Chapitre 11 : L'hydre de Lanwyvern.
Le lendemain matin ce fut Marinette qui se réveilla la première. S'étirant, elle sourit en voyant le visage totalement détendu d'Adrien. Il était tellement beau comme ça, sans le sourire légèrement moqueur du chat et sans le poids de ses responsabilités en tant que mannequin qui se reflétaient au fond de ses beaux yeux verts. Mais tandis qu'elle l'observait tranquillement, elle le vit ouvrir les yeux avant de s'étirer à son tour. Se tournant légèrement pour faire face à sa petite amie, il plongea son regard dans l'azur de la jeune femme avant de sourire. Sans crier gare, il l'attrapa et, la faisant basculer sous lui, l'embrassa. Après quelques instants, il décolla ses lèvres de celles de Marinette et dit :
- Bonjour ma Lady.
- Bonjour mon chaton.
Ils restèrent quelques instants blottit l'un contre l'autre à profiter simplement de la présence de l'autre lorsque Plagg vient se placer au-dessus du visage de son porteur. Il dit alors en suppliant presque :
- J'ai faim mais il n'y a plus de fromage dans le frigo.
- Plagg…
Secouant la tête devant le comportement de son Kwami, il dit cependant :
- Si tu me laisse le temps de prendre une douche et de m'habiller, j'irais voir ce que je peux trouver au magasin.
Le kwami ne dit rien mais sourit au jeune homme avant de s'éloigner légèrement. Adrien, après un soupire, se leva avant d'enfiler un boxer et de se rendre dans la salle de bain. Il fut cependant surpris de voir Marinette entré juste après lui dans la salle d'eau. Elle lui dit simplement :
- Je viens avec toi au magasin. Alors ça sera plus rapide de prendre notre douche ensemble.
Adrien lui sourit et tous deux prirent une douche rapide avant de s'habiller. En sortant de la salle d'eau ils virent qu'Alya et Nino étaient installé à table devant une tasse de café. Ce fut Nino qui prit la parole :
- Salut à vous. On sait permis de faire du café.
- Tu as bien fait. Je m'absente quelques minutes avec Marinette, on doit passer au magasin.
- Maintenant ?
- Oui, sinon Plagg risque de refaire des catastrophes.
- Et, je ne fais pas que des conneries.
Plagg était venu se placer non loin et, à présent, boudait en flottant dans les airs. Adrien sourit et lui répondit :
- Tu dis ça mais ce n'est pas pour rien que tu es le kwami de la destruction.
Le petit être magique se retourna. Indigné dans un premier temps, il se rendit cependant rapidement compte qu'Adrien se moquait de lui. En effet, au vue du sourire que le jeune homme arborait, ce n'était pas difficile à deviner. A son tour il sourit de manière espiègle à son porteur avant de dire :
- Tu n'as peut-être pas tort.
Sur ce, le jeune couple se rendit au magasin pendant que leurs amis passaient tour à tour dans la salle de bain. Une fois de retour à l'appartement, ils donnèrent au petit estomac sur patte le fromage fraichement acheté. Ils s'installèrent ensuite tous les 4 à tables afin de déjeuner et de choisir ce qu'ils allaient faire aujourd'hui.
- Et si on finissait notre soirée film d'horreur. On n'a vu qu'un seul film finalement.
- Pitié plus de film d'horreur. J'ai assez donné comme ça pour au moins 10 ans.
- Oh allez Marinette. On avait prévu 3 films et on n'en a vu qu'un seul. Et encore, on ne l'a même pas fini.
- Non non non. Après le détraqueur d'hier j'ai assez donné.
- D'accord Marinette, tu as gagné. Mais je te préviens ce n'est que partie remise.
Adrien sourit devant l'échange entre les deux meilleures amies. Son regard se posa alors sur le collier que portait sa petite amie. Une idée lui vint alors.
- Et si nous allions profiter du soleil pour nous promener. On pourrait en même temps faire du repérage et essayer de trouver où se cache notre ennemi.
- C'est une bonne. On va demander à Barkk où aller.
A l'entende de son nom, le kwami du chien sorti du collier et se plaça devant Marinette.
- Il faut vous rendre à l'est par rapport au stade où vous avez abattu le dernier monstre.
- Très bien. Commençons par aller vers la Tour Eiffel, et là on verra s'il faut aller encore à l'est et ainsi de suite. Ça vous va ?
- Pas de soucis pour moi. En plus ça me permettra d'être au cœur des chercher.
- Oui mais il est hors de question que vous vous mettiez en danger toi ou Nino. C'est bien compris.
- Mais oui ne t'en fait pas.
- Et pas un mot de tour ça sur le ladyblog, sinon certaines personnes risque de se rendre compte que tu connais notre identité, voire de les découvrir eux même.
- Mais oui ne t'en fait pas. Je ne suis pas bête à ce point.
Sur ce, ils finirent de déjeuner tranquillement tout en discutant de tout et de rien. Une fois la table débarrassée et la vaisselle dans le lave-vaisselle, ils se mirent tous en route pour une petite balade entre amis. Leur première étape fut la Tour Eiffel. Une fois sur place, ils se mirent un peu à l'écart afin que Barkk leur indique une nouvelle direction. A nouveau, le Kwami leur indiqua un point encore plus à l'est. Les 4 amis se remirent donc en route, direction le Louvre cette fois. Une fois sur place, ils s'arrêtèrent quelques instants à la terrasse d'un café afin de prendre une boisson rafraichissante. En ce mois de septembre, le soleil tapait encore bien fort. Le Kwami du chien en profita pour leur expliquer que, même s'ils se rapprochaient, ils devaient encore allé plus loin vers l'est. Ce fut Marinette qui prit la parole :
- Je propose que l'on ait jusque Notre-Dame. Si Barkk nous dit encore plus loin et bien on reprendra demain vois plus tard.
- Oui demain c'est lundi et on a cours. On pourrait peut-être mettre ça à mercredi après-midi ?
- Ce n'est pas une mauvaise idée Alya. Et si on ne trouve pas et bien on continuera samedi d'après.
- Mercredi on peut revenir à Notre-Dame, manger un bout et reprendre les recherches après.
- Bonne idée Nino, on va faire comme ça.
Après c'être reposer encore un moment en profitant de leur rafraichissement, ils se remirent en route. Une fois devant la cathédrale, ils se promenèrent un peu tout en cherchant un endroit calme loin des nombreux touristes. Lorsqu'ils le trouvèrent enfin, ils demandèrent à nouveau au Kwami chien des indications quant à l'emplacement de leur ennemi.
