Bonjour tout le monde

Je m'excuse profondément de ce retard. Ce n'était pas volontaire. Je savais qu'il y aurait de l'attente vu que je n'avais pas commencé le chapitre, mais en plus de ça mon incroyable béta et moi-même avons eu plein de galère...

Bref, j'espère ne pas vous faire attendre autant à l'avenir... Mais je n'ai absolument pas abandonné cette histoire ! J'ai juste des problèmes d'écriture..

Venez me crier toute votre colère en commentaire :p


Chapitre 9 : Let me down slowly

10 ans plus tôt.

Clarke se réveilla encore fatiguée. Entre la soirée de la veille et le ménage qui l'attendait ce matin, elle ne voulait absolument pas sortir de son lit. Qui avait eu l'idée d'organiser le nouvel an chez elle ? O'. Cela ne pouvait qu'être Octavia. La jeune femme avait toujours eu les pires idées du monde. Sans s'en rendre compte, Clarke se mit à sourire en pensant à la dernière idiotie que sa meilleure amie avait mise au point. C'étant sans doute l'une des pires, mais clairement la meilleure en même temps. Octavia l'avait enfermé dans un placard avec Lexa. Lexa qui avait les lèvres les plus douces du monde. Et, le regard le plus intense. Lexa qui était surement en train de paniquer chez elle. Clarke la connaissait assez bien pour savoir que malgré son courage hier soir, la jeune femme devait se poser plein de question. C'était tout à fait compréhensible, elles n'avaient pas vraiment pris le temps de parler de ce qui s'était passé. Elles avaient juste continué la soirée à danser et rigoler avant que la brune rentre chez elle, très tard dans la nuit. Clarke avait assez confiance en elle pour ne pas paniquer, mais Lexa ? Lexa devait être dans tous ses états. Elle se devait de la rassurer. La blonde tendit son bras vers sa table de nuit pour attraper son téléphone mais ne trouva rien. Elle se leva un peu et le repéra de l'autre côté. Elle passa au-dessus d'Octavia endormie à ses côtés pour l'attraper. Son amie râla dans son sommeil et changea de sens. La blonde déverrouilla son écran et ouvrit ses messages. Elle réfléchit une seconde avant d'envoyer un sms simple mais rassurant à la jeune femme. A peine, eut-elle le temps de poser son téléphone à côté d'elle, que celui-ci vibra.

Clarke

J'ai passé une excellente soirée hier.

LexyBooh

Je peux dire sans hésiter qu'hier soir était la meilleure soirée de ma vie.

Clarke

VICTOIRE ! On peut déjeuner ensemble demain ?

LexyBooh

S'il te plait :D

Clarke lâcha son téléphone et s'allongea de nouveau, un sourire béat sur le visage. Elle avait un rencard avec Lexa. Et après la soirée qu'elle avait passée hier soir, elle avait hâte. Elle récupéra son portable, prête à finir la conversation sur un message montrant toute sa confiance en soi quand elle remarqua l'heure. Il était 11h passé. Ses parents devraient rentrer d'ici deux petites heures. La moitié de ses amis étaient encore endormi en bas, et la maison était dans un état catastrophique.

- Oh mon dieu ! cria Clarke en se levant.

Elle attrapa son pantalon de survêtement qui trainait sur son fauteuil de bureau et l'enfila rapidement. Elle se retourna vers O', toujours endormie dans son lit. Elle essaya de la secouer mais la jeune femme se retourna et s'enfouit un peu plus sous la couette.

Clarke attrapa son oreiller et lui jeta dessus avant de lui retirer la couverture.

- O', debout !

- C'est quoi ton problème Griffin ? demanda son amie en se relevant brutalement.

- Oh, je ne sais pas. Mes parents rentrent dans 2h et grâce à ta brillante idée mon salon ressemble à un squatt !

- Oh merde ! lâcha O' en se levant à son tour.

- Tu crois ?

- Je m'occupe de réveiller tout le monde, tu vas chercher 2 kilos de donut.

- Des donuts ? Tu crois vraiment que j'ai le temps –

- Tu veux que nos abrutis d'amis nous aident ? la coupa O. Alors, tu as intérêt à les nourrir. Allez, bouge Griffin. On a une maison à sauver.

Par un miracle, Clarke était tranquillement assise sur son canapé, entouré d'Octavia, Monty, Jasper et Bellamy quand Jake et Abby Griffin rentrèrent de leur weekend. Le manoir avait été entièrement nettoyé en un temps record grâce à l'organisation de sa meilleure amie. Elle n'avait jamais vu Bellamy et Jasper s'activer aussi vite.

- Bonne année ma puce, souffla Abby en prenant Clarke dans ses bras.

- Vous avez passé une bonne soirée ?

- Tranquille, répondit Octavia.

- On a passé la soirée à jouer tous les 5, ajouta Bellamy.

- Tu avais la maison pour toi toute seule le soir du nouvel an et tu as organisé une simple soirée jeu ? demanda le père de Clarke.

- Je n'avais besoin de personne d'autre, se contenta de répondre sa fille.

- C'est bizarre Madame Jeane c'est plainte du bruit, et des voitures qui se garaient jusqu'à chez elle.

Sérieusement. Ils habitaient en plein milieu de nulle part. A pieds, il fallait une vingtaine de minutes pour rejoindre la ville. Et, ils avaient littéralement qu'une seule voisine, qui habitait à plus de 500 mètres. Comment s'étaient-ils débrouillés pour réussir à la déranger.

- Madame Jeane a des démences, lui rappela Jasper.

- Ah… Tout s'explique alors, ironisa .

- Elle a juste tout imaginé, continua Abby.

Clarke baissa les yeux. S'en était fini de sa vie sociale.

- On va vous laisser, proposa Monty en regardant le reste de la bande.

- Bonne idée ! ajouta Octavia en se levant.

