Chapitre 6 : Explication, réconciliation et jalousie.

Depuis son appel à Alya, Marinette tournait en rond. Tikki essaya plus d'une fois de la rassurer mais cela ne fonctionnait que pendant quelques instants. Vers 19h30 le Gsm de la jeune styliste sonna. Regardant son téléphone, Marinette fut tentée de l'ignorer. Elle était trop stresser que pour savoir qui voulait lui parler. Reprenant son errance dans sa chambre, elle entendit de nouveau la sonnerie de son Gsm quelques instants après. Soupirant profondément, Marinette s'installa sur son lit avant de regarder qui souhaitaient lui parler. Elle ne put que sourire lorsqu'elle vit qu'il s'agissait de Chat noir. Ouvrant la conversation, elle lut ses messages :

- Salut ma Lady, comment ça va.

- Ma Lady… ?

Rien que la perceptives de parler un peu avec son ami félin lui remonta le moral. Un petit sourire apparu alors sur son visage tandis qu'elle tapait sa réponse :

- Salut Chaton.

La réponse fut presque immédiate.

- Et bien, j'ai cru que j'allais devoir passé Paris au peigne fin afin de te porter secours ma Lady.

- Merci de ta gentillesse chaton.

- Mais c'est normal ma chère, Chat noir toujours présent pour sa Lady. Alors, de quoi aimerais tu discuter se soir.

- De ce que tu veux chaton, mais je ne peux pas rester longtemps, je suis attendu à 20 heure.

Sur ce, les 2 héros de Paris discutèrent un bon moment de tout et de rien. Ils firent tout de même attention à ne rien divulguer de leur vie privée. Mais lorsque la maman de Marinette la prévint que son amie était là, Marinette se remit à trembler. Assise sur son lit, elle respirait à peine. Lorsqu'Alya passa la trappe, un silence pesant s'installa. Cette dernière prit place aux côtés de son amie. Les minutes semblèrent durer des heures. Ce fut Marinette qui brisa le silence :

- Je suis désolée.

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

- Tu te souviens de notre conversation au moment où les jumelles se sont fait akumatisées ?

- Oui. Tu avais dit que tu si tu étais Ladybug, tu ne me dirais rien afin de me protéger des méchants.

- Et je le pensais. C'est pour ça que je ne t'ai rien dit. Je ne voulais pas que Papillon s'en prenne à toi. A toi ou à qui que ce soit d'autre à qui je tiens.

Alya et Marinette se regardèrent un moment. La jeune journaliste fini par prendre son amie dans ses bras avant de dire :

- Je suis désolée, je n'aurais pas dû m'énervée, je comprends ton choix. A vrai dire, je ne t'ai jamais dit que j'étais Rena Rouge. Enfin, tu le savais mais bon, ça ne compte pas.

- Merci Alya.

Se souriant un instant, Alya brisa le silence qui s'installait.

- Et donc, tu me présentes ton Kwami ?

- Oui bien sûr.

Sur ce Tikki sorti de sa cachette et, s'inclinant devant Alya, dit :

- Enchantée, je m'appelle Tikki. Je suis la Kwami de la création.

- Et bien tu es très mignonne, enchantée de te connaitre Tikki.

- Alya, je compte sur toi pour garder tout ça secret.

- Oui bien évidement. Pas un mot ne sortira d'ici. Après tout, je me suis simplement brouillée avec Marinette sur un malentendu.

Souriant à Tikki puis à Marinette, elle reprit :

- Bon il faudra juste trouver une bête excuse pour dire aux autres. Et puis il me semblait que je t'avais demandé de préparer les macarons non ?

Marinette rigola de bon cœur avant de se lever et de prendre une assiette disposée sur son bureau. Reprenant sa place, elle tendit alors l'assiette couverte d'une multitude de macarons. Le tout formait un mélange multicolore des plus appétissants. Une fois Alya servie, Marinette tendit l'assiette à sa Kwami qui se servi en disant :

- Miam.

- Je ne savais pas que les Kwami aimaient les macarons.

- Oh, je suis la kwami la plus accro au sucre.

- Ah, et que mange les autres kwami.

- Oh, de tous. Le kwami de chat noir est accro au camembert.

- Au camembert !

- Oui oui Marinette, au camembert.

- Et, en parlant de chat noir, tu sais qui se cache sous son masque ?