- La magie ennemie est plus forte mais il faut encore aller plus à l'est, et un peu plus au nord aussi. Je suis désolé, je ne sais pas être plus précis tant qu'on n'est pas tout près.
- Ne t'en fait pas Barkk, sans toi on ne saurait même pas où chercher.
Le Kwami sourit à Marinette avant de retourner se cacher dans le miraculous. Après c'être encore promener un moment, ils se séparèrent pour ensuite rentré chez eux. Ils reprendraient les recherches mercredi.
Une fois tous les deux, Adrien prit la main de Marinette afin de lui demander:
- Tu viens dormir chez moi ce soir ?
- Et bien je ne sais pas, je n'ai pas mes affaires de cours. Et je n'ai plus non plus beaucoup vêtements propres chez toi.
- S'il te plait ma Lady.
Marinette plongea son regard dans celui de son petit ami. Au fond des yeux émeraude d'Adrien, elle y vit de la tristesse et une pointe de désespoir. Était-ce si important pour lui qu'elle passe chaque nuit avec lui ? Devant ce regard Marinette n'en doutait pas. En effet, depuis qu'il lui avait parlé de cet étrange rêve où il avait fusionné les miraculous, elle avait perçu en Adrien une peur d'être seul et oublié. A vrai dire, elle se doutait qu'il avait passé de nombreuses journées, soirées et nuit seul au vue du passé de son père et de son départ à New-York. Et cela avait semblé lui peser terriblement. Souriant au jeune mannequin, Marinette lui dit :
- Très bien, on fait un détour par chez moi et ensuite on retourne à ton appartement.
La jeune femme se mit en route mais fut stoppée rapidement. En effet, alors qu'ils avaient toujours leur main l'une dans l'autre, Adrien n'avait pas avancé en même temps que sa petite copine, la stoppant ainsi. Se tournant vers lui, elle dit :
- Adrien ?
- Ça ne te dérange pas d'aller chercher tes affaires et de me rejoindre ensuite chez moi. J'ai une course à aller faire.
- Maintenant ? Mais on est dimanche !
- Je sais mais c'est important pour moi Marinette.
- Très bien, on va faire comme ça. A quelle heure faut-il te rejoindre devant chez toi ?
- D'ici 1h30 ça te vas.
- Très bien, à tantôt alors.
Adrien la surprit alors. Tirant sur sa main pour l'amener à lui, il la serra dans ses bras avant de l'embrasser. Il mit ensuite fin au baiser avant de dire :
- A tantôt ma Lady.
Il lâcha alors la main de la jeune femme et se mit en route. Marinette le regarda jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue. Son comportement était étrange et cela avait inquiété la jeune femme. Mais, lui faisant confiance, elle décida de se rendre chez elle afin de préparer ses affaires. Si cela se révélait utile, elle pourrait toujours lui demander ce soir ce qui le taraudait.
Comme convenu, Marinette arriva devant l'appartement d'Adrien un peu plus tard. Son sac de cours en bandoulière et un autre sac à la main, elle s'empressa de sonner. En effet, la pluie qui s'était mise à tomber soudainement, transperçait ses vêtements. Elle espérait de tout cœur que son petit ami était déjà rentré chez lui, sinon il lui faudrait attendre. Mais heureusement la réponse fut rapide et Adrien enclencha le déverrouillage de la porte d'entrée. La jeune femme se mit aussitôt à gravir les escaliers. Une fois arrivée à l'étage voulu, elle fut accueillie par un magnifique sourire. Lui prenant ses sacs, Adrien s'effaça ensuite de l'entrée pour la laissé entrer.
- Et ben, quel temps. Si j'avais su qu'il allait se mettre ainsi à pleuvoir j'aurais pris mon parapluie.
- Viens te sécher et te changer, je ne voudrais pas que tu tombes malade.
Lui prenant la main, Adrien abandonna le sac de cours de son amie dans l'entrée avant de l'accompagner jusqu'à la salle de bain tout en prenant le sac de vêtement avec lui. Une fois dans la pièce d'eau, Adrien s'empressa de donner un essuie à la jeune femme entraine de se déshabiller.
- Même mes sous-vêtements sont trempés. Tu veux bien me donner ceux qu'il y a dans le sac.
- Bien sûr.
Ouvrant le sac, le jeune mannequin regarda à l'intérieur avant de dire :
- Lequel tu veux ?
- N'importe, les premiers que tu attrapes c'est bon. Tu veux bien me passer un jogging et une blouse en même temps.
Adrien s'exécuta et donna le tout à sa petite amie. Une fois sèche, elle enfila vite fait les vêtements. Tout en faisant ça, elle jeta un coup d'œil furtif au jeune mannequin. Celui-ci semblait tout à fait normal, plus rien dans son comportement ne reflétait le trouble qu'il l'avait habité un peu plus tôt. Ils se mirent ensuite à préparer ce qui allait être leur souper, laissant leurs Kwamis mettre la main à la pâte. Lorsque le diner fut mangé et que la vaisselle fut lâchement abandonnée dans le lave-vaisselle, ils s'installèrent confortablement dans le divan, un plaid sur leur jambe, afin de regarder un film. Blotti l'un contre l'autre, Marinette sentit à un moment la main d'Adrien se faufiler jusque la sienne. Entremêlant ses doigts à ceux de son aimée, le jeune homme les serra doucement avant de prendre une grande inspiration. Depuis le début de la soirée il réfléchissait à comment annoncer à Marinette ce qu'il avait en tête. Et maintenant que le film touchait à sa fin, il était plus que temps pour lui de se lancer.
- Ma lady, j'aimerais parler un peu.
- Bien sûr chaton, qui a-t-il ?
- Je voulais avoir ton avis. Quand nous auront arrêté ce nouvel ennemi, que ferons-nous ?
- Tu veux dire en tant que Ladybug et chat noir ?
- Entre autre.
- Et bien, je ne sais pas. Tikki m'a terriblement manquée quand j'ai dû rendre le miraculous la première fois. Alors si maître Fu est d'accord j'aimerais garder les boucles d'oreilles de la coccinelle.
- Même si il n'y a plus d'ennemis ?
- Oui. Je me suis dit que même s'il n'y avait plus d'évènement surnaturel, nous pourrions aider en cas d'autres soucis. On pourrait par exemple aider les pompiers à évacuer les gens en cas d'incendie, ce genre de chose.