La jeune fille enlaça rapidement Clarke, lui murmurant une bonne chance, avant de suivre le restes de ses amis et quitter la maison.

- C'était une idée d'Octavia, commença Clarke. C'était stupide mais personne n'a été blessé, rien n'a été cassé et je n'ai bu qu'une bière.

- Mais tu nous as menti. Tu connais la règle, ajouta Abby.

- Est-ce que je peux juste envoyer un dernier message ?

- Pas de téléphone, ordinateur ou sortie pendant deux semaines. Tu as dix minutes avant qu'on récupère le tout.

Clarke souffla. Elle se dépêcha d'attraper son téléphone et envoya un message sur le groupe collectif. Octavia qui était familière avec la punition des Griffin, resta calme. Elle connaissait un million de solution pour réussir à parler et voir Clarke, malgré qu'elle soit privée de vie sociale pour le reste des vacances. Elle avait hâte de mettre en exécution ses nouvelles trouvailles.

Clarke ne prêta pas attention à la dizaine d'idées que sa meilleure amie était en train de lui expliquer. Elle ferma le groupe message, et ouvrit sa discussion avec Lexa. C'était ce qui l'embêter le plus dans cette histoire, ne pas avoir l'occasion de parler avec la brune après la soirée qu'elles venaient de passer. Elle avait peur que la distance forcée repousse Lexa dans ses insécurités.

Clarke –

Mes parents viennent de me griller pour la fête d'hier soir… 0 contact avec la civilisation pendant deux semaines :/

LexyBooh -

Ouch…

Je suppose qu'on doit reporter ?

Clarke -

Désolée… Je voulais vraiment passer du temps avec toi.

LexyBooh -

Moi aussi. Mais, une semaine passera vite. Et, pendant la deuxième on se verra au lycée.

Clarke -

Je vais passer ma semaine à penser à toi…

Clarke -

C'est la première fois que j'ai hâte que les vacances se terminent.

- Clarke c'est l'heure ! lui rappela son père.

La jeune femme se dépêcha d'envoyer un dernier message à Lexa avant d'éteindre son téléphone. Elle grimpa rapidement dans sa chambre pour descendre son ordinateur et déposa le tout devant son père.

- Ce n'était vraiment pas le moment de me piquer tous moyens de communication papa.

- Parce qu'il y a un bon moment pour priver une ado de son téléphone ?

- Naahh… mais j'étais sur le point d'avoir un rendez-vous avec la plus belle fille du lycée !

Jake rigola en voyant la mine désespérée de sa fille. Il s'assit à côté d'elle et passa son bras derrière ses épaules.

- Si elle n'est pas capable de t'attendre deux semaines, c'est qu'elle ne te mérite pas, souffla-t-il en embrassant les cheveux de son aînée.

- Ce n'est pas ça le problème ! C'est moi qui ne veux pas attendre. Est-ce que j'ai précisé que c'est la fille la plus belle du lycée ? Ça fait un bout de temps que je travaille le terrain, et j'ai enfin réussi à lui faire comprendre qu'elle me plaisait. Et, vous gâchez tout.

- Ça va être de notre faute maintenant ? rigola son père.

- Vous m'aviez laissé la maison pour le nouvel an, à Octavia et moi. Vous vous attendiez à quoi ? On a fait ce que tout ado digne de ce nom aurait fait.

- Certes ! Mais ta mère et moi, on a réagi comme n'importe quel parent. Et, je trouve que deux semaines, tu t'en tires bien. Donc arrête de râler, et viens m'aider à préparer des Croque-Monsieurs, lâcha Jake en se levant.

Clarke souffla. Cette semaine allait être interminable.

/

Pour le premier matin du weekend, Clarke était fière de sa productivité. Comme tous les samedis depuis le début de l'année, le professeur s'était levée tôt pour réveiller sa sœur qui avait rendez-vous avec son équipe. Au lieu de glander le reste de la matinée, elle avait pris sa douche juste après sa deuxième tasse de café et avait rejoint Marcus Kane, le meilleur ami de son père et actuel patron pour le petit-déjeuner. Après une petite heure à parler du lycée et de sa mère, Clarke avait laissé le vieil ami de la famille pour aller faire des courses. Avec le temps qu'il restait, elle en avait profité pour rendre visite à Monty. Comme toujours le jeune papa lui avait gardé un panier de produits frais pour la semaine avant de lui proposer un café et du temps avec Jordan. Clarke adorait ce petit bonhomme. Comment aurait-il pu en être autrement ? Son père était l'un de ses plus anciens amis, l'un des plus proche. Elle ne pouvait qu'adorer sa progéniture, déjà beaucoup trop mignonne pour son jeune âge.

Rentrée depuis peu, elle avait lancé une machine avec toutes les affaires qu'elle avait trouvé sur le sol de la chambre de Madi, avant de se mettre à cuisiner. Elle était en train de mettre une casserole sur le feu quand la sonnette du manoir retenti. Clarke sursauta, surprise.

La blonde posa ce qu'elle avait dans les mains pour aller ouvrir. Lexa Woods se trouvait sur le seuil de sa maison, une main dans la poche. Elle avait embrassé Lexa. Et, bien que Clarke ait essayé de s'occuper l'esprit toute la matinée, elle n'avait pas arrêté de penser à ce baiser.

- Hey, sourit Lexa.

Le professeur s'appuya sur le cadre de sa porte, les bras croisés.

- La célèbre Lexa Woods chez moi. Que me vaut cet honneur, ironisa la blonde.

- Je te dérange ? J'en ai pour 5 minutes, j'ai juste besoin de parler à Madi.

- Tu n'as pas déjeuné avec elle il y a tout juste une heure et demi ?

- Je n'avais pas encore reçu ça, lâcha Lexa en montrant l'enveloppe qu'elle tenait dans sa main.

