Me revoilà après une longue absence. Je pensais sincèrement être en mesure de terminer cette fiction lorsque j'ai republié il y a quelques mois mais on ne fait malheureusement p as toujours ce que l'on veut…

J'ai perdu bon nombre de mes lecteurs et même si une petite review est appréciée et booste, je souhaite terminer cette histoire pour moi : je ne supporte pas l'inachevé…

J'espère que ce chapitre plaira à celles et ceux qui le liront.

Chapitre 18

Un gros soupir empli de lassitude et de frustrations passa ses lèvres. Le geste qui reposa le carnet gribouillé de notes, diagrammes et formules en tout genre était énervé et brusque. Il se frotta les yeux et sa main glissa le long de son visage frôlant les moustaches. Il ne comprenait pas ! Comment pouvait-il ne pas comprendre ? Lui ? Lui à qui on avait confié les secrets de la nécromancie ! Il était sensé être celui qui savait tout de cet art ! Une seule réponse s'imposa : la confiance n'était pas totale des choses lui avaient été cachées.

Aujourd'hui, il ne s'en étonnait plus vraiment. Il y avait longtemps qu'il avait compris qu'ils n'étaient tous que des pions dans le scénario complexe qu'était la soul society, le conseil des 46 et probablement la dimension royale…

Ca ne l'empêchait pas d'être incroyablement déçu et de se sentir trahi à chaque fois qu'une nouvelle marque de non confiance apparaissait. Car là résidait tous les problèmes : il n'y avait pas de confiance entre les différentes institutions qui faisaient la soul society. Les choses s'étaient un peu améliorées depuis l'incursion d'Ichigo mais le chemin serait encore long avant qu'ils ne puissent voir de réels changements se profiler…

La porte derrière lui s'ouvrit et la personne se posta par-dessus son épaule pour jeter un œil sur les notes. Le nouvel arrivé remarqua de suite que son ami était agacé.

« Tessai… Ca ne se passe pas comme tu le souhaiterais ?

_Non. Ca ne donne rien. Je ne sais pas combien de fois j'ai tenté de codifier après avoir vu et revu et rerevu les effets sur les rats… Pauvres bêtes… Je déteste utiliser des cobayes.

_Je sais. Mais nous n'avons pas trop le choix cette fois.

_J'en suis conscient.

_As-tu découvert au moins quelque chose ?

_Oui, ça ne changera pas la situation de Renji-san mais c'est plutôt rassurant. J'ai demandé l'assistance d'Inoue-san aujourd'hui. Nous avons travaillé quelques heures et avons quand même découvert quelque chose. Comme tu le sais, j'ai testé l'eau sur des rats afin d'en faire des rates. Je lui ai d'abord demandé de « guérir » le rat mais ça n'a pas fonctionné. Nous l'avons donc « transformé » en rate et elle a tenté de repousser l'effet sans succès. Son pouvoir de guérison ne marche pas.

_Comment est-ce possible ? C'est l'essence de son pouvoir de repousser les blessures, de remettre les choses à leur état d'origine. Qu'il n'y ait eu aucun effet sur le rat, je peux le comprendre mais sur « la rate » qui en faite n'en est pas une ?

_Ma pensée à suivi le même chemin que la tienne. Donc, après cela, j'ai rendu au rat sa nature et j'ai demandé à Inoue-san de faire coïncider son pouvoir avec le moment précis où je retransforme le rat en femelle. Elle a manifesté son pouvoir au moment où la goutte d'eau tombait sur le rat : cela n'a pas empêché la métamorphose. Alors j'ai prélevé un peu d'eau « maudite » et je lui ai demandé de la rendre « normale », de la débarrasser de ce kido. Et bien, elle y est parvenue. Elle est en mesure de rendre cette eau inoffensive lorsqu'elle est dans un verre mais ne peut rien faire dès que la goutte touche sa victime.

_Ce n'est pas logique ! Si elle peut annuler le kido dans le verre, elle devrait pouvoir le faire au moment du contact ?

_C'est pour cela que je ne comprends pas ! Enfin, plutôt que je ne comprenais pas.

_Parce que tu as compris ?