- Avec ton pouvoir peut-être, mais le mien ne sert qu'à détruire.
- Et alors, tu pourrais détruire des gravats bloquant un passage par exemple.
- Je n'y avais pas pensé.
Marinette sourit à son compagnon avant de concentrer sur la fin du film. Adrien lui, n'avait cependant pas terminé.
- Ma Lady…
Regardant son amant, Marinette vit qu'il était songeur. Son visage si souriant d'ordinaire était ici un véritable masque de marbre. Il ne laissait aucune émotion transparaitre. Se redressant légèrement afin de mieux lui faire face, Marinette demanda :
- Que se passe-t-il ?
- J'y pense depuis un moment maintenant et, même si ça peut paraitre précipité je suis sûr et certains de ce que je vais faire. Déjà lors de notre première rencontre j'ai su que tu serais celle qui partagerait ma vie. Lorsque je suis parti loin de mon père après avoir appris qui il était, j'ai regretté de ne pas avoir Plagg avec moi. Mais ce qui m'a le plus manqué c'était toi. Ton sourire, ton odeur, ta douceur. Autant en tant que Ladybug que Marinette. Je n'avais pas encore fait le rapprochement à ce moment-là mais tout de toi me manquait. Aujourd'hui je ne veux plus jamais être séparé de toi ma Lady.
Pendant son discourt, Adrien avait sorti son autre main de sous le plaid. Il la plaça alors devant Marinette avant de l'ouvrir et de dévoiler un écrin. Marinette rougi violement en comprenant ce qui était entrainé de se passer.
- Je ne veux plus jamais être séparé de toi. Je ne veux plus jamais passer mes nuits loin de toi. Acceptes-tu de m'épouser Lady de mon cœur.
Marinette fut incapable de prononcer quoi que ce soit. Ainsi c'était ça qu'il était allé chercher cet après-midi. Sentant les larmes couler le long de ses joues et le regard d'Adrien se tinter d'inquiétude, elle se dépêcha d'hocher la tête de manière positive. Le visage du jeune homme s'éclaira alors d'un magnifique sourire, le plus beau qu'elle n'ait jamais vu. Ouvrant la boite, il glissa au doigt de son aimée une bague finement ciselée d'un brin d'or jaune et d'un brin d'or blanc s'entrelaçant et venant cerclé un diamant. Une fois la bague passée à son annulaire, Adrien la serra tout contre lui en lui murmurant :
- Je t'aime Marinette.
Sur ce, il l'embrassa alors tendrement, chastement. Un baisé simplement rempli d'amour. Ils restèrent un long moment ainsi, simplement serrer l'un contre l'autre. Ce fut Adrien qui brisa le silence :
- Et si nous allions dormir, demain nous nous levons tôt pour aller en cours.
- Tu as raison.
Ils s'installèrent alors tous deux dans le lit après un rapide passage par la salle de bain. Mais tandis que Marinette s'installait tout contre Adrien, elle lui murmura :
Moi aussi je t'aime Adrien, aujourd'hui et à jamais.
C'est le sourire aux lèvres et enlacés l'un à l'autre qu'ils s'endormir tous les deux.
Le lendemain matin, Marinette se réveilla avant son fiancé. Elle sortit alors sa main de sous les draps et observa la bague. Elle était vraiment magnifique. Elle se souvenait encore comme si c'était hier du jour où Adrien lui avait donné son parapluie et où elle était tombée irrémédiablement amoureuse de lui. Ils en avaient fait du chemin depuis ce temps-là. Regardant le réveille, elle vit que ce dernier allait sonner d'ici une vingtaine de minute. S'extirpant alors de sous les draps, elle alla prendre une douche rapide avant de préparer. Lorsqu'elle fut de retour dans la chambre, elle coupa le réveille juste avant qu'il ne se déclenche. Elle s'assit ensuite sur le lit, à côté d'Adrien avant de l'appeler doucement. Lorsqu'elle le vit papillonner des yeux, elle se pencha et déposa un rapide baisé sur ses lèvres. Ce dernier sourit tout en ouvrant les yeux. Aucun mot ne fut échangé, ils n'en avaient pas besoin pour faire comprendre à l'autre toute l'étendue de leur sentiment. Sortant un bras de sous les couvertures, le jeune homme le glissa dans le cou de Marinette avant de l'obliger à se rapprocher. Lorsque son visage fut à portée, il l'embrassa passionnément avant de la faire basculer sur le lit et de la couvrir de caresse. Après un court instant, Marinette se détacha de lui et dit :
- Tu ferais bien de te préparer, sinon on risque d'être à nouveau en retard.
Le jeune homme sourit, dépose un rapide baiser sur les lèvres de son amie et se leva ensuite sans discuter. Elle avait raison, il était temps pour lui de se préparer. Lorsqu'il fut près, ils se mirent tous les deux en route. Voyant qu'ils avaient le temps, Marinette leur fit faire un détour par la boulangerie de ses parents afin d'y acheter le petit-déjeuner. Dans la boulangerie, Sabine Cheng refusa de voir sa fille payer et leur donna a chacun un petit pain au chocolat à peine sorti du four. Reprenant ensuite leur route, il ne leur fallut pas longtemps pour arriver et s'installer en classe.
