Mes muscles se détendent, je tombe dans l'inconscience.
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Tout le monde est à l'infirmerie. Chopper est le premier à faire ses adieux. L'équipage quitte la pièce, sauf lui. Il s'installe à côté de Sanji. Il met ses petites pattes sur son bras, il s'en voulait un peu de ne rien pouvoir faire pour son ami. La scène du combat qui lui a coûté la vie lui revient en mémoire.
Chopper : J'étais vraiment pas loin de toi, comme la plupart d'entre nous. Pas du tout, mais je suis arrivé trop tard. J'ai juste entendu un cri venant de ta direction, mais ma vision était cachée par les nombreux ennemis qui nous entouraient. Je m'en veux de ne pas avoir vu comment ils t'ont blessé. Je le pense vraiment. Même si Luffy ne veut pas qu'on s'en veuille, mais je ne peux pas l'accepter.
Un larme échappe sa vigilance. Il l'essuie rapidement avant de remettre ses pattes sur le bras blanc du blessé. Il pose sa tête sur ses mains duveteuses.
Chopper : Je suis le médecin, je devrais te sauver et non t'aider à partir. Ce n'était pas mon but, ni mon rêve. Je ne voulais jamais en arrivé là, Je sais que tu souffres énormément. Je le vois, je le sais mais je ne veut pas te laisser partir mais on ne peut pas te laisser comme ça. Je veux tellement que tu t'en sortes Sanji.
Sa voix s'étrangle soudainement. Il sent que les prochains mots vont être très difficile à dire. Il enlève son chapeau et le met de côté. Il s'assoit sur le lit tout en levant la main du blessé vers son visage. Il laisse échapper quelques larmes pour libérer le son de sa voix ?
Chopper : Je veux que tu sois là quand je suis triste comme en ce moment. Tu es le seul qui me calme rapidement sans me prendre pour un enfant. Je veux que tu me donnes des sucreries après chaque aventure ou combat. Je veux que tu sois dans ta cuisine en train de cuisiner les repas pour tout l'équipage. Je veux te voir te battre bêtement avec Zoro. Je veux que tu survives tout simplement.
Il resserre sa prise sur la main du cuisinier. Ses perles salées comme un long collier de tristesse. Sa respiration commence à être hachée. Il essaye de reprendre plusieurs fois la parole mais ses sanglots le bloquent. Il reste dans cette position tout en essayant de reprendre sa respiration. Après plusieurs essais sa voix se stabilise de nouveau.
Chopper : Je te l'ai jamais dit, mais je pense qu'il est temps de te le dire. C'est le moment j'en aurais plus l'occasion. Sanji je te considère comme mon grand frère, que je respecte et que je prends comme idole. Tu es un modèle pour beaucoup d'entre nous. Je voulais tant te ressembler, tu avais le courage et la volonté que je n'ai pas. Tu gardais toujours tes principes intacts peu importe qui était en face. Je t'admirais vraiment, mais maintenant je n'ai plus rien pour m'accrocher. Tu es parti avant que je ne puisse apprendre tout de toi.
Sa stabilité dans la voix éclate de nouveau. Il sait parfaitement que ce sont les derniers mots qu'il dira à cet homme qui était beaucoup de chose pour le jeune renne. Il se recroqueville un peu plus sur lui.
Il laisse les larmes coulaient mais essaye tout de même de récupéré un peu de son sang froid. Il veut vraiment dire ces mots. Il relève le visage et regarde celui de Sanji. Il prend une grande inspiration.
Chopper :J'ai envie d'abandonner, de tout laisser tomber. Tu me manque déjà tellement. Mais pour toi je ne le ferais pas. Promis. Je te le jure. Je tiendrais pour toi, alors Sanji réveille-toi. Tiens bon pour nous. S'il te plaît tiens bon pour nous. SANJI... fais-le ! RÉVEILLE-TOI !
Il attend une réponse mais le visage du blessé ne bouge pas. Aucun mouvement de sa part pourrait dire qu'il se révéille ou même qu'il l'entende. Il explose en larme, il ne cache plus ses sanglots. Il lâche la main du blond et se blottit contre lui. Il frappe doucement sur son torse.
Chopper : Pourquoi ? Pourquoi c'est fini ? Je ne veux pas. Réveilles toi Sanji… S'il te plaît ne me laisse pas seul. Ne me laisse pas faire ça. Ne pars pas.
