Chapitre 3 : Le retour d'Adrien.

Chat noir se posa sur le toit de son appartement avant de soupirer. Le tourbillon de sentiment qu'il pensait avoir mis sous silence venait de resurgir. Quand il avait découvert que sa mère n'était pas morte il en avait été plus qu'heureux. Mais découvrir que c'était son père qui était à l'origine des problèmes de Paris et qu'il avait trahi sa confiance l'avait mis dans une colère noir. Il ne savait pas qu'il était capable de ressentit une telle colère. Maitre Fu lui avait expliqué que c'était l'énergie négative du miraculous de la destruction. Le vieux Maitre lui avait expliqué lui avoir donné parce qu'il avait un bon fond, qu'il était honnête mais surtout qu'il était une personne aimante. Tous ses sentiments positifs devaient compenser la négativité du pouvoir de la destruction. Accroupi à la manière d'un chat, la queue balançant dans le vide, il prit une profonde inspiration afin de se calmer. Etre chat noir lui avait manqué. Là il pouvait être lui-même. Levant les yeux vers le ciel, il sentit ses émotions s'apaiser au souvenir des lèvres de sa Lady. Lorsqu'il l'avait revue et sauvée, cela avait été naturel pour lui de l'embrasser. Elle lui avait tant manquée. Plusieurs fois elle lui avait dit et fait comprendre qu'elle aimait un autre garçon. Mais il ne perdait pas espoir. Il l'aimait bien trop pour ça. Regardant aux alentour, il s'assura qu'il n'y avait personne avant de se glisser sur son balcon et de se dé transformer. Prenant son trousseau, il rentra par la porte fenêtre avant de soupirer profondément de désespoir devant la montagne de carton qu'il restait. Certes, s'il avait demandé un coup de main à ses amis et il était certains qu'ils auraient répondus présent. Mais il voulait leur faire une surprise dès le lendemain matin. Retroussant ses manches, il vit cependant une petite boule noir filer à tous vitesse et rentrer directement dans le frigo. Un instant après, Plagg en ressorti avant de dire :

- Il n'y a pas de camembert.

Adrien rigola, et celui lui fit le plus grand bien. Elle lui avait manqué aussi, cette petite boule noir magique qui lui donnait des conseils déroutant et qui réclamait toujours du fromage puant à manger.

- Je n'ai pas eu le temps de faire mes courses mais promis, je t'en achèterai autant que tu voudras. Tu m'as manqué Plagg.

- Tu m'as manqué aussi Adrien.

Sur ce, le Kwami vint se blottir un court instant contre l'épaule du jeune homme. Adrien sourit tendrement à la petite bête magique avant de regarder la tour Eiffel. Enfin il était de retour. Et enfin, il se sentait de nouveau lui. Lorsqu'il était parti à New-York pour le mannequina, il voulait simplement s'éloigner de son père et enfin trouver qui il était. En effet, depuis son plus jeune âge il n'avait fait qu'être ce que son père voulait qu'il soit. Puis il avait été chat noir et ça l'avait beaucoup aidé. Mais maintenant il ne voulait plus qu'être lui. Un mélange entre l'ancien Adrien et le chat noir qu'il avait été.

Ce fut Plagg qui le sorti le jeune homme de ses pensées :

- Bon gamin, si je veux mon fromage avant que le soleil ne se couche, il serait temps de si mettre non ?

- Tu as raison Plagg.

Souriant, Adrien retroussa ses manches et continua le rangement de son appartement. Une fois le tout relativement en ordre, il enfila une veste en jean et sorti faire des courses. En effet, il avait promis à son Kwami tout le camembert qu'il souhaitait. Enfin, il allait quand même surement devoir restreinte l'appétit de son Kwami afin que son appartement n'empeste pas complètement. Lorsqu'il fut de retour chez lui avec les courses, il laissa Plagg manger tout ce qu'il voulait comme camembert. Etendu sur son lit, Adrien regarda la lune monté dans le ciel nocturne. La raison lui disait qu'il était temps de dormir s'il voulait être en forme demain pour son retour à l'école, mais au fond de lui grandissait une envie qu'il avait de plus en plus de mal à maitriser. Après quelques minutes de ce combat intérieur, il céda à ses envies. Se relevant d'un bond, il tendit sa main avant de dire :

- Plagg, transforme-moi.

