Bonjour à tous !

Un peu de douceur en ce milieu d'automne ! Je les trouve choupinet, j'espère que vous aussi.

Merci à Imdweil, comme toujours :D

Et, j'espère que vous êtes toujours aussi nombreux malgrés les délais toujours plus long entre chaque chapitres. A savoir qu'on touche à la fin. Il reste trois chapitres normalement, tenez bon les amis :D


Clarke s'était donnée beaucoup de mal. Lexa adorait ça. Avec ce second rendez-vous, Clarke lui avait montré qu'elle voulait vraiment changer leur passé. Comment ? En faisant du grand Griffin. Elle s'était arrangée pour qu'elle et Lexa puissent vivre tous les grands clichés des rendez-vous adolescents. Cela avait commencé par le visionnage d'un court métrage au cinéma de la ville voisine. Clarke en avait profité pour passer son bras autour des épaules de Lexa et de laisser la jeune femme se poser contre son épaule. Puis, la blonde l'avait conduit au diner où tous les jeunes allaient manger le samedi soir depuis la nuit des temps. Ensemble, elles avaient partagé un milkshake. C'était le mois de décembre, la patinoire temporaire avait été installé sur la place centrale de la ville, Clarke ne pouvait passer à côté. Elles avaient patiné main dans la main trois quart d'heures avant que le froid ne reprenne le dessus. Après tous ces évènements, Lexa avait proposé de rentrer se réchauffer chez elle, mais la blonde avait refusé. Il restait un dernier cliché qu'elle voulait absolument faire avant de rentrer.

C'est ainsi, qu'à vingt-sept ans et pour la première fois de sa vie, Lexa était en train d'embrasser passionnément la plus belle des femmes, qu'elle n'avait jamais connu, dans la voiture de sa partenaire. Officiellement, Clarke les avait amenées au « point de vue Polis Creek », pour regarder la vue qui s'étendait devant elles, mais tout le monde savait que les adolescents se servaient de ce spot pour passer à l'acte dans leur voiture.

Lexa avait chaud. Et le levier de vitesse s'enfonçait dans sa cuisse de plus en plus à chaque fois que Clarke s'appuyait contre elle pour réduire l'espace entre leurs poitrines. Mais quand le professeur augmentait la pression sur ses lèvres, la brune en oubliait la douleur. Ça en valait la peine. Malgré tout, la blonde sentit le corps de Lexa se raidir.

- On serait plus à l'aise à l'arrière, proposa-t-elle.

- Tu sais que la Lexa de 16 ans n'aurait jamais osé finir la soirée sur la banquette arrière d'une voiture, rigola la brune.

- Et la Lexa de 27 ans, elle en pense quoi ?

Le coach sourit avant de se faufiler entre les deux sièges. Clarke la suivit et s'allongea sur elle sans perdre une seconde pour réunir leurs lèvres.

La blonde s'appliquait à mettre Lexa à l'aise. Elle voulait la faire profiter de cette situation qui lui était inhabituelle. Ses mains montaient et descendaient sous le t-shirt de sa partenaire.

- T'as les mains glacées, souffla Lexa.

- Tu veux que j'arrête ?

- N'y pense même pas.

Clarke attrapa les jambes de son amie et les plaça autour de sa taille tout en embrassant son cou. La blonde était passée en mode prédateur. Elle comptait attaquer sa proie sans relâche. Lexa n'allait pas s'en plaindre. Elle se laissait volontiers à la merci de Clarke. Le professeur souleva son haut pour passer sa tête en dessous. Et, sans retirer complètement son soutien-gorge, la blonde se mit à embrasser sa poitrine avec ferveur.

- Clarke, gémit le coach en passant ses mains dans la chevelure blonde qu'elle aimait tant.

- Règle numéro un du sexe en voiture… Aller à l'essentiel, grogna la blonde.

Tout en continuant à se servir de sa bouche sur les seins de sa partenaire, Clarke ouvrit les boutons du jeans de Lexa et le descendit le plus possible avant de glisser sa main dans l'intimité de la brune. Lexa étouffa un long soupir de plaisir en se mordant le poing. Clarke était déterminée à la faire jouir rapidement. Mon dieu, cela marchait à merveille. Malgré le manque d'espace, la combinaison de la bouche et des doigts de Clarke sur son corps faisait des merveilles.

- Putain, souffla Lexa en sentant son orgasme se construire à chaque nouvelle morsure, à chaque nouveau mouvement à l'intérieur d'elle.