Il répète inlassablement ses phrases en laissant éclaté sa tristesse. Il se sent tellement mal et seul à cet instant qu'il a l'impression qu'un gouffre sans fond l'emporte vers les ténèbres. Il ne sait pas le temps qu'il lui reste mais il continue jusqu'à entendre deux coups à la porte.
La navigatrice ouvre la porte, son temps est fini. Il recule et se décolle de Sanji. Il court dans les bras de la rousse, qui le console un peu. Chopper se calme. Il part sur le pont. Il ne veut pas rentrer dans la cuisine. Tout est trop frais dans son esprit. Il n'aura pas réussi à le sauver.
Nami ferme la porte. Elle s'assoit à côté de Sanji, lui prend une de ses mains puis la met entre les siennes. Elle pose sa tête dessus.
Nami : Sanji, comment c'est possible ? Je pleure depuis tout à l'heure, à l'annonce de ta fin je n'ai pas pleuré. Je pensais que je n'avais plus rien à pleurer. Plus de larmes, mais maintenant que je te vois elles réapparaissent.
Elle reprend une de ses main pour essuyer les larmes qui apparaisse de nouveau. Elle se remet ensuite dans la même position quelques instants plus tôt.
Nami : Pourquoi toi parmi nous tous ? Quand on se battait avec eux, je voyais que quelque chose était différent, ils nous avaient écartés de toi. J'ai juste vu quelqu'un s'approcher de toi rapidement, puis un cri. Ce cri je ne pourrais jamais l'oublier, comme ta chute. Je te revois tomber en arrière, les yeux révulsés. Je n'y croyais pas.
Elle fait une pause dans son récit. Elle ferme fortement les yeux, les images tournent une nouvelle fois dans son esprit. Un hoquet de sanglot la bloque soudainement. Elle resserre sa prise sur la main de Sanji.
Elle laisse les sanglots passer ses lèvres. La scène repasse encore et encore devant ses yeux fermer mais ceux des combats précédent lui revienne aussi. Un léger sourire de nostalgie naît sur ses lèvres.
Nami : Tu as toujours été là pour nous protéger Robin et moi. Je te vois encore devant nous à dire des phrases plus clichée les unes que les autres mais aujourd'hui c'est différent. Tu ne nous protéger pas car l'attaque n'était pas contre nous. C'était toi la cible. On aurait dû riposter autrement. On a rien pu faire. Je n'ai rien pu faire et pourtant je le pouvais.
La culpabilité lui enserre soudainement l'estomac. Une envie de vomir la prend soudainement. Elle pose la main de Sanji sur le lit et elle se recule un peu. Elle s'en veut tellement qu'elle s'en dégoutte. Elle essaye de respirer profondément pour se calmer mais les pleurs, les sanglots, la culpabilité, les regrets et son dégoûts l'en empêche.
Nami : Je m'en veux. Je m'en veux tellement. Je l'ai vu s'approcher de toi et je n'ai rien fait. J'aurais pu crier, pour t'avertir ou avertir Zoro qui était proche de toi, mais non. Je suis restée bloquer, à attendre. J'ai juste était une fois de plus une spectatrice. C'est de ma faute si tu es dans cette situation. C'est moi qui t'ai tué. Désolé Sanji, vraiment désolée. C'est à cause de moi que tu es dans cet état, dans ce lit. Tout est de ma faute je suis tellement désolé mais ne me pardonnes pas. Je ne le mérite pas.
Elle n'arrive plus à se calmer, larmes sont trop nombreuses, sa gorge trop serrée, ses sanglots trop fort, son estomac trop faible tout comme sont corps. Elle se lève et repousse la chaise. Elle se mets à genou tout en tenant la main de Sanji. Elle pose la tête contre le matelas. Elle se calme petit à petit.
Nami :Tu me manqueras tellement. Toutes tes petites attentions, ta galanterie, ta cuisine, ton sourire quand on te disait que c'était bon. Je ne méritais tellement pas tout ce que tu as fait pour moi Sanji. Tu es la personne la plus merveilleuse que j'ai connu. Alors, pourquoi es-tu obligé de mourir à cause de notre inattention ? Pourquoi dois tu partir maintenant. Ils nous restent tellement à découvrir mais… C'est impossible...
Le silence retombe, elle ne dit rien de plus. Ses pensées parlent pour elle, ses yeux garde la tristesse de ce moment. Sa main transmet la chaleur qui pourrait redonner la vie à leur cuisinier même si elle sait que c'est peine perdu.
Elle entend un coup à la porte. Elle sursaute et resserre sa prise. Son temps est fini avec lui. Ses larmes qui s'étaient arrêter reprennent de plus belle. Elle dépose une baiser léger sur le front fde Sanji.