- Alya !

- Je rigole….quoi que.

- Tu n'es pas possible tu le sais ça. Et non je ne sais pas qui se cache sous le masque de chat noir. Et même si je le savais, je ne te le dirais pas.

- Oui je sais, un super héros ne dévoile jamais son identité.

Les amies discutèrent encore un moment tout en mangeant avec plaisir les macarons. Prenant la dernière friandise sucrée Alya sourit et dit :

- Au faite, comment ça s'est passé avec Adrien ?

- Oh heu …. Bah comme j'ai fini en pleure nous ne sommes pas allez manger de crêpes.

- Oui je m'en doute, mais il ne t'a quand même pas plantée en pleure sans rien faire.

- Non…Non, il m'a invité à prendre un chocolat chaud.

- Je suis contente qu'il ne t'ait pas laissé tomber.

- Tu sais très bien qu'Adrien est quelqu'un d'attentionné.

- Je sais. Et si tu l'invitais à ton tour. J'ai remarqué que tu bégayais moins quand tu lui parlais.

- Oui en temps normal, mais au café je ne sais pas pourquoi j'ai recommencé.

- Et bien ça ne m'étonne pas de toi Marinette, une rechute de timidité. Allez ma grande prend ton courage à 2 mains et invite le.

- Ok je vais y réfléchir, mais hors de question que je lui téléphone aujourd'hui.

Sur ce, les 2 amis passèrent encore un bon moment ensemble avant de se séparer.


Le lendemain matin, les 4 amis se rassemblèrent comme à leur habitude afin de passer le temps de midi ensemble. La journée se passa tranquillement et 16h arriva enfin. Ce fut Adrien qui sorti le premier. Alya et Nino le rejoignirent rapidement. Tous les trois discutèrent tranquillement en attendant Marinette. Cette dernière arriva relativement vite. Mais lorsque la jeune femme arriva en bas des marches de l'entrée de l'école, elle s'arrêta le sourire aux lèvres. Sur le parvis, patientais un garçon élancé aux cheveux noir et pointes turquoise, aux ongles vernis de noir et à la tenue décontractée mais classe. Marinette s'élança avant de sauté au cou du jeune homme.

- Lukas ! je suis contente de te voir.

- Et Marinette, ça faisait longtemps.

Lukas déposa un bisou sur la joue de la jeune femme et, la serrant brièvement contre lui, lui dit :

- Je passais dans le coin alors je suis venu te faire un petit coucou.

- C'est vraiment gentil.

Les deux amis se mirent alors à discuter quelques minutes. De son côté, Adrien avait vu le sourire éblouissant que Marinette avait eu pour Lukas. Un étrange sentiment s'éveilla en lui. Il avait toujours eu un peu de mal avec Lukas. Peut-être parce que Marinette avait toujours donné l'impression d'avoir un faible pour le guitariste. Se tournant vers Nino, Adrien lui demanda :

- Ça fait longtemps que ces deux-là sont si proche ?

Le ton avait été un peu plus sec qu'il ne le voulait. Essayant de se reprendre, il attendit la réponse de Nino. Mais trop concentré sur Marinette et Lukas qui rigolaient ensemble, il ne vit pas le sourire d'Alya.

- Oh et bien quand tu étais aux Etats-Unis, ils ont passé pas mal de temps ensemble.

- Ah…..

Adrien regarda à nouveau Marinette et Lukas. Tellement concentrer sur les 2 jeunes gens, Adrien ne vit pas Alya tirer Nino par la manche, laissant ainsi le jeune mannequin seul avec sa frustration. Il n'y avait d'ailleurs plus que le jeune homme blond, Marinette et Lukas sur le parvis de l'école. C'est alors que le Mannequin entendit un petit rire sortir de sa veste. Plagg prit ensuite la parle :

- Eh bien, il me semblait que tu étais amoureux de la coccinelle. Et la tu piques une crise de jalousie parce que Marinette discute avec un autre.

Tournant le dos à Marinette et Lukas, Adrien entrouvrit les pans de sa veste afin de parler à son Kwami.

- De quoi tu te mêles Plagg, je ne suis pas jaloux. Jaloux de quoi d'abord, de lui ?

