Chapitre 7 : Coup de foudre en plein cœur.

Dans son atelier le peintre à l'allure squelettique était devenu fou de rage. Son dragon, sa création, son œuvre avait été vaincue. Jusqu'ici aucune de ses créatures n'avaient réussi à éliminer les porteurs de miraculous. Tous les êtres capables d'utiliser la magie devait mourir. Lui seul était digne de pouvoir profiter des flux de magie que leur offert l'univers. Reprenant une toile, il la déposa rageusement sur son chevalet et commença, à grand coup de pinceau, à peindre son prochain chef d'œuvre. Il allait y mettre toute sa rage et sa haine. Il serait encore plus destructeur que son dragon, il serait encore plus empli de haine. Il tuerait enfin ses ennemis.


Lorsqu'elle fut enfin dans sa chambre, Ladybug dit d'un ton extrêmement las :

- Dé transformation.

Une fois la Kwami sortie de ses boucles d'oreilles, elle la laissa se poser dans sa main et dit

- Mange un morceau ma Tikki. Je vais aller me laver. Après j'aimerais discuter un peu avec toi.

- D'accord Marinette.

Sans attendre, elle prit son pyjama et se rendit dans la salle de bain. Elle plaça ses vêtements salle dans le bac prévu à cet effet puis décolla le pansement qui avait permis de contenir le saignement de sa plaie. Déposant ses doigts sur son flanc, elle constata qu'il n'y avait plus aucune trace de blessure mais la douleur était toujours présente. Soupirant, elle se plaça sous le jet d'eau afin de se décrasser et de se détendre un peu. Il fallait qu'elle ait une discussion important avec Tikki avant d'avouer à chat noir qu'elle savait qui il était. Elle voulait aussi pouvoir avouer à Adrien qu'elle avait des sentiments pour lui depuis bien longtemps afin de pouvoir lui expliquer pourquoi elle le rejetait en tant que Ladybug.

Lorsqu'elle fut propre, sèche et habillée, elle alla se coucher. Aussitôt Tikki vint se placer près d'elle. Marinette lui dit :

- Puisque je connais l'identité de chat noir, il serait peut-être plus juste de lui dire qui je suis. On éviterait peut être les situations compliquées comme celle présentée tout à l'heure.

- Je comprends ton point de vue Marinette, mais votre identité secrète ne dois normalement n'être connue que tu gardien des miraculous. C'est pour vous protéger et protéger vos proches.

- Je sais Tikki. Mais puisqu'Alya le sait, je trouve injuste de ne pas pouvoir en parler à chat noir. En plus cela simplifierait énormément les choses. Je n'aurais plus à le rejeter comme je le faisais avant puisqu'il est depuis le début le garçon que j'aime.

Tikki l'observa un moment et, haussant les épaules, lui dit :

- Fait comme tu le sens Marinette. Maintenant que tu as grandis, tu es capable des prendre tes propres décisions. Tu es capable de voir ce qui sera le mieux.

- Merci ma Tikki.

Marinette attrapa son Gsm afin d'envoyer un message à Adrien. Elle vit cependant qu'elle avait un message de chat noir.

- Bonsoir Ma Lady, j'espère que tu es bien rentrée et que tu ne souffres pas trop. Dit moi lorsque tu seras disponible pour discuter. Mais je t'en prie ne traine pas trop.

- Merci de prendre de mes nouvelles chaton, c'est adorable. Ici je vais me coucher mais je te promets que nous parlerons très rapidement. Bonne nuit mon chat.

- Merci ma Lady, bonne nuit à toi aussi. Fait de beaux rêves.

La jeune femme rédigea ensuite un message pour Adrien lui demandant si ça le tentait d'aller, demain après les cours, manger les crêpes qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de déguster la dernier fois. Le mannequin répondit rapidement. En effet, elle savait qu'il ne dormait pas encore puisque chat noir lui avait répondu rapidement. Marinette déposa ensuite son téléphone et s'installa pour dormir. Elle ne tarda pas à s'endormir, épuisée comme elle l'était pas les événements de cette soirée plus que mouvementée.