Elle se lève et ouvre la porte. Elle voit l'archéologue. Elle se jette dans ses bras. La plus âgée la calme un petit peu. La jeune femme rousse se détache de l'étreinte réconfortante de son amie. Elle par en lançant un dernier regard. C'est la dernière fois qu'elle le voit. Elle le ressent au plus profond d'elle.
Elle referme la porte, le poids de sa disparition se fait sentir soudainement. Elle cour directement vers le pont. Elle a besoin de respirer. Elle arrive à l'extérieur, elle prend une grande inspiration. Cela ne change rien le poids est toujours là. Elle veut frapper la rambarde mais elle entend un reniflement derrière elle.
Elle voit Chopper, toujours en pleurs, les genoux relevés, la tête appuyé dessus et les bras autour de celles-ci. Nami pose sa main sur son épaule, il relève la tête. Elle tend les bras et il s'y engouffre sans se poser plus de question. Tous les deux se consolent comme ils le pouvaient.
Robin reste quelque temps à la porte. Elle n'ose pas s'approche. Elle avait l'impression que s'approcher signifiait sa fin. Au bout de quelques minutes elle s'approche de lui. Elle s'assoit sur le tabouret qui est à côté du lit. Elle ne le touche pas. Pas immédiatement, mais la douleur de le perdre est tellement présente qu'elle se met à genoux.
Elle ne cherche même pas le siège. Elle prend aussi la main de Sanji dans les siennes. Elle ne parle pas au début, elle laisse le silence la rassurer avant de l'apeurer. Elle prend la parole.
Robin : Je suis désolée. Je n'ai pas pu t'aider. Pourtant tu m'as sauvée à Enies Lobby en te mettant le monde entier à dos. Tu l'as fais si facilement, sans ciller. Tu m'as sauvé tellement de fois, et tous ce que j'ai fait pour te remercier c'est de te laisser dans cet état. Je n'ai rien vu de ce qui s'était passé exactement. Je n'ai même pas cherché à savoir si tout se passé bien pendant ce combat.
Elle se relève de sa place. Elle s'assoit sur le lit en tenant toujours la main. Elle lui caresse les mèche blondes.
Robin : J'ai su ce qui s'est passé car Nami m'a juste dit qu'un homme s'était approché de toi et tu es tombé dans le coma directement. Il n'y a aucun signe avant coureur. Il t'a fait quoi exactement, il t'a dit quoi? Réveille-toi et dis-le nous. On a besoin de savoir… Pourquoi toi ?
Sa main se fait de plus en plus lente. Elle les ramène vers elle avant de les mettre sur ses genoux. Elle sert les poings, des perles salés débordent de ses yeux. Elle regarde le plafond et respire doucement. Elle essaye de reprendre un peu de contenance.
Robin : Pourquoi tu ne te réveilles pas ? On attend juste ça, que tes yeux s'ouvrent, que tu sois là, serein, que tu te chamailles avec Zoro, que tu cuisine, que tu nous serves des collations à Nami et moi, que tu sois vivant. C'est pourtant simple comme demande. Alors pourquoi tu reste dans ce lit ?
Elle tend de nouveau ses mains vers le corps inconscient du cuisinier. Elle en pause une sur le front. Elle fait un mouvement doux de son pouce pour le rassurer. Les larmes coulent abondamment sur ses joues.
Robin : Tu as l'air tellement de souffrir mais pas physiquement. J'ai l'impression que tu fais un cauchemar, car même avec l'antidouleur que t'as donné Chopper, ton visage n'est pas apaisé. De quoi rêves-tu ? De quoi cauchemardes-tu ? A quoi penses-tu pour être comme ça ?
Sa voix se bloque par les sanglots. Elle pose sa main libre sur le;s yeux. Elle laisse échapper ses larmes trop longtemps retenues. Elle se mord la lèvre pour éviter de laisser échapper les sanglots étranglé. Elle laisse quelques instants, pour se reprendre un peu avant d'ouvrir de nouveau les yeux sur du blond.
Robin : Pourquoi la seule fois où je ne fais pas attention aux alentours, tu es au bord de la mort. Je m'en veux, je m'en veux tellement. Sanji je ne peux plus porter ce masque imperturbable, plus le temps passe plus j'ai l'impression qu'il se fissure de façon irréversible. J'aimerai tellement être à ta place, même si je sais que tu aurais dit la même chose. C'est même sûr…
Elle sourit en imaginant le blond réveillé et à ses côté, à la défendre. Il s'efface rapidement car la vision du cuisinier aussi blanc que les draps lui rappelle la réalité.