Clarke se redressa curieuse.

- Elle n'est pas encore rentrée. Elle est dehors avec –

- Laisse-moi deviner, Gaïa ?

- Perdu. Avec ton neveu apparemment, mais je suis sûre que Gaïa n'est pas très loin.

- Aden ?

- Ils devaient se retrouver pour s'entrainer un peu. Je te jure, elle ne pense qu'au foot depuis que tu l'as prise dans ton équipe, grimaça Clarke.

- Désolé ?

- Tu veux entrer ? J'allais faire cuire des pâtes pour accompagner mon poulet brocolis.

- Je ne veux pas te déranger.

- Ne sois pas bête. Et puis, il y en a bien assez pour nous deux.

La blonde se décala légèrement et fit signe à son amie d'entrée. Si elle ne pouvait pas oublier ce qui s'était passé hier soir, elle pouvait au moins essayer de remplacer les images qui tournaient dans sa tête avec des moments beaucoup plus calmes et moins excitants.

Un simple repas entre amies. Elles allaient partager un repas, discuter et rire comme des gens civilisés qui n'éprouvent aucun désir l'un pour l'autre…

- Tu as besoin d'aide ? demanda Lexa en s'approchant du plan de travail de la cuisine.

- Tu peux mettre la table. Les assiettes sont dans le placard du haut.

Lexa se tourna et ouvrit la porte. En levant ses bras, son t-shirt remonta légèrement laissant voir une partie des abdos de la sportive. Clarke ne put s'empêcher de regarder. Malgré tous ses efforts, elle ne cessait de se rejouer la scène d'hier soir dans sa tête. La simple présence de la jeune femme lui donnait chaud. Elle pensait pourtant que tout était sous contrôle. Elle avait réussi à recréer un lien avec Lexa, et elle était fière de pouvoir la compter parmi ses amies. Simplement parmi ses amies. Elle avait maintenu son attirance pour la jeune femme à un niveau supportable. Lexa était magnifique mais elle avait assez de volonté pour passer outre. Enfin… c'est ce qu'elle pensait jusqu'à hier. Ce baiser lui avait retourné le cerveau. Elle voulait recommencer. Elle voulait aller plus loin. Elle avait envie d'elle et absolument pas comme une amie.

Lexa se retourna obligeant Clarke à détourner le regard. Elle ferma les yeux une seconde avant de s'appuyer contre l'ilot centrale de la cuisine et souffler.

- Ça va ? demanda la brune en s'approchant d'elle.

Lexa pausa les assiettes devant elle et se pencha légèrement vers la blonde.

- Je n'arrête pas de penser à ce baiser, lâcha Clarke ne voyant aucune raison de ne pas être honnête.

- Oh… Lexa se décala légèrement pour mettre un peu d'espace entre elles.

Elle n'était pas venue pour ça mais mourrait d'envie d'en discuter. Ne pas savoir ce que Clarke pensait de son moment de courage de la veille l'avait embêté toute la soirée. La jeune femme ne l'avait pas repoussé. Au contraire, elle l'avait embrassé aussi. Le gémissement de Clarke était encore gravé dans sa mémoire. Il l'avait été hier soir quand Lexa était rentrée chez elle. Et, même après avoir pris le temps de se soulager, la brune en voulait plus. Et cela la terrifiait. Clarke Griffin avait toujours été sa kryptonyte. Partir pendant 10 ans, n'avait rien changer. Cela embêtait Lexa au plus haut point. Elle était censée être Lexa Woods. Sportive de haut niveau, dont la carrière faisait rêver toutes les jeunes filles. Elle s'était mariée, elle avait aimé, et pourtant, un simple regard de la jolie blonde et elle redevenait cette adolescente

- Et, c'est une bonne ou une mauvaise chose ? demanda Lexa

Clarke se tourna légèrement vers elle pour la regarder dans les yeux. Il était temps d'arrêter de prétendre. La blonde n'avait pas besoin de l'amitié de Lexa. Elle avait besoin d'elle tout simplement. On dit qu'une image vaut plus que mille mots. Et bien, une action faut plus que mille images.

Clake se releva et, sans hésiter une seconde de plus, passa ses bras autour du cou de Lexa et unit leurs lèvres pour la deuxième fois en moins de 24h. Lexa pausa ses mains sur sa taille et se laissa conduire. La blonde la poussa doucement en arrière jusqu'à ce que son dos soit plaqué contre le placard derrière elle. Clarke l'embrassa avec ferveur, glissant ses mains dans sa chevelure et appuyant son corps contre le sien. Sentir la poitrine de la blonde contre la sienne était exquis. Clarke ouvrit légèrement sa bouche pour glisser sa langue dans celle de la brune. Lexa en oublia son nom. Elles s'embrassèrent avec passion. Lexa était tant sous le choc qu'elle osait à peine bouger ses mains. Ce n'est que lorsque Clarke se décala légèrement pour reprendre sa respiration que Lexa se réveilla. Clarke Griffin était en train de l'embrasser. Elle était en train d'embrasser Clarke. Et rien d'autre ne comptait. La brune souleva légèrement le visage de son amie pour la regarder dans les yeux. Elle n'y trouva que du désir. Elle pressa à nouveau ses lèvres contre celles de sa partenaire, mais cette fois, elle ne comptait pas rester sans rien faire. Elle se poussa du placard et se pencha un peu plus sur Clarke, ajoutant plus de pression sur sa délicieuse bouche. Lexa passa ses bras autour de la taille de la blonde et la fit reculer jusqu'à l'ilot de la cuisine, sans jamais perdre le contact. Elle commença doucement à embrasser la mâchoire de la jeune femme tout en la soulevant pour l'asseoir sur le plan de travail. Instinctivement, Clarke entoura la jeune femme de ses jambes pour la coller encore plus à elle. Lexa continua de descendre ses baisers. Elle se concentra sur le cou de son amie, cherchant du bout de sa langue le point qui la ferait craquer complètement. Un long gémissement lui fit comprendre qu'elle venait de le trouver. Elle resta un moment à mordiller et embrasser la zone sensible avant d'adoucir son passage avec sa langue. En même temps, sans s'en rendre compte, elle s'était mise à caresser le dos de Clarke remontant ses mains jusqu'au-dessous de son soutient gorge. La blonde releva la tête de Lexa et plaqua de nouveau ses lèvres aux siennes, ses mains derrières sa nuque pour la tirer toujours plus à elle. Aucune des deux jeunes femmes avaient les idées claires. Elles auraient dû être en train de discuter, mais pourquoi utiliser leurs bouches pour parler quand elles pouvaient s'embrasser à la place. Clarke retira les mains de sa nuque pour se détacher légèrement. Elle les posa sur le bas de son t-shirt et d'un geste rapide, retira son haut. Lexa regarda en silence. La blonde était magnifique. Sa poitrine montait et descendait à une vitesse incroyable, signe de son excitation. Lexa n'avait qu'une envie : marquer ses lèvres la peau douce que Clarke venait de lui offrir. Elle sentit tout son corps frissonner d'envie. Clarke la tira une nouvelle fois à elle, embrassant à son tour le cou sensible de la sportive.