Pendant ce temps, dans un sombre hangar se trouvant juste à côté du cimetière du Père Lachaise, le peintre se concentrait. De ses longs doigts squelettiques il s'appliquait à donner vie à son tableau. Ce dernier, immense, n'était pas encore terminer. Concentré sur son œuvre, le peintre voulu tremper son pinceau dans le vert émeraude mais il vit alors que cette dernière manquait à sa palette. Jurant, il s'empressa de se rendre à l'établit non loin. Fouillant dans ses tubes de peinture, il dénicha celui qui avait, selon lui, la teinte parfaite pour son œuvre et remit de la couleur sur sa palette. Mais avant de la reprendre, il passa machinalement son doigt sur le nom gravé dans le bois de celle-ci. Lanwyvern Michaelis, tel était le nom inscrit. Son nom à lui, celui que son maudit père lui avait donné. Il ne le haïssait pas mais il ne l'aimait pas non plus. A ses yeux, son père n'avait rien été d'important. Il avait été un homme faible se laissant vivre. En aucun moment il ne s'était démarqué de cette société qu'il n'aimait pourtant pas spécialement. Il avait été ouvrier dans une usine quelconque et maintenant qu'il était mort, plus personne ne se souvenait de son nom. Personne sauf son fils. Lui qui était mort dans cette usine, foudroyé d'une crise cardiaque. Il avait abandonné derrière lui son enfant de 10 ans. Michaelis c'était alors retrouvé balloter de famille en famille, d'orphelinat en orphelinat. Et personne n'avait essayé de le comprendre. Tout le monde avait peur de lui parce qu'il pouvait donner vie à ce qu'il dessinait. Une fois capable de se débrouillé il avait fui loin, passant les frontières et disparaissant de la mémoire de ceux qu'il avait connu. Mais aujourd'hui, il avait perfectionné son art, aujourd'hui il œuvrait pour faire disparaitre la magie de la surface de la terre. Lui seul était digne de pouvoir l'utiliser. Et quand il ne resterait plus que lui pour se servir de la magie, il s'emparerait du pouvoir en créant une armée de serviteur fait de peinture et de sang. Car oui, si ses créatures pouvaient prendre vie, c'était parce qu'il leur offrait un peu de lui à chaque fois. Lorsqu'il peignait des nuances de rouges, il utilisait son sang comme colorant. C'était ça qui permettait à ses chefs d'œuvres de réservoir la magie pour prendre forme. Et une fois à la tête du monde, tout le monde connaitra son nom et personne ne pourra jamais l'oublier. Sortant de ses souvenirs du passé, il reprit ses couleurs et se remit au travail tout en marmonnant :
- 7, elles seront 7. Elles seront parfaites. Elle sera rouge. Elle sera bleue claire. Elle sera mauve. Elle sera verte foncée. Elle sera blanche. Elle sera bleu foncée. Elle sera noire. 7, elles seront 7. Elles seront parfaites. Elle sera rouge. Elle sera bleue claire. Elle sera mauve. Elle sera verte foncée. Elle sera….
Et il marmonnait ainsi sans discontinu, tout en peignant, traçant, dessinant, donnant ainsi petit à petit vie à son chef d'œuvre.
La journée se passa tranquillement. Pourtant Marinette fut plus que surprise lorsque, à la sortie des cours, Alya lui attrapa la main pour la conduire à sa suite et ce sans explication. Comprenant que la jeune journaliste voulait sans doute parler à sa fiancée loin des oreilles indiscrètes, Adrien les avait suivis accompagné de Nino. Sa fiancée… à cette pensée il n'avait pu s'empêcher de sourire. Alya se dirigea vers le parc un peu plus loin et, une fois dans celui-ci, prit un des sentiers secondaires. Elle voulait surement éviter de croiser qui que ce soit. Lorsque son amie s'arrêta enfin, Marinette prit directement la parole :
- Bon tu m'expliques ce que tu as ?
- Et toi tu m'expliques ce que c'est que ça !
Tout en disant cela, Alya avait pris la main de sa meilleure amie et pointait du doigt la bague de fiançailles qui y trônait. Virant au rouge pivoine, Marinette retira sa main de celle de son amie avant de venir déposer contre sa poitrine son poing fermé. Elle n'avait pas pensé qu'Alya puisse la remarqué. Mais ça, c'était sans compter le sens de l'observation de son amie journaliste. Voyant que Marinette ne savait plus où se mettre, Adrien vint se mettre dans son dos et, la serrant contre lui, dit :
- J'ai fait ma demande hier et elle l'a simplement acceptée.
Contre toute attente ce fut Nino qui prit la parole :
- Et bien félicitation. J'espère que vous serez heureux à jamais.
- Merci Nino.
Adrien sourit à son meilleur ami. Il remarqua alors l'air mi content mi horrifié d'Alya. Ne comprenant pas trop son expression, il allait lui demander si cela lui posait problème lorsqu'elle fut plus rapide et prit la parole avant lui :
- Purée Marinette, ne me dit pas que tu es enceinte.
- Hein…quoi… mais non pourquoi tu vas penser ça ?
Entendre son nom avait sorti la jeune styliste de son mutisme gêné. Alya soupira un bon coup avant de dire :
- Et bien je ne m'attendais pas du tout à vos fiançailles alors je pensais que quelques choses vous avait fait vous précipiter.
- Alya, tu sais pourtant que nous ne sommes pas inconscients. Oui j'aimerais avoir des enfants avec Adrien mais pas maintenant. En premier lieu nous sommes encore trop jeunes. Il faut d'abord que l'on termine nos études et qu'on attrape le cinglé qui fait apparaitre des montres dans Paris. Et puis il faut aussi qu'on prévienne nos parents avant et puis qu'on regarde pour trouver du travail et avoir une maison et…
Marinette fut coupée dans son élan par Adrien qui la serrait fortement contre lui tout en enfouissant sa tête dans son cou. Surpris par la réaction de son fiancé, elle murmura :
- Adrien ?
- Comme ça tu veux avoir des enfants avec moi hein.
Marinette vira à nouveau à l'écarlate. Comment avait-elle pu déballer ainsi tous ses rêves de vie commune avec Adrien devant le principal intéressé. Alya éclata de rire devant la tête de sa meilleure amie. Elle finit par dire :
- Ok ok, tant que vous ne vous précipité pas, il n'y a pas de soucis.
- Tu sais Alya, ce n'est pas parce Marinette et moi sommes fiancé que nous allons nous marier dans le mois qui vient. Nous avons le temps pour ça. J'ai fait ma demande simplement parce que je voulais que Marinette sache à quel point je l'aime et à quel point je ne peux plus me passer de sa présence près de moi. J'ai plus qu'assez gouté à la solitude.
Marinette posa sa main sur le bras d'Adrien et le serra légèrement. Elle avait bien compris que c'était la solitude qui avait poussé le jeune homme à faire sa demande si rapidement. Même si elle ne doutait pas un instant de son amour pour elle.
Une fois leur amie rassurée, ils décidèrent d'aller tous les 4 boire un verre. Après tout l'école était finie, ils pouvaient donc bien profiter un peu de leur après-midi. Ils étaient loin de se douter de ce qui se passerait dès le lendemain.