De son coté, Adrien venait de lire le message de Marinette. C'est vrai qu'il n'avait pas pu aller manger leurs crêpes la dernière fois, parce que Marinette s'était mise à pleurer après sa dispute avec Alya. Répondant à la jeune femme, Il sourit. Il savait donc ce qu'il ferait après les cours. S'installant confortablement, il ne put réprimer un sourire en repensant à sa Lady. Cette fois c'était arrivé. Elle l'avait embrassé de son plein grès. Elle avait fait le premier pas sans qu'il ne fasse quoi que ce soit. Il espérait juste que sa Lady ne jouait pas avec ses sentiments. En effet, il l'avait sentie perturbée ses derniers temps. Mais il ne pensait pas que la coccinelle se moquait de lui. Elle avait toujours été honnête avec lui. Elle lui avait bien dit l'avoir rejeté pendant un long moment parce qu'elle aimait un autre garçon. Mais peut-être ce dernier avait-il rejeté ses avances. Ou peut-être avait il disparut de sa vie pendant que lui-même était aux Etats-Unis. Ou peut-être encore ce garçon n'était peut-être pas ou plus célibataire, ou il était peut-être gay qui sait. Repensant à la caresse qu'il avait osé faire pendant qu'il soignait sa Lady il sentit monté en lui un certain désir. Plus il repensait à sa dulcinée, à ses baisés, à la douceur de se lèvres, de sa peau, à son parfum et plus il avait chaud. Il devait se calmer s'il espérait dormir un peu cette nuit. Il avait cours demain, et il n'était pas question de s'endormir sur son banc. Respirant profondément, il comprit bien vite que la solution la plus rapide pour pouvoir se calmer était d'allé prendre un douche plutôt fraiche. Ce qu'il fit avant de revenir se coucher une vingtaine de minutes plus tard. Regardant l'heure, il vit qu'il était maintenant plus de 2h du matin. Baillant à s'en décrocher la mâchoire, il s'installa confortablement en espérant trouver rapidement le sommeil. Et en effet, il finit par tomber dans les bras de Morphée peu avant 3h du matin.

Adrien fut réveillé en sursaut par Plagg qui lui criait dans les oreilles :

- Deboutttttttttttttt.

- Qu'est ce qui te prend Plagg.

- Si j'étais toi je me recoucherais et me rendormirait pour rêver de camembert, mais je pense que si tu ne te lève pas maintenant, tu vas être en retard en classe.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Adrien regarda son rêvé et vit que ce dernier indiquait 4h55. Etrange puisqu'il faisait jour dehors. Attrapant son Gsm, il vit qu'il était à la bourre. Se levant précipitamment, il demanda à Plagg tout en se préparant :

- Tu m'explique le problème avec mon réveil ?

- Je n'y suis absolument pour rien si c'est ce que tu insinues. Il y a eu une coupure de courant pendant la nuit.

- Comment le sais-tu ?

- La lumière du frigo sait éteinte alors que j'étais entrainé de dévorer du camembert.

- Plagg, tu sais que tu n'as pas le droit de manger au milieu de la nuit, mais bon, je passe pour cette fois. Merci de m'avoir réveillé. Allez, il est plus que temps de partir.

- Impossible, je n'ai pas encore déjeuné car il n'y avait plus de fromage dans le frigo.

- Je te signale qu'il y avait plus de 2 camemberts entiers dans ce même frigo hier soir.

- Tu es sur de vouloir discuter de ça maintenant ?

Plagg le regardait avec un petit sourire narquois. Adrien regarda alors l'heure sur son Gsm avant de jurer, de finir de se préparer et de se mettre en route en quatrième vitesse. Il arriva malheureusement en retard en classe. S'excusant devant le professeur en expliquant son problème de réveil, il rejoint ensuite sa place rapidement. Nino lui indiqua alors où ils en étaient dans la matière et le cours repris. Adrien fit son possible pour retenir ses bâillements tout le long de la matinée. Lorsque le professeur eu le dos tourné, Nino en profita pour discuter un peu avec son ami :

- Et ben, tu as l'air crevé mec.

- Oui j'ai pas beaucoup dormi de la nuit.

- Et ben je veux pas savoir ce que tu fais en pleine nuit ça me regarde pas mec.

- Arrête de raconté n'importe quoi Nino, j'ai simplement eux du mal à m'endormir. Et j' étais seul dans mon appart. Avant que tu ne te fasses des films.

- Je me doute, c'était pour te taquiner. Courage, on finit à midi aujourd'hui, la prof d'après est absente.

- Super nouvelle.

- Ça te tente de faire un truc après les cours ?