Clarke arrêta ses baisers sur la poitrine de sa partenaire pour venir avaler ses gémissements directement à la source. Elle voulait sentir le souffle saccadé de Lexa sur ses lèvres. Elle, dont le plaisir de la brune faisait vibrer sa langue, avait besoin de regarder dans les yeux de la jeune femme au moment où son corps relâcherait toute la pression qu'elle lui avait fait accumuler.

Lexa ne put repousser l'échéance plus longtemps. D'ailleurs, elle n'en avait pas envie. Elle n'attendait que ça. Elle sentit la pression créée se relâcher d'un coup. Son orgasme la frappant fort et rapidement. Il fut court mais intense. Clarke n'en loupa pas une seconde.

- Ooooh, souffla Lexa en essayant de reprendre son souffle. Je crois que tu m'as tué.

Clarke ne put s'empêcher de sourire en embrassant Lexa une dernière fois.

- Je comprends les qualités du sexe en voiture, commença Lexa, mais… ça te dit que je te retourne la pareille chez moi ? Je me fais un peu vieille pour tout ça.

- Tu vis dans un bateau… C'est aussi un moyen de transport, fit remarquer Clarke en rigolant.

- Mais il y a un beau et confortable lit. Et, une douche. Un canapé. De la place sur le tapis, souffla Lexa en caressant le dos de son amie. Les possibilités sont immenses.

Clarke retira enfin ses mains d'entre les jambes de Lexa et les porta sensuellement jusqu'à sa bouche.

- Il va falloir que tu conduises vite alors, souffla Clarke.

Lexa avait les yeux fixés sur les doigts de la blonde, qui portaient encore les traces de l'orgasme qu'ils venaient de produire.

- Où je commence toute seule, finit la blonde en les nettoyant doucement avec le bout de sa langue.

Cela servit d'électro choc. Lexa se jeta à l'avant et démarra la voiture. Elles arrivèrent au port en un temps record. Et… la brune avait raison. Les possibilités étaient immenses, elle le prouva toute la nuit à Clarke.

/

Lexa ne se sentait pas bien. C'était même un euphémisme. Elle avait l'impression d'être arrivée à la fin de sa vie.

C'était le 31 décembre et elle était censée se préparer pour rejoindre ses amis. Ou alors c'était hier ? Lexa n'en n'était pas sûr, elle avait perdu toute la notion de temps quand elle s'était écroulée dans son lit, tremblante.

Le coach avait profité de ses vacances. Elle avait passé noël en famille, et avait passé du temps avec Clarke. Mais depuis quelques jours, elle avait senti un une gêne dans la gorge de plus en plus douloureuse. Rien d'insupportable. Enfin, jusqu'à maintenant.

Pendant un court moment de lucidité, elle avait voulu prévenir ses amis qu'elle ne viendrait pas. Mais son téléphone était resté sur le comptoir de la cuisine et il lui était physiquement impossible de se lever pour aller le chercher. En plus de ses courbatures, Lexa avait froid. Très froid. Elle resserra sa couverture autour d'elle, les genoux remontés contre sa poitrine.

Elle dû s'endormir sans s'en rendre compte. Ses yeux s'ouvrirent quand elle sentit une main la secouer.

- Lex…Lex, murmura une voix familière.

- Clarke ? murmura-t-elle la bouche sèche.

- Tu es brulante Lex.

- J'ai froid, souffla la brune.

- Tu as pris quelque chose ? Tu es vraiment chaude.

Lexa ne répondit pas. Elle était à bout de force. Clarke fouilla dans sa poche et sortit son téléphone. Elle envoya rapidement un message à Octavia lui expliquant la situation. Elle allait rester sur la péniche pour prendre soin de leur amie. La blonde appela sa mère, s'excusant de la déranger un soir de jour de l'an, mais elle s'inquiétait vraiment pour Lexa.

- Clar-ke, de l'eau, s'il te plait.

La blonde s'approcha d'elle, un verre à la main et l'aida à relever un peu sa tête pour qu'elle puisse boire.

- Merci.

- Ma mère ne va pas tarder, souffla le professeur.

- Je suis fatiguée.

- Dors un peu.

- Tu restes avec moi ? demanda timidement Lexa.

Clarke retira ses chaussures et, malgré les protestations de son amie, souleva la couette pour se glisser en dessous. Elle se colla contre le dos de la brune et passa son bras autour de sa taille.

- Mieux ? demanda-t-elle.