Lorsqu'Adrien se réveilla, il vit que Marinette était encore endormie à ses côtés. Pendant la nuit, la couverture avait glissé, laissant la jeune femme à moitié découverte. Couchée en chien de fusil, les jambes offerte à sa vue, elle était une véritable tentation vivante. Posant une main sur la jambe de la jeune femme, il profita de la douceur de sa peau tout en remontant vers la cuisse de Marinette. Sous ce doux contact, la jeune femme tendit ses jambes afin de s'étendre avant de se tourner pour faire face à son fiancé. Ouvrant les yeux, elle lui sourit tendrement avant de dire :
- Salut chaton.
- Bonjour ma lady.
Remontant sa main, il la déposa alors sur la joue de la jeune femme avant de lui sourire tendrement et de dire :
- Je voulais te remercier pour tout ma Lady. Merci d'avoir accepté ma demande, merci de venir passer chaque nuit avec moi.
Marinette ne répondit pas mais sourit simplement en venant déposer sa main sur celle posée sur sa joue. Pendant quelques instants ils profitèrent simplement d'être l'un près de l'autre. Ils se préparèrent ensuite pour se rendre en cours. La matinée s'écoula lentement, les cours ne furent pas spécialement passionnants mais pas non plus spécialement ennuyants. C'était une matinée comme les autres. Mais peu avant midi, le calme fut soudainement brisé par un hurlement extrêmement puissant. Tous se levèrent pour regarder par la fenêtre. Adrien et Marinette se jetèrent un coup d'œil avant de regarder à leur tour dehors. Ils ne virent cependant rien de bizarre. Pourtant, un deuxième hurlement se fit bientôt entendre. Ce dernier était tellement puissant que les vitres volèrent en éclats. Tous se protégèrent le visage des tessons tandis que le professeur criait :
- Reculez. Ne restez pas près des fenêtres. Ranger vos affaires, nous allons sortir et ce dans le calme. Procédons comme lorsqu'il y avait un alerte akuma.
Tous obtempérèrent sans discuter. Alya, Nino, Marinette et Adrien s'arrangèrent cependant pour se retrouver dans les derniers à sortir de la classe. Alors qu'ils arrivaient tous devant l'entrée du bâtiment, leur professeur regarda dehors avant de dire :
- Je ne vois rien, dépêchez-vous de rentré chez vous afin d'être à l'abri.
Sur ce, tous quittèrent le bâtiment sans tarder. Suivant le mouvement, Alya, Nino, Adrien et Marinette obliquèrent cependant rapidement afin de trouver un endroit désert. Tandis qu'ils se faufilèrent dans une ruelle, un nouveau hurlement retentit. Ce fut Alya qui prit la parole :
- Vous avez une idée ce que qui peut bien pousser de tels cris ?
- Aucune idée, mais je pense qu'on ne va pas tarder à le savoir. Par contre Alya, Nino, vous allez vous mettre à l'abri. Ne vous mettez pas en danger inutilement.
- Ne t'inquiète pas Marinette, tu me connais.
- Justement, ne te met pas inutilement en danger pour un scoop.
- Promis je ferais attention.
- Bien.
Sur ce, Marinette vit Adrien lui tendre la main. La prenant, elle lui sourit. Plongeant leur regard dans celui de l'être aimé, ils prononcèrent ensemble la formule permettant de se transformer. Une fois le costume enfilé, ils jetèrent un dernier regard à leur ami avant de bondir sur le toit.
- Bon et maintenant qu'est ce qui fait un bouquant pareil ?
Regardant aux alentours, ils ne virent cependant rien d'anormal.
- Tu vois quelque chose chaton ?
- Pas grand-chose pour le moment. On devrait peut-être prendre un peu plus de hauteur.
- Oui, bonne idée. Allons à la tour Eiffel.
Sans attendre, ils bondirent pour prendre le chemin de la dame de fer. Mais tandis qu'ils sautaient de toit en toit, Chat noir attrapa la main de sa Lady et dit :
- Attend.
- Quoi ?
- J'ai vu quelque chose.
Sur ce, le chaton montra du doigt un endroit non loin de la Seine. Observant les environs, Ladybug vit apparaitre une colonne de flamme s'élevant dans les airs. Sans attendre, ils se mirent en route afin de se rapprocher et de voir quel était leur ennemi cette fois ci. Mais alors qu'ils se posaient non loin de l'eau, chat noir laissait échapper :
- Non mais c'est quoi se bordel.
- Ça j'en ai aucune idée.
Devant eu, serpentant au fil de la seine, une immense créature à écaille. Repérant les 2 héros perchés sur le toit non loin, l'hydre se hissa sur les berges dévoilant ainsi un corps de dragon couleur de cendre 4 pattes puissantes aux longues griffes nacrées une queue se terminant en fouette mais surtout 7 longs cous toutes surmontées d'une tête triangulaire. Chacune des têtes possédaient 2 yeux sombres, deux cornes d'environ 40 centimètres, une gueule emplie de crocs pointus et une sorte de petite corne cristalline en forme de losange et d'une couleur unique au milieu du front.
- Et quoi c'est comme au mistermind ? Il faut trouver la bonne combinaison de couleur ?
- C'est pas le moment chaton.
- Je sais mais avoue que c'est quand même bizarre cette tache de couleur. Attention…
La tête du milieu, celle à la petite corne verte foncée, venait d'ouvrir la gueule pour déverser un long jet d'acide qui fit fondre une partie de la berge.
Se posant un peu plus loin, chat noir repris la parole :
- Ça ne te rappelle rien ?
- Si, le tout premier monstre qu'on a combattu.
- Donc on vise le front ?
- Possible, attendons d'en savoir plus.
Esquivant un nouveau jet d'acide, les 2 héros durent se couvrir les oreilles lorsque les 7 têtes poussèrent ensemble un puissant hurlement. Se redressant, Ladybug vit la tête la plus à gauche ouvrir la gueule. Sautant afin d'attraper Chat noir, elle se cacha ensuite avec lui derrière une cheminée. Juste à temps. De chaque côté un déluge de flamme brûlant se fit sentir.
- Merci ma Lady.
Lorsque le torrent ardent cessa, la coccinelle regarda par-dessus les briques à moitié fondue tandis que la tête ayant craché des flammes tardait entre ses dents une langue bifide. A nouveau, les 2 héros durent s'éloigner. La tête de l'hydre à l'extrême droite se fit à cracher dans leur direction des grosses boules d'une substance noire et gluante. Plus d'une dizaine de boule plus tard, les héros étaient à nouveau à l'abri derrière la pente d'un toit. Une boule noire s'écrasa alors sur le toit ou il se trouvait, laissant cette substance gluante dégouliner lentement vers eux. La coccinelle s'en approcha lentement et, prudemment, y trempa le bout du doigt.