- Ah désolé je suis pris. Je vais manger un bout avec Marinette.

- Ah j'en connais une qui doit être contente.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Oh, pour rien.

- Nino….

- Bah non pour rien, juste que je suis sûr que Marinette sera contente de passer un moment cool avec toi tout simplement.

Mais alors qu'Adrien allait continuer à questionner son ami, leur professeur les rappela à l'ordre.

La matinée fut calme et midi arriva rapidement. Lorsque la cloche sonna, Adrien soupira. Il était content que cela se termine enfin. Il était sûr qu'un bon café lui ferait le plus grand bien. Sortant, il se plaça sur le parvis pour attendre Marinette. Un petit vent frais vint jouer dans ses cheveux. Regardant le ciel, il vit que ce dernier était entièrement dégagé. C'était une magnifique journée ensoleillée. Regardant vers l'entrée du lycée, il fut surpris de la tenue de Marinette. Elle était vraiment très jolie. Elle portait une robe noire s'arrêtant à mi-cuisse. Un liserai rouge au niveau du cou et du bas du vêtement apportait une touche de couleur. Le ras de cou garni d'une petite clochette donnait de légers reflets d'or sous les rayons du soleil. La jeune femme se plaça devant le mannequin et dit :

- Désolée, j'espère que je ne t'ai pas trop fait attendre.

- Non pas du tout. Alors, où veux-tu allé ?

- Il y a un salon de dégustation pas très loin ça te va.

- Pas de soucis, je te suis.

Sur ce, ils se mirent en route. Mais après quelques minutes de marche, Adrien remarqua que la jeune femme semblait bien plus silencieuse qu'à l'accoutumée. Il décida donc de lui demander :

- Ça va Marinette ? On dirait quelque chose te préoccupe.

- Ah non ça va. Mais…. Je voulais te parler de quelques choses d'important.

- Et bien je t'écoute.

- En fait, je préférerais attendre qu'on soit installé si ça ne t'ennuie pas.

- Non, pas de soucis.

En fait, la jeune femme ne savait pas encore comment aborder le sujet. Devait-elle avouer ses sentiments à Adrien avant de lui parler de son identité secrète. Où devait-elle faire le contraire ? Elle voulait mettre toute les chances de son côté. Elle pensait donc qu'il était préférable de lui dire qui elle était et ensuite de lui expliquer pourquoi elle avait rejeté son côté masqué. C'est en entrant dans le salon de dégustation qu'elle avait pris sa décision sur comment elle allait procéder. Mais alors qu'Adrien allait s'installé à la première table venue, Marinette lui prit la main et dit, tout en désignant une table un peu plus à l'écart :

- Ça ne te dérange pas si on s'installe là-bas ?

- Ah non pas de soucis, comme tu préfères.

Une fois installé, la serveuse arriva rapidement pour prendre leur commande. Plutôt que de simple crêpes, ils optèrent pour une pâtisserie accompagnée d'un café corsé pour Adrien et d'un café au lait pour la jeune femme. Marinette rassembla son courage, et alors qu'elle allait prendre la parole, Adrien bailla quelque peu bruyamment. Marinette rigola devant les similitudes lorsque le jeune homme baillait et lorsque chat noir le faisait. C'était étonnant qu'elle ne l'avait jamais remarqué plutôt. Légèrement gêner par le bruit qu'il venait de faire, Adrien regarda Marinette rigoler et dit :

- Pardon.

- Ne t'en fait pas voyons. Mauvaise nuit ?

- Je me suis couché un peu tard et j'ai eu du mal à trouver le sommeil.

- Ah, pourquoi ?

La question de Marinette lui fit monter le rouge aux joues. Il ne pouvait quand même pas lui avouer qu'il avait eu du mal à s'endormir parce que son corps avait réagi un peu trop fortement à la pensée de la femme qu'il aimait. Même si c'était quelques choses de tout à fait normal à son âge, il ne pouvait pas en parler avec la jeune femme. Détournant légèrement les yeux, il lui dit :

- Je ne sais pas trop. Ça m'arrive parfois, comme à tout le monde je pense. Toi ça ne t'arrive jamais d'avoir du mal à dormir ?

- Si tu as raison.

C'est à ce moment-là que le serveur leur apporta leur commande. Adrien prit alors sa tasse et la soulevant légèrement, fit un geste vers Marinette en lui disant :

- Santé. Je suis sûr que ça va me réveiller.