- Clarke…

- Lexa, souffla-t-elle.

- Clarke. Tu es sûre ? demanda la joueuse.

- On n'a plus 15 ans Lex. Je sais ce que je veux. Pas toi ?

Lexa savait exactement ce qu'elle voulait. Clarke. Clarke. Clarke. Rien d'autre. Elle secoua légèrement la tête n'ayant pas confiance en sa voix pour répondre. Et, se pencha en avant pour embrasser à nouveau la déesse en sous-vêtement. Elle essaya de ralentir le plus possible. Elle voulait transformer ce baiser passionné en baiser sensuel. Ses mains remontèrent le long des côtes de la blonde, caressant chaque centimètre de peau qu'elle pouvait jusqu'à arriver au niveau de la dentelle que portait Clarke. Alors qu'elle s'apprêtait à poser sa main sur la terre promise, les montagnes des merveilles, la vallée des miracles. Elles entendirent une clé tourner dans la serrure et la porte s'ouvrit. En l'espace d'une seconde, Lexa passa d'excitée à terrorisée. Elles allaient se faire surprendre. Clarke garda ses esprits, elle poussa Lexa et sauta au sol. Elle eut tout juste le temps d'enfiler son t-shirt que Madi entra en lançant son sac par terre.

- Je déteste Gaïa, lâcha-t-elle en approchant de sa sœur.

- Qu'est-ce que ta meilleure amie a-t-elle encore fait ?

- Ell –

Madi s'arrêta au milieu de sa phrase en voyant que Clarke n'était pas seule.

- Coach ?

Lexa dû faire preuve de toute la volonté du monde pour réussir à articuler une phrase cohérente. Elle avait encore le goût de Clarke sous ses lèvres. Elle avait encore la sensation de sa peau sur les mains, le bruit des gémissements de plaisir dans ses oreilles. Elle devait chasser tout ça de son esprit. Après tout, elle était venue chez les Griffin avec une mission totalement différente en tête. Elle se concentra sur ça. C'était plus important que de faire jouir la propriétaire du manoir. Enfin non… Ce n'était pas plus important, rien ne serait jamais plus important que ça. Ce n'était juste pas la priorité aujourd'hui.

- Coach, qu'est-ce que vous faîtes là ?

- J'avais besoin de te voir.

- Mais vu que, comme toujours, tu n'étais pas là, je lui ai proposé de manger avec moi, continua Clarke. D'ailleurs, je pensais que tu ne rentrerais pas avant ce soir.

- Changement de programme, Aden doit aider son père et Indra veut passer un peu de temps avec sa fille. Je me suis dit que j'allais les laisser un peu.

Madi se tourna un peu plus vers son entraineuse.

- Vous vouliez me parler de quoi Coach ? Un problème.

- Non. Non. Bien au contraire.

Lexa mit la main dans sa poche pour chercher l'enveloppe qu'elle avait apporté à la jeune femme. En silence, elle lui tendit et lui fit signe de la lire. Etant adresser au coach, Lexa savait déjà ce qu'elle contenait. Elle avait été fière de sa joueuse et avait voulu partager la nouvelle avec elle au plus vite. Clarke observa la scène en silence. Elle essaya de comprendre l'expression du visage de sa petite sœur.

- Je ne comprends pas, commença Madi. Je… l'équipe nationale des moins de 18 ans ?

- Ce n'est qu'une lettre d'intention, précisa Lexa. Chaque année, l'équipe nationale des moins de 18 ans organise un stage d'un mois durant l'été. Les invités sont des jeunes joueuse ayant montrant un grand potentielle. Celles qui ont le plus de chance d'être appelé pour rejoindre les U18.

- Madi a été invité ? demanda Clarke.

- Pas tout à fait, reprit Lexa. C'est une lettre nous prévenant que Madi fait partie de la liste des 100 joueuses qui ont attiré leurs regards, tout championnat d'états confondus. Cela ne veut pas dire qu'elle fera partie du stage. Mais, ils vont regarder de près sa saison et si elle arrive à les convaincre, elle pourra participer au stage avec les 23 autres joueuses sélectionnées.

- J'ai attiré leur attention ? demanda Madi surprise. Moi ?

- Madi, tu es l'une des joueuses avec le plus de potentiel que je n'ai jamais vu. Bien sûr que tu as attiré l'attention des sélectionneurs. Tu as beaucoup de talent. Et, si tu te donnes à fond et que tu travailles sans relâche, je suis sûre que tu feras partie des chanceuses.

