Bon, je crois que je botte un peu en touche avec ce thème (qui était à la base "Fille à femme", au singulier), mais je n'étais pas très sûre de l'avoir compris, donc j'ai préféré l'adapter un peu pour une interprétation dont j'étais sûre.

Bonne lecture !


Elle était une « fille à femmes », comme elle avait déjà entendu dire. On le disait à mots couverts, faussement ouvert, faussement compréhensif. En vérité, on se demandait quand elle cesserait sa petite comédie.

Kendo n'arrêta jamais d'aimer les femmes. De les aimer jeunes et vieilles, grandes, petites, minces, grosses, japonaises, étrangères. Elle aimait les femmes comme on aime respirer, par besoin, par instinct. Elle aimait leurs courbes, leur sourire, leur odeur, le tintement de leurs bijoux. Leur façon de faire battre son coeur plus fort. Elle aimait Momo.

Ceux qui prétendaient qu'elle faisait son intéressante n'y comprenait rien.