Robin :S'il te plaît, Sanji, si tu le peux, réveille-toi. Même quelque secondes, on aurait un peu d'espoir car de minutes en minutes on en a de moins en moins. Il disparaît beaucoup trop vite. Chopper et Nami ont déjà fait leurs adieux, mais je n'en ai pas envie. Ne m'oblige pas à le faire. Je ne veux pas abandonner un nouveau compagnon, pas une nouvelle fois. S'il te plaît, réveille-toi. Fais le pour nous… S'il te plaît…
Ces dernières forces sont utilisées pour ces derniers mots. Elle ne peut en dire plus et ne peut pas en dire plus. Elle a entendu du bruit dans le couloir, le signe que c'est bientôt la fin de son temps avec lui. Elle n'a pas vu le temps passée et ses regrets sont encore présents en elle.
Elle a surtout une peine immense qu'elle ne pourrait expulser qu'une fois seule. Elle se doit de porter son masque devant les autres, pour qu'ils puissent être soutenus même si elle n'a aucun soutien. Elle veut tenir l'équipage qui a une très grande importance pour elle.
Elle se relève doucement, fit un baiser sur la joue du cuistot. Elle se dirige vers la porte tout en le regardant. Elle tend la main et touche la poignée. Elle regarde une dernière fois Sanji avant d'ouvrir la porte. Usopp se trouve derrière celle-ci.
Il est déjà en larme, elle met sa main sur son épaule et la serre doucement pour lui donner du courage. Elle quitte la pièce, en lui jetant un dernier regard tout comme sa coéquipière.
L'archéologue ferme la porte et rejoint le pont rapidement. Elle ne voit que Chopper et Nami. Elle a immédiatement compris que c'était dur pour eux de rentrer dans la cuisine, comme pour elle. Ce lieu lui appartient encore et sa présence est encore là. Elle s'installe sous l'arbre. Elle se replie sur elle-même. Elle laisse tomber son masque, une dernière fois se promit-elle.
Usopp sait que Sanji souffre, depuis le début. Il en a entendu parler par tous mais le voir, en vrai et dans cet état. Il n'y croit pas. Il reste à la porte quelques instants choqué. Quand celui-ci passe, il récupère le tabouret et s'assoit à côté de son ami.
Il regarde le sol, il n'ose pas regarder Sanji. Il reste dans le silence pendant de longue minute avant qu'un sourire n'apparaisse sur son visage.
Usopp : Sanji, grâce à mon courage et mes meilleurs techniques, ils ont tous fui. Personne n'a été capable de m'arrêter. Tu aurais dû voir comment j'étais fort…
Son sourire s'efface rapidement. Il ne lève toujours pas la tête. Il sent de nouveau ses larmes revenir.
Usopp : A qui je fais croire ça ? J'aimerais tellement que tu me crois, mais moi-même je sais que c'est l'inverse. J'ai fui comme d'habitude, j'ai pris peur. J'ai vu… Je l'ai vu cet homme s'approcher de toi. Je ne t'ai rien dit, j'ai juste regardé. Quand tu t'es retourné tu es resté figé. Pourquoi ?
Il relève la tête, attendant une réponse du blessé. Il le voit juste endormi, les sourcils froncés. Il passe ses mains dans les cheveux pour se donner un peu de contenance.
Usopp : Il n'a rien eu besoin de te dire. Tu as légèrement reculé… Il t'a dit quelque chose ? Il t'a touché et tu t'es effondré avec un cri. Ce cri personne ne l'oubliera. Moi le premier. J'aurais tellement pu faire quelque chose, mais non j'ai fui comme d'habitude. Je n'aurais jamais dû faire ça…
Il se lève soudainement du siège en le jetant plus loin dans la pièce. Il se met à genou, les mains agrippants les draps, la tête posée dessus.
Usopp : Me pardonneras-tu ? Je m'en veux tellement, je n'ai rien fait pour t'aider. Je suis le pire nakama au monde. Je ne protège aucun de mes camarades, je les pousse juste à la mort. Je le savais depuis longtemps, mais je m'accrochais à l'espoir qu'on s'en sorte toujours… Comme d'habitude…
Il lève son regard vers Sanji. Les larmes marquent ses jouent d'un chemin de tristesse et de regret.
Usopp : Ce ne sont que des excuses... Je me reposais trop sur mes acquis et c'est ce qui t'as tué.