- Et ne t'énerve pas comme ça voyons. Mais avoue que ton comportement est ambigu.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

Le Kwami sorti alors de la veste d'Adrien et se plaça près de son visage. Avec son petit air moqueur, il dit :

- Tu en es sur. Et si je te demandais de choisir entre la coccinelle et Marinette, en serais-tu capables ?

Mais avant que le jeune homme ne puisse répondre, il entendit Marinette l'interpeller :

- Adrien ?

Cachant Plagg vite fait dans sa veste, il se retourna ensuite pour faire face à la jeune femme. Cette dernière était seule. Se reprenant, il lui demanda :

- Oui ?

- Où sont Alya et Nino ?

- Oh heu,… je crois qu'ils sont rentrés. Et toi, ton ami est parti ?

- Lukas, oui. Il allait répéter pour le prochain concert des Kitty section. Il était venu me demander de faire des retouches aux costumes de scènes.

- Ah oui c'est vrai, c'est toi qui avais dessiné leurs déguisements. Vous avez l'air de bien vous entendre tous les deux.

- Oui Lukas est un ami super. Mais je voulais te demander, ça te tente de venir boire un verre avec moi. Je voulais te remercier pour hier.

Adrien regarda sa montre et dit :

- Ce sera pour une autres fois si ça ne t'embête pas. Je suis attendu dans 20 min pour un shooting photo. D'ailleurs je vais te laisser si je ne veux pas arrivé en retard. A demain.

- Ok à demain.

Sur ce, Adrien partit en direction du parc où il était censé retrouvé le photographe. Il ne remarqua pas qu'il laissait derrière lui, une Marinette plutôt perplexe. En effet, cette dernière avait clairement entendu Adrien se disputer avec quelqu'un alors qu'elle se rapprochait de lui. Il était cependant seul. Mais lorsqu'elle l'avait appelé, elle avait distinctement vu une petite boule noire disparaitre dans la veste du jeune homme.

Rentrant chez elle, elle ne put s'empêcher de se poser 2 questions. Premièrement était-il possible qu'Adrien soit jaloux de Lukas et deuxièmement, était-il possible que la petite créature qu'elle avait vue soit Plagg. Et à ses deux questions, elle était pratiquement certaine que la réponse était oui à chaque fois. Elle n'en revenait pas. Combien de fois avait-elle rejeté chat noir parce qu'elle aimait Adrien de tout son cœur. Et maintenant elle se rendait compte qu'elle avait repoussé celui qu'elle aimait depuis tout ce temps. S'écroulant sur son lit elle se mit à rigoler devant l'ironie de la situation. Elle comprenait enfin pourquoi ses sentiments étaient divisés en deux et pourquoi elle n'arrivait pas à rejeter totalement chat noir. Elle avait essayé d'enfouir au fond d'elle se qu'elle ressentait pour le félin mais maintenant elle n'avait plus à le repousser. Attrapant son Gsm, elle ouvrit la conversation privée avec chat noir et dit :

- Salut chaton.

Elle patienta un moment mais aucune réponse ne vint. Se tapant le front du plat de la main, elle réalisa que chat noir n'était pas disponible tout simplement parce qu'Adrien était en plein shooting. Il le lui avait dit il y avait moins de 20 minutes. Elle tapa donc son message afin qu'Adrien puisse le voir une fois qu'il en aurait terminé avec son boulot de mannequin.

- J'aimerais te dire quelques choses, je t'attendrais à 22h30 ce soir au sommet de la tour Eiffel.

Sur ce, elle attrapa son carnet de croquis. Il fallait qu'elle s'occupe jusque-là. Et afin de ne pas trop stresser, elle devait s'occuper l'esprit.


Pendant ce temps, dans un sombre hagard, un homme aux cheveux poivre et sel et à la silhouette très élancée voir squelettique s'appliquait. Il voulait que son œuvre soit parfaite. Cela faisait des heures qu'il peaufinait les plus infimes détails. S'assurant que la moindre courbe était déclinée à la perfection. Regardant à ce que les cornes soient parfaitement symétriques. De la pointe du museau jusqu'au bout de la queue, il vérifia chaque écaille. S'assurant qu'elles étaient toutes peintes d'un rouge profond avec un bord doré. Sa toile allait enfin être terminée. Plongeant une dernière fois son pinceau dans la peinture, il mit la dernière touche de couleur en peignant l'œil de sa création en un bleu céruléen qui tranchait parfaitement avec le rubis des écailles. Admirant la créature ailée qui se dressait fièrement sur la toile, il décrocha le tableau afin de la placer dans la petite cour se trouvant à l'arrière de l'atelier. La posant debout contre un mur, le peintre se concentra alors. Plaçant la main droite devant le tableau, la bague qu'il portait au doigt se mit à briller de manière étincelante. Lorsque la lumière disparu, un dragon rouge sang s'élevait dans les airs afin de survoler Paris.


