Salut à tous,
Je suis vraiment désolé de ce retard, que dis-je, de cet IMMENSE retard. Mais c'est la période d'examen et je suis vraiment débordé. Si vous avez de la chance le prochain chapitre arrivera la semaine prochaine, sinon il faudra attendre le début des vacances ! ).
Gwendixon (Guest) : Un couple oc/Daryl se doit de se faire attendre ma chère ! J'espère que tu apprécieras, tout de même, ce chapitre.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 12 : Nouvel horizon
Une immense forêt verdoyante s'étendait devant nous, à perte de vue. Les arbres défilaient à grande vitesse finissant par ne former qu'une ligne floue et sans fin. Les souvenirs de Jimmy, Patricia et Beth revenaient au fur et à mesure du voyage, et je m'apercevais à mon plus grand désespoir que leurs traits et voix commençaient déjà à s'estomper. Bientôt, ils ne seront plus que des noms sans visages et leurs histoires disparaîtraient avec nous.
Maggie n'avait cessé de pleurer dans les bras d'Hershel durant tout le voyage, tandis que celui-ci regardait dans le lointain, les larmes refusant de couler. Seul son regard était teinté par un voile de douleur. Que dire ? Que faire ? Nous étions tous passé par là, à un moment où à un autre de notre vie et peu importait les mots de réconfort. La douleur sera présente, jusqu'à ce qu'ils fassent leur deuil.
- Qu'est-ce qui se passe encore ? Marmonna Andrea assise sur le siège passager.
La voiture ralentit et s'arrêta en douceur. Je sortis de mes pensées, le 4x4 de Rick venait de s'arrêter et celui-ci en descendait rejoint par les autres membres. Glenn coupa le contact, me jeta un coup d'œil et d'un commun accord nous sortîmes suivit des autres.
- Il faut qu'on trouve un coin pour dormir, nous reprendrons la route demain, ordonna Rick.
- La route ? Quelle route ? On ne sait même pas où l'on va, intervint Andrea.
Elle avait un point, notre future destination était encore indécise. Les campagnes n'étaient plus sûres. Les rôdeurs ne trouvant plus de nourriture en ville, migraient en masse vers de nouveaux territoires. Nous avions deux possibilités qui s'offraient à nous : essayer de rallier la côte afin de trouver un bateau et de quitter le continent ou monter le plus au Nord, et espérer que la neige les tue ou du moins les ralentisse.
- On ne peut pas dormir n'importe où ! Et si jamais des rôdeurs ou un groupe comme celui de Randall nous interceptaient ? S'emporta Maggie, avant de se pincer l'arrête du nez, épuisée.
- Au fait, j'sais pas si tu es au courant mais je l'ai retrouvé Randall… il a muté sans avoir été mordu, lâcha Daryl avec une pointe d'inquiétude.
- C'est impossible ! Soufflai-je, le souffle court. Le virus ne peut être transmis que par la morsure.
Rick baissa la tête, gêné. Il recula de quelques pas avant de se frotter l'arrière de la tête.
- Rick ..? Demandai-je avec peur.
Il me lança un regard désolé.
- Nous sommes tous infectés, avoua-t-il.
- Quoi ?! Demanda à son tour Daryl, effaré par cette annonce.
- Quand nous étions au CDC, Jenner c'est confié à moi. Quelle que soient cette maladie, virus… ce truc nous le portons tous en nous, expliqua-t-il, d'un air grave.
Mes mains devinrent moites et les battements de mon cœur s'intensifièrent. Nous étions tous condamnés ! Quoi qu'il advienne, nous étions tous destinés à devenir des montres. C'est un cercle sans fin, un cercle vicieux dont nous ne sortirons jamais ! Mon souffle se fit court et les larmes se mirent à couler sans que je ne puisse les en empêcher. Je titubais en arrière, la même sensation de vertige me prit, comme à l'écurie.
