? : Moi me battre ? J'aime pas trop ça. Désolé blondinette. Je sais, à chaque heure je te donne un indice. Allez je te laisse, tu as une heure.

️ ️ ️ ️ ️

[En italique ce sont les pensées de Sanji]

Il regarde autour de lui pour trouver d'où venez la voix.

Sanji : Comment ça 8 heures ?! Qu'est-ce que tu veux dire ?! Qu'est-ce qu'il va se passer dans 8 heures ?! Réponds bordel !

? : Tu as complètement oublié la politesse mon pauvre Sanji !

Sanji : Quand on se fout totalement de ma gueule la politesse disparaît, étrangement. Et t'es qui ?

? : Le jeu commence !

Sanji : J'ai pas envie de jouer, je veux savoir ce que je fous là et pourquoi ? Tu vas me le di-

Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Une scène plus que choquante se passe devant ses yeux écarquillés. Les restes qu'il avait pu rassembler de Chopper se regroupe. Il voit aussi du sang coulait depuis la vigie pour rejoindre le corps du petit renne. Il a l'impression de voir une créature étrange de Thriller bark se créer devant lui.

L'ancien médecin avance très lentement vers lui. Chaque pas est une grande souffrance pour l'adolescent comme pour le cœur du cuisinier.

Sanji recule tout aussi lentement, trop perturbé par la vision qu'il a devant lui. Le blond finit par s'écrouler complètement devant cette scène. Elle est insoutenable pour ses yeux et son cœur.

Comment pouvait-il marcher ne serait-ce qu'un pas ? Comment autant de sang pouvait sortir de son corps avant de s'échouer sur l'herbe et de revenir en lui?

Sanji se relève et met sa main devant lui. Le manque de cette boule de poil se fait soudainement ressentir. Ses doigts touchent le pelage de son ami. Les larmes montent mais il les retient.

Il avance et réduit l'écart entre eux. Il le prend dans ses bras et le serre contre lui. Sa chemise blanche commence à devenir rouge mais c'est le dernier de ses soucis. Il a l'air de reprendre vie dans ses bras.

Des larmes coulent sur ses joues, il est heureux de voir le médecin mouver de nouveau. Il n'est plus seul. Il va en savoir plus, il va enfin comprendre.

Sauf que la réalité le rattrape très rapidement. L'homme qu'il considère comme son petit frère bouge mais son cœur ne bat pas. Sa gorge se serre et il étouffé ses pleur dans le pelage collant du médecin.

Celui-ci est bel et bien mort. C'est cet inconnu qui l'a remmené pour son jeu mais le renne est mort. Il ne veut plus le lâcher. Il ne veut pas le croire. Il entend soudainement un son venir de Chopper.

Il desserre l'étreinte mais laisse une main sur l'épaule de son ami. Il resserre la prise de peur que celui-ci s'effondre devant ses yeux.

Chopper : Pourquoi tu as fais ça?!

Sa voix est différente. Elle est comme obstruée par quelque chose.

Sanji : Qu'ai je fais?

Chopper : Tu nous as tué ! Tout est de ta faute ! Tu étais un frère pour moi mais tu m'as trahis quand je t'ai soigné. J'aurais dû te laisser et ne pas faire mon devoir de médecin.

Le cuisinier lâche complètement le médecin. Il se met à genoux au sol. Il regarde l'herbe qui rougit au fur et à mesure du temps.

Sanji: Non je ne pourrai pas. Ce n'est pas possible... Je ne pourrai jamais faire de mal a qui que se soit dans l'équipage.

Il relève sa tête. Il capte les yeux de son ami. Ils sont totalement vide mais la question est au bord de ses lèvres.

Sanji : Explique moi ce qui s'est passé ?

Chopper : Pourquoi tu ne t'es pas réveiller ? C'est tout ce qu'on te demander... Réveilles toi Sanji

Des larmes rouges coulent le long des joues de Chopper. Le blond tend la main pour essuyer les perles mais quand son doigt frôle la peau de son ami, celui-ci se décompose.

Il avance rapidement vers lui. Il essaye de le rattraper mais tout est trop rapide. Il n'y a plus que les restes d'une boucherie, ce qu'il a pu récupérer dans les bras n'étaient plus que de la chair et du sang, surtout du sang. Ses larmes redoublent, le voir mourir devant ses yeux est bien pire que de le retrouver déjà décédé.