- Je n'en reviens pas, lâcha Madi.

- Je suis si fière de toi, dit Clarke en prenant sa sœur dans ses bras. Et papa le serait également, rajouta-t-elle.

- Il y a d'autres joueuses de l'équipe ? demanda l'adolescente. Echo ?

- Echo est déjà trop âgé. Elle aura 18 ans avant la fin de l'année. Les joueuses sélectionnées ont entre 14 et 17 ans. Ontari fait aussi parti de la liste. Sa puissance de frappe est impressionnante. Elle a ses chances.

- Je n'en reviens pas.

- Rien n'est gagnée ! Surtout avec Ontari. Ils ne prendront jamais deux joueuses de la même équipe. Ce n'est jamais arrivé.

- Je suis en compétition avec l'une de mes coéquipières ?

- Malheureusement. Mais je ne veux pas que tu le vois comme ça. C'est une chance pour toutes les deux. Et, je vous entrainerai toutes les deux avec le même enthousiasme et la même intensité. D'ailleurs, je vais vous rajouter une demi-heure par jour à toutes les deux. Rien qu'elle, toi et moi.

- Bien sûr coach. Tout ce qu'il faudra pour avoir une chance. Je… Merci.

La jeune fille s'avança et prit Lexa dans les bras. La brune se laissa faire, passa sa main dans ses cheveux. Clarke regarda la scène et murmura à son tour un « merci » silencieux.

- Et si on mangeait maintenant ? proposa Madi. Une championne ça se nourrit !

- Je vais vous laisser.

- Ne sois pas bête Lexa. Tu restes !

/

10 ans plus tôt.

Clarke n'en pouvait plus. Cela faisait à peine plus de 36 heures que ses parents l'avaient puni, pourtant, elle était déjà au bout. Ils l'avaient forcé à passer chaque minute depuis leur retour avec eux. Cela avait commencé par une simple balade autour du lac. Cela n'avait pas dérangé Clarke plus que ça. Elle en avait profité pour jouer avec sa petite sœur. Mais, cela avait enchaîner avec l'obligation de cuisiner en famille, suivit d'une sortie au bowling, une grande partie du lycée avait été là, aucun n'était venu avec ses parents. Ce matin, tout avait recommencé. Abby avait réveillé son aînée bien trop tôt au goût de cette dernière pour qu'elle l'accompagne au marché. Après le petit déjeuné en famille, ils étaient tous partis pour une randonnée à vélo qui avait été interminable.

Clarke était allongée sur son lit, la porte de sa chambre fermée, et croisait les doigts pour que personne ne vienne la déranger. Elle aimait son père et sa mère, elle adorait sa petite sœur. Mais trop, c'était trop. Elle avait besoin de voir ses amis, de rire aux bêtises de Jasper, de se disputer avec Octavie et de se relaxer avec Monty. Ils faisaient tout autant partis de sa famille. Et surtout, elle mourrait d'envie de parler à Lexa.

Clarke se releva de son lit, frustrée. Elle se pencha en avant et attrapa son cahier de croquis qui traînait à ses pieds. Elle s'installa le dos contre sa tête de lit et augmenta le son de sa musique. Sa mère semblait lui avoir donner quelques minutes de répits, elle devait en profiter un maximum. Dessiner restait son activité favorite. L'inspiration ne fut pas difficile à trouver. Depuis quelques jours, l'image du visage de Lexa ne quittait pas ses pensées. L'artiste se concentra pour mettre le plus de détails possibles dans son dessin. Elle commença par les yeux. Le regard de Lexa était à la fois sévère et doux. Captivant. Il serait difficile de retranscrire toutes les émotions que la jeune femme exprimait à travers ses yeux. Clarke était tellement concentrée qu'elle n'entendit pas sa fenêtre coulisser.

- Griff, chuchota Octavie assise sur le rebord de sa fenêtre. Griff !

La blonde sursauta. Par reflexe, elle vérifia du regard que sa porte de chambre était fermée avant de s'approcher de la brune.

- Comment tu es montée ?

- Je t'ai dit que j'avais un million d'idée pour contourner ta punition. Pousse-toi, il caille dehors.

- Si mes parents te chopent, je suis…

- T'inquiète pas je reste pas longtemps. Je suis juste venu te faire un câlin, commença la jeune fille en la prenant dans ses bras. Et, te donner ça.

Octavia sortit de sa poche son ancien téléphone.

- Tu ne pourras pas avoir ta dose de twitter sur cette cabine téléphonique, rigola O', mais un pied dans le monde civilisé.

- Tu me sauves la vie ! s'exclama Clarke.

- Je pense que tu seras contente du répertoire. J'a-

Octavia fut couper par le bruit de la porte commençant à s'ouvrir. Grâce à ses réflexes de sportive, elle se coucha derrière le lit de Clarke, le plus au sol possible pour que rien ne dépasse. Abby entra sans prévenir.

- On mange dans cinq minutes, la prévient sa mère.

- J'arrive, se contenta de répondre la blonde en rangeant ses affaires.

Abby commença à refermer la porte, mai s'arrêta pour se retourner vers sa fille.

- Et Octavia, redescend par la porte. Je serai triste d'annoncer à ta mère que tu t'es cassée le cou.

La brune se releva doucement. Elle s'approcha de son amie et la pris dans ses bras.

- Sous le lit, murmura-t-elle.

Sans rien rajouter, elle passa devant Abby et se dépêcha de descendre.

- Je n'y suis pour rien, promis Clarke.

- Je sais. Aller, vient manger.

Après le repas, l'adolescente s'excusa auprès de ses parents pour remonter rapidement dans sa chambre. Officiellement, la rando de ce matin l'avait épuisé, officieusement, elle avait hâte d'envoyer un message à Lexa.

Clarke -

Octavia vient de me sauver la vie !