A peine le costume enfiler, il s'élança dans la fraicheur du soir en un cri de joie. Mon dieu qu'est-ce que cela lui avait manqué. Sautant toujours plus haut, il finit par s'agripper au plus haut de la tour Eiffel pour profiter de l'air nocturne jouant dans ses cheveux doré. Après avoir passé une bonne heure à se promener, il décida quand même à rentrer avant de prendre une bonne douche et de se couché. Cette dépense d'énergie lui avait fait le plus grand bien et grâce à cela, il s'endormi sans tarder à peine la tête posée sur l'oreiller.


Lorsque le soleil éclaira le visage de Marinette, cette dernière ronchonna avant de s'enfuir sous sa couette.

- Marinette, si tu ne te lève pas tu vas être en retard.

- Hum….Encore cinq petites minutes Tikki.

Repoussant sa couette en se relevant en catastrophe, Marinette regarda tout autour d'elle. Avait-elle rêvé ? C'est alors que son regard se posa sur la petite créature rouge qui flottait non loin de là. Se levant, elle l'attrapa avant de la serrer contre sa joue.

- Oh ma Tikki. Ce n'était donc pas un rêve.

- Marinette, tu me chatouilles.

Libérant sa Kwami, Marinette lui adressa un grand sourire. Mon dieu ce qu'elle lui avait manquée. Se préparant dans la bonne humeur, elle décida d'enfiler la robe qu'elle avait terminée il y a peu. Celle d'un rouge éclatant brodée de petit papillon noir. Une fois la robe enfilée, elle compléta sa tenue par un ras de cou noir orné d'un papillon et des ballerines également noires. Enfin prête, elle attrapa son sac et c'est avec le plus grand bonheur l'ouvrit pour laisser Tikki y prendre place. Elle descendit ensuite prendre son petit déjeuner. Prenant place, elle fut surprise lorsque sa maman lui adressa la parole :

- Et bien Marinette, Tu as l'air particulièrement joyeuse et en beauté aujourd'hui ?

- Oh heu pas plus que d'habitude.

Sabine regarda sa fille en souriant. Elle voyait bien que quelques choses rendaient sa fille heureuse mais elle n'insista pas. Elle laissa sa fille déjeuner tranquillement et rejoignit son mari dans la boulangerie.

Lorsque l'heure arriva, Marinette attrapa son sac et pris le chemin du lycée. Elle se plaça sur le parvis et attendit, comme à son habitude, Alya et Nino. C'est alors que quelqu'un se plaça dans son dos et, tout en lui cachant les yeux de ses mains, lui murmura à l'oreille :

- Devine qui je suis ?

Se dégageant de cette étreinte, elle se retourna et le sourire aux lèvres et se lança au cou du jeune homme lui faisant face.

- Adrien.

Surpris par la réaction de la jeune femme, Adrien resserra toute de même sa prise et serra la jeune femme contre lui. Marinette se rendit compte de la situation dans laquelle elle se trouvait et rougit violement. Surprise par l'étreinte du jeune homme qu'elle aimait, elle se rendit compte qu'il la dépassait en taille et qu'il était bien musclé. Se décollant, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant de plonger son regard dans l'émeraude du mannequin et dit:

- Depuis quand es-tu rentrés?

- Oh quelques jours. Mais je voulais vous faire la surprise.

- Et bien pour une surprise c'est une surprise. Je suis heureuse que tu sois de retour.

- Moi aussi je suis content d'être là.

Les 2 jeunes se regardèrent un instant les yeux dans les yeux. Ce fut la voix de leurs amis qui les sortirent de leur contemplation. Après les retrouvailles, les amis se rendirent en cours. Lorsque midi arriva, les 4 amis se retrouvèrent devant le lycée. Ce fut Adrien qui prit la parole :

- ça vous tente d'allé manger une pizza. C'est moi qui invite.

- Si c'est toi qui invite mec, je suis partant.

