Bonjour à tous!
Tout d'abord je vous présente ici une histoire qui sort un peu de l'ordinaire. En effet, étant passionnée par la mythologie grecque, il me semblait important d'écrire autour de ce sujet là! Pour rappelle, les références aux personnages myhtologiques son réelle, bien que l'histoire, elle soit romancée et inventée.
Je me suis également permise de changer certains aspect des personnages de HP, même si leur création et l'histoire original appartiennent à cet chère JK Rolling. J'annonce également qu'une histoire LESBIENNE sera dépeinte dans cet fic, alors si cela vous pose un problème, je vous invite à ne pas la lire. Il y aura également des scènes de sexe, de violence, ainsi que des faits et mots crues, vous êtes prévenus.
Alors pourquoi Pansy? Et bien pour tout vous dire, je me suis rendu compte que Scarlett Hefner (l'actrice qui joue Pansy dans les films HP) etait tout simplement magnifique contrairement au portrait que l'on peut souvent dresser de son personnage, je ne voyais donc pas de meilleure alliée d'Aphrodite. De plus, son personnage, tels qu'il peut être décrit dans de nombreuses fics me touche, et j'ai un attahcement particulier à celui-ci.
Voilà je vous laisse lire ce premier chapitre et n'hésitez pas à le commenter si l'envie vous prends!
Des gros bisouuuuus
xxx Ferry.
La guerre vient de se terminer, Voldemort a été neutralisé, Poudlard se remet petit à petit de cette guerre et au sommet du Mont Olympe, les dieux soufflent de soulagement. Sur son trône d'or, Zeus caresse doucement sa barbe en observant sa femme, Héra, déesse du mariage et des femmes, faire les cent pas.
« Mais qu'est-ce qui lui a pris, bon sang ?! » s'exclama-t-elle
« Cette guerre est terminée, cet incident est passé, tu devrais songer à passer à autre chose toi aussi. »
« Cet « incident » ?! s'exclama la déesse caractérielle, ce n'est pas un incident, c'est une guerre et, qui plus est, une guerre bien plus meurtrière que la guerre de Troie ! »
« Tu es bien trop émotive, ma douce… Et tu te laisses emporter ! Les humains savent tout de même se débrouiller, la preuve, ils ont tué le protégé de Hadès. D'ailleurs, celui-ci doit être en train de pleurer des larmes de feu du fond de ses enfers. »
«Je l'espère ! Maintenant, il va nous falloir un travail titanesque pour aider les membres de l'Armée de Dumbledore à reconstruire la paix. »
« Certes… Mais Athéna à bien aidé ses petits protégés jusqu'à présent et je lui fais entièrement confiance quant aux choix qu'elle fera pour les guider. »
Héra s'était un peu détendu, mais elle restait soucieuse. Quelques mètres plus loin, paré de son armure flamboyante, épousant ses formes fermes, ses cheveux tressés strictement, sa lance tendue à ses côtés Athéna observait du haut de l'Olympe, l'évolution de la situation.
oOoOo
La nuit venait de tomber sur Poudlard et Hermione songeait. Elle réfléchissait à tous ce qu'elle avait vécu ces derniers temps. Elle énumérait les victimes de la guerre, rejouait les scènes dans sa tête, se souvenant de chaque détail, chaque mot, chaque acte. Elle avait enquêté pour connaitre l'histoire de Voldemort, comprendre pourquoi elle n'avait rien vu venir, comprendre comment leur stratégie avait pu être si inefficace. Une petite voix intérieure finit par lui répéter qu'elle devait arrêter de ressasser et se concentrer sur le nouveau monde magique. Il allait nécessiter des règles strictes, un cadrage, une hiérarchie et une organisation sans précédent pour éviter une nouvelle guerre.
Les mangemorts étaient encore en cours de jugement et le ministère de la magie recrutait et formait du personnel pour gérer le nouveau fonctionnement. Parmi leurs candidats, ils piochaient dans les meilleurs magiciens du monde magique et c'est donc tout naturellement qu'Hermione avait reçu une lettre lui proposant un entretient en vue de l'embaucher après sa sortie de Poudlard. Les héros de guerre avaient été les premiers contactés.
Pour l'heure, Hermione ne savait pas encore si elle se présenterait à l'entretient. En réalité, elle avait l'impression d'avoir voué sa jeune vie à la guerre et au combat, et ressentait le besoin maintenant, à 18 ans, de vivre des expériences nouvelles. Toutefois, il était vrai qu'elle avait toujours œuvré pour la justice, et en faire son métier faisait partie de ses grands projets.
Elle fut sortie de ses pensées lorsqu'elle remarqua qu'il était déjà l'heure d'aller dîner. Elle se leva d'un pas lent et trainant et se dirigea sans trop d'investissement vers la salle commune. Quelque chose avait changé, comme si les lieux avaient été marqués par l'histoire. Comme si cette guerre avait investi les murs pour ne plus jamais les quitter… Hermione chassa ses pensées de son esprit puis vint s'asseoir à sa table habituelle en compagnie d'Harry, Ron, et Ginny.