- Je suis toujours chaude près de toi, rigola Lexa.

- Tu ne perds pas le nord, hein !

Etre dans les bras de Clarke la réchauffa réellement, et la calma. Lexa réussit enfin à fermer les yeux sans frissonner de haut en bas. Le souffle chaud de son amie contre sa nuque était rassurant, et malgré les douleurs et le froid toujours présent, Lexa n'avait plus l'impression d'être en train de mourir.

Le repos ne fut que trop court. Alors qu'elle pensait dormir, une nouvelle main la secoua. Avant même d'ouvrir les yeux, elle comprit que Clarke n'était plus à côté d'elle. Le froid qui l'entourait indiquait que cela faisait plusieurs minutes déjà que la blonde s'était levée. Elle avait dû dormir après tout. Mais, ce n'était pas encore assez.

- Lexa, il va falloir que tu te lèves un peu que je puisse d'occulter.

La brune se tourna sans ouvrir les yeux. La voix était douce et familière mais ce n'était pas celle de la blonde. Avec toute la force qui lui restait elle prit appuis sur ses avant-bras pour se soulever et s'appuyer le dos contre le mur. Ce n'est qu'après ses efforts qu'elle ouvrit enfin les yeux.

Abby était assise à côté d'elle sur le bord du matelas. Clarke était juste derrière. Lexa souffla. La blonde ne l'avait pas quitté.

- Parfait. Lexa, laisse-moi regarder ta gorge.

Le docteur lui donna plusieurs consignes simples : ouvre la bouche, respire fort, tousse, etc. Lexa fit de son mieux pour s'exécuter. Le moindre mouvement lui faisait mal. Elle était habituée aux courbatures, mais là c'était un tout autre niveau. Tout son corps était contracté.

- Alors ? demanda Clarke inquiète quand sa mère eut fini.

- Rien qu'un bon antibiotique ne soulagera en quelques jours, répondit le médecin en écrivain son ordonnance.

- Tu es sûre ? J'étais à deux doigts de l'emmener à l'hôpital, avoua la blonde.

- Sa tension est basse mais ça va aller. Si tu restes avec elle pour la surveiller ce soir, et qu'elle commence son traitement, elle sera remise d'ici 3 jours. Ne t'inquiète pas, elle n'est pas contagieuse.

- Je serais resté même si elle l'était, répondit Clarke.

- Je sais. Appelle-moi si son état ne s'améliore pas, mais si tu vas chercher ses médicaments, il n'y a pas de raison.

Clarke remercia sa mère soulagée. Elle jeta un œil vers Lexa qui s'était rallongée.

- Tu peux passer à la pharmacie pour moi ? C'est férié demain et je ne veux pas la laisser seule…

- Tu as de la chance que je t'aime. Et que Marcus ait brûlé le repas, rigola sa mère.

- Merci maman.

Et sans plus attendre, Clarke se glissa à nouveau sous les draps avec Lexa. Elle s'approcha jusqu'à ce que ses lèvres ne soient qu'à quelques centimètres de la nuque de la jeune femme et se pencha pour déposer un baiser.

- Ça va aller, murmura-t-elle sans savoir si Lexa était encore réveillée. Je suis là. Je ne te laisse pas.

Une bonne minute passa avant que Lexa est la force de répondre. Clarke ne s'y attendait pas.

- Merci, souffla la brune.

Clarke entendit la respiration de son amie changer très rapidement, elle venait de s'endormir. La blonde sourit. Elle n'avait vraiment pas l'intention de partir. Elle avait enfin trouvé sa place.

/

Quand Lexa se réveilla cette fois-ci, elle allait véritablement mieux. Elle ouvrit les yeux et pour la première fois depuis deux jours, elle n'avait pas l'impression de mourir à petit feu. Sa gorge était moins douloureuse, et ses courbatures, bien que toujours présentes, étaient supportables.

La brune était seule dans sa chambre, mais la porte étant ouverte, elle pouvait entendre Clarke dans la cuisine. Avec difficulté, elle se traîna hors du lit. Les quelques pas qui la séparaient du canapé furent épuisant. Elle n'était peut-être pas si en forme après tout. Sous l'effort, la douleur dans ses muscles était réapparue puissance vingt.

- Pourquoi tu t'es levée ? demanda Clarke en la voyant grimacer.

- J'ai l'impression que je n'ai pas quitter ce lit depuis 3 jours.

- Tu es malade. C'est l'excuse parfaite pour traîner au lit.