Sur ce, ils partirent tous les 4 vers une petite pizzeria non loin. Une fois la commande passée, ce fut Nino qui entama la conversation :

- Alors mec, pourquoi tu es parti si précipitamment alors que tu venais de retrouver ta mère.

Adrien baissa les yeux. Aussitôt Nino s'en voulu. Quand Adrien avait annoncé le retour de sa mère il était resté assez vague sur les explications. Et deux jours après il s'envolait pour New-York. Nino jeta un regard désespérer à sa petite amie. Alya s'empressa donc de sauvé la situation :

- Et sinon vous avez vu ma nouvelle vidéo sur le Ladyblog. Ladybug et Chat noir sont de retour.

Nino remercia silencieusement sa petite amie tandis qu'Adrien releva la tête pour écouter la conversation. Ce fut Marinette qui reprit la parole :

- Ah non je ne l'ai pas vue.

Connaissant sa meilleure amie, elle savait qu'elle allait réagir au quart de tour. Sortant son Gsm, Alya se connecta et lança la vidéo en les obligeant à regarder. Tous concentré sur les exploits des 2 héros de Paris, personne ne remarqua le sourire d'Adrien ni celui de Marinette. Une fois la vidéo finie, Alya repris :

- Je savais qu'ils ne nous laisseraient pas tombé si Paris était à nouveau en danger.

- Oui mais vous ne trouvez pas ça étrange ?

- Quoi ?

Tous regardèrent Marinette qui s'empressa d'exprimé ce qu'elle pensait :

- Et bien ce serpent géant sorti de nul par. Je veux dire, avant on savait que c'était le papillon qui akumatisait les gens. Ici on ne sait même pas d'où venait cet animal.

- Oui tu as raison. On ne sait pas qui est notre ennemi.

Tous regardèrent Adrien. Quelques peu gêné d'être le centre de l'attention, le mannequin se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Son côté chat noir venait de ressortir. Aussitôt il se corrigea :

- Heu je veux dire, avant on savait à quoi s'en tenir et on avait les alerte Akuma. Mais maintenant comment savoir quand il y aura un danger.

- Je ne sais pas. En plus lors de sa 1ère attaque papillon c'était présenté. Ici personne n'a vraiment revendiqué la destruction faite par le serpent géant.

Lorsque les pizzas arrivèrent, ils continuèrent à discuter de ce nouvel ennemi. Lorsque la conversation dévia sur autre chose, Marinette se mit à réfléchir de son côté. Repassant le combat dans son esprit, elle essaya de comprendre et de trouver des indices. Malheureusement ce seul combat ne lui permettait pas de tirer des conclusions utiles. Si ce n'est que le serpent n'avait apparemment qu'un seul point faible bien précis. Repensant au combat, elle se souvint de la demande de chat noir. Il est vrai qu'elle aussi souhaitait pouvoir entrer en contact avec son coéquipier quand bon lui semblait. Mais comment faire ? Lui donner son numéro de téléphone était hors de question. Et elle n'avait pas la possibilité d'avoir un 2ème Gsm avec un autre numéro. Le téléphone d'Alya sonna d'un simple ding. Marinette la regarda et, tandis que son amie semblait réponde, lui dit :

- Tiens tu as un message ?

- Oh pas vraiment, c'est sur Messenger. Maman me demande de passer au magasin en revenant des cours.

Marinette souris. La voilà sa solution. Il suffisait de faire un compte au nom de Ladybug et de dire à Chat noir d'en faire autant.

La pause de midi touchait à sa fin. Retournant en classe, les 4 amis décidèrent de se fixer rendez-vous au parc d'attraction le lendemain matin. Etant samedi, ils avaient bien l'intention de profiter du retour d'Adrien pour s'amuser un maximum. La journée passa rapidement. Lorsque Marinette fut de retour dans sa chambre, elle s'empressa de créer son compte Messenger. Une fois cela fait, elle prépara sa tenue pour demain, partit se laver puis fit quelques croquis de mode avant d'aller dormir. Elle souhaitait être au maximum de sa forme pour profiter pleinement de sa journée de demain.

Lorsque Marinette arriva au point de rendez-vous, elle vit que seul Adrien était déjà présent. Souriant en rougissant légèrement, elle s'approcha afin de le saluer :

- Bonjour Adrien, alors bien dormi ?