Ron et Hermione avaient vécu une petite histoire d'amour durant la guerre avant de se rendre compte qu'ils étaient plus amis qu'amant. Hermione ne regrettait rien de son histoire avec Ron, et avait toujours une affection particulière pour lui, mais celle-ci s'apparentait plutôt à de l'instinct de protection et à une forte amitié qu'à de l'amour.
Hermione était vierge, et s'était pour elle une fierté et un choix. Elle voulait consacrer son temps à faire le bien, réfléchir et lire. L'apprentissage et l'abnégation faisaient partie de son quotidien. Mais maintenant, alors qu'elle arrivait à sa majorité, elle se demandais si elle n'avait pas raté une immense partie de sa jeunesse en laissant son insouciance être remplacé par la responsabilité de la guerre.
Elle chassa une fois de plus ses pensées de sa tête, puisque de toute manière aucun garçon ne lui plaisait. Elle les avait toujours trouvés immature, bien plus qu'elle en tout cas.
« Ca va Mione ? » demanda Ron en la voyant songeuse.
« Bien sûr que ça va. T'en fais pas… »
« Regardes-les ces gros cons de Serpentard qui gloussent tous autour de Malfoy comme s'il était un héros ! » s'énerva alors Harry en observant la table des Serpentard.
Hermione observa Draco. Il n'avait pas l'air de se vanter de quoi que ce soit… Il avait même l'air ailleurs, loin, perdu dans ses pensées comme elle. Il semblait songer à la même chose : la guerre, et l'effet néfaste qu'elle avait eu sur lui qui n'était alors, finalement, qu'un gamin victime de sa famille et de son rang.
Là, dans un coin, observant Draco, se trouvait la discrète et désagréable Pansy.
Pansy était une magnifique petite fille lorsqu'elle était enfant. En effet, avec ses longs cheveux bruns et ses yeux vert émeraude assez clairs. Elle n'avait pas non plus une peau excessivement blanche, elle avait tendance à dorer. Il faut dire qu'avec une mère grecque, elle avait forcément pris quelques traits méditerranéens.
Bref, Pansy était une belle enfant et, partout ou elle allait, on le lui disait… Mais le jours où elle est entrée à Poudlard, dans le monde superficiel et sans pitié des Serpentard, elle fut très vite dénigrée, reléguée au rang de suppléante, d'incapable, de potiche. Elle fut tant dénigrée qu'elle perdit toute la confiance en elle qu'elle avait accumulé durant son enfance heureuse et finit par accepter le rôle qu'on lui attribuait.
Elle cacha sa joie de vivre naturelle derrière un visage aux traits durs et aux expression fermés. L'éclat émeraude dans ses yeux disparu pour laisser place à un vert terne et éteint. Son sourire éclatant fut remplacé petit à petit par un rictus moqueur et malveillant. Elle coupa ses longs cheveux bruns et elle encaissa.
Elle encaissa les remarques, les vannes, les critiques, le mépris de ses camarades et se tut. Elle apprit à être pareil, à se défendre par l'attaque, à perdre toute forme de sensibilité, mais au fond, elle en voulait au Choixpeau ! Sa place n'aurait jamais dû être à Serpentard. Pansy aurait voulu faire partie de ceux que l'on reconnait par leur courage, comme les Griffondors, ou bien par leur intellect : les Serdaigle. Mais jamais de sa vie, elle n'avait imaginé atterrir dans la pire maison qui ne soit. Elle s'était sentie jeté dans la cage au Lion, comme si Serpentard lui avait pris tout ce qu'elle avait de bon en elle : sa beauté, sa joie naturelle, son sang méditerranéen…
Mais ce soir-là, s'en était trop pour Pansy, elle ne pouvait plus, elle ne voulait plus, être l'éternel invisible des Serpentard. De loin, de sa table maudite, elle observait Hermione Granger. Fasciné et horrifié à la fois : pourquoi avait-elle eu la chance d'être reconnue à sa juste valeur ? pourquoi le destin où elle ne savait quelle force supérieure lui avait donné le droit à elle, de prendre la place de l'héroïne de guerre, laissant Pansy dans l'ombre et dans la honte ?
La brune était fascinée de puis les premiers jours par Hermione : la haïssant autant qu'elle l'admirait. Lui en voulant d'avoir eu ce qu'elle n'aurait jamais, et c'était trop.
Brusquement, et sans se soucier du regard intrigué et méprisant des autres Serpentard, elle se leva et quitta la table en trombe. De toute manière, elle savait très bien que, passé l'étonnement, chacun reprendrait sa discussion l'air de rien, et que personne ne se soucierais de son absence. Alors elle courut. Elle couru à en perdre haleine dans les escaliers, les larmes dévalant ses joues pales.
Hermione l'avait vu partir, et elle trouvait cela étrange, mais finit par se dire qu'une fois de plus, Malfoy avait dû la larguer, ou alors l'humilier. Ce n'étaient pas ces affaires, elle ne s'en occuperait pas… mais parfois elle trouvait cela injuste la manière dont ils traitaient Pansy.