Les sons se brouillèrent et les images se floutèrent. L'air n'arrivait plus. Il y eut comme un mouvement de panique et plusieurs personnes m'attrapèrent, renforçant mon angoisse. Mes jambes tremblèrent et je me laissai tomber au sol. Je me débattis contre ces mains qui m'agrippaient et me serraient dans un étau et laissai échapper un cri d'angoisse, avant que tous ne cessent soudainement. Toutes les mains me lâchèrent. Ma respiration était incontrôlable et je ne parvenais plus à me calmer.
Soudain, tout devient noir. Doucement, une silhouette floue apparut et un visage de femmes se dessina.
- Je te déteste ! Tu n'es qu'une incapable ! Tu n'as même pas réussi à me sauver ! Cracha Sarah, son visage déformé par la haine.
- Je… Je… tentai-je de me justifier.
- Tu fais honte à notre famille ! Tu nous as tous déçu ! Vociféra ma défunte sœur.
Deux autres silhouettes se dessinèrent derrière elle, prenant l'apparence de mes parents qui approuvèrent vivement ses dires. Tant de dégoût dans leurs yeux me firent reculer. J'étais clouée sur place, incapable de bouger ou de réagir.
- Tu as promis à Carl que tu me retrouverais… Tu m'avais promis de me ramener à ma mère… minauda une petite voix derrière moi.
Je me retournai lentement, regardant Sophia. Elle avait la trace de sa morsure dans le cou et ses yeux étaient morts, cependant elle affichait un petit sourire carnassier.
- Je suis désolée… si seulement… m'excusai-je avant de me faire couper.
- Tu es un monstre ! Je comptais sur toi… Je pensais que tu étais quelqu'un de bien, que tu m'aiderais à sauver Randall… Mais tu as fui… LACHE ! Hurla Dale en apparaissant brusquement à côté de Sophia.
Une mare de sang se répandit sous lui, ses tripes s'échappant de la plaie béant de son ventre. Je reculai, frappée par toutes ces accusations. Ils se regroupèrent tous avant de se mettre à parler en même temps, me crachant des insultes et toutes sortes de reproches.
Soudain, aussi vite qu'ils étaient venus, ils disparurent. Seul l'écho de leurs paroles raisonnait dans mes oreilles. Je regardai autour de moi et essuyai les larmes qui avaient coulé sur mes joues.
Un gémissement retentit, puis des pleurs se firent entendre. Je tournai la tête à droite et me dirigeai vers le bruit, comme mue par un instinct. Les pleurs s'intensifièrent, déchirant la noirceur de l'endroit. J'arrivai devant un tas de couvertures, m'agenouillai et soulevai délicatement le drap bleu.
- Non ! Criai-je, en tombant sur les fesses et en reculant avec précipitation.
Un nouveau né était empêtré dans le drap. Il était couvert de sang et battait des bras comme pour s'accrocher à quelque chose. A l'entente de mon cri, ses pleurs cessèrent. Il tourna sa tête vers moi et ouvrit ses yeux morts avant d'émettre un grognement typique des rôdeurs.
Je me relevai et me mis à courir, loin de cette abomination, loin des reproches… loin de tous. Mes jambes étaient lourdes et l'obscurité semblait interminable. L'impression de ne pas avancer était d'autant plus fatiguante. Je perdis pied, et me sentis tomber en avant.
La chute fut longue. Je finis par atterrir lourdement sur le sol. Une ampoule suspendue, par je ne sais quoi, s'éclaira et se balança d'avant en arrière à un rythme constant. Je me relevai et la fixai. Il n'y avait personne. Je fis un pas vers celle-ci, avant de me faire stopper nette par une vitre translucide. Il y eut un horrible gargouillis et du sang épais commença à s'infiltrer par le sol.
- Ohh… merde… A l'aide ! Je vous en prie! S'il y a quelqu'un venez m'aider ! Criai-je tout en tapant sur la glace.
La lumière se mit à clignoter. Je m'appuyai contre la vitre, me calmant. Le niveau de sang m'arrivait déjà au genou. J'envoyai un brusque coup de pied dans la glace, y mettant toute ma hargne. Seul mon gémissement de douleur me parvint aux oreilles, celle-ci n'avait pas bougé d'un pouce, je n'étais même pas sûre qu'elle ait vibré.