- Il était vide sans toi, souffla Lexa.

- Il fallait bien que quelqu'un te nourrisse un peu.

La blonde s'installa à côté d'elle en posant une assiette de pancakes devant elle avant de passer son bras autour de ses épaules.

- Tu vas être malade, grimaça la brune.

- Nop, ma mère dit que tu n'es pas contagieuse. Elle a rapporté de quoi te remettre en forme. Il faut que tu prennes les cachets en mangeant.

- Je ne crois pas que je pourrais avaler tout ça…

- Commence par le jus de fruit pour les vitamines, et vas-y bouchée par bouchée, c'est toujours ça de pris.

- Ça a l'air délicieux. Ne te vexe pas si je ne finis pas, ironisa Lexa.

- Ne t'inquiète pas, j'aurais d'autres occasions de te préparer le petit déjeuner.

- J'accepte ceux au lit !

Clarke sourit. Elle se pencha légèrement vers Lexa et lui déposa un bisou sur la joue avant de se lever.

- Comme si tu étais capable de quoi que ce soit dans ton état. Allez, manges !

Lexa se laissa tomber sur le canapé et s'allongea en soufflant sous la douleur.

- Je vais mourir Clarke. J'étais ravie de te connaître. Dis à Anya et Aden que je les aime, gémit la brune.

Le professeur leva les yeux au ciel. Elle n'aurait jamais imaginé que Lexa serait si théâtral en étant malade.

- Tu iras mieux après avoir mangé.

- Tu sais ce qui me ferait aller mieux ? demanda rhétoriquement Lexa. Que tu me serres dans tes bras avant que je ne meure de froid.

- Ok, souffla Clarke. Faisons un pacte. Tu finis ton petit dej et après on regarde un film.

- On regarde un film pendant que tu me serres dans tes bras ?

- Je ne savais pas que tu étais si collante, rigola Clarke. Oui, si tu manges tout et après câlin devant un film. Ou même un match si tu veux.

Lexa se releva et attrapa son verre de jus. Elle le finit rapidement avant de se tourner vers Clarke en souriant.

- Tu as raison, ça va me faire un bien fou, avoua le coach.

- Hallelujah !

La matinée se déroula exactement comme elles venaient de l'organiser. Malgré les difficultés et son manque d'appétit, Lexa se força à finir. Son amie avait raison, elle avait besoin de reprendre des forces rapidement. Elle n'aimait pas vraiment se sentir si faible et inutile. Elle ne pouvait littéralement pas bouger un orteil sans avoir une courbature.

Clarke choisit le film, et après l'avoir lancé, elle s'allongea derrière Lexa en passant l'un de ses bras autour de sa taille. Elles n'étaient pas encore au quart d'heure qu'elle entendit la respiration de Lexa changer. Elle passa sa main sur le visage de sa partenaire, relevant l'une des mèches de cheveux bruns qui tombait sur son visage. La brune s'était endormie. Clarke s'allongea un peu plus confortablement sans se séparer d'elle. Une sieste en pleine matinée ne faisait de mal à personne, pensa-t-elle en mettant pause.

Elles finirent le film une heure plus tard quand Lexa se réveilla de nouveau. Les médicaments n'avaient pas l'air de faire effet. Elle avait froid à chaque fois que Clarke s'éloignait d'elle.

- Une douche te ferait du bien.

- Je sais que tu veux me voir nue, mais il est hors de question que je me déshabille.

- Pense au bien que te ferait l'eau chaude ?

- Nop, Nop, Nop, refusa la brune en secouant la table.

- Même si je viens avec toi ? proposa la blonde.

Lexa ferma les yeux une seconde. Même étant malade, il était impossible qu'elle refuse une telle proposition.

- Je te hais, souffla Lexa en se redressant.

- Si c'était le cas, tu aurais refusé, rigola Clarke en l'aidant à se relever.

La blonde la tira jusqu'à la salle de bain et alluma l'eau. Pour être sûre que Lexa puisse rentrée dedans, elle augmenta un peu la température. Elle se tourna ensuite vers son amie et commença à lui retirer ses vêtements. Lexa se dépêcha de terminer et sauta sous l'eau chaude.

- Wooh.

- Tu me fais une place ?

- Wooh, répéta Lexa. Mais cette fois-ci cela n'avait rien avoir avec l'eau chaude qui tomber sur son corps.

- Ne commence pas à t'imaginer des choses, rigola Clarke. On n'est pas là pour ça.

- Je pense même pas en être capable, avoua Lexa.