- Attention ma Lady, c'est peut-être corrosif.
- On ne dirait pas, ça ne fait pas fondre les toits comme ce que la tête du milieu crache.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Aucune idée. Tout ce que je sais c'est que c'est vraiment gluant et que ça pue.
Regardant par-dessus le toit, ils virent la tête cracheuse de feu envoyer des petites boules incandescentes vers les flaques noirâtres. Aussitôt ces dernières s'embrassèrent, créant une légère déflagration. S'éloignant en vitesse de la substance qui dégoulinait encore à leur côté, ils furent tout de même soufflé lorsque la pois s'enflamma. Se cognant violement contre la façade d'une maison, Ladybug réussi à se rattraper in extrémiste grâce à son yoyo. Atterrissant en souplesse, elle vit chat noir en faire de même grâce à son bâton.
- Ça va ma Lady ?
- Ça va, j'aurais surement mon épaule toute bleu mais ça va. Et toi ?
- Ça va aussi, mais c'est mon dos qui a encaissé. Et sinon tu as une idée pour ce monstre.
- Pas vraiment. On sait que la tête du milieu crache de l'acide. Celle de droite du feu et celle de gauche cette substance inflammable.
- Pour le moment c'est logique. Vert foncé c'est l'acide, rouge c'est le feu et noir la substance gluante, mais les 4 autres têtes on ne sait pas ce qu'elles font.
- Non en effet, mais on peut essayer de deviner.
Retournant sur les toits, ils virent l'hydre avancer vers la tour Eiffel. Sans savoir pourquoi, le monstre s'attaqua au pied de la dame de fer. La 2ème tête de gauche se mit à cracher une sorte de feu bleu. Aussitôt le pied attaqué se couvrir de givre. Le métal émit des craquements sonore alarment. L'hydre leva ensuite l'une de ses puissantes pattes avant de l'abattre sur le pied fragilisé. Dans un bruit strident de grincement fait par le métal torturé, le pied cassa en se tordant violement.
- Bon ben celle-là à l'air de cracher un truc super froid. On a intérêt à ne pas se faire toucher par c'est flamme bleu.
- Oui. Donc le bleu clair correspondrait à de la glace.
Alors qu'ils n'étaient pas tout près du monstre, l'hydre sembla tout de même les avoir entendus. En effet, elle tourna 2 de ses têtes vers eux. La plus à gauche laissa échapper quelques flammèches entre ses crocs luisants. Toujours surveillé par les 2 têtes, les 2 héros de Paris virent les 5 autres têtes s'acharner sur les pieds restant de la tour Eiffel. En moins de 5 minutes, la dame de fer fut terrassée, et dans un bruit déchirant de métal, elle s'écroula dans la Seine. Regardant effaré les dégâts causés par l'hydre, Ladybug repris cependant ses réflexions.
- Chaton, toi qui as une meilleure vue, tu sais me dire qu'il reste comme couleur sur ses fronts.
- Entre celle qui crache l'acide et celle qui crache le rayon glacé je dirais que c'est mauve. De l'autre côté je dirais bleu mais plus foncé que l'autre et en dernier du blanc.
- Ok, on pourrait en déduire que si le rouge est le feu, le bleu serait de l'eau.
- Le mauve pourrait être du poison.
- Oui c'est bien possible. Mais à quoi correspond le blanc.
- De la neige peut-être.
- Je ne pense pas vu que le bleu clair qui crache un feu de glace, pourquoi elle aurait 2 fois le même genre de pouvoir ?
- Aucune idée ma Lady. Et sinon que fait-on ? Parce que notre bestiole à bien l'air décidée à détruire tout ce qui se trouve sur son passage.
En effet, pendant que les 2 héros étaient entraine de réfléchir, l'Hydre avait décidé de s'attaquer aux bâtiments non loin. Heureusement, elle semblait ignorer les personnes qui courraient se mettre à l'abri loin de ses gueules remplie de crocs luisant.
- Bon, testons notre chance, Lucky charm.
- Déjà ma Lady ?
- Je n'ai aucune idée de comment aborder cette créature. Alors on ne sait jamais, le lucky charm va peut-être m'aider.
Ladybug récupéra alors un panneau «sol glissant ». Le posant devant elle, elle se mit à réfléchir. Mais malgré sa réflexion intense, aucune solution ne lui vint. Voyant l'hydre continuer d'avancer en détruisant tout sur son passage, la coccinelle se laissa tomber à genoux en disant :
- Je ne comprends pas. Je ne trouve aucune solution. Comment va-t-on réussi à battre un tel monstre.
- Ça va allez ma Lady, ne te laisse pas abattre. Je suis sûr qu'on va trouver. Le lucky charm nous indique peut-être qui faut la faire tomber au sol.
- J'y ai pensé. Mais une fois par terre elle n'aura qu'à se relever si on ne l'immobilise pas. Et je ne vois pas comment faire pour la clouer au sol.
- Je pourrais essayer de détruire le sol sous elle, comme avec gorizilla.
- Oui peut-être. Mais je ne suis pas convaincue. Je pense qu'il faudrait réussir à la recouvrir de quelques choses afin de pouvoir immobiliser ses têtes le temps de détruire les petites cornes. En plus on ne sait pas s'il faut les détruire toutes en même temps ou si une par une sera suffisant.
- Ça ma lady on ne le saura qu'en essayant.
- Tu as raison. Essayons déjà de la faire tomber et de voir si on peut découvrir ce que crachent les autres têtes.
Sur ce, ils s'élancèrent afin de se rapprocher de la créature. Pendant de longue minute, Ladybug et Chat noir se contentèrent d'esquiver les flammes rouges ou bleues lancées par les têtes du monstre. Bien qu'esquivant les attaques, ils essayaient tout de même de détruire les cristaux quand ils en avaient l'occasion. A un moment, Ladybug vit la tête à la corne bleue foncée se redresser de toute sa haute. Elle allait donc leur cracher dessus. Un jet d'eau puissant sorti alors d'entre les crocs du monstre. Chat noir évita le jet d'eau, qui vint percuter la façade d'un bâtiment. Sous la pression de l'eau, les briques s'effritèrent, laissant un trou béant dans la devanture de l'édifice.
La coccinelle se stoppa un court instant afin de reprendre son souffle et de s'assurer que son fiancé n'avait pas été touché. Ce dernier se posa rapidement à ses côtés. Rassurée, elle eut une idée. Souriant, elle prit la main de chat noir et dit :
- Viens.