_Elle et moi avons fini par comprendre pourquoi elle ne parvenait pas à repousser l'effet. Ca l'a grandement soulagé car elle a pendant un moment pensé qu'elle perdait ses capacités. Premièrement, son pouvoir peut annuler le kido quand il n'est pas en contact. Dès que la goutte d'eau touche le rat, elle ne le peut plus comme si le contact avec la peau créait une sorte de barrière anti-guérison. »

Tessai se leva afin d'approcher la cage contenant les rats afin de les montrer à Kisuke.

« Deuxièmement, regarde ces rongeurs. Malgré les multiples transformations qu'ils ont subies ce jour, ils vont parfaitement bien. Il n'y a aucune incidence sur leur santé ou même leur métabolisme. Je peux te l'affirmer car j'ai procédé à des tests ADN qui prouvent que ces petites bêtes sont en pleine forme. Certes, nous savons qu'il y a quelque chose en eux qui ne va pas. Mais ce quelque chose ne se voit pas dans leur ADN. Leurs chromosomes sexuels sont normaux pour le rat comme pour « la rate ». Conclusions : le pouvoir d'Inoue-san ne peut pas fonctionner.

_Tu sais que je suis extrêmement intelligent mais là, je ne te suis pas ?

_C'est pourtant évident : ces rongeurs qu'ils soient mâles ou femelles sont normaux ! Que veux-tu qu'Orihime repousse ? Elle ne peut pas repousser quelque chose qui va bien. Elle ne peut pas repousser quelque chose qui n'est pas dangereux. Elle ne peut pas repousser quelque chose qui est normal. Ce kido modifie la nature chromosomique de mâle en femelle comme si le mâle avait toujours été une femelle !Ce n'est pas tout, il y a un troisième point : voyant qu'Orihime était capable de neutraliser le kido dans le verre, je l'ai emmenée sur le site et lui ai demandé de repousser le kido de la plus petite source que nous ayons pu trouver. Cela n'a pas fonctionné. Elle parvient à modifier une petite quantité mais pas la source. Je n'ai pas su déterminer si la cause était la taille de la source, les mètres cubes associés, la force du kido qui neutralise ses tentatives ou peut-être même un sort empêchant l'utilisation d'une quelconque nécromancie. »

Kisuke soupira et fronça les sourcils en proie à une intense réflexion.

«Je vois… Pour résumer, ce n'est pas dans l'ADN que nous devons chercher les réponses. Même s'il est modifié par un procédé encore inconnu, il ne présente aucune altération.

_Exactement.

_Et tu as aussi découvert que la santé de Renji n'est pas menacée.

_Il ne risque rien, j'en suis convaincu. Sinon, à force de métamorphoser ces bestioles, nous aurions été confrontés à des effets indésirables.

_C'est déjà une bonne nouvelle. Nous allons pouvoir les rassurer sur ce point. C'était une des préoccupations principales de Byakuya. Ca apaisera leurs esprits de savoir qu'il ne court aucun danger. Mais pour l'heure, allons nous coucher. Il est tard et devons reprendre le travail de recherche demain le cerveau clair. Ah ce Renji… Au moins, on ne s'ennuie pas avec lui, sourit l'homme au chapeau vert.

_C'est clair mais sur ce coup-là, il a su nous mettre face à nos limites. Comment fonctionne ce truc ? Qu'est-ce que c'est ? Et surtout, qui l'a créé ?

_Nous allons trouver, Tessai, nous trouvons toujours… »

Un son mélodieux étira les limbes de sa conscience encore en sommeil. Quelle était donc cette musique ? Malgré son désir de ne pas ouvrir les yeux, ses paupières eurent raison de sa volonté. La lumière déjà bien claire lui fit deviner qu'il s'était réveillé bien plus tard qu'à l'accoutumée. Son ouïe comprit que la mélodie n'était autre que le chant des oiseaux combiné au roulis de la fontaine qui s'écoulait à proximité de ses appartements. Il tourna la tête vers la droite et son cœur se souleva : Renji n'était plus là ! Il se redressa brutalement, un vent de panique montant en lui. Instinctivement, son regard balaya l'espace dans l'espoir de trouver l'homme. Qu'il découvrit assis sur le tatami, le shoji légèrement ouvert, une tasse de thé entre les doigts, les yeux perdus dans une observation passive du jardin.

Sa tension retomba aussitôt lorsque les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire. Il n'avait aucune raison de craindre qu'il ne parte. Ils avaient résolu une partie de leurs divergences hier soir. Ils savaient désormais où ils en étaient. Il inspira pour reprendre contenance.