Sans se douter de ce qu'il l'attendait, Marinette, voyant l'heure de son rendez-vous approcher à grand pas, décida de se rendre à la tour Eiffel. Même si elle serait un peu en avance, cela lui permettrait de se préparer mentalement. Elle avait donné rendez-vous à chat noir alors qu'elle ne savait absolument pas comment elle allait lui dire qu'elle savait qui il était. Elle espérait donc que sa course jusqu'au lieu de rendez-vous lui permettrait de trouver comment aborder le sujet. Mais tandis qu'elle se dirigeait vers la dame de fer, elle vit une étrange lumière orangée qui déchira l'obscurité naissante. S'arrêtant, elle fut alors frappée d'horreur. Survolant Paris, un dragon m'était la ville à feu et à sang. Comment pouvait-elle se battre contre un monstre pareil. Elle n'avait cependant pas le choix. Se rapprochant de la bête, elle ne pus que constaté avec horreur que leur ennemi était taillé pour tuer. De longs crocs d'un blanc étincelant des immenses ailes déclenchant de véritables ouragans à chaque battements une crête dorsale hérissée d'arrêtes osseuses tranchantes et surtout sa queue. Cette dernière, longue et musclée, se terminait par des pics effilés. Tout cela ne lui inspirait rien de bon. Avalant avec difficulté sa salive, elle se demanda comment ce combat allait se terminer. Ladybug hésita, devait elle se lancer au combat sans l'aide de Chat noir ? Il était peut-être plus sur d'attendre. Sortant son bugphone, elle essaya de contacter son coéquipier. Heureusement celui-ci répondit rapidement :

- Salut ma Lady, je suis désolé je vais surement être un peu en retard. J'ai eu un mal de chien à trouver une rose.

- Range tes fleurs chaton, on a un gros gros problème sur les bras.

- De quoi tu parles ?

- Regarde dehors, où que tu sois je pense que tu ne peux pas le louper.

Chat noir sorti de la boutique de fleur dans laquelle il était entré et, utilisant son bâton afin de prendre de la hauteur, compris de suite de quoi sa coccinelle parlait. Se posant sur un toit, il rappela sa Lady et dit :

- Dit moi où tu es buguinette. J'arrive tout de suite.

Ladybug lui transmit ses coordonnées et aussitôt il se mit en route.

Il ne fallut pas longtemps à chat noir pour rejoindre sa Lady et après un simple regard, ils s'élancèrent pour se rapprocher de la créature ailée. Mais alors qu'ils s'approchaient du Dragon, celui-ci les remarqua. Arrêtant son vol pour se mettre en stationnaire, il lança un cri rageur en direction des héros. Aussitôt après, il leur fonça dessus tout en crachant un torrent de flamme brulant. S'écartant de justesse de la trajectoire du reptile, Ladybug et chat noir essayèrent d'entrainer leur ennemi là où il ferait moins de dégâts. Essayant de le diriger en le houspillant d'un côté ou de l'autre, ils espéraient ainsi pouvoir influencer ses mouvements. Malheureusement leur ennemi ne se laissa pas berner, il n'en fit qu'à sa mode. Changeant de plan, Chat noir essaya de mettre le dragon en colère afin qu'il le suive. Agrandissant son bâton, il essaya de le frapper en plein au milieu des yeux. Mais avant qu'il n'ait pu le toucher, le dragon fit de grand mouvement d'ailes vers l'avant. Envoyant ainsi valser le félin à des centaines de mètre de là. Pendant un long moment, les 2 héros firent leur maximum pour gérer le dragon. C'était sans aucun doute le combat le plus dur qu'ils avaient eu jusqu'ici. C'était un handicape non négligeable que de se retrouver sous l'ennemi. Grâce à ses puissantes ailes, le roi des cieux se plaçait toujours bien au-dessus d'eux. S'écartant du combat un court instant afin de reprendre leur respiration, Chat noir proposa un plan à sa Lady.