Sans attendre, ils s'éloignèrent légèrement du monstre afin de discuter en toute sécurité.
- J'ai un plan pour faire tomber la bestiole. Je n'avais pas pu comprendre la signification du lucky charm plutôt car nous n'avions pas la certitude de ce que crachait la tête au cristal bleu foncé.
- Et donc maintenant que notre théorie est confirmée, que fait-on buguinette ?
- Tu as remarqué que, quand elle est à la fin de son souffle, l'eau qui sort de la gueule de la 2ème tête à droit n'a plus autant de pression.
- Oui et ?
- Alors voila le plan. On s'arrange pour qu'elle termine son jet d'eau sur le sol devant elle, puis on attaque la 2ème tête du côté gauche afin de l'obliger à souffler.
- Et on aura notre sol glissant.
- Exactement, une vraie patinoire. Du coup dès qu'elle sera tombée…
- Je cataclysme le sol.
- Tu as tout compris. Avec un peu de chance, elle restera coincée assez de temps pour qu'on détruise tous les cristaux sur ses fronts.
Après avoir échangé un derrière regard et un dernier sourire, ils s'élancèrent pour revenir au-devant du monstre. Chat noir devait s'occuper d'émoustiller la tête au cristal bleu afin qu'elle se décide à leur cracher dessus. Après quelques minutes et quelques coups de bâtons bien placés, ils la virent armer son tire. Calculant son coup, Ladybug s'élança alors afin d'être prise pour cible. Il lui était en effet plus facile, grâce au mouvement de balancier de son yoyo, de faire une trajectoire courbe pour obliger la tête à cracher son eau sur le sol. Et le plan réussi à merveille. Le sol de la petite place où ils se trouvaient était maintenant détrempé. Chat noir recommença son petit manège mais avec la tête de glace, et à nouveau cela fonctionna comme sur des roulettes. Enervée par les coups de bâton sur son cou, la tête de glace crachat ses flammes glaciales. Lorsqu'elle referma sa gueule, Ladybug admira le sol qui brillait au soleil. Bien, il fallait maintenant faire avancer la bête sur la patinoire improvisée. Elle remarqua du coin de l'œil, un signe de chat noir qui lui fit comprendre de venir près de lui. Il avait surement une idée. Lançant son yoyo, elle entama son mouvement. Mais arrivée à hauteur du félin, elle n'eut pas le temps de se poser que Chat noir lui sautait dessus en disant :
- Rattrape-moi ma Lady.
Agrandissant son bâton, il vint frapper avec force l'arrière d'une des têtes. Sous la douleur, les 7 têtes regardèrent le héros vêtu de noir en sifflant bruyamment. Ladybug réussi à passer une main sous la ceinture du félin, le rattrapant in extrémiste. Se posant sur un toit avec con compagnon, ils virent que l'attention de l'hydre était maintenant focalisée sur le félin .Aussitôt celui-ci se déplaça, mettant la patinoire entre lui et la bestiole.
- Et bien alors pupuce, ça te tente de venir croquer du chat chat ?
Dans un cri perçant, l'hydre fit plusieurs pas vers le héros félin avant de s'écrouler lourdement. Le plan avait été une réussite. L'hydre, une fois les 4 pattes sur la glace, avait perdu son équilibre et avait lourdement chuté. Aussitôt chat noir bondit en criant :
- Cataclysme.
Abatant sa main sur les pavés, ceux-ci se fissurèrent immédiatement. Ils ne tardèrent pas à s'écrouler sous le point du monstre, l'entrainant ainsi dans un trou fait de gravât. Sans tarder, et esquivant au mieux les têtes aux crocs acérés, ils se lancèrent à l'assaut des cristaux colorés. Ce fut Chat noir qui fit mouche le premier. D'un coup de bâton bien placé, il explosa la corne de cristal noir. Aussitôt la tête poussa un terrible hurlement avant de se recroquevillé sur elle-même. Figée suite à la perte de l'une de ses têtes, l'hydre ne put esquiver le coup de Ladybug. A son tour, et grâce à son yoyo, elle brisa le cristal bleu foncé. Comme pour sa jumelle, elle se mit à hurler tout en se recroquevillant sur elle-même. C'est alors que, hurlant plus fort que toute les autres têtes, celle avec le cristal mauve ouvrit la gueule pour cracher une sorte de gaz. De la même couleur que sa corne, il forma bien vite un nuage autour du monstre. S'éloignant sans tarder, les 2 héros de Paris s'éloignèrent afin de se mettre à l'abri.
Du haut du toit où ils avaient trouvés refuge, ils virent l'hydre s'extirper des décombres de ce qui avait été une place en pavé. Ses mouvements créaient des tourbillons dans le gaz violet qui s'accrochait à ses membres. Lorsqu'elle fut totalement sortie des débris, Chat noir et Ladybug constatèrent que les deux têtes les plus à droites n'étaient plus que des sortes de petits moignons rabougris. Ce fut Ladybug qui prit la parole :
- Bien, appartement on peut se débarrasser des têtes une à unes.
- Oui, en espérant qu'elles ne se régénèrent pas comme dans la mythologie.
- Arrête tu vas nous porter la poisse.
Sur ce, la coccinelle lança son poing sur l'épaule du félin. Ce dernier rigola lors que choc se fit. Ladybug n'avait bien sûr pas fait ça dans le but de lui faire mal. Il reprit cependant son sérieux en voyant la bête reprendre son chemin remplis de carnage. Il faut dire qu'il y avait énormément de dégâts. La tour Eiffel n'était plus qu'un amas de métal terrassé par l'hydre .Chaque bâtiments qu'elle avait croisé avait été éventré ou autre. De ci de là on voyait des pans de mur arrachés, des toits effondrés et bien d'autre encore. Heureusement que les Parisiens s'étaient rapidement mis hors de portée de l'animal. Seul tournoyait au-dessus d'eux l'hélicoptère de la tv, relayant surement à la ville entière le combat qu'ils menaient tant bien que mal. Reprenant son sérieux, Chat noir dit :
- Et maintenant ma Lady ?
- Je ne sais pas Chaton. On ne pourra plus l'avoir de la même façon et parce qu'elle va regarder ou elle pose les pattes et parce que nous avons détruit la tête cracheuse d'eau.