La jeune femme sourit et s'attaqua à sa pâtisserie, laissant ainsi à Adrien le temps de savourer son café avant de discuter. Ce fut ce dernier qui entama la conversation après quelques gorgées :

- Alors Marinette, de quoi voulais-tu me parler ?

Reposant sa tasse, la jeune femme rassembla son courage et, plongeant son regard dans le vert menthe de son vis-à-vis, lui dit :

- En fait je voulais te dire plusieurs choses importantes. Lorsque Luka est venu à l'école j'ai remarqué que….. tu ne trouves pas qu'il fait vraiment sombre tout d'un coup ?

Adrien regarda dehors et constata en effet qu'il faisait vraiment sombre. Le beau ciel bleu s'était obscurci en un rien de temps. Il était maintenant rempli de gros nuages noirs d'orage. Un éclair déchira la noirceur ambiante, immédiatement suivis par un grand fracas de tonnerre. Les deux amis se levèrent et regardèrent par la fenêtre. Pour le moment aucunes gouttes de pluie ne s'abattaient sur Paris. Mais les éclairs zébraient le ciel de manière anarchique. Mais que se passait-il donc. C'est alors que retenti, entre deux coups de tonnerre, un cri aigu et puissant. Un cri à vous glacer le sang. C'était une sorte de glatissement perçant, comme le cri de l'aigle fondant sur sa proie. Et c'est alors qu'il apparut. Fendant les nuages de ses ailes puissantes, surgit un immense oiseau doré, à la longue queue aux pourtours orange comme son bec. De ses serres puissantes il essaya d'attraper les gens qui courraient effrayer dans les rues. Frustrer d'avoir manqué son attaque, il remonta en de puissant battement d'ailes. Lorsqu'il poussa un cri, plusieurs éclaires illuminèrent les cieux. L'une de ses puissantes décharges électrique s'abattit juste devant le café où nos 2 amis se trouvaient. Les vitres éclatèrent en mille morceaux, faisant voler des éclats dans tous les sens. Par reflexe, Adrien attira Marinette contre lui avant de plonger sous une table, évitant ainsi des blessures éventuelles. Lorsque les tessons de verres furent tous au sol, Marinette et Adrien sortir de leur cachette. Le jeune homme entraina son amie dehors et, voyant que l'oiseau faisait encore tomber des éclairs aux alentour, la guida plus loin jusqu'à une ruelle tranquille. Une fois à l'abri relatif, Adrien prit la parole :

- Cache-toi ici, il ne pourra pas passer entre les bâtiments. Moi je vais allez aider les autres personnes afin de les mettre à l'abri.

Il allait partir sans attendre mais Marinette lui attrapa la main et lui dit :

- Attend, il faut que je te parle, c'est important.

- Ecoute Marinette, on pourra discuter après, mais il y a peut-être encore des gens qui ont besoin d'aide.

La jeune femme lui sourit, il avait raison. Son côté héros de Paris resurgissait lorsqu'il fallait aider les gens. Lui lâchant la main, elle lui dit :

- Tu as raison pardon. Nous parlerons après. Promet moi simplement de faire attention à toi.

- Promis.

Sur ce, Adrien sorti de la ruelle. Lorsqu'il fut hors de vue, Marinette était certaine qu'il allait revêtir le costume de chat noir. S'assurant qu'il n y'avait personne autour d'elle, elle fit sortir Tikki de son sac et dit :

- Tikki, transforme-moi.

Dès qu'elle fut devenue Ladybug, elle grimpa sur les toits afin d'observer la situation. Et malheureusement cette dernière semblait bien anarchique. Les gens couraient dans tous les sens afin de se mettre à l'abri d'éventuelles attaques de cet étrange oiseau. Ce dernier volait juste sous la couverture nuageuse, déversant ses éclairs sur tout ce qui se trouvait non loin de lui. Chat noir, ayant repéré sa Lady quelques instants plutôt, se posa près d'elle et dit :

- Bonjour ma Lady, apparemment ont à un volatil à plumer. Une idée ?

- Pas vraiment. Ce que je remarque c'est que ça va être compliqué de s'approcher de lui avec toute cette foudre. Mais ce qui est sûr c'est qu'il faut à tout prix se tenir éloigné des objets métallique, ça attire les éclairs.

- Oui ça je sais ma Lady, pas envie de finir grillé.

