Elle aimait la saison qui portait son nom. Alors qu'on se hâtait, à chaque averse, de rassembler ses affaires et de s'abriter, elle restait sous les trombes d'eau. Chaque gouttelette sur son visage lui faisait l'effet d'une libération, chaque grondement du tonnerre d'une douce musique à ses oreilles.

Cela lui avait valu plus d'une remontrance, quand elle revenait à la maison avec ses cahiers trempés. Mais elle n'avait jamais cessé pour autant. Ces instants hors du monde et de ses ennuis valaient bien quelques devoirs en bouillie ou quelques vêtements déteints.

Tsuyu n'était jamais aussi heureuse que sous la pluie.