Salut à tous,
Je souhaite tout d'abord vous dire un grand merci pour toutes les reviews que vous avez postés. Ça m'a vraiment motivé à écrire la suite rapidement afin de ne pas vous faire trop patienter. N'hésitez pas à continuer surtout si vous avez des idées pour la suite ou des choses qui vous perturbent dans le texte, ça m'intéresse !
Réponses aux reviews anonyme :
Emy0707 : Salut Emmy et merci pour ta review. Je suis heureuse que le chapitre entre Gwen et Daryl t'est bien amusé, c'est qu'ils ont du caractère les deux ! Je te laisse découvrir la suite que tu attends tant !
EnoraDixon : Ravi de te rencontrer ! Ne te sens pas coupable, c'est surtout pour me faire une idée, afin de savoir si mon travail plait ou pas et si beaucoup de personnes le suivent. Je suis contente de pouvoir de compter dans ma liste.
darylgwen : Je dois t'avouer quej'adore ton pseudo ! Merci pour ta review et bonne lecture !
J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos espérances !
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Sauve qui peut !
La panique commençait peu à peu à me gagner, paralysant mes muscles et bloquant ma respiration. A chaque seconde qui passait, les grognements se faisaient de plus en plus nombreux et pressant. J'allai me faire dévorer vivante par des dizaines de macchabés, dans d'atroces souffrances, avant de devenir comme eux !
Ma respiration s'accéléra, des gouttes de sueur dévalèrent mes tempes et ma vision vacilla. Je n'arrivais pas à me calmer, l'idée de finir comme eux me paralysait. Je me laissai tomber sur le tas de paille derrière moi, mes jambes m'abandonnant. Je ne percevais plus rien, seuls les battements de mon cœur résonnaient dans mes oreilles tel un écho. Je me concentrai sur ma respiration, inspirant puis expirant profondément plusieurs fois, avant de peu à peu reprendre mon sang-froid. Ma vision s'éclaircit et je repris le contrôle de mes émotions.
La porte de l'écurie oscillait dangereusement sous les assauts de morts. Elle ne tiendrait pas longtemps et les hennissements affolés des chevaux me confortaient dans l'idée de me dépêcher.
Je me relevai rapidement, un plan en tête. Hors de question de me laisser abattre ! Je m'emparai d'un mors et pénétrai dans le box de Cisco pour l'harnacher. L'odeur de putréfaction commençait doucement à envahir les lieux.
J'ouvris les box des équidés un à un, les faisant se presser devant la porte, avant de retourner voir l'étalon isabelle.
- On va s'en sortir, lui chuchotai-je à l'oreille.
Il souffla bruyamment, en bougeant la tête de haut en bas. Je lui tapotai l'encolure, avant de me hisser sur son dos. Je m'insérai, tant bien que mal, au centre du troupeau, affolé. Le moment de vérité avait sonné. Je sortis le revolver d'Hershel et visai la porte. Cisco piétina nerveusement, entendant sûrement le petit clic qui annonçait que la balle était prête à partir. J'avais pleinement confiance en lui, c'était le cheval le plus calme de toute l'écurie. Je remontai sur mes rênes, m'accrochai à sa crinière et tirai le coup, faisant exploser le verrou.
Ce fut une envolée de moineaux. A peine la porte ouverte, les équidés se ruèrent dehors, écrasant les morts qui se trouvaient sur leur passage. Je galopai en direction de la ferme, sortant le plus vite possible du troupeau. Et bien qu'ils soient forts et rapides, tous n'eurent pas la chance de s'échapper.
- A l'aide ! Au secours !
Andréa déboula devant à quelques mètres de nous en faisant de grands gestes. J'écarquillai les yeux, me redressai et tirai de toutes mes forces sur les rênes. Cisco ralentit légèrement, mais la peur et son instinct le poussaient à s'enfuir loin. Je lui tournai sèchement la tête, le forçant à repasser au pas.
J'envoyai un coup de pied dans la tête d'un rôdeur, trop proche à mon goût, affolant un peu plus l'étalon qui piaffa en baissant la croupe.
- Vite, je ne pourrai pas le retenir très longtemps, criai-je.
Les morts s'étaient détournés de leur festin et se dirigeaient à présent vers nous. Andréa se jeta derrière moi, je l'attrapai par le pantalon et à peine sa deuxième jambe passait de l'autre côté, Cisco repartit de plus belle.