- Pour ça on pourrait demander l'aide des pompiers. Ou l'aide d'un de nos amis pour…
- Non.
Le ton avec été sec, tranchant. Surpris, Chat noir allait lui prendre la main lorsqu'il vit l'hélicoptère passé au-dessus d'eux. Se ravisant pour ne pas révéler leur liaison, il reprit cependant la parole :
- Pourquoi buguinette ?
- Je ne sais pas, j'ai l'impression qu'il ne faut pas. J'ai le sentiment que si nous faisons appel à l'un de nos amis, celui-ci mourra. Alors je ne préfère pas prendre le risque.
- Je comprends. Je te fais confiance ma Lady. Par contre, un petit peu de chance pourrait peut-être nous mettre sur une piste, comme la 1ère fois.
- Oui tu as raison. Lucky charm.
En effet, le premier Lucky charm leur avait permis d'établir un plan donc avec un peu de chance, le 2ème permettrait d'établir un nouveau plan. Sans attendre, Ladybug attrapa une bombe aérosol rouge à pois noir. Haussant un sourcil, elle regarda attentivement son lucky charm avant d'appuyer dessus. Une mousse en sortit alors. Arrêtant de l'utiliser, elle vit que la mousse sortie de la bombe était occupée à prendre du volume. Et là, la coccinelle compris ce qu'elle devait faire.
- Bon chaton, on passe faire une course au magasin de bricolage.
- Maintenant ?
- Oui chaton, suis moi.
Sans attendre, elle s'élança dans les airs. Une fois dans le magasin en question, elle vida aussitôt le rayon de mousse expansive.
- Que vas-tu faire de tout ça ma lady ?
- Tu verras chaton, mais on va clouer cette satanée bestiole au sol.
Une fois le rayon vide, elle repartit avec chat noir vers le monstre à écailles ravageant Paris. L'hydre avait quant à elle continué son chemin en faisant toujours autant de dégâts sur son chemin. Le musée d'Orsay était à présent totalement éventré sur tout son côté droit. Se plaçant sur un toit se trouvant sur le trajet du monstre, Ladybug prit alors la parole :
- Bien, j'espère que tu es doué au baseball chaton. Il faudra viser les pattes en priorité.
- Quand tu veux.
Armé de son bâton, il frappa avec force les aérosols envoyés par sa Lady. La première frappa la patte avant droite de la bête avant d'exploser. Aussitôt la mousse en contact avec l'air, elle se mit à prendre du volume avant de durcir. Lançant un hurlement de frustration, l'hydre leva sa patte afin d'essayer de se débarrasser de cette substance collante et irritante. Sans attendre, chat noir et Ladybug recommencèrent. Cette fois ce fut la patte arrière qu'y fut touchée. Enervée, l'hydre décida de craché ses flammes sur la mousse qui emprisonnait sa patte. Mal lui en pris, lorsque le feu entra en contact avec la mousse, cette dernière se durci encore plus en devenant noir comme du charbon. Pendant que le monstre était occupé à s'acharner avec ses flammes sur la mousse de sa patte avant, les héros de Paris en profitèrent pour lancer d'autres bombes de polystyrène. Bientôt les 2 pattes arrière furent prisent dans une gaine solide et résistante. Immobilisée et folle de rage, les 5 têtes restantes s'acharnèrent sur cette entrave. Profitant de la confusion de la bête, Ladybug s'élança et fracassa la corne mauve. En même temps, chat noir éliminait la tête crachant du feu. A nouveau privée d'une partie de ses pouvoirs l'hydre hurla de rage avant de déverser sur la mousse une quantité impressionnante d'acide. La mousse fondit dès qu'elle fut en contact avec l'acide pendant que le surplus de crachat corrosif ruisselait sur les écailles couleurs cendre du monstre. La patte avant fut rapidement libérée. Tandis que la tête d'acide s'attaquait à la mousse emprisonnant ses membres postérieurs, Ladybug revint à la charge en espérant pouvoir détruire une nouvelle tête. Mais alors qu'elle arrivait face au monstre, la tête à la corne blanche inspira profondément et lança son souffle électrique. L'éclair claqua alors comme un coup de tonnerre. Dans la tête de chat noir tout se passa au ralenti. Il vit sa Lady se figer devant la foudre tandis que cette dernière se dirigeait droit vers la coccinelle. Armant rapidement son bras, il agrandit son bâton avant de le lancer. Ce dernier passa entre l'éclair et la coccinelle avant de se planter dans le mur non loin. Jouant ainsi le rôle de paratonnerre, il attira la foudre, épargnant à Ladybug une décharge mortelle. Tandis que la coccinelle atterrissait, Chat noir l'obligea à le suivre tout en récupérant son bâton. Il entraina ensuite sa fiancée dans une ruelle un peu plus loin. Une fois en sécurité relative, loin de la bête et loin de la vue de la caméra, Chat noir regarda sa Lady. Cette dernière était d'une pâleur extrême sous son masque. Remarquant que la totalité du corps de la jeune femme tremblait, il la serra contre lui.
- Ma Lady ça va, tu n'as rien ?
Sans signe avant-coureur, Ladybug éclata en sanglot. Après un très court instant, la coccinelle se repris cependant. Tandis qu'elle respirait profondément, Chat noir demanda :
- Ça va ?
- Oui. Pardon, je crois, je crois que j'ai la frousse de la foudre depuis….
Profitant qu'il était à l'abri des regards, Chat noir stoppa sa Lady au milieu de sa phrase en l'embrassant. Ce fut un baisé court et rapide. Le félin repris ensuite :
- J'ai compris.
En effet, Ladybug n'avait pas besoin d'en dire plus. Son fiancé avait bien compris d'où lui venait cette peur soudaine de la foudre. Après tout, il avait failli perdre la vie à cause de ça. Posant une main sur la joue de sa Lady, le félin ajouta :
- Je te promets de tout faire pour détruire cette tête en priorité.
L'héroïne coccinelle sa calma tout en profitant de cet instant pour se reposer un peu. En effet, à force de courir et d'esquiver les attaques, elle commençait à avoir des douleurs dans tout le corps.
- Allez ma Lady, plus que 3 têtes.
- Oui. Je serais bien contente quand je pourrais prendre une bonne douche et me reposer.
- Idem buginnette. Allez, prête ?
- Presque.
Sur ce, elle lança son yoyo en répétant la formule du lucky charm.
Une petite review pour me dire ce que vous en pensez ^_-, cela serait sympa