- Et bien pourquoi pas. Je commence à être fatiguée.

- Moi aussi ma Lady.

Le félin donna son bâton à sa partenaire et recula afin de prendre son élan.

- Prête ma Lady. Cataclysme.

Ladybug agrandit l'arme confiée par Chat noir. Le jeune homme prit son élan et sauta. Ladybug s'en servi comme une batte de baseball et, plaçant le bâton sous les pieds de son coéquipier, le propulser plus haut dans le ciel. Même s'ils n'avaient pas trouvé le point faible de la créature qu'il combattait depuis plus d'une heure, ils espéraient qu'un cataclysme pourrait détruire voir paralyser les ailes du Dragon. Le héros de Paris arriva à toucher l'une des deux ailes mais cela ne fit rien, à part augmenter la colère du reptile. Atterrissant sur le dos de la créature, chat noir essaya de se rattraper tant bien que mal mais le dragon l'envoya valser d'un coup d'aile. Quelque peu sonné, il atterrit dans les arbres d'un parc non loin. Furieux de cette attaque le dragon se retourna vers Ladybug et, inspirant profondément, cracha un torrent de flamme sur la coccinelle. S'abritant in extrémiste derrière une cheminée, elle fut entourée par une véritable fournaise. La chaleur était presque insoutenable, rendant l'air pratiquement irrespirable. Les minutes où elle fut pris au piège derrière cette cheminée lui parure durer une éternité. Lorsqu'enfin le dragon referma sa gueule, faisant ainsi stopper le feu ravageur, Ladybug sorti de sa cachette. Elle vit de suite que la cheminée ne la protègerait pas une deuxième fois. Cette dernière était littéralement entraine de fondre. Repérant une autre cheminée qui pourrait la protégé si besoin, la coccinelle décida de changer de toit. Lançant son yoyo elle entama son balancement. Mais cela ne se passa pas comme prévu. Sans qu'elle ne s'y attente, le reptile replia ses ailes puissantes et se posa sur l'un des toits. Vif comme l'éclair il amorça un rapide mouvement et balança sa queue hérissée vers la coccinelle. Dans un immense sentiment de peur et de souffrance, elle sentit l'un des pics de la queue s'enfoncé dans la tendre chair de son flanc gauche. Mais alors qu'elle chutait, Chat noir la rattrapa et la serra contre son torse. S'éloignant du combat, Chat noir fini par se poser dans un parc. Plaçant délicatement sa Lady sur un banc, il vit briller dans les yeux de la jeune femme de la souffrance. Sans un mot, il écarta doucement la main qu'elle gardait serrée sur son flanc blessé. Après un coup d'œil à la plaie, il essuya la larme roulant sur la joue de sa Lady et dit, le plus sérieusement du monde :

- Laisse-moi t'emmener chez moi afin de te soigner.

- Non chaton, nos identités …

- Je m'en fou de mon identité ma Lady. Je t'aime et je ne veux pas te perdre. Il faut te soigner.

Ladybug vit une larme tomber des yeux de son coéquipier. Sans lui laisser le temps de parler, il la prit dans ses bras, la serra contre lui et se mit en route. Ladybug, grimaçant suite à la douleur qu'elle ressentait, prit la parole :

- S'il te plait chaton, je n'ai pas envie de me disputer avec toi.

- Mais on ne peut pas te laisser comme ça ma lady.

- Je sais…

Alors qu'elle allait se résigner, elle eut une idée.

- Et si je t'indiquais où allez, tu m'y emmènerais

- Tout ce que tu veux.

Sur ce, Ladybug guida chat noir jusqu'au balcon de l'appartement de sa meilleure amie. Puisqu'elle était au courant de son identité, se serait plus facile. Lorsqu'il se posa sur le balcon, chat noir leva le point pour toquer à la vitre. Il stoppa cependant son geste et dit :

- Tu es sur ma Lady ? Tu préfères qu'une parfaite inconnue connaisse ton identité plutôt que moi ?

- Alya n'est pas une inconnue c'est mon amie.