Les 2 héros ne purent discuter plus longtemps. En effet un éclair venait de frapper le coin d'une maison et celui-ci était entraine de s'écrouler sur un groupe de gens qui essayait de s'abriter contre un mur. D'un bond, les 2 héros s'élancèrent pour sauver les Parisiens en danger. Une fois ceux-ci en sécurité, ils se mirent à évacuer les gens restant dans les environs. S'ils voulaient pouvoir combattre, ils devaient absolument avoir le terrain libre. Après avoir évacué tout le monde, Ladybug ramassa un débris de mur et, se plaçant sur un toit, le lança de toute ses force sur l'oiseau afin d'attirer son attention. Il est certain qu'elle aurait pu utiliser son Yoyo mais elle avait peur de se ramasser une décharge électrique. L'animal réagit dès que le débris entra en contact avec son flanc. Se retournant vers la coccinelle, il lui hurla dessus et, dans un cri puissant, agita ses aile afin de créer une puissante bourrasque. Soulevée du sol par le vent violent, Ladybug lança son yoyo afin de s'accrocher à la première cheminée qu'elle vit. Chat noir réussi quant à lui à s'accrocher au toit avec ses griffes. Lorsque le vent cessa, l'oiseau essaya d'attraper Ladybug dans ses serres, et il y arriva. Une serre effleura le bras de Ladybug mais heureusement ce n'était qu'une éraflure. Mais la pression de la patte fut extrêmement forte et lui coupa le souffle. Voyant la femme qui avait capturé son cœur en danger, le sang de chat noir ne fit qu'un tour. Attrapant son bâton, il l'allongea et réussi à grimper sur le dos du volatile.

- Cataclysme

Sans attendre, il abattit sa main entre les deux ailes de l'animal. Celui-ci hurla avant de s'élever avec de grand coup d'ailes tout en lâchant la coccinelle. Celle-ci se rattrapa à un toit tandis que chat noir sautait du dos de l'animal pour se mettre au côté de sa Lady. Il posa aussitôt une main sur la plaie de la coccinelle et dit :

- Fait voir ta blessure ma Lady.

- ça va chaton, ce n'est qu'une égratignure.

N'écoutant cependant que son cœur, le félin prit le bras de sa lady et regarda. Voyant qu'en effet la plaie n'était que superficielle, Chat noir serra la jeune femme contre lui. La coccinelle sourit et lui rendit son étreinte un court instant avant de dire :

- Allez Chaton, il faut s'occuper de l'oiseau faiseur de foudre.

- Tu as raison ma Lady.

Sur ce, le chat se décolla de l'héroïne non sans lui voler un baiser. Voyant que la coccinelle lui sourit il en fit de même. Ce n'était qu'un simple sourire, mais celui-ci indiquait à Chat noir que la coccinelle ne le rejetait plus. Ils repartirent ensuite tous deux à l'assaut de la créature. Mais cette dernière, depuis le cataclysme de chat noir, gardait ses distances. Elle restait hors d'atteinte, se contentant d'envoyer sans cesses ses éclairs. Elle était rusée, elle savait qu'il ne valait pas descendre à portée des deux héros. Ces derniers parcoururent la ville de Paris à la suite de ce maudit volatile. Et bientôt la nuit se mit à descendre sur Paris, doucement le soleil commençait à toucher l'horizon. S'arrêtant sur un toit afin de reprendre leurs souffles, ce fut Ladybug qui prit la parole :

- Comment faire pour le vaincre si cette foutue bestiole reste toujours hors de notre portée ?

- Je peux essayer de le rabattre près du sol avec mon bâton, si je l'agrandis assez, je devrais pouvoir le toucher.

- C'est dangereux comme plan.

- Malheureusement je ne vois pas trop d'autre solution.

- Promet moi de faire attention.

- Je te le promets ma Lady, en plus je serais dans son dos donc il ne me verra même pas.

Ladybug ne semblait pas convaincue, mais elle n'avait malheureusement pas d'autre solution à proposer. Ils se séparèrent donc, Chat noir se faufilant de toit en toit afin de se placer dans le dos de la créature. Ladybug, quant à elle, utilisa son pouvoir :

- Lucky charm.