« Renji ? »

Ce dernier se retourna et sourit.

« Vous êtes réveillé. Je pensais que vous dormiriez plus longtemps.

_Quelle heure est-il ?

_Un peu plus de 10h.

_10h ?... La division…

_Je m'en suis occupé. Nous avons subi pas mal de stress ces dernières semaines alors, je me suis dit que nous méritions bien un peu de repos. Et ne me dites pas que j'ai eu tort : vous teniez à peine sur vos jambes hier soir. J'ai confié le travail à Rikichi, prétextant que nous avions eu une priorité de dernière minute. Vous savez comment il est, il ne pose pas de question quand l'ordre vient de moi.

_Oui… Il est clairement attaché à toi plus qu'il ne le devrait, murmura Byakuya, contrarié.

_Il n'y a aucun raison d'être jaloux : il ne vous arrive pas à la cheville. Il faudrait plutôt le plaindre : il n'a rien à attendre de moi et il le sait.

_ « Il le sait » ? Comment à ça, « il le sait », demanda t-il d'un ton ennuyé. »

Renji se pinça les lèvres. Zut ! Il avait fini par laisser échapper l'information. Comme quoi, cacher des choses même si elles paraissent insignifiantes est une mauvaise idée. Il lui fallait avouer son omission.

« Et bien, disons qu'il s'est comme confessé il y a quelques temps déjà…

_Confessé, répéta t-il en fronçant les sourcils… »

Byakuya n'en revenait pas que Renji lui ait caché cela.

« A combien de temps cela remonte t-il ?

_Je ne sais plus trop. Trois ou quatre ans.

_Et tu n'as pas jugé bon de m'en informer ?

_Pour quoi faire ? Ce n'est pas comme si c'était important. J'aime bien ce môme mais comme un mentor. Et prendre le risque que vous lui en teniez rigueur. Vous êtes d'un naturel jaloux. Pourquoi tenter le diable, termina t-il en haussant les épaules. »

Byakuya ne sut quoi répondre à cette affirmation parce que c'était la vérité bien qu'il ne pensait pas être du genre à se servir du travail pour se venger ou mener la vie dure à un prétendu rival. Et, aujourd'hui, il était évident que Renji n'aimait que lui. Il ne pouvait gaspiller son énergie pour des broutilles.

Renji attendait, anxieux, sa réaction. Pourvu qu'il en reste là…

« Tu as sans doute raison. Il est plus à plaindre qu'autre chose. »

Le lieutenant respira mieux : au moins une bataille qu'il ne devrait pas livrer…

« Vous avez faim ? J'ai déjà pris mon petit-déjeuner et vous devriez manger un morceau.

_Oui, j'avoue avoir une fringale.

_Je vais demander à Hina-san de vous apporter cela.

_Je vais me préparer en attendant. »

Lentement, il se leva du lit, resserra son yukata et s'engouffra dans la salle de bain. Il en ressortir vêtu d'un kimono informel : l'uniforme n'était pas nécessaire puisqu'il ne se rendrait pas à la division ce jour. D'ailleurs, il remarqua que son amant, toujours assis sur le porche à regarder le ciel sans le voir, avait aussi passé des vêtements de ville. Il s'installa alors à la table basse où un petit-déjeuner l'attendait. Il commençait à manger quand un papillon de l'enfer se présenta à lui. Il soupira ce qui fit réagir Renji qui avisa à son tour l'insecte. Il se leva alors de son poste d'observation pour rejoindre son compagnon qui accueillait déjà le messager sur son doigt.

« Bonjour Kuchiki-san, nous avons de nouvelles informations à vous communiquer et aimerions aussi connaître l'avancée de vos recherches. Nous vous attendons. »

« Qu'est-ce, demanda le lieutenant.

_Urahara a semble t-il du nouveau. Il nous attend. Allons-y, ordonna t-il par habitude en amorçant son levé.

_Non, rétorqua fermement Renji, nous ne sommes pas à quelques minutes. Prenez le temps de manger. Se précipiter là-bas ne changera pas la donne. »

Byakuya pinça les lèvres, à deux doigts de lui demander pour qui il se prenait mais la lueur de défi et solide comme un roc dans les yeux aimants de son amant le força à n'en rien faire. Ils étaient tous les deux aussi têtus qu'un troupeau de mules alors autant s'épargner du temps à se quereller pour rien.