Je le dirigeai vers la forêt, tentant de semer la menace, mais les morts surgissaient de tous les côtés, sans fin. A peine nous en dépassions que d'autres les remplaçaient La lisière se rapprochait, je ralentis légèrement l'étalon, notre dernier soucis serait de se prendre un arbre ! Cisco était à bout de souffle et en sueur, il avait la tête légèrement baissée cherchant son air, tout en continuant de cavaler à un rythme effréné.
Les arbres commencèrent à défiler, ainsi que leurs branches basses qui nous fouettaient la figure. Notre but : mettre le plus de distance avec la horde.
- Il faut retourner à l'autoroute ! Ordonna Andréa, en serrant ma taille lorsque Cisco sauta un petit fossé.
- Non mais t'es malade ? C'est par là qu'ils affluent ! Retourner à l'autoroute serait du suicide, m'écriai-je.
- Ce sera le point de ralliement de tous, j'en suis persuadée, avança-t-elle.
- Tu ne peux pas en être sûre. Et qui nous dit qu'ils s'en sont sortis ?
Une boule me serra la gorge en prenant conscience de mes paroles. Je ne savais pas ce étaient devenus Maggie, Hershel, Beth et tous les autres. Est-ce que ma famille s'en était sorti ? Et si le point de ralliement était vraiment l'autoroute ? Non ! Nous ne pouvions pas nous permettre de prendre le risque.
- Il faut garder espoir ! Arrête-toi ! Ordonna-t-elle.
Elle attrapa ma main droite et la tira violement en arrière. Cisco dévia brusquement de sa trajectoire. Le reste se passa en une fraction de seconde, il y eut un immense bruit et nous percutâmes un arbre, nous faisant éjecter à plusieurs mètres. Cisco tomba lourdement, pas loin de nous en hennissant de douleur.
Je me relevai douloureusement et m'approchai à quatre pattes de la tête du puissant équidé. Celle-ci c'était fendue au dessus de l'arcade sourcilière et déversait un flot de sang par terre, une de ses pattes avait été également méchamment amochée et formait un angle peu naturel.
- Chut… Tout doux mon gros… tout doux… lui chuchotai-je à l'oreille en lui caressant doucement la tête.
- Vite ! Il faut qu'on dégage, pressa Andréa en m'attrapant le bras.
La colère m'envahit en prenant conscience que c'était sa faute si l'accident avait eu lieu. Je me levai et lui envoyai mon poing dans la mâchoire, avant de gémir en sentant mes jointures craquer. Elle tomba à terre sous la force de mon coup et j'en profitai pour sortir mon révolver et le pointai en direction de son cœur. L'envie d'appuyer sur la gâchette me démangea les doigts.
- Tu es quelqu'un de bien… Me souffla doucement Dale à l'oreille.
Le tir partit dans un grand détonement qui résonna dans toute la forêt. La tête de Cisco tomba inerte au sol, une balle entre les deux yeux, et tous ses hennissements d'agonie stoppèrent. Je m'accroupis à ses côtés, lui enlevai doucement son filet afin de rendre la liberté à son âme et lui embrassai délicatement les naseaux pour le remercier d'avoir toujours été à mes côtés.
Andréa était toujours à terre, une main sur sa joue semblant pas y croire. Elle eut un mouvement de recul lorsque je m'approchai d'elle, je lui tendis la main. Elle la regarda hésitante, avant de la saisir.
- J'ai cru pendant un instant que tu allais tirer… souffla-t-elle.
Oui… moi aussi, je m'étais laissé emporter par la colère et l'histoire d'un instant l'idée de lui tirer dessus m'avait traversé l'esprit. Je scrutai les alentours, vides et silencieux pour le moment.
- Il faut qu'on parte, le coup va les faire rameuter d'ici peu, ordonnai-je en partant à l'opposé des créatures.
- Gwen ! Il faut aller à l'autoroute, c'est notre point de rendez-vous, intervint une nouvelle fois Andréa
- On a plus de moyen de transport, grâce à toi ! Crachai-je. Si on tombe sur la horde, on est morte, tu piges ça ?
- Alors tu préfères vivre une vie en solitaire plutôt que chercher ta famille ? Attaqua la blonde.