- Allez, laisse-moi faire.

Délicatement, Clarke aida Lexa à se réchauffer tout en la lavant. Elle prit son temps pour savonner toute sa peau, et en profita pour masser les zones les plus douloureuse. Lexa laissa échapper plusieurs gémissements de plaisir quand son amie soulagea ses cervicales en appliquant de la pression avec ses pouces tout le long de sa nuque.

Faire ressortir Lexa fut compliqué. L'idée de se retrouver à nouveau au froid ne lui plaisait vraiment pas. Clarke l'aida à se rhabiller avant de l'allonger dans son lit en prenant soin de bien remonter sa couverture.

La journée se déroula tranquillement, le jour qui suivit aussi. Clarke profitait des moments où la brune dormait pour dessiner ou lire un peu. Et, les moments où son amie était réveillée, elles discutaient ou regardaient des bouts de films l'une contre l'autre.

Lors de leur deuxième journée, Lexa se sentait beaucoup mieux. Elle avait même proposé à Clarke de rentrer chez elle, mais la blonde avait refusé.

- Tu devrais au moins aller à la soirée d'Octavia ! lâcha Lexa.

- Et s'il t'arrive quelques choses ?

- Je suis une grande fille Clarke, je peux me débrouiller.

- Je n'aime pas l'idée de te laisser seule alors que tu n'es pas à 100 % rétablie.

- Je te promets que je vais bien. Je vais manger la délicieuse soupe que tu m'as faite et m'endormir en regardant The Good Place.

En voyant le regard inquiet de Clarke, Lexa se rapprocha d'elle et l'embrassa rapidement du bout des lèvres.

- Et, je t'appelle si j'ai un problème, promit-elle.

- Tu es sûre ?

- C'est le grand retour d'Alexander ! Bien sûr qu'il faut que tu y ailles. Et, tu as pour mission de prendre un million de photo de ton filleul pour me les montrer.

Clarke souffla. Elle ne voulait pas laisser Lexa seul mais elle ne voyait pas comment elle pouvait louper le grand retour de Xander. Octavia était déjà très déçue que Lexa ne puisse pas être là, elle aurait du mal à accepter que sa meilleure amie et marraine n'assite pas à la rentrée de son fils à la maison. Et, pour être honnête, Clarke ne voulait pas manquer ça non plus.

- Clarke, ne t'inquiète pas, je vais mieux. Grâce à ma super infirmière personnelle, je me sens presque bien.

- Ok, Ok, J'y vais ! Mais je ne rentre pas tard et je compte bien venir me coller à toi.

- De toute manière, je ne suis pas sûr de pouvoir résister toute une nuit sans mon radiateur, rigola Lexa.

- Tu m'appelles si…

- Oui. Allez va-t'en

Clarke l'embrassa une dernière fois sur la joue avant de partir. Elle avait très envie d'aller rencontrer officiellement son filleul et de le prendre pour la première fois dans ses bras, mais elle aurait préféré que Lexa puisse venir avec elle.

Le trajet jusqu'à chez Octavia était assez court, Polis était une petite ville après tout. Elle se retrouva devant la porte de ses amies en quelques minutes à peine. Mais, ce n'est pas l'une d'elles qui vinrent lui ouvrir. Quand la porte s'ouvrit, elle se retrouva face à face avec le sourire de Bellamy.

- On n'attendait plus que toi princesse ! s'exclama le jeune homme en se décalant.

- C'est Clarke ? demanda O' depuis la cuisine. Dis-lui que ce n'est pas cool d'être en retard !

La blonde enlaça rapidement Bellamy avant d'entrer. Octavia avait raison. Tout le monde était déjà installé autour de Raven, Alexander était allongé dans ses bras.

- Excuse moi je veillais à ce que notre amie ne meurt pas seule sur sa péniche ! répondit Clarke en s'approchant.

- Bien sûre, vous ne faisiez que ça, rigola Harper.

Le professeur lui lança un regard que l'on pouvait traduire par « Tu ne vas pas t'y mettre aussi ? », avant de se faufiler jusqu'à sa meilleure amie pour voir le bébé de plus près. Clarke ne put s'empêcher de laisser échapper un petit « Oooh » quand il toura son regard vers elle.

- Il est magnifique Rae, souffla-t-elle en passant son doigt sur la toute petite main de Xander.

- Comme ça mère, rajouta O' en venant les rejoindre.

- Il est tout petit, mais tout va bien ? demanda Clarke.