Chopper, qu'est-ce que tu as voulu me dire ? Je ne comprends pas. Comment ça je t'ai tué ? Comment j'aurais pu te trahir? Tu es beaucoup trop important pour moi. Est-ce que je vois ai tous tuer? C'est ce que tu essayais de me dire. C'est ça ! Pourquoi ? Pourquoi j'aurais fais ça ?

? : Alors ça t'a fait quoi de revoir cette boule de poil ? Elle était tellement mignonne avant. Quelle dommage.

Sanji : Pourquoi tu leur fais subir tout ça ?! Qui es-tu ?! Quel est ton intérêt ?! Montre-toi ! Maintenant !

Il s'était relevé et à commencer à observer les alentours.

? : La violence ne résout rien mon petit Sanji. Tu le sais pourtant.

Sanji : Tu vas voir si elle ne résout rien connard !

? : C'est que le petit Sanji est devenu vulgaire en plus ! C'est pas très joli tout ça ! Qu'est-ce qu'il t'a appris Zeff ?

Sanji : Parle pas de mon père et comment tu sais ça ?!

? : On parle, on parle, mais il ne reste plus que 7 heures. TIC TAC alors as-tu compris les règles de ce jeu ?

Sanji : Mais quel jeu, je te l'ai déjà dis. Je ne veux-

? : Trop tard. Il a commencé, tu ne peux rien faire pour l'arrêter.

Il commence à courir pour savoir d'où vient la voix. Les larmes coulent bien plus abondamment. Il n'arrive pas à le voir mais une voix étranglée l'interpelle. Il regarde vers le pont, où il a laissé les corps de ses amis peu de temps avant.

Il voit la jeune femme rousse se lever. Elle a l'air perdue, elle regarde vers le cuisiner. Elle pose sa main sur sa blessure et commence à marcher vers lui. Elle chute une première fois, puis une deuxième. Elle n'arrive pas à tenir sur ses jambes.

Devant ce spectacle, Sanji court vers elle. Il la rattrape avant quelle ne chute une fois de plus. Le sang marque un peu plus ses vêtements. Il la tient contre lui, il ne veut pas qu'elle se blesse plus.

Il sent de la résistance entre ses bras. Il relâche un peu et la jeune femme se met à genoux devant lui. Des larmes rouges coulent le long de ses joues. Elle tend sa main et elle enlève les traces de larmes de son ami blond.

Nami : Sanji, ne pleure pas. Je te causerai tellement plus de souffrance que je connais en ce moment.

Sanji : Tu as dû souffrir aussi. Pourquoi tu es dans cette état ? Il s'est passé quoi ? Dis moi Nami. Explique moi.

Nami : Je t'ai poussé à les tuer. Je t'ai haïs et je te hais toujours mais je suis désolée de t'avoir fait vivre ça.

Sanji : C'est vraiment moi qui vous ai tué.

Les gouttes rubis de tristesse s'arrêtent subitement sur le visage de la rousse. Un regard rempli de colère se pose sur le blond.

Nami : Tu les as tué ! Je te hais ! Pourquoi tu as été obligé de faire ça ?! Meurt avant que tu ne souffres de trop.

Les larmes du cuisinier explosent. Il se replie sur lui même. Il sent une main douce lui toucher le visage. Il relève les yeux larmoyants vers la jeune femme. Elle refait un geste de douceur et elle dépose un baiser sur le front.

Quand ses lèvres touchent la peau blanche de Sanji, la vie quitte immédiatement le corps de la jeune femme. Il la rattrape avant qu'elle ne touche le sol une nouvelle fois. Il la serre de toute ses forces. Il pose son front contre le sien, les perles d'eau glisse sur le visage endormis de la jeune navigatrice. Il veut hurler sa peine mais rien ne passe ses lèvres.

Pourquoi ils m'en veulent à ce point ? Tout ça est de ma faute ? Plus le temps passe plus j'ai l'impression que c'est ça. Ce jeu est là pour me faire regretter mes actes. Je ne sais même pas ce qui s'est passé. Je ne me souviens même de rien… Il s'est passé quoi ?!

? : Elle était mignonne, dommage que tu l'as tué !

Sanji : Je n'ai tué personne.

? : Avec tout ce sang sur toi, tu pense toujours que c'est le contraire.