Aussitôt la coccinelle s'en voulu. Elle n'avait pas aimé le ton de chat noir. Il était clairement jaloux qu'elle fasse confiance à quelqu'un d'autre que lui. Mais elle n'avait pas retenu sa réaction lorsqu'il avait traité Alya d'inconnu. La réaction du félin laissa Ladybug bouche bée. Tout en la gardant serrer dans ses bras, il tomba à genou. La jeune femme sentit alors les larmes de son ami tombées sur son visage. Prenant sur elle pour dompter la douleur, elle dit :

- Que se passe-t-il Chaton.

- Je t'en prie Ma Lady, je t'aime de tout mon cœur. Laisse-moi être à tes côtés. Que ce soit en tant que Chat noir ou en temps qu'A…. Ou en tant que moi. Laisse-moi simplement t'aimé que ce soit avec ou sans mon masque, je veux passer ma vie avec toi. Laisse-moi t'aider qu'importe le moment. Je t'en supplie dit moi qui tu es.

La jeune femme fut bouleversée par l'aveu de son ami. Elle savait que c'était Adrien qui se cachait derrière se masque et pendant un instant elle faillit se laisser aller et l'embrasser. Mais elle ne voulait pas que ça se fasse comme ça.

- Laisse- moi y réfléchir mon chat. Mais si tu voulais bien toquer à cette fenêtre, je t'en serais reconnaissante.

Aussitôt le jeune homme se repris. Essuyant ses larmes d'un retour de la manche, Il se releva tout en gardant sa Lady contre son cœur et dit :

- Pardon ma Lady. Tu as raison comme toujours. Ce n'est pas vraiment le moment pour parler de ça. Il faut absolument te soigner.

Sur ce, il toqua à la porte fenêtre du balcon. Alya ne tarda pas à ouvrir la tenture. Sa première réaction fut de sourire en voyant les 2 héros mais dès qu'elle remarqua l'état de l'héroïne, elle perdit son sourire et s'empressa d'ouvrir.

- Mon Dieu que se passe-t-il ? Entrez !

Sans se faire prier, Chat noir entra et déposa la jeune femme sur canapé où Alya venait de déplier un plaid. Ce fut Ladybug qui prit la parole :

- Notre ennemi est un poil plus féroce que tout ce nous avons combattu avant. Tu aurais de quoi faire un pansement ? Comme ça je pourrais continuer à me battre.

- Oui bien sûr, mais est-ce prudent de combattre comme ça ?

- Ne t'inquiète pas, une fois le dragon vaincu, les coccinelles magiques me soigneront. Et puis la blessure est plus impressionnante que grave. Aucun n'organe n'a été touché.

La journaliste s'empressa alors d'aller chercher la pharmacie avant de revenir dans le salon. Se mettant à genoux près de la coccinelle, elle dit :

- Heu… je te soigne, tu te soignes ou c'est Chat noir qui le fait ?

Pendant un court instant il y eu un silence gêné. Ce fut la coccinelle qui le brisa :

- Je vais le faire donne.

Mais tandis qu'elle se redressait, elle ne peut retenir un gémissement de douleur. Aussitôt chat noir fut à ses côtés.

- Je vais le faire ma Lady.

- Mais…

Posant un doigt sur les lèvres de l'héroïne, il dit :

- Alya, tu veux bien nous laisser le temps que j'aide Ladybug.

- Heu … Oui bien sûr.

Alya jeta tout de même un regard à son amie. Cette dernière lui fit un léger signe afin de lui signifier que tout se passerait bien. Après tout elle avait toute confiance en Chat noir. Accédant alors à la demande du félin, Alya quitta la pièce en disant :

- J'attends que vous m'appeliez avant de revenir.

Chat noir se mit à genoux près de sa Lady et dit :

- Je te promets de ne pas regarder ton visage. Je veux juste te soigner.

Ladybug réfléchi un instant, il serait peut-être plus facile de lui dire qui elle était ? Mais elle ne pouvait pas s'y résoudre. Elle voulait d'abord en parler avec Tikki. Elle voulait avouer ses sentiments à Adrien en premier. Mais puisque le garçon qu'elle aimait et chat noir ne faisait qu'un, cela n'avait pas trop d'importance s'il ne tenait pas sa promesse. Voyant que Chat noir gardait les yeux baiser elle dit :

- Dé transformation.