- Ouais. Il est en parfaite santé. Et, il devrait prendre du poids et grandir assez vite, répondit Raven sans tourner la tête.

Depuis qu'elle avait la possibilité de toucher son fils, elle ne l'avait que très peu lâché.

- Rae, si tu laissais sa marraine le prendre dans ses bras, proposa Octavia. J'ai besoin de toi pour servir nos invités.

- Je suis obligée ?

- Oui.

L'ingénieur se leva à contre cœur et doucement, elle fit glisser son bébé dans les bras de sa meilleure amie. Clarke n'avait pas beaucoup d'expérience avec des enfants si jeunes. Madi avait plus de 10 ans quand elle avait commencé à s'occuper d'elle et maintenant, elle gérait des adolescents. Le stade nourrisson lui était inconnu. Mais, elle était déterminée à apprendre. Raven et Octavia pourraient compter sur elle.

- Tu vas être le bébé le plus gâté que je connaisse, souffla la blonde. Tatie Clarke fera tout pour ça.

- Tatie Harper aussi ! rigola leur amie.

- Eh ! On n'oublie pas le vrai tonton dans l'histoire, commença Bellamy. Mon neveu aura tout ce qu'il veut !

- Raven… Je crois que notre fils va être pourrie gâté à cause de notre famille… lâcha Octavia.

- Pff.. tu sais très bien que je serais la première à le faire, rigola Raven.

La soirée suivit son court sans perturbation. Tout le monde râla, Raven la première quand Octavia prit Xander pour aller le coucher. Cela faisait plusieurs minutes qu'il passait de bras en bras les yeux fermés par la fatigue. Raven la suivit en silence. Elle ne voulait pas manquer la première mise au lit officielle. Ce n'était pas important s'il se réveillait dans tout juste quelques heures pour demander à manger, cela rester une étape importante, leur première nuit tous ensemble sous le même toit.

Clarke en profita pour s'échapper une minute. Elle se glissa sur le balcon pour prendre un peu l'air. Voir ses meilleures amies se marier était déjà une étape importante, mais les voir fonder une famille… La blonde était heureuse pour elles, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser à sa propre situation. Elle avait 27 ans. Elle vivait toujours chez ses parents. Elle avait une relation particulière avec sa mère et sa sœur. Et, elle se sentait seule malgré son incapacité à franchir le pas. Heureusement que sa carrière professionnelle était réussite, sinon, elle se sentirait réellement comme un désastre ambulant.

Clarke pensa à Lexa. C'était l'une des exceptions. Être avec la jeune femme lui donnait envie de sourire constamment. Et, bien qu'elle n'arrivait toujours pas à s'imaginer un futur où elle était heureuse avec un ou une partenaire, Lexa avait tendance à éclaircir cette image sombre.

- Besoin d'être seule ou je peux squatter un peu ? demanda la voix familière de Bellamy derrière elle.

- Tu sais très bien que tu es toujours le bienvenue Bell !

- Vraiment ? Je n'étais pas sûr après…

- Après tout ce qu'il s'est passé entre nous, finit Clarke. Je suis surpris que toi, tu n'essayes pas de me fuir.

- Oh princesse, j'avais peut-être besoin de prendre un peu mes distances mais… On se connait depuis toujours.

- On était amis avant tout. Tu penses qu'on pourrait le redevenir ? proposa Clarke.

- A ton avis, pourquoi je suis avec toi sur ce balcon à me geler les fesses ?

Clarke sourit. L'un de ses plus grands regrets est d'avoir attiré Bellamy dans ses galères. Ce n'avait pas été juste pour lui et cela avait ruiné une amitié qui durait depuis presque vingt ans.

- Tu ne vas pas te débarrasser de moi si facilement, lâcha le jeune homme.

- Tu n'es pas si horrible que ça… Sauf quand tu te mets à réciter les traités européens. Là, en général, j'ai envie de te tuer ! rigola Clarke.

Ils restèrent silencieux un moment, le regard tourné vers la ville où ils avaient grandi. C'était impressionnant quand on y pensait. Octavia, Bellamy, Jasper et les autres se connaissaient depuis toujours. Il y avait eu beaucoup de hauts et de bas, mais au final ils étaient restés tous ensemble.

- Ma sœur m'a dit pour Lexa et toi.

- On est de nouveau ami depuis vingt secondes et tu veux parler de Lexa ? demanda Clarke.

- Elle est importante pour toi. Et, tu l'es pour moi alors oui.

- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, ajouta la blonde.

- Je vais quand même te dire ce que j'en pense, avoua Bellamy.

- Pourquoi ?

- Parce que tu as besoin de l'entendre la bouche d'une personne qui t'aimait. Et, je ne parle pas de ma sœur ou ta mère. Je veux dire d'une personne qui a espéré être avec toi.

- Qu'est-ce que je dois entendre au juste ?

- Lexa te rend heureuse.

- Je sais, sourit Clarke.

- Alors, qu'est-ce que tu comptes faire ? demanda Bellamy.

- En profiter ?

- C'est un début, rigola le jeune homme. Vous êtes ensemble alors ?

- Je n'en sais rien. Et, avant que tu poses la question, je sais que c'est débile. Mais, être dans le flou c'est plutôt agréable pour l'instant. On en profite. On passe du temps ensemble.

- Je comprends. Mais, le jour où ça ne sera pas assez, qu'est-ce que tu comptes faires ? Par exemple, si elle veut voir d'autre personne ? Ou si, toi tu veux voir d'autres personnes. Comment tu peux espérer avoir le bon comportement si vous êtes toujours dans le flou.

- Depuis quand tu es devenu un expert en relation ? demanda Clarke en rigolant.

- Touché ! Tu as raison, tu devrais probablement suivre les conseils de quelqu'un d'autre, rigola-t-il.

- Mais, merci de t'intéresser à ma situation. Je me doute que ça ne doit pas être facile pour toi. Surtout vu que ça concerne Lexa.

- Tu sais, on n'a beau ne pas s'entendre elle et moi, je ne peux pas nier que s'est une fille réglo. Et, si c'est avec elle que tu veux être, c'est un bon choix. Cette fille est folle de toi depuis que vous vous connaissez. Si tu lui dis, je nierais tout en bloc, continua le jeune homme.

Clarke était surprise. Elle ne pensait pas que Bellamy Blake, le rival par définition de Lexa, militerait au près d'elle pour la convaincre de donner une chance à la jeune femme. C'était surréaliste quand on connaissait leur passé.

- Et si on rentrait avant que l'un de nous choppe une pneumonie ? proposa Bellamy.

/

Clarke essaya de faire le moins de bruit possible en ouvrant la porte de la péniche. Le petit séjour de son amie était plongé dans l'obscurité.

La blonde retira doucement ses chaussures et se changea en tenue de nuit. Elle se brossa rapidement les dents avant de sortir et de traverser la péniche pour rejoindre la chambre.

Lexa était allongé, le visage tourné vers le côté opposé de son lit. Clarke souleva doucement la couverture et se rapprocha de son amie. Elle ajusta son corps afin d'être contre le dos de la brune. Elle passa son bras autour de ses hanches. Elle était si proche que sa respiration chatouilla la nuque de sa partenaire.

- Tu as passé une bonne soirée ? murmura Lexa.

- Pourquoi tu ne dors pas ? Je t'ai réveillé ?

- Nan… Je me sens beaucoup mieux et vu que je n'ai rien fait d'autre depuis des jours, je n'ai pas sommeil.

Clarke se pencha et embrassa le bas de sa nuque. Elle était heureuse de voir que Lexa était presque guérie. Son état l'avait effrayé malgré la certitude de sa mère.

- Comment va Xander ? Et les filles ?

- Parfaitement bien. J'ai pleins de photos à te montrer demain, sourit Clarke en l'embrassant à nouveau.

- Alors, tu as passé une bonne soirée ? répéta la brune.

- Oui. C'était sympa. Mais tu m'as manqué, avoua Clarke.

- Tu m'as manqué aussi, rigola Lexa. Mon lit est beaucoup trop froid sans toi.

Clarke ne répondit pas. Elle enfuit son visage dans les cheveux de la brune en respirant doucement. Elle avait encore en tête sa discussion avec Bellamy. Et, être si proche de Lexa ce soir, voir à quel point elle lui avait manqué et se sentir si apaisé parce qu'elle était dans ses bras n'aidait pas la jeune femme à calmer ses pensées.

- Comment tu veux que je dorme si tu réfléchis si fort ? rigola Lexa.

- Désolé… Je pensais juste à un truc que Bellamy m'a dit plutôt.

Lexa se retourna pour lui faire face. Toujours allongée sur le côté, elle passa son bras sous sa tête pour se relever légèrement.

- Bellamy, hein ? Je ne parierai pas sur une discussion agréable.