Il regarde sa chemise qui est maintenant rouge. C'est le sang de Chopper et Nami. Il sait qu'il ne les a pas tués, même s'il commence à douter.

Non, non je ne les ai pas tués. C'est lui qui joue avec eux. C'est lui qui les fait parler. Je les ai retrouvés comme ça. J'étais totalement endormis. Puis je ne pourrais jamais leur faire de mal. Jamais ! J'en suis sûr ! Calme-toi Sanji, ne perd pas ton sang-froid. Réfléchis, réfléchis... mais réfléchis bordel ! Trouve une putain de solution ! Tout ça vient de cette voix, c'est sûr !

? : Ah Sanji, Sanji, Sanji… Tu n'arriveras pas à réfléchir comme ça.

Sanji : Ta gueule, je ne t'ai rien demandé !

? : Je venais juste te dire le temps qu'il te restait, mais si tu ne veux pas savoir que le jeu reprenne !

Sanji : Non, non pas ça! Je ne veux pas en voir plus! Pas encore !

Il repose le corps de la jeune rousse. Il surveille le corps de ses amis pour voir lequel aura un souffle de vie. Il voit la deuxième femme de l'équipage bouger ses doigts, puis ses mains, ses bras avant de s'appuyer dessus pour se relever. Ses jambes porte son corps pour aller vers le cuisinier.

Il ne veut pas revivre ça une nouvelle fois. Il commence à reculer en espérant que tout soit un rêve. Elle tend la main vers son ami. Il est collé à un mur, le cadavre avance très lentement vers lui. Ses doigts touchent la peau chaude du blond. L'archéologue s'effondre au sol, à genou.

Robin : Je suis désolée.

Sanji : Pourquoi es-tu désolée?

Robin : Je n'ai pas pu te protéger. Je n'ai pas pu les protéger. Je n'ai protégé personne.

Sanji : Explique moi Robin. Tu es la meilleure pour ça.

Robin : Je n'ai pas pu te protéger de toi même et c'est comme ça qu'on en est tous mort. Est-ce que tu me le pardonneras un jour ?

Les mêmes larmes que la navigatrices coulent le long de ses joues. Elle met ses mains devant ses yeux pour cacher sa soudaine tristesse. Le cuisinier toujours aussi perturbé, lui prend ses poignets pour voir son regard.

Sanji : Évidemment mais il faut me dire comment tous ça est arrivé ?

Robin : Je suis désolée.

Sanji : Dis moi ! Je ne sais rien de ce qu'il s'est passé. J'ai besoin de plus 'indice.

Robin : Tu as été un vrai ami. Adieux.

Sanji : Ne dit pas ça ! Ne pars pas ! Ne meurt pas de nouveau !

Elle lui fait lâcher son emprise sur ses poignets. Elle pose ses mains en coupe et lui dépose un baisé léger sur sa joue humide. La délicatesse du geste le détruit un peu plus de l'intérieur.

Le corps de l'archéologue s'effondre en laissant une trace rouge sur sa joue. Il la serre comme il la fait avec la rousse. Il regarde celle-ci avant de le porter sur la brune. Elle n'aurait jamais dû revivre. Il la porte jusqu'à côté de sa compère. Il lui ferme correctement les yeux. Il pleure au dessus de ces deux femmes. Son cœur se serre un peu plus.

Pourquoi vous vous réveillez un par un, pour mourir juste après ?! Vous avoir trouvé mort ne suffit pas… Pourquoi ça ne suffit pas ? Que s'est il passé ?

? : OH ! Encore un mort ! Tu les accumules on dirait. Tu es vraiment doué.

Sanji : Pourquoi fais-tu ça ? Quel est ton intérêt dans tout ça ?

? : Tu n'as toujours pas compris le jeu !

Sanji : Les faire revivre pour qu'il m'accuse ! C'est quoi ton but ?!

? : Je ne vais pas te le dire ! Ce serait trop facile.

Sanji : Arrêtes de faire ça. Je ne veux pas y jouer. Je ne veux pas les voir revivre avant qu'il ne meurt devant mes yeux.

? : Je suis gentil je vais te donner un indice, dans ce jeu il y a un choix à faire.

Sanji : Mon choix est que tu laisses mon équipage en dehors de tout ça.