Heureusement elle portait une tenue des plus banale, un jean et un tee-shirt quelconque. En effet si elle avait porté une de ses créations, chat noir l'aurais certainement reconnue. Marinette retint son souffle lorsque le félin souleva son haut. Chat noir la soigna avec le plus de délicatesse possible. Pendant ce temps, Tikki alla chiper quelques choses à manger dans la cuisine d'Alya. Lorsque le pansement fut terminé, chat noir posa sa main tout en douceur sur le bandage. Il fit cependant glisser sa main sur la peau de la femme qui faisait battre son cœur. Ce fut une caresse totalement éphémère. Comme un courant d'air passant sur sa peau dénudée. En effet, avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, Chat noir avait déjà enlevé sa main. Mais malgré la rapidité du geste, Marinette sentit ses joues la bruler. Rien que de savoir que c'était Adrien sous ce masque, elle s'enflammait. Puisqu'elle n'avait plus à réprimé ses sentiments pour chat noir puisque lui et Adrien ne faisait qu'un, elle décida de faire une chose un peu folle.

- Chaton.

- Oui ma Lady…

- J'aimerais que tu fermes les yeux, et interdit de les ouvrir tant que je ne t'en aurais pas donné la permission.

- Tout ce que tu voudras.

Sur ce, Chat noir ferma les yeux. Se redressant, Marinette prit les mains du félin et l'incita à se lever, ce qu'il fit. Se hissant ensuite sur la pointe des pieds, elle déposa ses lèvres sur celle de son vis-à-vis. Ce n'était qu'un baiser papillon, un bref contact qui n'avait duré qu'un instant. Lorsqu'elle s'éloigna elle déposa un doigt sur les lèvres du félin afin de l'empêcher de parler. Elle dit alors :

- Allez vient chaton, on a un dragon à terrasser. Tikki, transforme-moi.

Une fois son costume enfilé, elle reprit la parole :

- Tu peux ouvrir les yeux.

Et haussant la voix elle ajouta :

- Alya tu peux venir.

Une fois de retour dans la pièce, la journaliste pris la parole :

- Comment te sens-tu ?

- Ça va. Je me sens prête pour aller casser du Dragon.

- Vous avec une idée de comment faire ?

- Et bien nous cherchons toujours son point faible.

- Je sais où il est.

- Quoi ?

Les deux jeunes femmes regardèrent le félin qui, étrangement à son habitude, gardait son sérieux. Plongeant son regard dans celui de sa lady, il cherchait en la scrutant la raison pour laquelle elle l'avait embrassé.

- Il y une sorte de spirale noire juste entre ses 2 ailes. Je l'ai vue lorsque j'ai essayé d'utiliser mon cataclysme pour les détruire.

- On ne pouvait pas rêver pire endroit. Cela va être extrêmement compliqué de le frapper là.

- Si j'arrive à me placer juste au-dessus de lui, je pourrais sans trop de problème l'atteindre. Il ne pourra pas m'attendre avec sa gueule et il ne pourra pas créer de courant d'air avec ses ailes pour m'éjecter.

- Je te fais confiance. Allons voir où il se trouve. On réfléchira à un plan une fois sur place.

Ce tournant vers Alya, elle ajouta :

- Merci de ton aide et je compte sur toi pour ne rien mettre de tout cela sur le Ladyblog.

- Motus et bouche cousue promis.

Sur ce, les 2 héros repartir chasser le dragon. Lorsqu'ils furent tous deux sur les toits surplombant la ville, ils furent effaré de voir que des incendies s'étaient déclenché un peu partout. Retournant à l'endroit où Ladybug avait été blessée, ils ne leur furent pas longtemps pour retrouver la trace du Lézard. Ce fut chat noir qui brisa le silence qui s'était installé entre eux :

- Tu ferais mieux d'utiliser ton Lucky charm maintenant tant qu'il ne t'a pas encore vue. Parce qu'après cela risque d'être plus compliqué.

- Tu as raison Chaton. Tu te sens d'attaque ?

- A vrai dire je suis fatigué. Je pense que je ne pourrais plus utiliser qu'un cataclysme. Après je risque de me dé transformer.

- Alors il est plus que temps de réglé son compte à ce monstre à écaille. Lucky charm.

Lançant son yoyo, elle fut surprise lorsqu'elle reçut un parachute. Qu'est-ce que cela signifiait ? Regardant tout autour d'elle, la solution lui apparut bien vite. Se retournant vers son coéquipier, elle lui expliqua le plan.