Lexybooh -

Clarke ?

Clarke

Gagnée ! Je ne pouvais pas attendre jusqu'à lundi…

Clarke

Je serai officiellement libre le premier vendredi de la rentrée.

Lexybooh

C'est le premier match de l'année :D Mais, on peut se voir après ?

Clarke

Il y aura sûrement une fête d'après match…Tu es la capitaine de l'équipe.

LexyBooh

Je préfère être avec toi.

LexyBooh

20h devant Arkadia ?

Clarke

:D

Derrière son téléphone Clarke souriait. Elle avait toujours considéré Lexa comme un membre à part entière de leur groupe. Malgré sa discrétion et sa timidité. Elle l'avait toujours admiré. Mais, depuis le début de l'année, son regard sur la jeune femme avait complètement changé. Elle espérait secrètement qu'un jour Lexa aurait le courage de l'invité. Ce jour venait d'arriver. Elle avait hâte d'être à vendredi prochain.

/

Présent

Assise sur le canapé de ses amis, Clarke ne les écoutait pas vraiment. Elle avait décidé de venir manger chez Raven et Octavia ne pouvant rester dans sa propre cuisine en repensant à ce qui s'était passé ce matin. Elle ne pouvait regarder son plan de travail sans y voir Lexa la soulevant par la taille pour l'embrasser langoureusement dessus. C'était une véritable torture de revivre la scène sans pouvoir sentir Lexa contre son corps. Elle avait pensé que fuir chez ses deux meilleures amies serait la solution idéale pour lui changer les idées. Raven et Octavia étaient capable de monopoliser la parole toute une soirée et faire leur petit show. Malheureusement, rien n'y faisait. Elle avait encore le goût des lèvres de la brune sur les siennes, peu importe le nombre de bière qu'elle buvait.

Raven était assise près du bar, elle regardait sa femme sortir ses lasagnes du four en souriant.

- Clarke grâce à toi j'ai épousé la plus belle femme du monde, et celle faisant les meilleures lasagnes ! lâcha la future maman.

- Etant donné que c'est le seul plat que je sais faire, elles ont intérêt à être bonnes, rigola O' en venant près de sa compagne.

Raven passa son bras derrière son dos et se redressa légèrement pour l'embrasser rapidement du bout des lèvres.

- Tu ne trouves pas que notre Clarke est bien silencieuse ? demanda Octavia en se tournant vers leur amie.

- Aller Clarkie, lâche le morceau.

La blonde était perdue dans ses pensées. Elle n'avait pas entendu Raven l'interpeller. Octavia s'avança vers elle, le regard soucieux.

- Clarke ? répéta-t-elle en s'installant à côté d'elle.

- Pardon ? sursauta la concernée.

- Crache le morceau. Qu'est-ce que tu as en tête ?

- Je n'ai pas le droit d'avoir envie de passer mon samedi soir avec mes deux meilleures amies ?

- Si bien sûr que si, mais ce n'est pas le cas ce soir.

Clarke posa sa bouteille sur la table basse alors que Raven venait les rejoindre. Après tout, ses amies sauraient peut-être la conseiller. Elle ne savait vraiment pas comment aborder la suite avec Lexa.

- Ok. Je dois vous parler d'un truc.

- T'es enceinte ?

- Quoi ?

- Tu déménages ?

- Tu as rencontré quelqu'un, cria Octavia.

- T'as raison, elle a son regard « Je viens de m'envoyer en l'air ».

- Bon alors, tu craches le morceau ou… ?

- Si vous me laissiez parler, j'aurais déjà fini, fit remarquer Clarke en levant les yeux au ciel.

- Pardon. Tu as raison. On t'écoute.

Clarke expira fort pour se donner du courage.

- Hier soir, Lexa et moi… on s'est embrassé.

Le professeur guetta l'effet que l'annonce avait sur ses amies. Octavia et Raven restèrent silencieuse. Ce n'était pas la réaction que Clarke avait imaginée. Attendaient-elles plus de détails ? Et tout un coup, le couple se mit à éclater de rire.

- Envoi la monnaie O'.

- Sérieusement Clarke ? Au lycée vous avez mis 3 ans pour que ça bouge et là en moins de trois mois vous…

- Arrête de rager ! rigola sa femme en l'embrassant sur la joue.

- Sérieusement ? demanda Clarke. Vous avez que ça à faire de parier sur la vie sentimentale de vos proches ?

- Oui ! répondirent-elles en cœur.

- On est un vieux couple marié, continua Raven, laisse-nous vivre par procuration.

Clarke reprit sa bière et bue une gorgée. Des fois, elle détestait vraiment ses amies.

- Ce n'est pas drôle. Ce n'était pas censé arriver du tout.

- Tu rigoles ? C'était prévisible. Il y a toujours eu quelques choses de plus entre vous deux, précisa Octavia.

- Et puis, si vous en avez toutes les deux envies, pourquoi vous gênez ? demanda Raven.

- C'est compliqué. Je préfère être son amie que de la perdre.

- Pourquoi tu la perdrais ?

- Ça déjà été le cas, répondit Octavia en comprenant ce qui gênait sa meilleure amie. Tu ne m'as jamais raconté ce qu'il s'était vraiment passé. Je me souviens t'avoir aidé à trouver ta tenue, combien tu avais hâte. Et puis, plus rien.

Clarke grimaça. Elle s'était posée la même question pendant plusieurs années. Que c'était-il passé ? Ce fameux vendredi soir, après avoir quitter Octavia, elle était partie au restaurant où Lexa devait la rejoindre. Elle avait attendu. Elle s'était inquiétée. Lexa n'était jamais venue. Elle avait d'abord pensé qu'un problème était survenu. Elle s'était inquiétée. La jeune femme ne répondait plus à ses messages. Quand elle l'avait revu le lundi au lycée, Lexa passa la journée à l'éviter. Ce n'est que lorsque Clarke la coinça après un cours qu'elle comprit. Lexa n'avait pas eu de problème. Elle allait bien. Elle avait juste décidé de ne pas venir. Clarke ignorait la raison, mais après plusieurs semaines à essayer de comprendre, elle abandonna. Si Lexa ne voulait pas d'elle, si elle n'avait pas le courage de lui expliquer, elle devait passer à autre chose. C'était plus facile à dire qu'à faire.