? : Tu penses qu'ils font partis de ton choix final.

Sanji : Alors qu'est-ce que je dois faire ? Soit plus explicite !

? : J'ai pas le temps. TIC TAC TIC TAC ! 5 heures….

Sanji ne veut pas y croire, pas une nouvelle fois. Il ferme les yeux, il n'a pas envie d'en voir plus. Il se recroqueville sur lui même. Il sent des mains lui tenir les bras. Il repousse la personne en criant de le laisser seul. La prise se fait plus ferme. Il finit par ouvrir les yeux.

Devant ses yeux, il voit le long nez. De nombreuses blessures s'ouvrent devant les yeux ébahis du cuisinier. Ses vêtements récupèrent un peu plus de sang. Les larmes qui se sont taris quelques instants plutôt coulent de nouveau abondamment.

Usopp : Il faut que tu fuis. Tu aurais dû fuir. Pourquoi tu ne l'as pas fait ?

Sanji : Fuir ?

Usopp : Pourquoi es tu plus courageux que moi ? Je suis désolé j'aurai dû te prévenir avant que tout ça arrive.

Sanji : Pourquoi personne ne m'explique correctement ?

Il prend les bras du bouclé pour que celui-ci le regarde. Ses yeux ne montrent aucun signe de vie. Il parle juste à un mort qui fait semblant d'être en vie. IL baisse la tête de dépit.

Sanji : Pourquoi tu ne m'en dis pas plus ?

Usopp : Est ce que tu pardonneras un jour mon éternel couardise ? Ne le fait pas même si tu en à envie. Je suis le pire, je suis juste présent pour voir ta chute.

Sanji : Je ne peux pas t'en vouloir. Tu es mort…

Il lâche le corps de son ami, les mains ensanglantés glisse sur son visage.

Sanji : Vous l'êtes tous.

Usopp : Désolé.

Il sent le poids d'un homme contre lui avant que celui-ci ne s'écroule. Il regarde le visage sans vie de son ami. Il ne bouge plus, le temps s'arrête et son coeur se serre une fois de plus.

Depuis le début, il est complètement perdu. Chopper, Nami, Robin et maintenant Usopp. Ils reviennent mais leurs mots n'ont aucun sens. Il lui demande tous pardon mais il l'accuse en même temps.

Chaque réveil le perd pied toujours un peu plus. Il a déjà revu la moitié de l'équipage passé de mort à vivant puis de nouveau à mort. C'est dur trop pour lui, il le supporte de moins en moins.

Tout s'embrouille… Pourquoi ils doivent revivre avant de s'écrouler de nouveau devant moi. Les voir baigné dans leur sang ne suffit pas ? Il faut que ce jeu joue avec leurs entrailles en plus ? C'est ça mon choix ? Je dois tous les voir pour savoir si je peux endurer ça. Je connais déjà la réponse. Je n'ai pas besoin de ce jeu de merde… Je veux juste qu'ils soient tous en vie… qu'ils soient tous sauf...

? : N'es-tu pas un peu naïf ?

Sanji : Ta gueule !

? : Tu sais que me parler de cette façon ne joue pas en ta faveur. Je vais corser la chose.

Sanji : Jouer avec leur corps ne te suffit pas !

? : Tu tiens pourtant bien la route pour le moment lo-

Sanji : Arrêtes tous ça ! Laisse-les en dehors de ça ! Si tu as un problème vient m'affronter directement !

? : Je n'ai pas le temps de me battre bêtement avec toi. Tu as une heure de moins.

Sanji : Non pas encore…

Il entend un bruit métallique. Il tourne son regard vers la source et voit les morceaux qui constituaient le cyborg se remettre ensemble. Des bouts de chaires et d'os se construit avec le reste. L'image de l'homme d'avant est complètement détruite. IL est devenu la version horrifique de lui même.

Il avance vers le cuisinier perdant des bouts de lui même avant que ceux-ci reviennent vers lui. Il s'assoit en face du cuisinier qui n'a pas bouger de sa place. Il est encore sous le choc des anciennes résurrections et celle-ci n'arrange rien.

Franky : Je voulais te sauver mais je t'ai juste aidé à détruire l'équipage.

Sanji : Alors je suis vraiment…

Franky : Oui. C'est toi qui a conduit la fin des chapeaux de paille mais je suis celui qui a permis que cela se produise.