- Très bien. Mon appartement est vraiment calme.

- Tu as un appartement ?

- Oui, je souhaitais être plus autonome, un peu comme à New York.

- Et ça va, ça n'a pas été trop dure de convaincre tes parents.

Marinette vit l'expression du jeune homme se refermer. Elle ne savait pas ce qui s'était passé mais à chaque fois qu'on évoquait soit son père soit sa mère, Adrien se refermait sur lui-même. Devant l'absence de réponse et sentant que cela restait un sujet sensible, Marinette dit :

- Si jamais tu as besoin de parler de quoi que ce soit je suis là, tu peux compter sur moi. Mais j'espère que tu m'inviteras à venir visiter ton appartement un de ses jours.

Adrien retrouva son sourire et il dit :

- Bien sûr Marinette. Tu seras toujours la bienvenue chez moi.

Ne voulant pas voir le sourire d'Adrien se faner à nouveau, Marinette décida de parler de tout et de rien jusqu'à l'arrivée d'Alya et de Nino une dizaine de minutes plus tard. Une fois tous les 4 réunis, ils se lancèrent à l'assaut des diverses attraction, passant des montagnes russes au laser Game tout en passant par les maisons hantées et les circuits de courses de voitures. Lorsque Midi arriva, ils se posèrent dans un des fast food du parc afin de grignoter un morceau. S'installant en terrasse, ils profitèrent ainsi du superbe soleil illuminant le ciel. Mais alors qu'ils avaient presque terminé, Alya se mit à frissonner et dit :

- C'est moi ou le temps rafraichi ?

- C'est bizarre il avait pourtant annoncé un belle météo pour aujourd'hui.

Voulant confirmer ses dires, Nino attrapa son Gsm et regarda sur internet. Marinette comprenait Alya. Elle aussi commençait à avoir un peu froid. Peut-être était-ce dû à la digestion ? Mais la jeune femme n'en était pas convaincu, son instinct lui disait que quelques choses clochait. Regardant autour d'elle, elle ne remarqua cependant rien d'anormal. Adrien prit alors la parole :

- Puisque nous avons fini allons marcher un peu, ça te réchauffera peut-être.

Acquiesçant devant l'idée du jeune mannequin, nos amis débarrassèrent leur table avant de se mettre en route. Mais à peine avaient-ils fait quelques pas, qu'un vent polaire se mit à souffler. Immédiatement après se mirent à tourbillonner autour d'eux, des centaines de petit flocons blancs. Tout cela n'était pas normal. Tandis qu'ils se mirent à courir afin de trouver un abri, Marinette en profita pour s'éclipser discrètement. Une fois dans un coin désert, elle se transforma. Lorsque son costume de coccinelle fut enfilé, elle prit de la hauteur, espérant ainsi trouver l'origine de cet étrange phénomène. Mais elle ne vit cependant pas grand-chose aux milieux des flocons virevoltant au grès des bourrasques de vent. De son côté Adrien en avait fait de même et, une fois le costume de chat noir revêtu, c'était mis en quête de l'origine de cette étrange manifestation. Il eut plus de chance que la coccinelle. En effet, il remarqua dans la blancheur ambiante, une silhouette marchant à quatre pattes passant non loin. S'en approchant, il vit qu'il s'agissait en faire d'un renard. Mais il comprit de suite qu'il ne s'agissait pas d'un animal normal. En effet, le goupil possédait une dizaine de queues touffues ondulant avec le vent. Lorsque le canidé le vit, il se mit à glapir dans sa direction et, dressant soudainement ses queues, lança vers chat noir des pieux de glace. Esquivant les projectiles, Chat noir fut surpris de voir, lorsqu'il se redressa, que les renards étaient à présent aux nombres de trois. Prenant son bâton, il contacta sa coéquipière :

- Ma Lady, si tu pouvais m'accorder quelques minutes de ton temps, j'ai besoin de ton aide afin d'attraper quelques pokemon.

- Mais qu'est-ce que tu racontes encore comme bêtises ?

- Et bien vient voir par toi-même.

Sur ce, chat noir envoya sa localisation à Ladybug.