Décidément, il se montrait un peu trop conciliant aujourd'hui…

Le Seikamon privé se referma et laissa les deux shinigamis face à l'échoppe d'Urahara. Du coin de l'œil, Renji vit son compagnon se raidir au fur et à mesure qu'ils approchaient de la porte. Il savait qu'il lui en coûtait beaucoup de devoir se tourner vers le scientifique pour régler leur problème et qu'il en était responsable. Il culpabilisait d'égratigner la fierté de Byakuya même s'il estimait qu'elle était un peu mal placée : leur avenir était en jeu. C'est pourtant avec assurance que le noble tira sur la poignée pour pénétrer dans l'enceinte à l'atmosphère si particulière…

L'ancien capitaine les accueillit de suite.

« Kuchiki-san, Renji-san, nous vous attendions avec impatience. Suivez-moi, nous serons mieux dans l'arrière boutique pour discuter. Tessai va nous apporter le thé et nous pourrons échanger nos informations. »

En silence, les trois hommes s'installèrent. Tessai arriva rapidement avec le thé, servit tout le monde et prit place à côté de son prétendu « patron ».

« Renji-san, comment te sens-tu, interrogea Kisuke.

_Je n'ai pas du tout l'impression d'être différent de d'habitude. Nous avons découvert qu'une éclaboussure d'eau était suffisante pour me transformer. Mis à part cela, je me sens parfaitement bien.

_Pourquoi cette question, s'alarma Byakuya, avez-vous découvert quelque chose ?

_Nous voulions avoir confirmation avant de poursuivre la discussion. Nous expérimentons sur des rongeurs dont les réactions sont certes proches des nôtres mais ils restent des rongeurs. Mais rassurez-vous, nous sommes aujourd'hui en mesure d'affirmer que Renji-san ne court aucun danger. Ni sa vie ni sa santé ne sont menacées. Quelque que soit le fonctionnement de cette nécromancie, elle n'affecte en rien l'intégrité physique.

_Ah, quel soulagement, murmura Renji en s'affaissant un peu sur lui-même.

_Et oui, voilà ce qui se passe quand on fonce tête baissée, Renji-san.

_Ah ! Urahara-san, par pitié, j'ai suffisamment été houspillé…

_Je l'imagine aisément, répondit-il en jetant un regard ironique au noble qui l'ignora superbement.

_Avez-vous découvert autre chose ?

_Oui, Kuchiki-san. A vrai dire, pas grand-chose mais nous avons légèrement progressé. Je vais laisser Tessai vous expliquer : c'est lui qui a conduit les premières expérimentations. »

Les deux amants se tournèrent vers le géant à moustaches qui portait un air grave.

« Vous savez tous les deux qui je suis en réalité. Du temps où il y avait un maitre de la nécromancie, j'étais à la tête du département. J'ai été spécialement formé pour occuper ce poste. J'avais toute la confiance du conseil des 46 et j'étais persuadé que cette confiance été réelle. Mais les évènements m'ont vite démontré que ce n'était pas le cas. Et aujourd'hui encore je me trouve face à l'hypocrisie qui régnait jadis. Ce qu'Abarai-san a apporté a réveillé ma rancœur. »

Il se tut le temps de relâcher la pression et de lire la compréhension dans le regard des deux officiers qui avaient aussi subi les cachotteries des hautes instances du Seireitei. Il poursuivit :

« J'ai découvert des choses mais je ne sais toujours pas comment fonctionne ce kido ni sa provenance. Je sais néanmoins où il est inutile de chercher. Ca nous évitera au moins de perdre notre temps sur des expériences vaines. Premièrement, le kido ne modifie pas l'ADN. Il n'y a aucune altération. En revanche, il modifie les chromosomes sexuels : ce qui explique le changement de sexe. »

A ces mots, Renji piqua un far monumental arrachant un sourire à l'homme en vert qui se cacha derrière son éventail. Si Byakuya s'en aperçut, il n'y prêta pas attention. Il était comme Tessai, pragmatique et clair. Quand on parle d'un chat, il faut le décrire comme un chat.