Sanji : Il s'est passé quoi ?

Franky : Tu le sauras rapidement mais fait le bon choix mon ami.

Tout l'amas d'acier s'effondre soudainement, ne laissant qu'un tas de sang, de chaire et de métal. Il avance sa main, espérant que tout ne soit que son imagination. Il touche le métal froid, la réalité éclate.

Il est bel est bien mort… Encore… Il ne reste rien de lui… Comment c'est possible ? Il est puissant, bien plus qu'on le croit et pourtant… C'est moi qui ai conduit l'équipage à un tel désastre… Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas vrai, c'est lui qui joue avec mon esprit. Tout est faux ! Ils vont tous bien et je dois sortir de là. C'est ça ! Je dois tout faire pour sortir mais comment ? Aller cerveau trouve une idée. La sortie a dû être dit par l'un d'entre … Ne penses pas à ça ! Il faut que tu t'en sorte ! Pour eux ! Allez trouve une idée ! Tu peux le faire cerveau ! Fonctionne !

? : Même quand tu n'en as pas besoin il ne marche pas correctement.

Sanji : Comment ?!

? : Je gère tout ici. C'est normal que je puisse entendre tes pensées.

Sanji : Comment ça ?

? : Si je ne le fais pas, comment saurais-je où tu en es dans tes réflexions ? Comment je connaîtrais la réponse finale ?

Sanji : Ça te sert à quoi ?!

? : Quelque chose d'assez simple : le vengeance.

Sanji : Te venger de quoi ?! Je ne sais même pas qui tu es ?

? : Pourtant tu me connais. Tu es celui qui me connaît le plus. Trêve de bavardage, une autre heure est passée.

Qui sera la prochaine personne ? Luffy, Brook ou encore Marimo ? Il regarde ses trois amis. Le peur entre dans ses entrailles jusqu'à ce que le squelette se reconstitue. Le cuisinier n'a pas la force de bouger. Le musicien se met debout, ses os claquent à chacun de ses pas. Le blond s'approche pour lui éviter plus de souffrance mais il recule d'un pas. C'est le premier à réagir de cette façon. Il attend quelques minutes. Il ne parle pas. Le pont est silencieux. Brook finit par s'approcher.

Brook : Il est venu et tu es tombé.

Sanji : Qui est il ? Comment je suis tombé ? Il s'est passé quoi exactement ?

Brook : Pourquoi on t'a sauvé ? Tu nous as tué, tu m'as tué. Ma vie s'est fini à cause de tes mains.

Sanji : Non… Je ne veux pas vous faire de mal. Dis moi ce qu'il s'est passé. Pourquoi je vous ai tué ?

Brook : Tu l'as fait ce n'est pas suffisant. Tu as besoin en plus d'explication. Tu veux savoir comment j'ai fini ? Comment on a tous fini ?

Sanji : Pourquoi j'aurai fait ça ?!

Brook : Je ne le sais pas… Tu m'as tout simplement tué sans raison.

Sanji : Je ne le voulais pas Brook. Je ne le veux pas ! Tu es un ami vraiment important alors explique moi.

Brook : Il est trop tard...

Les os qui tiennent comme par magie s'effondrent en une poussière grisâtre. Quelques morceaux d'os brisés se distinguent dans le tas de cendre. Le cuisinier plonge ses mains dedans comme s'il allait revivre. Il espère au fond de lui que le tas redevienne un squelette comme avant, ce qu'il ressemblait avant sa mort. Rien ne peut changer ça. Il est bel et bien mort en ce moment. Il n'a même pas de cadavre sur lequel pleuré ou demandé pardon.

Encore, encore, encore! Je devrais tous les perdre. Devant mes yeux. Ça fait mal, tellement mal. Je ne peux pas les aider. Je ne le supporte plus. Je ne veux pas en voir plus. Il faut que je trouve une solution avant qu'il ne soit trop tard. Il faut que je sache ! Pourquoi l'équipage a disparu ? Qu'est-ce que j'ai fait exactement ?

Pourquoi je suis tombé ? Il s'est passé quoi ? Puis on m'a sauvé de quoi ? Et de qui ? Pourquoi l'avoir fait si je les ai détruit ? Je ne comprends plus.