L'autoroute n'était pas tout près, en marchant rapidement nous y serions peut-être en milieu de matinée, en admettant que l'on ne croise aucun rôdeur. Le jeu en valait-il la chandelle ?
- J'ai vu Glenn et Maggie s'échapper, assura-t-elle, me faisant stopper net.
…
La douce mélodie des oiseaux s'éleva dans l'air, traversant les feuillages touffus des arbres. Le soleil brillait dans le ciel depuis un moment, l'autoroute ne devait sûrement plus être très loin. Je m'étais finalement laissé convaincre par les dires d'Andrea, et puis même s'il n'y avait que Maggie et Glenn qui avaient survécu, ils méritaient qu'on fasse le déplacement.
Un rôdeur à la gueule décharnée apparut devant nous en titubant. Je le laissai venir, lasse, avant de lui planter avec force mon couteau dans l'orbite de son œil. La lame traversa les chairs pourries dans un bruit écœurant et il s'effondra à mes pieds, mort pour de bon. Par chance nous n'avions croisé que peu de rôdeurs, enfin peu… seulement une dizaine.
Nous gravîmes une légère pente avant de voir apparaître les rambardes en fer caractéristiques des autoroutes.
- On va part où maintenant ? Questionnai-je mollement en enjambant la barrière.
- Par la droite je pense, répondit Andréa, en caressant sa joue violacée.
- Tu penses ? Es-tu consciente que cette autoroute fait des kilomètres et des kilomètres, m'énervai-je, fatiguée.
Elle souffla, avant de monter péniblement sur le toit d'une voiture et de regarder l'horizon sa main droite en guise de visière.
- J'en suis pratiquement sûre, affirma-t-elle en sautant de voiture en voiture.
Je soupirai et la suivis d'en bas, mon couteau prêt à tuer le premier mort qui ferait mine de bouger. Plus les voitures s'enchainaient plus l'autoroute ressemblait plus à un cimetière qu'autre chose. Un frisson me traversa à cette pensée et je contournai un mort trop décharné pour avoir la force de se relever. Andrea se baissa soudainement.
- Je crois qu'il y a des gens là-bas, chuchota-t-elle.
Une lueur d'espoir traversa mes sombres pensées. J'escaladai le 4x4 rouge avant de regarder dans le lointain. A environ cent mètres il y avait effectivement un groupe. Une brune aux cheveux courts se tourna dans notre direction, elle eut un instant d'hésitation avant de se mettre à courir dans notre direction. Je descendis de l'imposante voiture avant de me mettre à courir entre les voitures, oubliant le danger qu'un mort puisse apparaître à l'angle d'une voiture.
- Maggie ? Maggie ! Oh mon Dieu ! Criai-je.
Nous nous sautâmes dans les bras avant de nous écrouler au sol. Je la serrai avec force, le cœur plus léger et je ne pus empêcher les larmes de soulagement de dévaler mes joues. Nous pleurâmes ensemble, c'était tellement bon de la revoir.
Hershel ne tarda pas à nous rejoindre et il me prit dans une grande étreinte, pleurant lui aussi. J'attendis qu'Andréa nous rejoigne avant de retourner vers notre groupe, qui avait fortement réduit.
- Content de te revoir, dit Rick en me posant une main sur l'épaule, il faut qu'on reprenne la route à présent.
- Non ! Il en manque. Nous devons les attendre, contrai-je en m'apercevant des trois absents qui manquaient à l'appel.
Rick baissa les yeux et se posa une main dans le cou.
- Jimmy était dans le camping-car, il n'avait aucune chance, annonça-t-il.
- Je n'ai rien pu faire pour Patricia non plus. Elle s'est fait attraper, ils étaient trop nombreux, ajouta Lori en serrant son fils contre elle.
Ces deux révélations me firent l'effet d'une douche froide. Je me tournai vers Maggie qui s'était réfugié dans les bras de Glenn, avec appréhension. Elle s'était remise à pleurer, les larmes dévalant ses joues comme une cascade.
- Et Beth ? Questionnai-je en sentant les larmes envahirent mes yeux.
Elle secoua négativement la tête, avant d'enfoncer sa tête dans le cou de Glenn. Je me tournai vers Hershel qui semblait catastrophé, je le pris dans mes bras laissant partir mes larmes.