- Elle n'est jamais venue. Et… jusqu'à la semaine dernière, je ne savais pas pourquoi.

- Elle t'a posé un lapin ? Elle était folle de toi. Ce n'est pas logique, répondit O'.

- C'est assez compliqué. Elle avait ses raisons. Mais, je n'étais pas au courant. Et après ça, je ne l'ai pas vu pendant dix ans.

- Ça n'avait rien avoir avec toi, commença Raven. Je suppose que c'était pour sa carrière ?

- La question n'est pas là. Ce qui s'est passé il y a 10 ans, ça n'a rien avoir avec ce qu'il se passe maintenant.

- Alors, c'est quoi le problème ? demanda Octavia qui ne comprenait pas.

- Je ne suis pas faite pour les relations et…

- Et ?

- Je ne suis pas la personne dont Lexa à besoin. Elle mérite tellement plus.

- Clarke…

- Changeons de sujet, décida la blonde.

- Clarke…

La sonnerie de l'appartement retentit coupant la phrase de Raven.

- C'est sûrement Bellamy. Evitez de vous entretuer, précisa Octavia en allant ouvrir.

Clarke avait ni vu ni parlé à l'ainé des Blake depuis qu'elle avait mis un terme à leur relation par téléphone. Le jeune homme entra, une bouteille de vin rouge à la main. En voyant la blonde sur le canapé, il lui sourit.

- Ça sent super bon.

- Tu arrives juste à temps, on passe à table !

Malgré ses craintes, le repas se passa plutôt bien. Ils rirent et discutèrent sans disputes. Raven et Octavia ne parlèrent pas de Lexa et Clarke fut soulagée. C'était déjà assez difficile sans rajouter Bellamy dans l'équation. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas passé un moment si agréable et simple tous les quatre. Malgré leur histoire et son comportement parfois inapproprié, Bell restait un très bon ami et cela faisait du bien à la blonde de le retrouver.

- Bell, tu peux déposer Clarke en partant ? demanda sa sœur en voyant la blonde finir la bouteille de vin.

- Pas de problème.

Peu de temps après, ils se retrouvèrent tous les deux dans la voiture. Clarke n'était pas très à l'aise. Elle avait insinué plusieurs fois qu'elle pouvait prendre un Uber, mais Octavia n'était pas d'accord. Clarke ne pouvait insister sans révéler les véritables raisons de son hésitation. Elle avait donc fini par accepter.

Derrière son volant, Bellamy ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil à la jeune femme. La blonde sentait qu'il voulait lui dire quelques choses mais n'osait pas. Il attendit d'être arrivé chez elle pour prendre son courage à demain. Alors que Clarke sortait de la voiture, il la rejoignit dehors pour discuter enfin de la situation délicate.

- J'ai quitté Gina.

- Oh Bell… Je ne t'ai jamais demandé de le faire.

- Je sais. Je sais. Mais ce n'était pas juste. Ni pour elle, ni pour moi.

- Je suis désolée Bell. Je sais que dans cette histoire, j'ai tout aussi merdé que toi. Je n'aurai jamais dû. On n'aurait jamais dû.

- Ouais. Je ne suis absolument pas fier de nous. Mais… Je ne le regrette pas. Je sais que je le devrais. Mais, je n'arrive pas à regretter les moments que l'on a passé ensemble. Je… Je t'aime Clarke. Je t'aime depuis toujours. Et, je sais que tu le sais.

Ce n'était pas la première fois qu'une personne lui déclarait ses sentiments, mais c'était la première fois qu'elle y croyait vraiment. Clarke posa ses mains de chaque côté du visage de son ami et posa son front contre le sien.

- Bell… Tu mérites tellement plus que ce que je peux t'offrir, murmura-t-elle.

- Qu'est-ce que ça veut dire au juste ? demanda le jeune homme.

- Je ne suis pas capable d'être la femme que tu attends que je sois.

- Je n'attends rien. Je t'aime exactement comme tu es. Et, je sais que ce n'est pas réciproque mais il fallait que ça sorte, une bonne fois pour toute.

- Un jour tu trouveras la fille qui te correspond et qui te laissera l'aimer comme tu en es capable. Mais cette fille là ce n'est pas moi.

Clarke se pencha légèrement pour embrasser sa joue avant de reculer. Elle pouvait voir les yeux de son ami retenir quelques larmes. C'était touchant. Malgré la situation, malgré son tempérament, malgré tout ce qu'il avait vécu, Bellamy tenait véritablement à elle et Clarke avait joué avec lui et ses sentiments beaucoup trop longtemps. C'était de sa faute si aujourd'hui, il avait le cœur brisé.

- Merci d'avoir été honnête, dit la blonde.

- Merci de m'avoir écouté. Je vais te laisser tranquille maintenant.

Cette nuit-là la blonde dormit peu. Elle revoyait la tristesse de Bellamy. Elle n'arrêtait pas de remuer le couteau dans la plaie en se répétant qu'il aurait été beaucoup plus heureux s'il ne l'avait jamais rencontré. Elle pensa à Lexa. L'idée de la faire souffrir la terrorisait. Elle ne voulait pas lui faire subir la même situation. Elle ne supporterait pas l'idée de blesser quelqu'un d'autre à qui elle tenait.