? : Tu es vraiment à côté de la plaque quand tu t'y mets. Tu ne vois pas ce qu'il faut. Tu te focalises de trop sur des trucs inintéréssants.

Sanji : C'est facile d'inventer les choses pour qu'elles tournent dans ton sens.

? : Je te rappelle que tu es la personne qui me connaît le mieux donc, par déduction, la personne qui te connaît le mieux c'est moi et tu ne pourras jamais rien faire contre ça, jamais. Il est trop tard pour ça.

Sanji : Je ne sais pas qui tu es et tes dires n'ont aucune valeur à mes yeux. Aucune.

? : Quand tu le sauras tu ne diras pas la même chose. De toute manière il ne te reste plus que deux heures. TIC TAC...

Il observe les derniers cadavres qui ne sont pas revenus en vie. Ce sont des personnes dont il se sent extrêmement proche. Le cœur se serre un peu plus quand il voit le capitaine se lever. Celui-ci bouge comme un pantin désarticulé. Il met sa main sur son chapeau de paille. Il s'avance lentement vers lui, sans un mot. Il lui dépose sur la tête.

Sanji n'y croit pas, Luffy lui laisse son chapeau, son trésor, même si celui-ci est ensanglanté, il s'y accroche comme dernier espoir. C'est tellement improbable, il le laisse seulement aux personnes qui sont en danger. Des larmes coulent le long des joues du cuisinier. Il ne pensait pas que c'était encore possible.

Luffy : Garde mon trésor, il te protégera. J'espère qu'il te sauvera même si ça causera notre perte.

Sanji : Pourquoi tu veux me protéger ? L'équipage est bien plus important que moi seul.

Luffy : Tu ne souffriras plus, c'est tout ce qui compte. La souffrance sera ton seul ami longtemps et j'en suis désolé.

Sanji : Je ne souffre pas. Je n'ai pas mal et ne t'excuse pas. Pense à l'équipage.

Luffy : Il n'y aura pas que toi, Zoro aussi.

Sanji : Qu'est-ce qu'il a Zoro ?

Luffy : Tu m'en veux Sanji ? Est-ce que tu m'en voudras ?

Sanji : Tu es mon capitaine et mon ami, je ne t'en voudrais jamais.

Luffy : J'aurais dû t'abandonner mais je ne l'ai pas fait. Il ne reste plus rien. Tu as tout détruis !

Sanji : Non… Abandonne moi.

Luffy s'accroche d'un coup à son bras. Sanji est choqué par ce qu'il vient de voir. Il voit ses épaules tremblées mais cela cesse violemment. Luffy redevient un cadavre. Les larmes qui coulent depuis longtemps, redoublent. Il serre le corps mort de son capitaine contre lui. Après que sa respiration se calme, il laisse Luffy au sol. Il s'assoit et approche ses genoux contre lui. Sa tête se pose sur ses genoux. Ses mains s'accrochent au chapeau de son capitaine. C'est le dernier cadeau de son ami et capitaine.

Luffy je me sens tellement seul. Je ne veux pas vous voir morts. Qu'est-ce que je dois faire ? Me laisser mourir pour éviter la fin de l'équipage ? Luffy dis-le moi. Je suis complètement perdu. J'en ai marre de réfléchir. Je ne vois que de la souffrance. C'est ça le final. Je dois mourir, je suis peut-être déjà mort ? C'est quoi le but ? Pourquoi je dois les voir mourir devant moi encore ? Les retrouver n'était pas suffisant. Pourquoi je suis seul ?

? : Il ne reste plus longtemps, c'est bientôt la fin. Une heure c'est rapide tu le sais.

Sanji : Tais-toi. C'est toi qui a fait tout ça ! C'est toi qui m'as mis dans cet état !

? : Bien joué, mais qui suis-je ?

Sanji : Je te connais, mais t'es qui dis le moi. Aucune personne, ami ou ennemi, ne ferait ça !

? : Bah non sinon il n'y aurait plus de jeu, réfléchis un peu sourc-

Sanji : Tu essayes quoi ?! C'est quoi ton but merde !

? : Très bonne question mais je ne vais pas te répondre. Bonne continuation.

Il regarde le corps de Zoro. Il est le seul qui n'est pas revenu à la vie. Il sent son cœur s'arrêter, ses membres tremblent. La peur lui enserre son âme. Il ne veut pas le voir, pas lui.