Elle attrapa l'arc et le carquois qui lui tombait dans les mains. Et bien, c'était devenu une habitude de se voir confier une telle arme par sa magie. Mais son utilisation était on ne peut plus clair. Bandant l'arme, elle encocha ensuite une flèche et la décocha sans attendre sur l'oiseau tonnerre. Elle fit mouche du premier coup et cela eu l'effet qu'elle attendait. L'oiseau, en colère d'être à nouveau touché, se tourna vers la coccinelle et descendit légèrement avant de pousser un grand cri. Tout se passa ensuite en un instant. Ladybug vit chat noir bondit et brandit son bâton dans l'espoir de toucher la bête. Mais le volatil vit le félin et réagit aussitôt. En une acrobatie, la créature fit volte-face et dans un cri puissant invoqua la foudre. L'éclair toucha chat noir en pleine poitrine. Celui-ci s'écroula et percuta lourdement un des toits de paris tandis que Ladybug hurlait. Elle se rendit sans attendre près du félin qui continuait à dégringoler le long d'un toit pentu. Le rattrapant avant qu'il ne touche le sol, la coccinelle l'emmena ensuite le plus loin possible du combat avant de l'étendre sur un toit plat.

- Non non non non, je t'en supplie chaton.

Les larmes roulèrent sans discontinu sur les joues de la jeune femme. Mais tendit qu'elle couchait son ami sur le dos, elle le vit se dé transformer sans signe avant-coureur. Plagg s'écroula sur le toit en toussant, il semblait très faible. Adrien quant à lui ne respirait plus. Ladybug se pencha vers lui tout en murmurant :

- Je t'en supplie ne me fait pas ça.

- Il est mort.

- Je t'interdis de dire ça Plagg. Je refuse de le perdre.

- C'est parce qu'il est mort que j'ai été éjecté du miraculous, désolé.

N'écoutant le Kwami que d'une oreille distraite, elle se pencha sur le corps inerte du jeune homme et commença un massage cardiaque. Après un court instant, le jeune mannequin respira à nouveau. Toujours en pleure, Ladybug le sera contre elle tout en disant :

- Mon dieu, j'ai cru que je t'avais perdu à tout jamais. J'aurais dû te le dire depuis que j'ai compris qui tu étais. J'ai été idiote d'attendre si longtemps, Je t'aime.

- Ma Lady…..

Un peu déboussolé parce qu'il venait de lui arriver, Adrien n'avait même pas remarqué qu'il était dé transformé. Il apprécia cependant la douce chaleur qui émanait du corps de la femme de ses rêves. Après quelques instants, la coccinelle se décolla avant de l'embrasser tendrement. Profitant de ce doux moment, Adrien sursauta et rompis promptement le baiser lorsqu'il fit Plagg se placer devant son visage.

- Plagg, mais qu'est-ce que tu fais la ?

- Et ben tu t'es dé transformé lorsque tu as arrêté de respirer.

- J'ai quoi….

Ladybug se décolla et, posant une main sur la joue d'Adrien, lui dit :

- Pendant un court moment ton cœur sait arrêter de battre et Plagg a été éjecté de ta bague.

- Si j'ai bien compris je te dois la vie, alors merci ma Lady.

- Je t'en prie, je n'aurais pas supporté de te perdre Adrien, je t'aime trop.

- Tu…Tu m'aimes ? Mais tu n'as pas arrêté de me repoussé en tant que chat noir.

- Je sais, si j'avais su dès le départ je ne t'aurais jamais repoussé. Je t'aime depuis le jour où tu m'as donné ton parapluie sur le parvis de l'école.

Adrien resta interdit. Il ne comprenait pas tout à fait ce que sa Lady lui disait. Voyant cet air perplexe dans les yeux vert du mannequin, Ladybug sourit et dit :

- Dé transformation.

Tandis que son masque disparaissait, Adrien restait bouche bée devant ce qui était entraine de se passer. Lui qui avait depuis si longtemps voulu savoir, aujourd'hui Ladybug lui divulguait son plus grand secret. Plongeant son regard dans l'azur de Marinette, Adrien ne sut que dire. Ce fut Marinette qui brisa le silence qui c'était installé.

- J'ai voulu te le dire mais malheureusement ce foutu volatil est apparu.

- Me dire quoi ?

- Que je savais qui tu étais, que je t'aimais depuis longtemps et qui j'étais.

- Comment as-tu su que j'étais chat noir ?

- J'ai vu Plagg se cacher dans ta veste le jour où Luka est venu me parler devant l'école.