Il se frappe le front comme pour se remettre les idées en place.
Usopp : Qu'est-ce que je raconte? Tu n'es pas encore mort, n'est-ce pas? Je suis trop pessimiste. Réveille-toi pour nous le dire. Réveille-toi pour m'engueuler. Réveille-toi pour nous. Réveille-toi tout simplement. J'en suis sûr que tu peux le faire. N'est-ce pas ? Sanji tu le peux. Sanji réveille-toi! S'il te plaît...
Il continue à le supplier de se réveiller pour le reste de son temps. Sanji ne bouge pas pour autant. Il continue de pleurer contre les draps blancs du malade tout en le suppliant. Il entend frapper à la porte. Il sursaute ne s'attendant pas que son temps soit fini.
Il se lève, jette un regard et ouvre la porte sans regarder la personne qui allait prendre sa place. Il reste quelques instants dans le couloir, laissant sa peine exploser. Il va lentement vers le pont.
Il sent une boule de poil lui sauté dessus. C'est Chopper qui se trouve dans les bras. Il cherche du regard les filles de l'équipage. Elles essayent de se consoler mutuellement.
Franky laisse passer Usopp. Le cyborg entre dans la pièce sans se soucier de l'ignorance qu'il vient de vivre. Il trouve le tabouret pas loin de la porte. Il le prend et s'assoit dessus au même endroit que ses camarades avant. Il observe le cuisinier allongé sur ce lit. Il a les coudes posés sur ses genoux. Ses mains sont croisés.
Franky : Je te pensais plus grand.
Il laisse un silence, son regard est planté sur le corps de Sanji.
Franky : Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Je suis totalement perdu. Tu été un de nos pilier mais maintenant…
Il regarde le mur en face de lui. Il cherche ses mots.
Franky :Je ne comprends vraiment pas comment la vie joue avec nous. Je me suis pris un train et j'ai survécu… Alors pourquoi ? Pourquoi tu n'as pas eu cette chance?Elle t'a juste touché. Cette personne t'a seulement touché, pourquoi t'es-tu effondré? Il t'a juste touché. Je ne comprends vraiment pas.
Les larmes coulent abondamment. Les sanglots lui bloque la voix mais il se force à parler.
Franky : Tu es aux portes de la mort. La vie est ironique n'est-ce pas ? On ne demandait qu'à voir le monde. Rien de plus, rien de moins. C'était trop dur de voyager simplement tout en vivant nos rêves.
Il regarde son ami, il espère que ses paupières s'ouvrent. Il ne se passe rien.
Franky : J'aurais tellement préféré l'inverse. Être mort ce jour-là et toi en vie aujourd'hui. Si seulement c'était possible, je le ferai. Immédiatement même mais je ne peux pas. Je n'ai pas ce pouvoir.
Il reprend une grande inspiration.
Franky : Je m'en veux, tu t'imagines pas à quel point. Les regrets me pèsent énormément. Je ne sais pas si on va pouvoir continuer sur toi. Je suis sûr que non. Même si Luffy nous a dit de ne pas nous en vouloir. Comment peut-il nous demander ça ? Je ne peux obéir à cet ordre. C'est trop dur de le faire.
Le cyborg essuie rageusement ses larmes. Il renifle plusieurs fois avant de reprendre.
Franky :On devait tous veiller les uns sur les autres. Tous mais je ne l'ai pas fait. Je t'ai laissé, je t'ai abandonné... Je n'ai rien fait…
Il baisse la tête et laisse le silence répondre à ses regrets.
Franky : Tu étais vraiment quelqu'un pour nous et on ne pourra jamais te remplacer. Jamais, je te le jure. Ce ne sera pas possible...
Il s'arrête de parler. Il ne veux pas en dire plus. Il prend sa guitare et commence à jouer. La mélodie est à la fois un message d'espoir, mais avec une énorme touche d'inquiétude et de désespoir dans le fond. Il joue sans s'arrêter jusqu'au moment où il entend des doigts squelettiques frapper à la porte.
Il pose son instrument. Il se lève en lançant un regard a l'endormie. Un sourire triste marque son visage. Il laisse ses pleurs exploser. Il ouvre la porte, laisse entrer Brook et sort aussitôt. Il ne veut pas se retourner. Il ne veut pas voir non plus les autres.
Il ferme les yeux fortement et les images du cuisinier revient. Il laisse sa tristesse exploser. C'est beaucoup trop dur pour lui. Il respire et se calme petit à petit. Il finit par rejoindre le reste de l'équipage toujours sur le pont. Il les voit tous plus tristes les uns que les autres.
