Salut à tous !
J'espère que vous allez bien ! Moi je suis heureuse de vous poster un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira ! Je tiens également à remercier encore une fois Eponyme Anonyme, ma correctrice qui je dois dire à beaucoup de patience avec mes fautes ! N'hésitez à laisser une reviews pour me dire vos avis, impressions.
Bonne lecture !
Chapitre 8 : Révélations
Muni d'une grosse pince, je vérifiai les alentours veillant à ce que Shane ne soit pas dans les parages, avant de sortir prudemment de la maison. Quelques jours après l'accident, celui-ci m'avait attrapé, furieux que j'ai mis la vie de Lori en danger en l'accompagnant dans ses folies, avait-il dit. Dieu merci ! Le bébé allait parfaitement bien et la maman aussi, mais j'avais à présent l'interdiction de les approcher sous peines de moultes souffrances et au vu de l'air menaçant de l'ancien policier, je préférai prendre mes distances avec lui et Lori.
L'été venait peu à peu à son terme et les journées commençaient à se faire plus courtes, bien que journées soient encore chaudes. Je traversai la cour de la ferme et approchai de l'enclos des vaches où un des barbelés s'était cassé, donnant la possibilité aux bovins de s'échapper mais aussi de se blesser. Je pris mon outil bien en main et commençai les réparations.
- Hum… Hum…
Je sursautai et me retournai rapidement la pince en l'air prête à frapper. Dale leva les mains en signe d'apaisement, tandis que je soufflai un coup et me détendis.
- Ça devient une manie de me faire peur, plaisantai-je en reprenant ma tâche.
- Toutes mes excuses, il faut dire que je ne choisis pas toujours le bon moment pour venir parler, avoua le vieil homme.
- Pas faux. Mais que me vaut ta visite ?
- Je viens ici pour Randall. Ils veulent le tuer !
- Ah…
Randall… Le prisonnier blessé ramené au retour d'Hershel, Rick et Glenn. Ils lui avaient sauvé la vie et maintenant ils ne savaient plus quoi en faire… Etait-il vraiment une personne de confiance ? Ou nous poignarderait-il dans le dos dès la première occasion ? Impossible de prévoir…
- Et qu'attends-tu exactement de moi ? Questionnai-je.
- Aide-moi à les convaincre, Hershel et Maggie prendront ton choix en considération, assura le vieillard.
- Je ne peux pas me prononcer sur une personne que je ne connais même pas. Dale ! On ne sait pas ce qu'il se dit dans sa tête, aussi bien c'est un malade mental et…
- Alors tu compte faire comme les autres ! Le condamner par peur qu'il fasse quelque chose qu'il n'a peut-être pas envisagé de faire ? Gwen ! Tu es quelqu'un de bien, ne laisse pas la peur te guider dans tes choix ! S'énerva Dale.
Je soupirai doucement, il n'avait pas tort. Mais pouvions-nous nous permettre de prendre un aussi grand risque ?
- Je besoin de réfléchir, concluai-je.
Dale hocha la tête et posa une main sur mon épaule avant de s'en aller tête baissé. Encore un dilemme, on se croirait revenu au temps des gladiateurs avec seulement deux possibilités : la vie ou la mort. Je finis rapidement mon travail avant de me diriger vers la cabane à outils. Il n'y avait qu'une seule manière de me décider. Je vérifiai rapidement les alentours avant d'ouvrir doucement la porte grinçante. Bravo Gwen tout dans la discrétion, pensai-je en grimaçant.
Nous l'avions vidée de tous les outils et elle présentait maintenant une assez grande surface pour accueillir un prisonnier. Je m'avançai doucement vers le jeune homme endormi, attaché dans le fond de la cabane. Il avait de nombreuses contusions et son visage était quasi méconnaissable tant il était boursoufflé. Daryl n'y était pas allé de main morte.
Je posai ma pince au sol et lui tapait l'épaule. Il se réveilla en sursaut, se débattant contre ses chaines avant de s'apercevoir de ma présence. Il s'arrêta immédiatement, me fixant avec intérêt derrière ses paupières enflées.
- Je t'en supplie détache-moi. Je n'ai rien fait de mal, je le jure, chuchota-t-il en regardant les alentours avec méfiance.
- Si tu es là c'est que tu es forcément en tort, coupai-je avec un regard sévère.
- Ecoute ! On pourrait faire un deal, tu me détaches et je…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que je lui assénai mon poing sur sa tempe, laissant en même temps échapper toute la colère, peur et frustration accumulées ses derniers temps. Il gémit de douleur et releva la tête en se protégeant avec ses mains.
- Saches que je ne mange pas de ce pain-là et si tu continues sur cette voie, on risque de ne pas être potes tous les deux, menaçai-je en m'accroupissant devant lui.
- J'ai déjà tout dit à votre ami… Je ne lui ais rien caché, j'vous jure, couina-t-il.