« Mais il n'y pas d'altération de ces chromosomes. Après la transformation, les tests indiquent que le corps répond comme si le mâle concerné avait toujours été une femelle. Et vice-versa. Ce qui nous confirme que la vie d'Abarai-san ne court aucun danger. Pour confirmer certaines de mes hypothèses, j'ai fait appel à Inoue-san. »

Devant les yeux exorbités des deux hommes, il ajouta rapidement :

« Elle ne sait rien. Je lui ai juste expliqué que nous avions découvert des sources aux pouvoirs étranges que nous voulions rendre inoffensives. Elle ne connait pas les vrais enjeux. J'avoue que cette situation me pèse un peu car j'ai la sensation de ne pas être digne de sa confiance, comme le Seireitei envers moi. Mais je comprends aussi que ce n'est pas à moi de lui révéler toute la vérité.

_Et je vous en remercie Tessai-dono. Le moment venu, nous lui expliquerons personnellement. Je suis sûre qu'elle comprendra, répondit le capitaine. »

L'ancien maître acquiesça et poursuivit :

« Je disais donc que nous avons tenté d'utiliser son pouvoir pour repousser les effets. Ca ne fonctionne pas. Elle est en mesure de rendre une petite quantité de cette eau inoffensive mais est incapable de rendre la source passive. Je n'ai pas encore su déterminer la raison. Est-ce la force du kido des sources qui repousse son pouvoir ? La quantité d'eau trop importante ? Ou un sort empêchant toute forme de nécromancie ? Ca reste un mystère. Ce que j'en conclue c'est que ce kido agit sur l'homme pour en faire une femme comme s'il était né femme. »

Renji se tenait droit comme un piquet, frappé par l'explication. Byakuya baissa légèrement les yeux et se passa les doigts sur la bouche d'un air songeur, assimilant les données. Il était extrêmement soulagé de savoir que Renji ne courrait aucun risque. Au moins son impulsivité ne lui coûterait pas la vie… Mais les progrès étaient minces.

Urahara intervint alors.

« Nous sommes navrés de ne pouvoir vous donner davantage. Il va nous falloir du temps et de l'imagination pour découvrir ce qui se cache derrière ce phénomène. Et de votre côté, avez-vous découvert un élément qui nous ferait avancer ?

_Non, absolument rien. Même les archives de mon clan ne relatent aucune révolte passée qui correspondrait au récit du guide des sources. Pourtant, nous savons que c'est du kido ! Mais il n'y a rien. La bibliothèque centrale est tout aussi muette. Cet évènement a soit été tenu secret soit n'est jamais parvenu aux autorités compétentes, ce qui explique que ces sources étaient cachées. Mais nous ne sommes même pas sûrs de la véracité des explications de ce Shin. Le récit a sans doute était déformé avec le temps. N'oublions pas que cela remonte à plusieurs siècles et qu'il n'y a jamais eu de manuel, de traces écrites. L'histoire se passait à l'oral de génération en génération. Comment savoir ce qui est vrai et ce qui relève de la pure fantaisie humaine cherchant à expliquer l'inexplicable.

_Ce que vous dites est plein de bon sens. Les humains ont toujours cherché à trouver des réponses aux choses, n'hésitant pas à inventer pour combler la crainte voire la terreur de leur ignorance. Et nous ne pouvons les blâmer pour cela. Nous aussi nous cherchons les réponses à ce qui ne s'explique pas sauf que nous venons d'un monde différent qui nous permet de voir plus loin et de comprendre ce qui leur reste inexplicable. La spiritualité de nos êtres fait toute la diffférence… »

Le thé avait depuis longtemps refroidi. Urahara versa le liquide chaud de la théière pour réchauffer le contenu des tasses avant de porter la sienne à ses lèvres engageant ces invités à en faire de même avec de soupirer.

« Mais cela reste contrariant car nous en sommes toujours quasiment au même point. Nous ne serons pas en mesure de contrôler ces métamorphoses tant que nous ne comprendrons pas comment ce kido agit. »

Devant la mine déconfite du tatoué et celle blafarde du noble, Kisuke, armé de sa confiance narcissique, s'empressa de les rassurer.

« Mais nous finirons par trouver. J'ai toujours fini par solutionner un problème se posant à moi. Cela prendra peut-être un peu de temps, mais je trouverais.

_Espérons que ce soit avant que je ne sois un vieillard, murmura le lieutenant, dépité. »

Car le corps d'un vieillard ne pourrait jamais donner un enfant et leur temps était compté. Bientôt le clan reviendrait à la charge…