Brook est planté sur place, devant la porte fermée. Il ose pas regarder pendant un certain moment. Il finit par porter son regard vers le blond. Il est choqué par ce qu'il voit. Il ne s'attendait pas qu'il soit dans un tel état.
Il attend un peu, il se sent interdit, mais le temps s'écoule rapidement. Il a tant de chose à dire. Il finit par s'approcher de son ami blessé. Des larmes coulent lentement de ses orbites vides.
Brook : Sanji,… Je ne sais vraiment pas quoi dire mais en même temps j'ai tellement à dire. Je ne sais pas vraiment par quoi commencer.
Il s'approche du plus jeune en s'asseyant sur le tabouret. Il regarde quelques instants le sol.
Brook :Je suis le plus vieux, j'ai déjà perdu mon équipage une fois. Des nakamas vraiment importants. J'ai toujours du mal à accepter leur perte même aujourd'hui. Je ne pensais pas que ça aller recommencer. Je pensais que c'était impossible. Je nous pensais invincible mais j'ai eu tort. J'ai tellement aveuglé par notre égo. Je voulais protéger cet équipage, ne perdre personne et j'ai failli.
Il relève le regard vers Sanji. Ses orbites vides laissent glisser un torrent d'eau. Il n'a pas besoin d'yeux pour comprendre sa détresse.
Brook : Je pense que le destin se joue de nous, à bien plus d'égards que l'on croit. Les regrets sont encore plus pesants tout comme les remords. Je pensais que grâce à vous tous je pouvais continuer à avancer. Je pouvais me battre contre n'importe qui.
Un long souffle s'échappe de ses dents. Il pose sa main devant ses yeux tout en baissant de nouveau la tête.
Brook : Je ne sens plus vraiment la force de vivre normalement, encore une fois. Je n'ai plus envie de me battre. J'ai trop perdu et je continuerai de perdre. Je n'ai pas la force pour vous protéger, je l'ai appris aujourd'hui à tes dépends. Je m'en veux tellement Sanji. Je suis désolé Sanji… Je l'ai vu de loin, il t'observait étrangement, mais je n'ai rien fait pour empêcher ça. Rien de rien ! J'ai juste laisser faire ! Je n'était qu'un lâche ! Je sentais qu'il allait te faire quelque chose mais je n'ai rien fait… J'ai laissais faire…
Tout en disant ces mots il s'était levé avant de se rasseoir. Son corps s'écroule sur lui-même. Ses épaules tressautent à force de ses sanglots.
Brook : Si seulement Sanji tu pouvais te réveiller. Ou tout simplement ouvrir juste les yeux quelques instants. Est-ce que je peux vraiment te demander ça ? Est-ce que j'en ai le droit ? Me considères-tu encore un minimum comme un ami ?Je ne sais pas, réponds moi ? Ne me laisses pas sans réponse s'il te plaît... Ouvre les yeux...
Brook reste quelques minutes à verser ses larmes mais il entend une personne arrivé. Il sait que le prochain c'est le bretteur. Il se lève. Il pose un dernier regard vers le blessé. Le regret revient au galop vers son cœur qui se serre un peu plus. Il inspire lentement et ouvre la porte.
À sa surprise il y a le capitaine et son second qui sont présents. Le chapeau de paille veut que son ami aux cheveux verts soit le dernier à le voir. Sauf que celui-ci ne comprenait pas la démarche du brun. Il n'a pas le temps de réfléchir plus que l'homme élastique entre dans l'infirmerie laissant le squelette et le bretteur dehors.
Ils se regardent quelques instants avant que Zoro fasse demi-tour et disparaisse des couloirs. Le plus vieux le regarde partir, les larmes toujours présentes sur son visage. Il avance d'un pas lent vers le pont.
L'ambiance est lourde, la tension dans l'air est plus que palpable. Il regarde ses amis, ils se sont tous enfermés dans le mutismes et la douleur. Il prend son violon et commence à jouer pour que sa souffrance se distille dans la mélodie.
Luffy s'avance doucement vers le lit. Il retire son chapeau et le pose sur le cheveux de couleur paille de son cuisinier. Le blond de sa chevelure se marie parfaitement au couvre-chef.
Luffy : Je te laisse mon trésor pendant un certain temps. Il t'accompagnera pour la fin. Tu ne seras pas seul.
Il appui sur le chapeau que porte son ami pour lui couvrir les yeux.