Tous deux se regardèrent un instant, puis Adrien sourit et, tout en posant une main sur la joue de la jeune femme, dit :

- Je t'aime Ma Lady, et j'aurais dû me rendre compte bien plutôt de qui tu étais réellement. Il y avait tellement de point commun entre toi et Ladybug, j'aurais dû le remarqué.

Il se pencha et embrassa la jeune femme. C''était un échange doux empli de tendresse, mais bien vite le baiser se fit plus pressant, plus fougueux. Pendant un court instant les 2 jeunes gens se laissèrent emporter par leur émotion et leur hormone. La peur de perdre l'être aimé amplifia le besoin qu'ils avaient de sentir la chaleur de l'autre. Ce fut le cri de l'oiseau tonnerre résonnant au loin qui sorti la jeune femme de cette frénésie amoureuse. Stoppant Adrien d'une main sur le torse, elle dit :

- Calme toi chaton, ce n'est pas le moment.

Adrien sembla prendre conscience qu'en effet ce n'était ni le lieu ni le moment. Reprenant sa respiration, Le jeune homme tenta de se relever. Il fut cependant stoppé par une douleur au niveau du thorax. Posant une main sur sa poitrine, il fut pris d'un vertige. Marinette se releva immédiatement afin de le soutenir. Elle prit ensuite la parole :

- Pardon, je t'ai peut-être cassé une côté lorsque je t'ai fait le massage cardiaque.

- Ne t'excuse pas, tu m'as sauvé la vie je te rappel.

Tous deux donnèrent à manger à leur kwami avant de se retransformé. Réprimant un gémissement de douleur, chat noir posa une main sur son sternum et dit :

- Allons voler dans les plumes de cette satanée bestiole. Je rêve de pouvoir me doucher et me pieuté. Alors ma Lady, tu as une idée d'où se trouve son point faible ?

- Oui, quand il m'a attrapé j'ai pu voir sur son torse qu'il y avait une sorte de cristal rouge en suis sûr que c'est là qu'il faut frapper.

- Reste à trouver comment faire, mais vu l'endroit ça risque d'être compliqué.

- Oui mon chaton, mais je n'ai toujours pas d'idée.

- Et ton arc, tu ne penses pas que tu pourrais l'attendre avec ?

- Non, malgré la force que me confère le miraculous, je ne pense pas qu'une flèche ait assez de pouvoir destructeur que pour le blesser mortellement.

- Je n'ai pas trop d'idée non plus. . Et si tu essayais un nouveau Lucky charm ?

Lançant son yoyo, la jeune femme réceptionna la lance. La pointe était effilée et tranchante mais elle ne voyait pas comment elle allait faire pour transpercer l'oiseau. Cette lance n'avait pas la capacité de briser le cristal sur le poitrail de la bête. Son regard se posa alors sur chat noir et une idée farfelue lui traversa l'esprit. Était-il possible de fusionner leur pouvoir ? A vrai dire il ne risquait rien à essayer si ? Tendant la lance à Chat noir, elle lui dit :

- Et si tu me faisais un cataclysme la dessus.

- Tu veux détruire ton lucky charm ?

- Mais non, je veux plutôt fusionner mon lucky charm à ton cataclysme.

- Et si ça ne fonctionne pas ?

- Et bien on chercher alors un autre plan.

Les deux héros se regardèrent un court instant. Le félin fini par obtempérer, après tout, c'était toujours sa Lady qui trouvait les solutions pour mettre fin au combat. Enfin si on exceptait leur 2ème combat contre Réflekta. Inspirant profondément, il invoqua son pouvoir et prit l'arme en main. Au contact de l'énergie destructrice, la lance devint noire. Pendant un moment les 2 Héros pensèrent qu'elle allait tomber en poussière. Mais il n'en fut rien. Elle se transforma plutôt en une arme plus puissante. La simple pointe se transforma pour devenir bien plus acérée mais aussi ondulée tel un kriss. La hampe s'allongea légèrement tandis qu'un endroit spécifique pour placer sa main se formait. La lame de larme s'était tintée d'un noir profond et elle dégageait à présent les petites particules caractéristiques de son cataclysme. Il était plus que certains qu'il ne fallait sous aucun prétexte la toucher maintenant. Chat noir tendit la lance à sa Lady et dit :

- Et maintenant, il faut réussir à le toucher.