- Au contraire, commença Clarke. Octavia lui a dit pour toi et moi…

- Il l'a pris comment ?

- Bien. Mieux que toi ou moi pourrions le croire.

- Oh… Alors pourquoi tu réfléchis au point de me tenir éveillé ?

Clarke sourit doucement. Lexa était tellement belle. Même dans cette obscurité. Les rayons lumineux émient par la lune illuminaient légèrement son visage. C'était peu, mais suffisant pour que Clarke se perde dans son regard.

- Je lui expliquai que notre choix de ne pas définir notre relation, nous permettait d'en profiter tout en étant réellement proche. Il m'a même dit qu'il avait remarqué que j'étais plus heureuse maintenant et que c'était grâce à toi.

- Ok…

- Puis, il a dit quelque chose d'assez pertinent.

- Bellamy, on parle bien du même, rigola la brune.

- Arrête de te moquer ! souffla Clarke.

- Ok, Ok, qu'est-ce que monsieur le professeur de fac imbus de sa personne a dit ?

- Il m'a demandé qu'elle serait ma réaction si tu voyais quelqu'un d'autre que moi. C'était après lui avoir fait comprendre qu'on n'avait pas réellement de règles. Il ne pense pas que ce soit judicieux.

- Il n'a pas son mot à dire dans notre histoire, fit remarquer Lexa.

- Ouais… Mais, depuis je n'arrive pas à penser à autre chose.

- Et, qu'est-ce que tu en penses ?

- Je n'en sais rien, c'est bien ça le problème. Je n'en sais rien.

Lexa releva une mèche blonde qui retombait sur le visage de Clarke.

- Est-ce que tu as envie de voir quelqu'un d'autre ? demanda-t-elle.

- Non, répondit la jeune femme directement. Et, si je dois être honnête, l'idée que tu puisses être avec une autre personne me rend malade. Mais… Je sais aussi que je ne suis pas encore prête à m'engager réellement et ce n'est donc pas juste de ma part de te demander de ne voir que moi. Je ne veux pas que tu te sentes bloqué ou que je te retienne. Je sais que toi, tu cherches plus. Et… J'ai peur que tu finisses par m'en vouloir.

- Clarke, doucement ! Je n'ai aucune envie d'être avec quelqu'un d'autre, essaya de la rassurer la jeune femme.

- Maintenant.. Mais, et si je ne suis jamais prête ? Tu ne peux pas m'attendre à jamais. Ce n'est pas juste.

- Et si on prenait chaque chose en son temps, proposa Lexa. Pour l'instant, ni toi, ni moi, voulons être avec quelqu'un d'autre.

- Mais si…

- Mais si un jour ça arrive, continua Lexa, si un jour l'une de nous veut sortir avec d'autres personnes, je propose que l'on en discute avant. Tant que tu es honnête avec moi, j'essayerais de comprendre. Je ne te promets pas d'aimer l'idée, mais je ne veux pas de secret entre nous. Nous sommes deux adultes, et notre relation est particulière, mais pour que ça marche il faut que l'on communique. Alors, c'est tout ce que je te demande.

- De ne pas te le cacher et d'en discuter avec toi avant ? répéta Clarke.

- Et je ferai pareil de mon côté. La communication est la clé non ? Ce n'est pas ce que tous les psys disent ? rigola Lexa.

Clarke se pencha légèrement en avant pour l'embrasser tendrement.

- Qu'est-ce que j'ai fait pour être aussi chanceuse ? Je suis tombée sur la personne la plus belle, intelligente et compréhensive au monde.

- Et, tu as vu ce corps ? Tu as gagné au loto !

- La plus modeste aussi, reprit Clarke.

- Tu adores ma confiance.

- Je t'adore tout court, fit remarquer la blonde. Allez, dors ! Tu as encore besoin de repos.

- A vos ordres madame l'infirmière, sourit Lexa en se retournant.

Elle attrapa le bras de Clarke et le passa de nouveau autour de ses hanches. Elle prit sa main dans la sienne avec pour objectif de ne pas la lâcher avant de s'être endormie.

- Pour ce que ça vaut, c'est moi la chanceuse dans l'histoire, murmura Lexa.

Clarke ne put s'empêcher de sourire.


Est-ce qu'on a vraiment besoin d'en parler ?

Bonne nouvelle, le chapitre 17 est fini, plus qu'à le corriger. Il risque de vous énerver un chouia... Mais en même temps quelques rebondissements c'est jamais sans intérêt... non ?