Luffy : Je te promets, tu ne souffriras pas comme maintenant. Tout est bientôt fini mais tiens bon. Je suis l'avant dernier. Zoro est derrière. Laisse lui le temps qu'il te dise ses adieux. Tu peux tenir encore un peu pour lui. Tiens encore un peu et promis, toute ta souffrance va disparaître, pour toujours. En même temps que toi.
Le sanglot lui bloque soudainement la gorge. Les larmes menacent de tomber. Il frotte énergiquement ses yeux avant de renifler fortement.
Luffy :J'espère sincèrement que tu m'en veux pas Sanji. Je vais achever ta souffrance mais elle dure depuis tellement de temps et je te demande de tenir. Je m'en veux de te faire subir tout ça. Je suis tellement désolé. Pardonne moi pour le triste capitaine que je suis. Je regrette tellement et les remords n'aident en rien.
Il relâche le chapeau et commence à serrer fortement ses poings. Il a le regard rivé au sol avant de dirigé à nouveau sur le blessé.
Luffy :En fait si, tu peux m'en vouloir. Je le mérite, je vais t'abandonner. Plus exactement je t'abandonne. Je pourrais croire en toi, comme d'habitude, mais mon instinct me dit juste que c'est de l'acharnement gratuit et je ne le veux pas. Désolé Sanji, tellement désolé. Me pardonne pas mais laisse moi m'excuser encore. Je suis désolé Sanji. Je suis désolé d'écourter ta route avec nous, de briser ton rêve comme ta vie, de t'abandonner. Je suis désolé, tout ce que je peux faire et d'accomplir ton rêve. Je te promets qu'on trouvera All Blue. On prouvera qu'il existe ! Je te le promets !
Il craque immédiatement après ces mots. Il ne peut pas en dire plus. Il s'écroule au sol et s'accroche au bras du cuistot. Il pleure encore et encore jusqu'au moment où Zoro frappe à la porte. Il reste quelques secondes de plus accrocher avant de se lever, vidé.
Il lui ouvre la porte lentement. Il le laisse entrer et ressort en laissant définitivement son camarade derrière lui. Il ne cache plus ses sanglots. Il s'appuie contre le mur, se laissant glisser. Il reste dans cette position lusieurs minutes, jusqu'à ce que ses larmes cessent de couler.
Il se relève très lentement et avance peu décidé vers ses compagnons. Il sait parfaitement qu'ils sont sur le pont. Il les avait quelques instants avant de voir pour la dernière fois le cuisinier. Il arrive et l'ambiance sur le bateau était bien différente qu'habituellement. Le capitaine avait besoin d'un peu plus de solitude. Il se met sur la tête du Sunny et observe l'horizon, plus rien n'avait d'importance à ce moment.
Zoro est très surpris de voir le chapeau de Luffy sur la tête blonde de Sanji. Il sourit légèrement en voyant ça, mais il disparaît aussitôt. Il reste debout à côté du cuisinier. Il n'ose pas s'approcher. Il a une peur incontrôlé de le briser. Il s'oblige à le faire, doucement. Il s'assit finalement sur le lit.
Zoro : Ça fait bientôt 24 heures que j'attends que tu te réveilles Love-Cook. Te rends-tu compte ? Toi tu es dans ce lit pendant que moi je suis debout. Toi tu es immobile pendant que moi je bouge normalement. Toi tu es seul dans ce lit pendant que le mien se retrouve vide. Toi tu souffres pendant que moi je te vois sans rien pouvoir faire. Ça ne devait pas se finir de cette façon Sanji...
Il lui prend sa main. Il a besoin de le toucher pour se donner du courage. Il sent que sa peau est froide, bien plus qu'habituellement. Cette sensation lui bloque les mots au fond de la gorge. Il prend une grande inspiration, ferme les yeux avant de les ouvrir de nouveau sur le corps du blond. Il relève les mains précieuses du cuisinier et commence à les caresser.
Zoro : Ces mains, tu en prenais tellement soin. Au début je trouvais ça ridicule, mais maintenant j'aimerais qu'elles bougent. Je voudrais que tu me donnes un peu de ta douleur, juste ce qu'il suffit pour ta survie. Ma vie je m'en fous. Je la jette si on peut récupérer la tienne en échange. Tu ne peux pas partir ! Tu n'as pas le droit de nous laisser seul derrière… De me laisser seul…
Des perles salées commencent à glisser lentement. Elles ne font qu'une ligne fine de tristesse. Le bretteur n'y prête pas attention et regarde le blond avec douceur et regret.