- Je ne suis pas là pour t'interroger à proprement parler, mais plutôt pour faire connaissance… Alors parle-moi un peu de ton groupe, Randall ! Lançai-je en me redressant.
Il déglutit péniblement.
- Ils sont une trentaine environ, y'a quelques femmes et enfants mais la plupart sont des hommes. Ils sont bien armés et ont de quoi survivre plusieurs semaines.
- Bizarre, on dirait que tu ne t'inclues dedans ?! Remarquai-je en fronçant les sourcils.
- Je… je n'ai rien avoir avec eux. Ces types sont des malades… Ils m'ont proposés de les rejoindre, ils avaient l'air sympas et étant donné que je n'avais aucun endroit… Refuser une telle offre, c'est signer en quelque sorte son arrêt de mort… On peut plus survivre seul à présent… Balbutia-t-il.
- Des malades ? Que veux-tu dire ? Je ne suis pas sûr de comprendre, demandai-je avec froideur.
Il me fixa avec crainte, semblant s'enfoncer dans le sol.
- J'ai déjà tout dit à l'autr…
Son nez se cassa, sûrement une seconde fois, sous la violence de mon coup. Je sentis son cartilage craquer et le sang coula à flot sur ma main. Il cria de douleur et s'effondra à terre.
- Explique-toi ! Ordonnai-je, en le prenant par le haut de son tee-shirt pour le redresser.
Il baissa la tête sans me répondre. Serait-ce par remords ? Peur ? Je sortis mon couteau et l'approchai de sa gorge, appuyant légèrement la lame contre sa peau. Crois-moi il allait parler ! Il me regarda avec terreur.
- Ok ! Ok ! C'est bon je vais tout vous dire ! Mais range ça, range ça… pleurnicha-t-il.
Je replaçai mon couteau dans son étui avant de me saisir d'un tabouret et de m'assoir dessus.
- Je suis toute ouïe, lançai-je d'une voix calme mais froide, m'étonnant moi-même.
Randall frissonna et réfléchit un instant, semblant chercher ses mots.
- On était sorti chercher des provisions avec quatre autres mecs de la bande. Et sur le chemin du retour, nous sommes tombés sur un petit groupe de survivant, juste un homme et ses deux filles, c'étaient deux ados… très jeunes, très mignonnes… Ils leur ont pris leurs provisions. Le père s'est laissé faire, tout ce qu'il voulait c'était protéger ses filles,… mais les gars l'ont frappés et puis… ils… ils… ont…
-Quoi ? Pressai-je, glacée par son témoignage.
- Ils l'ont forcé à regarder… ils l'ont forcé et une fois que ce fut fini… ils l'ont même pas tué… ils l'ont juste laissé là… raconta-t-il les yeux perdu dans le vide, il releva la tête. Mais moi je n'ais rien fait… jamais je ne les aurais violée… je suis pas comme ça… j'vous le jure.
J'étais en état de choc, je n'arrivais plus à penser… Seul un mot résonnait dans mon esprit : viol. Il avait été témoin d'un viol sur ados et n'avait rien fait, il n'avait même pas tué le père à la fin de cette horreur. Putain ! Comment pouvait-on ne rien faire ?
Je le regardai se lamenter et supplier de ne rien lui faire. Avant que je ne comprenne ce qui se passait, je me jetai sur lui, le frappant de toutes mes forces. Il n'avait rien fait ! Rien fait ! Je frappai encore et encore et encore, me purgeant de mes émotions trop longtemps retenues.
- Arrête ! Cria une voix d'enfant.
Je m'arrêtai net et me retournai lentement faisant face à un Carl livide.
- Que fais-tu là ? Questionnai-je.
- Il a déjà payé pour ses erreurs passées… Lança simplement le petit garçon.
Toute ma colère retomba d'un coup. Randall était étendu par terre, à la limite de l'inconscience. Il avait le visage ensanglanté et ses anciennes plaies s'étaient rouvertes. Etait-ce vraiment moi qui avais fait ça ? Pourtant tant de violence ne me ressemblait pas. Où était donc passées mes soi-disant valeurs ?
La voix de Dale résonna dans mon esprit : Tu es quelqu'un de bien, ne laisse pas la peur te guider dans tes choix ! Il avait tort, je n'étais pas quelqu'un de bien, j'avais fait tout l'inverse de ce que je m'étais juré…
Je m'approchai de Randal et m'agenouillai devant lui. Il eut un faible gémissement et se recroquevilla. Le remords m'envahit, bien que je tentais de faire bonne figure.
- As-tu commis des crimes avant cela ? Chuchotai-je.
Il secoua la tête négativement.
- Je t'en supplie, ne me tues pas, dit-il.
Je me relevai et pris la main de Carl, le conduisant à l'extérieur.
- Ton sort ne m'appartient pas ! Clôturai-je avant de verrouiller la porte.