Le corps relève tout d'abord un bras avant qu'il ne retombe, son autre bras fait la même chose avant qu'il ne tombe aussi. Il met plusieurs minutes avant que le corps se coordonne. Pendant ce laps de temps Sanji avait fermé et ouvert plusieurs fois ses yeux. Les larmes coulent le long de ses joues.

Il n'a plus la force de bouger mais le vert s'approche de lui. Il tend la main. Dans un élan de désespoir le blond se jette dans ses bras. Celui-ci le serre contre lui avec une force insoupçonné pour un mort. Il a voulu posé sa tête contre son épaule mais le froid de la mort l'accueil.

Zoro : Love-cook, Sourcil en vrille

Sanji : Marimo.

Zoro : Je suis désolé, je ne pourrais jamais te sauver.

Sanji : Qu'est-ce que tu me racontes ?

Zoro : Tu es beau. Ses sourcils dont je me moque souvent sont étrange mais je les aime bien finalement. Ce visage fin que je rêve de toucher chaque seconde. Ses mains qui sont à la fois dur à force d'être utilisées pour nourrir tout le monde mais douce quand il s'agit de geste de tendresse. Ce corps qui renferme un cœur trop petit pour tenir tout l'amour que tu as. Puis ses jambes qui permettent de protéger tant de monde.

Sanji : Mari-

Le bretteur le pousse un peu de lui. Les yeux sans vie rencontre ceux détruit de son ami.

Zoro : Je détruirai tout ça. Tout ce qui te compose doit être détruit. Tu tueras tes amis et emmènera tout l'équipage à sa fin car tu l'as souhaité. Tout vient de toi et tu m'as utilisé jusqu'à ça devienne trop dur pour toi. Pourquoi ne t'ai je pas laissé mourir ? Pourquoi je voulais à tout prix de sauver ? Tu peux me le dire. As tu la réponse ?

Sanji : N'en dis pas plus !

Zoro : C'est parce que je t'aime.

Sanji : Non Zoro, ne me dis pas ça. Pas dans ces condition.

Zoro le prend de nouveau dans ses bras. Il le serre, de plus en plus fort. Sanji met ses mains dans le dos de l'escrimeur. Il s'agrippe à son T-shirt. Il ne veut plus le lâcher. Il veut s'attacher à cette illusion.

Ne pars pas s'il-te-plaît, je t'aime aussi. Je t'aime tellement. Ne meurs pas de nouveau, je ne pourrais vraiment plus me battre. Tu es ma seule source d'énergie. Laisse moi partir mais ne pars pas. Toute ma volonté partirait avec ne pourrais rien faire.

Il desserre son étreinte Sanji et l'embrasse. Ses lèvres sont gelées mais la chaleur des sentiment lui réchauffe un peu le cœur. Il essaie de profiter de ce moment. Il sent ses larmes coulaient le long de ses joues.

Ils se séparent, le blond veut lui donner un autre baisé mais il se fait arrêter. Il sent la moins froide de son petit ami sèche les larmes. Il lui prend la main et appuie un peu plus sa joue contre celle-ci. Le vert approche son visage.

Le baisé est plus doux mais beaucoup plus tristesse y est présent. C'est le dernier qu'ils pourront échanger. Il le sait et le sent. Le baisé perd de son intensité, il ne veut pas le lâcher. Il lâche la mais et s'accroche à lui. Il le sent tout de même tomber. Il le tient un peu plus contre lui, ses lèvres sur les siennes. Il ne sent plus rien venant de lui que le froid de sa peau. Il est de nouveau mort encore une fois.

? : TIC TAC quelle est ta réponse ?

Sanji : Sauve les !

Il a toujours le corps du second dans ses bras. Il pose son front contre celui de son rival.

? : Très bien, tu n'as plus qu'à dormir.

Il s'avance vers lui, le blond lève le regard pour le voir. Il ne voit qu'une ombre, une main se pose sur ces yeux. Son corps se relâche et s'effondre dans l'herbe. Les corps disparaissent, le sang et l'horreur aussi. Il se retrouve seul, au sol endormis.

L'ombre s'approche du corps, il le porte pour l'emmener vers l'infirmerie. Il le dépose sur le lit. Il met la couverture sur le corps endormis. Il lui caresse les cheveux.

? : Je suis tellement désolé sourcil en vrille.