Pansy arriva dans sa chambre et par bonheur, elle constata que celle-ci était vide. Elle s'enferma dans la salle de bain et s'observa longuement dans le miroir. Elle ne reconnaissait plus la petite fille qu'elle était. Elle ne reconnaissait même plus les traits fins et méditéranéens de sa mère disparue. Elle avait honte, honte de ce qu'elle était devenu. Elle observa ses cheveux. Ils avaient repoussés mais elle les nouait en permanence en une longue natte serrée. Comme pour les cacher. L'éclat dans ses yeux avait disparu, parce qu'elle ne ressentait plus rien. Elle voulait disparaitre : tout en elle voulait disparaitre.
Et c'est là, au milieu de sa petite salle de bain, qu'elle la vit apparaitre…
oOoOo
Dans le royaume de l'Olympe, alors qu'Aphrodite et Athéna observaient la situation, les deux déesses se trouvaient face à un désaccord.
« Tu ne peux pas me laisser mener à bien ma mission ? » demanda Athéna exaspérée.
« Ma chère Athéna… tu est bien trop raisonnable. Et je dois avouer que ta petite protégée a tout d'une héroïne… mais on ne t'a jamais appris à regarder la où l'évidence n'est pas ? » rétorqua Aphrodite, paré d'une magnifique toge blanche éclatante et d'une couronne de lys chatoyante.
« Qu'est-ce que tu comptes faire ? Me mettre des bâtons dans les roues ? » Athéna commençait à s'énerver.
« Ma chère… Tu es la force des humains, leur courage, leur bravoure, leur intelligence stratégique… mais moi je suis leur faiblesse. Le désire, la passion, ce qui fait perdre tout sens de la raison même aux plus grands héros. Je vais faire ce pour quoi je suis douée : troubler les héros ».
Athéna eut à peine le temps de se pincer l'arête du nez qu'Aphrodite s'était métamorphosé en Pansy.
«Si tu fais ce que je pense, Aphrodite, tu déclare la guerre entre nous ». Déclara Athéna sentant la colère monter en elle telle une fureur destructrice.
« Marché conclu ». répondit la magnifique déesse avant de disparaitre.
C'est là, au creux des nuages du Mont Olympe, au-dessus de tout, que la guerre de fierté éclata entre les deux déesses les plus puissantes de leur génération. L'arrogance des dieux aurait-elle raison des hommes ?
oOoOo
Revenons au centre de cette minuscule salle de bain. Face à son miroir, Pansy, perdue dans son désespoir, vit apparaitre un reflet qu'elle n'avait plus revu depuis la nuit des temps : le siens.
Mais pas n'importe quel reflet de sa personne, non, un reflet magnifique. Elle portait une toge blanche découvrant presque sa petite poitrine ferme, ses longs cheveux bruns lumineux dévalaient ses épaules fines pour tomber en cascade en dessous de ses seins. Une sublime couronne de lys ornait sa tête haute, et ses yeux en amande étaient embrasés par une lueur flamboyante vert émeraude. Elle n'en croyait pas ses yeux, c'était pourtant bien ses traits, mais comment pouvait-elle présenter un reflet d'une beauté aussi inouïe ?
C'est alors que son reflet se mit à lui parler.
« Alors Pansy, on se perd dans son désespoir ? »
« Qui est-tu ? » demanda Pansy à son sublime reflet.
« Je suis toi, Pansy. Je ne suis rien d'autre que celle que tu as oublié d'être. Mais dis-moi, savais-tu que tu étais aussi belle ? » demanda le reflet
« Je… je ne comprends pas »
« Tu as oublié, ainsi que tout ces héros maudits de la guerre, de profiter des plaisirs de la vie. Prendre plaisir, ça vous parle ? Tu es belle Pansy, et tu as du pouvoir, sache-le. Maintenant il faut que tu profites de tes attributs, et qu'on te reconnaisse à ta juste valeur. Mais je serais là pour t'aider. Je ne te retiens pas plus, je saurais être la quand tu auras besoin de moi. Je saurais t'envoyer des signes. Prends conscience de ta force Pansy. »
Sur ces mots, le reflet disparu, laissant place au reflet habituelle de Pansy dans le miroir. Elle resta plantée à un instant à s'observer. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer mais… tout ne s'expliquait pas, n'est-ce pas ?
Alors sans réfléchir, elle dénoua sa natte légendaire pour laisser retomber en cascade ses cheveux longs et bruns sur ses épaules, jusqu'en dessous de ses seins. Elle retira sa grosse cape, laissant apparaitre son corps fin et svelte paré d'une légère chemise blanche. Soudain, elle se rendit compte que peu à peu, ses yeux émeraude avaient repris leur éclat et que l'expression de son visage avait changé ? Quelque chose venait de se passer et elle avait décidé que c'était terminer le temps des héros de guerre, plus jamais on ne la relèguerait au second plan.
Elle allait écouter son reflet, et reprendre le flambeau de son ancienne vie : le renouveau de Pansy était en marche, comme les arbres refleurissant au printemps, comme le Phoenix renait de ses cendres, son cœur mort se remit à battre la chamade et elle retrouva ce qu'elle avait perdu : l'adrénaline.