- Tient, enfile-le. Une fois que tu l'auras sur le dos on se rend au sommet de la tour Eiffel. S'il continue à avancer dans cette direction, il y sera dans quelques minutes. Sur place, tu sautes et ouvres le parachute. Vu le brasier qui entoure la dame de fer tu seras en plein courant ascendant. Je te dirigeais avec mon Yoyo. Lorsque tu seras piles au-dessus de lui, il ne te restera plus qu'à utiliser ton cataclysme et de toucher son point faible.

- D'accord faisons comme ça. Mais une fois le dragon terrassé, il faudra qu'on discute ma Lady.

Ladybug hocha la tête. Oui, il leur faudrait discuter dans un futur proche. Les 2 porteurs de Miraculous se rendirent donc en 4ème vitesse en haut de la tour Eiffel. Le dragon, qui semblait avancer sur ses pattes à présent, continua son chemin tout en crachant des flammes un peu partout. Peut-être était-il fatigué d'avoir tant volé ? Les héros se mirent en place et patientèrent pour trouver le bon moment. Ce dernier se présenta rapidement. Attachant son yoyo à la jambe du félin, Lady but lui dit :

- Il ne semble pas nous avoir vu .Dès qu'il sera en dessous de nous, tu sauteras. Mais fait attention à toi d'accord ?

Et là le félin pris la coccinelle au dépourvu. La serrant contre lui, il captura ses lèvres pour un baiser empli de fougue. Ce n'était pas un simple contact comme précédemment, c'était un baiser brulant de passion. Il voulait, au travers de ce geste, faire passer à sa Lady tout l'amour qu'il éprouvait pour elle. Et quel ne fut pas son bonheur lorsque, non content de se laisser faire, Ladybug répondit aux lèvres gourmande du Chat. Chat noir glissa alors sa langue taquine dans la bouche de son aimée. Goutant pleinement à sa coccinelle. Lorsqu'ils se séparèrent, il était plus que temps de mettre le plan à exécution. Caressant la joue de l'élue de son cœur, Chat noir sauta après avoir susurré un : « Je t'aime » à l'oreille de la coccinelle. Tout se passa en un éclair : Chat noir ouvrit le parachute il grimpa haut dans le ciel nocturne grâce au brasier créant des courants ascendants Guider par Ladybug il se mit en position et détacha la sangle du sac du parachute. Tout en chutant il plaça ses deux mains devant lui et cria :

- Cataclysme.

Chat noir, tellement déterminer à tuer cette bête qui avait osé blesser sa Lady, déclencha un double cataclysme. En effet, ses deux mains se chargèrent d'énergie destructrice. Il fit mouche du premier coup, posant ses 2 paumes en plein sur la spirale noir entre les ailes du Dragon. Ce dernier poussa un hurlement déchirant avant d'exploser en un nuage rouge rubis. Utilisant son bâton, Chat noir se posa sans encombre. Ladybug le rejoint rapidement. Sans attendre, elle fit appelle à son pouvoir et, se matérialisant dans sa main, lança son lucky charm en l'air.

- Miraculous Ladybug.

Les coccinelles s'envolèrent alors afin d'éteindre les incendies, de réparer tout ce qui avait été détruit et surtout de soigner Ladybug. Comme elle s'y attendant, la plaie se referma mais la douleur persista. Enfin, au moins elle ne risquait plus de mourir d'une hémorragie. Tous deux restèrent un moment à regarder les étoiles qui illuminaient le ciel. Ce fut Chat noir qui brisa le silence.

- Ma Lady je…

LA coccinelle l'empêcha de terminer sa phrase en l'embrassant. Chat noir posa ses mains sur ses hanches et la serra contre lui, tout en douceur. Lorsqu'ils se séparèrent, Ladybug prit la parole :

- Je voudrais pouvoir parler au garçon dont je t'ai parlé et ensuite je t'expliquerais tout. Acceptes tu de patienté encore quelques jours chaton ?

- Bien sur ma Lady.

Sur ce, il embrassa de nouveau celle qui avait réussi à capturer son cœur. Ils se séparèrent ensuite pour une douche et un repos plus que mérité.


Je vous remercie pour les reviews.

Et si vous n'en n'avez pas encore mise, dites moi ce que vous penser de la fic ^_-