Zoro : Sanji tu ne peux pas partir maintenant. J'ai tellement de chose à te dire. J'ai tellement de mots qui n'ont jamais été dis. Pourquoi je ne te l'ai jamais dis ? Foutu fierté… Il est trop tard mais je vais te les dire. Je ne peux pas les garder pour moi. J'espère que tu les entendras Sanji. Je t'aime.
Il lâche la main. Sa tristesse explose en voyant l'ironie de la situation. Ils avaient tous leur temps pour se le dire mais maintenant qu'il est trop tard les mots étaient prononcés. Les larmes et les sanglots démontrent cette ironie.
Zoro : Ne pars pas. Bas toi. Essaie de survivre peu importe le prix que je dois payer pour vivre une journée de plus avec toi. Ne me laisse pas seul. J'ai besoin de toi : Réveille toi Sanji ! Ouvre ses yeux qui m'ont tant fais rêver. Laisse moi les voir briller une fois de plus. Laisse moi voir ce sourire illuminer une fois de plus ton magnifique visage. Laisse moi te voir serein et vivant. S'il te plaît réveille toi…
Il a besoin de plus de contact. Il le prend dans ses bras. Il le serre contre lui, il ne veut plus le lâcher. Il veut sentir cette chaleur pour l'éternité. Il entend du bruit à la porte. Son temps est fini, comme le sien.
Il ne veut pas le lâcher, pas maintenant. Il aimerait qu'ils leur laisse encore quelques minutes ensemble. Il ira peut-être mieux. Il faut lui laisser le temps. Il y a encore de l'espoir.
Les membres de l'équipage n'ayant pas de réponse ouvrent la porte. Chopper et Luffy entrent en premier suivi rapidement des filles et des musiciens. Il tient toujours aussi fort le cuisiner. Il ne veut pas perdre ce brin d'espoir qui vit encore dans son cœur.
Le capitaine ,e supportant plus cette folie naissante dans les yeux de son second pose la main sur son épaule. Le bretteur sait qu'il doit le lâcher. Il en est temps, il ne faut plus qu'il souffre et c'est juste repousser l'inévitable.
Les larmes coulent le long de son visage bien plus abondamment. Le brun recule pour lui laisser un dernier instant d'intimité. Il relâche lentement et doucement Sanji. Il le pose le plus délicatement sur le lit avant de l'embrasser.
Tout le monde détourne les yeux, ils veulent laisser ce dernier moment au couple qui n'a pas eu le temps d'exister. C'est la seule chose qu'ils peuvent lui accorder avant que la décision final soit exécuté. Le médecin,tremblant, recherche la seringue qui mettra fin à la vie du cuisinier.
Personne ne parle. La pression en chacun d'eux est trop forte. La réalité arrive, c'est la fin de leur ami. Les pleurs se sont arrêter mais les larmes continuent de couler silencieuxement. Leur respiration est bloqué. Le plus jeune met le produit à l'intérieur avant de s'approcher du lit.
PDV Sanji
Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que je fous par terre ? Tout me revient en un éclair.
Je regarde autour de moi, je suis toujours sur le pont et mes amis toujours morts.
Que s'est-il passé pendant mon absence ? Ça fait combien de temps que je dors ? Je sais, Nami tient un journal de bord. Il doit avoir plus d'explication c'est sûr !
Il court vers la cabine des jeune femme et cherche dans les affaires de Nami le carnet de bord. Toutes informations pourraient lui être utile. Il finit par retrouve le calepin qui sert de journal de bord de l'équipage. Il recherche dans les dernières pages un indice sur les événements qui ont mené à cette fin.
Ce jour, je m'en rappelle mais ensuite c'est le trou noir.
Il commence à le lire avant de le lâcher brutalement.
Comment ça je suis mort ? Mais je suis là, bien vivant mais... mais c'est impossible. Ils m'ont piqué et on partait vers le Baratie. C'est quoi toute cette histoire ? Que se passe-t-il à la fin ? Comment Chopper a ppu croire que j'étais mort ? Comment on en est arrivé là ?
? : Alors tu aimes bien ma surprise ? Je pensais que tu étais plus fort que ça quand même.
Sanji : Qui es-tu ?! Où es-tu ?!
? : Je vais te donner un indice. Il te reste 8 heures avant ... Haha non je ne vais pas te le dire.
Sanji : Mais qui es-tu bordel ? Viens te battre.
? : Moi me battre ? J'aime pas trop ça. Désolé blondinette. Je sais, à chaque heure je te donne un indice. Allez je te laisse, tu as une heure.