- J'ai un plan, mais je vais avoir besoin de toi chaton.

- Tout ce que tu veux, mais je ne pense pas pouvoir t'être d'une grande utilité dans mon état. La douleur m'empêche de me mouvoir comme je veux et j'ai le souffle court parce que chaque respiration me fait souffrir.

- Je me doute chaton et je suis désolée. Te voir souffrir me fend le cœur mais….

La coccinelle ne put retenir ses larmes. Elle avait essayé de se monter forte, de redevenir la véritable Ladybug mais maintenant qu'elle savait que chat noir était Adrien, elle répugnait de demander à celui qui avait capturé son cœur de se mettre en danger. S'avançant vers la jeune femme, chat noir la prit ensuite dans ses bras tout en faisant attention à ne pas effleurer la lance meurtrière.

- Je t'en prie sèche tes larmes. J'ai compris ce qu'il se passe ne t'en fait pas.

- Comment fais-tu pour supporter le faite que la personne que tu aies se mette en danger.

Lui relevant la tête, chat noir plongea son regard dans celui de sa coccinelle et il dit, avant de l'embrasser :

- Tout simplement parce que je te protègerais de toute mon âme et ce dans chaque combat. Je ne laisserais personne te faire du mal. Quand tu as été blessée par le dragon j'ai cru que j'allais devenir fou et je me suis alors promis de redoublé d'effort pour que plus jamais tu ne sois blessée.

Touchée par la déclaration du félin, Ladybug savoura la douceur et la tendresse que lui apportait les lèvres de son coéquipier. Lorsqu'ils mirent fin à cet échange, Ladybug sourit légèrement et dit :

- Alors je te promets aussi de tout faire pour que plus jamais tu ne sois blessé. Je vais cependant encore devoir te demander de te mettre en danger mon chaton, je suis désolée.

- Ne le sois pas, je préfère que ce soit moi plutôt que toi. Et puis je n'ai jamais été blessé dans aucun de tes plans.

- Mais tu as été frappé par la foudre.

- Si tu regardes bien ma Lady, c'était mon plan de me faufiler derrière cet oiseau, pas le tien.

Ladybug répondit au sourire de son ami et lui exposa ensuite son plan. Ladybug prit place sur un toit plat tandis que le félin se plaçait juste en contre bas de son amie. Ce toit à deux niveaux était essentiel pour leur plan. Cachée dans l'ombre, Ladybug attendant la lance en main que le félin attire l'attention de l'oiseau. Il y arriva rapidement en criant des insanités au volatil. Se rapprochant rapidement grâce à de grand battement d'ailes, l'oiseau tonnerre se plaça alors en vol stationnaire devant chat noir. Et alors qu'il poussait un grand cri afin d'invoquer la foudre, Ladybug sorti de l'ombre et propulsa la lance cataclysmique le plus fort possible. Cette dernière fit mouche et s'enfonça profondément dans la poitrine de l'oiseau, faisant au passage éclaté le cristal couleur rubis qui s'y trouvait. Le cri de l'animal se perdit dans le tonnerre qui venait d'éclater tandis que la bête disparaissait dans un nuage de poussière couleur de sang. Le félin regardait la poudre se dispersé au vent lorsque sa lady vient se placer à ses côtés. Appuyant sa tête sur l'épaule de son coéquipier, la coccinelle dit :

- Bien joué chaton.

Chat noir lui fit face, obligeant la jeune femme à relever la tête et lui dit après avoir déposé un doux baiser sur ses lèvres :

- Bien jouer ma Lady.

Ladybug invoqua son pouvoir et laissa les coccinelles magiques remettre tout en place. Chat noir poussa un soupir de soulagement. La douleur qu'il ressentait, bien que toujours présente, s''était nettement atténuée. Ils regardèrent tout deux pendant un bon moment les étoiles apparaitre dans le ciel nocturne. Mais lorsque Ladybug bailla, Chat noir se mit à rigoler avant de dire :

- Nous ferions peut-être mieux d'allé nous coucher ma Lady.

- Tu as raison, bonne nuit mon chat.

Ladybug allait s'élancer mais le félin lui attrapa le poignet et, après l'avoir emprisonnée dans ses bras, lui dit :

- Vient dormir chez moi Marinette, s'il te plait.


Je vous remercie pour les reviews.

Et si vous n'en n'avez pas encore mise, dites moi ce que vous penser de la fic ^_-