Titre original : The Dragon's Eye

Auteur : Late4F8

Traduction : Allys-33

Note de la traductrice : Je précise que l'auteur ne m'a pas encore donné son autorisation. Et en cas d'un éventuel désaccord, l'histoire sera évidemment supprimée. Je ne suis que la traductrice, pas l'auteur !

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The Dragon's Eye

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Chapitre 9

Le matin, lorsque Sanzo se réveilla, le ciel était terne et gris. Les ronflements de Gojyo se faisaient entendre au bas de son lit. Il tenta de rouler prudemment sur le côté, mais ses muscles affaiblis protestèrent douloureusement. Alors, à défaut de bouger, il laissa sa main tomber hors du lit à la recherche du roux et le pinça.

Gojyo grogna, puis se redressa brusquement.

— Sanzo ! s'écria-t-il encore somnolent en sautant sur le lit, manquant presque de tomber.

— Je croyais qu'ils t'avaient donné ton propre lit, tes insupportables ronflement m'ont réveillé.

— Merde, c'est tellement bon de t'entendre te plaindre à nouveau, répondit Gojyo en passant au-dessus du corps de Sanzo pour se coucher à ses côtés.

— Hm. Pourquoi ne t'es-tu pas couché là hier soir ?

— Tch, je voulais protéger ton honneur, si tu veux savoir.

Le roux se tourna de sorte que son genou repose contre la cuisse de l'autre homme et lui demanda, plus sérieusement, s'il se sentait mieux.

— J'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau d'animaux enragés. Mais oui, je me sens mieux, lui répondit-il.

Sanzo se tourna pour tenter d'apercevoir le visage du roux malgré la faible luminosité, mais fut incapable de déchiffrer son expression.

— Tant mieux, murmura Gojyo en posant une main sur la joue de l'autre mercenaire. Je ne veux même pas imaginer quel autre tour de magie Hakkai peut encore accomplir.

— Tch, moi non plus.

Sur ce, Sanzo se tourna pour lui donner dos. Après quelques minutes, il sentit Gojyo l'entourer de ses bras.

Le blond soupira d'épuisement. Il aimait avoir son espace personnel quand il dormait.

— Ne t'avise pas de te mettre à l'aise juste parce que-

— Et voilà qu'il recommence à se plaindre, le taquina Gojyo, son souffle chatouillant sa nuque. Essaie de dormir.

— Tch, lâcha Sanzo en tentant un coup de pied, rapidement bloqué entre les jambes fermes de son compagnon.

Lorsque le blond se réveilla de nouveau ce jour-là, c'était le milieu de l'après-midi, bercé par les cris de Gojyo provenant du rez-de-chaussée.

— Ouistiti, ouistiti, ouistiti !

Ses mots furent suivis d'un bruit sourd et de la voix tonitruante de Goku.

— Espèce de monstre marin ! Sale cafard ! Vieux pervers !

Au rire de Gojyo répondit la voix plus calme d'Hakkai, puis une protestation étouffée de Goku.

Le mercenaire se frotta le visage encore fatigué et se dirigea lentement vers l'étage inférieur. Son corps lui faisait toujours mal, de l'intérieur comme de l'extérieur, mais son estomac grommelait et il se dit que c'était probablement un signe de son rétablissement.

Goku apparut au bas des escaliers et en l'apercevant se précipita vers lui. Il pointa Gojyo des doigts en hurlant :

— Je t'avais gardé un peu de mon petit déjeuné et lui il a tout mangé !

Sanzo soupira et continua sa route.

— Je mangerais plus tard.

Gojyo, installé au comptoir lui fit signe de s'asseoir près de lui en souriant :

— La belle aux bois dormants est réveillée.

Sanzo ignora le tabouret proposé et poussa le roux de celui sur lequel il était assis.

— Ne commence pas. Et pousse-toi, c'est ma place.

— J'admets avoir dit que j'étais heureux de t'entendre te plaindre à nouveau, mais il y a tout de même des limites, déclara Gojyo en quittant son siège l'air faussement las.

— Ma patience aussi, rétorqua le blond en s'affalant sur son tabouret la tête sur les mains. Goku à lui seul est déjà suffisamment bruyant et toi tu n'es vraiment pas mieux. Ensemble dans la même pièce vous êtes de vraies calamités.

— Ouais ! Le déjeuner ! s'écria Goku en courant aider Hakkai à apporter le repas.

Sanzo grignota un peu de nourriture en écoutant le couturier raconter ce qui l'avait aidé à comprendre comment rompre la malédiction et louer le petit dragon pour sa bravoure. Ce dernier était perché sur son épaule l'air fier de lui-même.

— J'ai également commencé à réparer ses ailes, poursuivit Hakka, je devrais probablement essayer un tissu plus fin et trouver le mélange de cire approprié. Tu ne pourras certainement pas voler très loin, mais au moins tu seras capable de planer.

Le petit dragon avait émit un son joyeux et déployé ses ailes. Là où avait été l'armature noircie d'un squelette, se trouvait désormais un tissu blanc et soyeux parsemé de coutures complexes qui aidaient à le maintenir en place.

— Ça m'a l'air d'une excellente idée, dit Gojyo avant de se pencher à l'oreille de Sanzo. Le dragon et lui ont discuté toute la journée, Moi, il ne me parlait que très rarement et pourtant je m'en suis occupé tout un mois.

— Il dit qu'il a tenté de te parler à plusieurs reprises, mais que tu ne semblais pas très enclin à comprendre son langage, intervint Hakkai.

— C'est surement parce que Gojyo est trop bête, se moqua Goku, la bouche pleine de nourriture.

Le roux lui lança un morceau de pain et rétorqua vivement :

— Et toi, il ne t'a pas parlé parce que tu as le cerveau d'un singe.

— Tu vas voir !

Le jeune garçon lui aurait sauté dessus, si Hakkai ne l'avait pas retenu.

— Goku, veux-tu raconter à Sanzo ce qui nous est arrivé pendant que nous le cherchions.

Et le jeune garçon raconta avec ferveur sa version de l'histoire. Ils avaient embarqué sur un petit bateau, rencontré un monstre marin, moment de l'histoire illustré par un Gojyo peut coopératif, puis il lui avait parlé du dragon et du corbeau.

— Le corbeau est encore dehors, précisa-t-il, je l'ai vu ce matin sur le toit de la boulangerie en sortant les poubelles.

— Je pourrais peut-être l'attraper et te rendre ton œil, se renfrogna Gojyo.

Le petit dragon gazouilla joyeusement.

— Ce n'est pas notre priorité pour l'instant, intervint Sanzo. Nous devons capturer Gyokumen et l'obliger à rompre les sors qu'elle vous à lancé.

— Oui. Je vais trouver de quoi me couvrir et commencer les recherches dès demain.

— Inutile de perdre ton temps, j'ai déjà fouillé dans toute la ville et les bois alentour. Nous ne pouvons que patienter et attendre son retour, mais l'avantage est qu'elle ne pensera jamais à nous revoir.

— Sanzo, si je peux me permettre une remarque, elle était là i peine quelques jours. Elle ne reviendra probablement pas avant encore un bon mois.

A la suite de cette déclaration, un lourd silence s'installa dans la pièce.

A SUIVRE