- Ouvrez-moi, par pitié ! Suppliai-je.
Je frappai de toutes mes forces, criant, pleurant, suppliant pour que quelqu'un m'aide. Le sang m'arriva rapidement au cou. Je pris une dernière grande inspiration et fermai les yeux avant de me faire entièrement engloutir par le liquide visqueux et épais.
J'ouvris doucement les yeux dans ce paysage sanglant et laissai échapper quelques bulles d'oxygène. Une forme noirâtre se dessina au loin, s'avançant doucement mais sûrement. Je plissai les yeux en essayant de la deviner.
En l'espace d'une seconde, la chose fut devant moi. Le corps zombifié de Beth m'attrapa et me dévora la gorge. J'ouvris la bouche pour crier mais seul le sang s'infiltra dans mes poumons…
Je me réveillai en sursaut, un cri sur le bout des lèvres. Ma respiration était saccadée et des grosses gouttes de sueur dévalaient mes tempes.
- Tout doux… tout va bien, rassura une voix.
Je clignai plusieurs fois des yeux avant de reconnaître T-Dog.
Nous étions dans le salon d'une petite maison. Tout était sombre et seul un timide rayon de soleil avait réussi à faire son chemin à travers les volets en clef. Les meubles étaient recouverts d'une épaisse couche de poussière et sur le mur de la cheminée une grande tache de sang frais tapissait le mur.
Je m'assis sur le bord du canapé et me passai une main dans mes cheveux sales. Les yeux dans le vide, je repensai à mon cauchemar… terrible cauchemar.
- Ça va aller ? Questionna T-Dog en posant une main réconfortante sur mon épaule.
Je sursautai à son contact avant d'hocher la tête. La porte grinça et Carol apparut, suivit de Carl. Elle s'assit doucement à mes côtés et me tendit un verre d'eau. Je ne me fis pas prier et le bus goulument d'une traite.
- Comment te sens-tu, ma chérie ? Demanda-t-elle, en me caressant délicatement les cheveux telle une mère.
Une infinie douceur émanait d'elle, rayonnant et enveloppant toute la pièce.
- Mieux, affirmai-je d'une voix éraillée.
- Tu nous as fait une sacrée peur, dit T-Dog.
- Comment ça ? Demandai-je en fronçant les sourcils.
- Tu as fait une violente crise d'angoisse, tu ne faisais que crier et pleurer. Hershel t'a calmé du mieux qu'il a pu et d'un coup tu es tombée inconsciente, expliqua T-Dog.
- Ça n'a rien d'inquiétant, rassure-toi. Un trop plein d'émotion peut provoquer ce genre de réaction, tempéra Carol, en me frictionnant les épaules.
- Mais… Je suis inconsciente depuis longtemps ? Questionnai-je, d'une voix hésitante.
Ils se jettèrent un coup d'œil.
- Deux jours, intervint Carl, mettant fin au silence pesant qui s'était installé.
J'écarquillai les yeux avant de me prendre la tête dans les mains. Deux jours… Qu'avais-je loupé entre temps ? Je relevai soudainement la tête, alerte.
- Où sont les autres ? M'inquiétai-je en m'apercevant de leur absence.
- Ils sont allé chercher des provisions et de l'essence. Nous avons décidé de tenter notre chance au Canada. Nous espérons que le froid ait un effet néfaste sur les rôdeurs, résuma Carol.
- On va allez chez nos cousins ! Imita T-Dog, en prenant l'accent Canadien.
Carl éclata de rire.
- Ça va être trop chouette ! S'exclama le petit garçon, enthousiaste.
J'hochai lentement la tête. Un long chemin, risqué et dangereux nous attendait. Nous avancions tels des aveugles. Mais, c'était notre seule chance et l'espoir d'un monde meilleur fleurissait dans chacun de nos cœurs. Un nouvel horizon se dessinait… à nous de saisir notre chance.
