et indiquer où se trouve la ferme à son groupe, m'expliqua-t-elle rapidement.

- Attends, trente secondes ! J'entrai en courant dans la maison et pris la batte de baseball qui se trouvait dans le cagibi du hall.

- Tiens ! Prends-la ! Tu pourrais en avoir besoin, lui dis-je en lui tendant.

Elle la prit en souriant, puis partit sans plus attendre. A peine eut-elle disparu à l'horizon, que tout le petit monde ressorti. Apparemment l'ami de Rick du nom de Shane, partait chercher du matériel médical avec Otis. Mission suicide ! Mais Otis était bien décidé à se racheter.

- Fais attention à toi ! Lui dis-je en l'étreignant.

Après quelques embrassades et promesses de revenir en un seul morceau, ils partirent à leur tour. Je restai à côté de Patricia, qui agitait doucement un mouchoir blanc en l'air. Je posai une main qui se voulait réconfortante sur son épaule et je l'entrainai à l'intérieur. Elle se détacha de moi, m'assurant qu'elle allait bien et gagna lentement la cuisine.

De petits gémissements retentirent de la chambre d'Hershel, sûrement le petit. Je m'apprêtai à appeler Patricia, mais me ravisai au dernier moment. J'entrai doucement dans la chambre, Carl était secoué de petits tremblements, pleurnichant dans un lit bien trop grand pour lui. Cette vision de détresse me fit mal au cœur. Je m'assis à côté de lui, passant ma main dans ses cheveux. Il était si pâle qu'on aurait pu le confondre avec les draps du lit. Normal, qu'il tremble, il était brûlant de fièvre. Je pris le gant posé dans la bassine et lui passai sur le visage, tentant de le rafraîchir.

Au fur et à mesure, sa température baissa, mais il restait toujours aussi pâle. Il y eut de l'agitation dehors, la porte d'entrée s'ouvrit brutalement et une dame paniquée entra en courant dans la chambre, suivie de Rick. Sûrement sa femme, je sortis de la pièce leur laissant un peu d'intimité. Je croisai Hershel en sortant, il fit signe d'approcher et me prit dans une étreinte paternelle.

- Quelle journée ! Murmurai-je, il eut un petit sourire, me fit un bisou sur le front, puis entra à son tour dans la chambre, suivi de Patricia.

Hershel ressortit rapidement avec les parents.

- J'ai des questions. Si j'ai bien compris quand Shane est revenu… cet autre homme… commença la femme

- Otis, informa Hershel.

- Otis… L'idiot qui a tiré sur mon fils, répliqua-t-elle avec haine.

- Madame, si je puis me permettre c'était un malheureux accident et … raisonnai-je.

- Accident ou pas ! Il a tiré sur mon enfant ! S'écria-t-elle, en me toisant.

Oh, oh, oh…

- Je n'excuse pas son geste, Madame ! Ce que je veux dire c'est que pendant que vous êtes là à vous morfondre et à insulter mon ami, eux sont allés chercher du matériel médical pour sauver Votre Fils ! Ils sont en train de risquer leur peau pour Votre Fils… Encore une fois je ne l'excuse pas, mais respectez au moins les efforts qu'il fait pour sauver Carl ! Finis-je en criant, hors de moi.

Pour qui elle se prend celle-là ! Je les regardai une dernière fois, avant de sortir en trombe de la maison !

Je m'assis doucement sur une petite chaise de la terrasse, au clair de lune, enfin calmé de l'entrevu avec la femme de Rick. La nuit venait de tomber, qu'est-ce qu'elle pouvait être paisible. Le chaud soleil d'été avait laissé sa place à la pénombre, cachant ainsi la forêt et les plaines environnantes. Soudain, deux grosses lumières apparurent dans le lointain. Une voiture s'approcha. Elle s'arrêta devant la maison et deux personnes en sortirent. Un asiatique armé d'un fusil et d'un sac à dos et un black qui avait l'air en assez mauvais état. Ils ne m'avaient pas encore vu, je les laissai s'approcher.

- Tu crois que l'on doit sonner ? Y'a quand même des gens qui habitent là, demanda l'asiatique, hésitant.

- On va pas s'emmerder avec la politesse. Tu as vu dans quel monde on vit, rétorqua faiblement l'autre personne, ils s'avancèrent et je décidai de me manifester.

- Vous avez refermé la barrière derrière vous ? Demandai-je.

- Salut… euh oui, on a rabattu le loquet… C'est une jeune femme qui nous a dit où nous diriger… heu elle était sur un cheval marron avec la crinière noire… Je ne sais pas si elle vous a prévenu de notre arrivée.

- On est venu pour aider, si ya quelque chose que l'on peut faire, murmura faiblement l'homme noir.

Je me levai.

- Plutôt pour vous faire aider, non ?! Répondis-je amusée. Qu'est-ce que vous vous êtes fait ?

- Vous inquiétez pas je ne me suis pas fait mordre, je me suis ouvert le bras et la plaie s'est infectée, expliqua-t-il.

- Au fait je m'appelle Glenn et voici T-Dog, présenta l'asiatique en me tendant la main.

- Gwen. Entrez, mon pè… Hershel va regarder votre blessure.

- Nous avons également des médicaments, il en a déjà pris.

- Vous verrez ça avec Patricia. Entrez je vais vous faire à manger, dis-je en leur ouvrant la porte.

Je fis réchauffer les quelques restes de ce midi, tandis que les deux hommes partaient prendre des nouvelles de Carl. Quelqu'un toqua doucement. Je me retournai.

- Vous avez besoin de quelque chose Rick ? Demandai-je en lui faisant un petit sourire. Il se racla la gorge, gêné.

- Je voulais m'excuser pour le comportement de ma fem…

- Vous n'avez pas à vous excuser. C'est moi qui suis en tort. Votre enfant a été blessé, vous êtes sur les nerfs, vous avez peur et cela est tout à fait normal… Je n'aurais pas dû m'emporter… Au fait, comment va Carl ? Questionnai-je, tout en préparant des assiettes de nourriture.

- On espère qu'Otis et Shane vont bientôt rentrer. Tout à l'heure, il s'est réveillé… Il… il nous a dit qu'il avait vu un magnifique ange aux yeux bleus… C'était vous ? Dit-il d'une voix tremblante.

Je rigolai doucement.

- Oui, il y a de fortes chances… Il s'est brièvement réveillé quand je l'amenais à Hershel… Un ange… répétai-je en secouant la tête un sourire aux lèvres.

Rick me lança un regard interrogatif.

- Quand Hershel m'a trouvée, j'ai cru que c'était Dieu… C'est une drôle de coïncidence, expliquai-je.

Il sourit.

- J'espère qu'ils reviendront bientôt…

- Ils reviendront à temps ! Assurai-je.

Soudain une vive lumière, éclaira l'extérieur.

- Quand on parle du loup… lui dis-je en souriant.

On sortit rapidement de la maison. Shane sortait le sac de la voiture, il avait l'air assez secoué et boitait… mais où était Otis ? Je m'approchai, scrutant l'intérieur espérant le voir quelque part.

- Où est Otis ? Lui demandai-je.

Il nous regarda d'un air désolé, avant de secouer la tête.

Non…