Depuis des années maintenant, la jeune femme était perdue. Elle était persuadée qu'elle était incapable d'aimer quelqu'un sans la faire souffrir. C'était la conséquence de toutes ses relations foirées. Cela avait commencé en seconde avec Luna pour ne jamais s'arrêter. Toutes ses histoires avaient fini en larmes et en douleur.

En allant au travail lundi matin, elle était décidée à remettre les choses dans le bon ordre. Lexa Woods était beaucoup trop importante pour qu'elle la perdre, ou qu'elle la fasse souffrir. Elle attendit la fin de la journée et se dirigea vers le terrain où les Night Bloods s'entraîner tous les soirs de la semaine.

Lexa était au milieu du terrain, son polo vert sur les épaules. Elle regardait les joueuses se passer le ballon avant de sprinter sur 50m. Elle repéra Madi dans la file d'attente. Clarke sourit en voyant sa petite sœur se concentrer avant de passer le ballon et se mettre à courir le plus vite possible. Sur la ligne d'arrivée la jeune fille souriait. Lexa s'approcha d'elle pour la félicité en lui montrant son chrono.

En silence, Clarke regarda toute la fin de l'entraînement. C'était agréable d'observer des personnes si passionnées. Lexa était concentrée, une expression sérieuse ne quittait pas son visage. Ses joueuses devaient avoir beaucoup de respect pour elle, mais aussi de la peur. Pour une personne lambda, Lexa Woods pouvait être très intimidante. Pour Clarke, c'était la femme la plus adorable du monde.

Le professeur attendit que toutes les joueuses ressortent du vestiaire avant de s'approcher. Elle s'apprêtait à rentrer quand la porte s'ouvrit devant elle et que Lexa sortit. Clarke l'évita de justesse, renversant le café qu'elle lui avait apporté.

- Eh merde, râla-t-elle en voyant le liquide noir se répandre au sol.

- Pour une fois que ce n'est pas moi, sourit Lexa.

- Je sais enfin ce que ça fait d'être dans tes chaussures.

- C'est nul hein ? rigola la brune.

Clarke sourit à son tour. C'était impossible de faire autrement quand Clarke la regardait comme ça.

- Qu'est-ce qui t'amène sur mon terrain ?

- Je me suis dit qu'il fallait qu'on discute, avoua Clarke.

- Discuter du fait que ta sœur a failli nous choper en plein rapport dans ta cuisine ?

- Pas notre meilleur moment.

- Je ne me plains pas, sourit Lexa.

- Et oui. C'est bien de ça que l'on doit parler.

- Dîne avec moi, proposa la brune.

- Lex…

- Quoi ? Tu peux retirer ton t-shirt devant moi mais pas aller à un vrai rendez-vous ? ironisa la jeune femme.

Lexa perdit son sourire moqueur en voyant le visage de Clarke se refermer. C'était exactement ça qu'elle était venue lui dire.

- Oh…

- Ce n'est pas contre toi. Tu es géniale et se serait un honneur d'aller à un rendez-vous avec toi, mais…

- Mais quoi ?

- Je ne fais pas dans le sérieux, lâcha assez brusquement la blonde.

- Ok. Ça n'a pas à l'être. C'est qu'un repas.

- Je ne sors pas avec des gens. Ce n'est pas vraiment mon truc.

- Je vois. Je… Je ne pense pas être capable de juste coucher avec toi, continua Lexa. Je ne sais pas si c'est ce que tu proposes. Mais, je ne pense pas être à l'aise pour me contenter de ton cœur. Aussi magnifique soit-il. Je vais avoir besoin de plus.

- Je ne te proposai rien de tel. J'ai beaucoup trop d'estime pour toi et notre amitié pour te proposer ça. Je tenais juste à te dire les choses honnêtement. Même si j'en ai très, très, très envie. Toi et moi, ça ne devrait pas se faire.

- Ok, répondit sèchement Lexa.

La jeune femme ne voulait pas paraître brusque, mais le retournement de situation que venait d'effectuer la blonde la surprenait.

- Lex'… Je te promets que ça n'a absolument rien avoir avec toi. Je… Je ne suis pas prête à offrir plus. Et, je ne veux vraiment pas te perdre.

- T'inquiète pas Clarke. Je m'en remettrais.

Après tout, elle venait tout juste de divorcer. Sa vie se remettait tout juste en place. Se précipiter dans les bras de la première femme qui se présentait à elle n'était pas une bonne idée. Même si cette femme était Clarke. C'était probablement pour le mieux, essaya de se convaincre Lexa pour masquer sa déception.

- Est-ce qu'on est cool ? Toi et moi, ça va aller ?

- Ouais. On se voit pour Thanksgiving comme prévu.

- Vous venez toujours que pour le dessert ?

- Yep. Roan tient à sa tradition. On vous rejoint dès la fin de notre repas.

- Cool.

- Cool.

- Bon. Je vais te laisser rentrer chez toi.

- Ouais, répondit Lexa. J'ai pas mal de boulot…

- Okay. Rentre bien, alors.

C'était gênant. Lexa la salua une dernière fois avant de se dépêcher de partir. Un fois chez elle, elle jeta son sac dans un coin de la péniche et se laissa tomber sur son lit.

- Et merde… murmura-t-elle.

Lexa venait de se faire évincer avant même que leur histoire puisse commencer. Elle était confuse. Elle avait du mal à mettre des mots sur toutes les émotions qu'elle avait ressenti le temps de ce weekend. Une chose était pourtant limpide : 10 ans s'étaient écroulés mais ses sentiments pour la jolie blonde n'avaient pas changé.


Je sais. Je sais. Mais ça ne pouvais pas être si simple... Tout n'est pas à jeter ! Ya du contenu qui fait plaisir nan ?

Petite information, j'avais fini le chapitre 10 et 11, mais mon ordinateur les a perdu... Je recommence en essayant de faire au plus vite. Désolé...