Chapitre d'Introduction :

Voici ma nouvelle Fanfiction, avec un nouveau personnage OC, une amazone d'Amazon Lily. Le début de l'aventure prend place sur l'île des Kuja de Boa Hancock après les événements de Saboady opposant les Chapeaux de Paille à Kuma.

J'espère que ce personnage vous plaira, et que ce chapitre vous permettra de la cerner un peu. N'hésitez pas à me donner vos avis en commentaire !

Bonne lecture !


Année 1522, Amazon Lily

Le bruit de mes pas est amplifié par la végétation luxuriante de la jungle dans laquelle je cours. Je piste depuis plusieurs heures la trace d'une concurrente. Ailleurs dans cette jungle, d'autres femmes parcourent l'immensité sauvage, en quête d'une adversaire. Je concours contre une dizaine d'autres guerrières de mon clan, toutes lâchées dans la jungle d'Amazon Lily.

L'enjeu de cette compétition entre femmes Kuja est modeste, mais on dit que la Princesse Serpent surveille de loin le résultat de l'exercice. Voilà l'une des raisons m'ayant poussé à participer à cet exercice grandeur nature. Je convoite un statut bien particulier, celui de guerrière de la garde personnelle de l'Impératrice Hebihime-sama. La force est respectée sur Amazon Lily, il n'y a guère de plus grande preuve de puissance que d'être au plus près de l'Impératrice Pirate.

L'exercice durera 3 jours, et il est encadré de quelques règles. La première consigne octroie un foulard d'une unique couleur à chacune d'entre nous. Pour remporter la victoire, nous devrons revenir à la fin du troisième jour avec au moins deux foulards. La seconde règle nous interdit de tuer notre adversaire, nous devons lui dérober son foulard par la force ou la ruse. L'abandon est autorisée, et une guerrière est automatiquement retirée de la compétition si elle est grièvement blessée ou intoxiquée au point de ne plus pouvoir se déplacer. La dernière règle nous interdit de quitter la jungle environnement de l'île.


Mon sourire ne diminue pas tandis que mon pas de course ralentit pour me permettre de reprendre mon souffle. Je m'agenouille au plus près du sol pour cacher ma présence derrière quelques grands buissons. J'observe attentivement les alentours, m'assurant de ne pas être moi-même suivie. J'inspire et j'expire à un rythme régulier pour calmer ma respiration haletante. A ma ceinture est noué mon carquois contenant mes flèches tandis que sur mon dos est solidement attachée mon épée. J'ai bien conscience qu'avec ce positionnement il me sera difficile de sortir mon épée en plein combat, mais je ne pouvais pas garder les deux attachés à mes hanches. Dans ma main droite je tiens 4 flèches prêtes à l'emploi.

Je dépose un instant mon arc au sol afin d'essuyer mon front avec le dos de mon poignet. Malgré ma tenue, je commence à avoir chaud. Comme la plus part des guerrières Kuja, je porte une tenue façon maillot de bain, rose à losanges verts pour le haut, et noir en bas. De longues jambières noirs recouvrent mes jambes jusqu'à mi-cuisses, et des bottes mi- longues chaussent mes pieds. Pour l'exercice j'ai abandonné ma cape blanche trop voyante dans un environnement naturel. Je repousse de mon visage quelques mèches de mes cheveux gris mouillés de sueur.

Le soleil est déjà haut dans le ciel de cette seconde journée de survie. Depuis le début de l'exercice, je me nourris essentiellement de champignons et de fruits que je ramasse afin de m'épargner l'obligation de chasser un gibier qui révélerait ma position. Jusqu'à présent, je n'ai croisé que 2 compétitrices, l'une ayant choisis de prendre la fuite avant de combattre, et l'autre s'étant replié après s'être blessée contre moi. C'est cette seconde femme au foulard jaune que je piste depuis le début de la matinée. Elle est plus âgée que moi, et je la pense plus expérimentée, si je la laisse prendre trop d'avance, elle risque de placer des pièges sur mon chemin, voire de me tendre une embuscade.

Je desserre le précieux foulard rouge noué autour de mon cou pour le fourrer au fond de mon carquois, protégé par Soren, mon compagnon serpent. Je me connais suffisamment pour savoir que je prends toujours trop de risques, je suis incapable de résister à l'idée de jouer méchamment avec mon adversaire. Voilà pourquoi je dois m'empêcher de miser ce foulard en le cachant. J'attrape mon arc posé au sol pour reprendre ma route, les traces de pas se dirigent vers le nord, accompagnés de quelques gouttes de sang presque sec.


Je marche depuis plusieurs heures, grignotant les baies que j'ai trouvées un peu plus tôt. Je remarque quelques types de champignons très particuliers qui poussent aux pieds des arbres, je reconnais ce champignon vert et jaune, provoquant des crises de rires. J'en cueille quelques-uns dans l'idée d'enduire mes flèches avec des décoctions. Certains diraient que c'est un peu de la triche d'user d'un psychotrope, mais ce qui compte c'est le résultat, pas la manière d'y arriver.

Ma route me conduit vers des grottes creusées dans le flanc de la montagne, surplombant la jungle, l'endroit idéal pour se protéger des bêtes sauvages. Ne sachant pas exactement où se terre ma proie, je décide de faire le tour par le côté afin de grimper le petit sentir abrupt menant aux grottes. Je retrouve sa piste par quelques traces de sang, mais je décide d'attendre avant d'attaquer. Je connais assez mal cet endroit propice à une embuscade. Je préfère me cacher derrière des rochers qui me permettent d'observer le lieu discrètement. Le soleil descend à l'horizon, la nuit sera idéale pour bouger. Je peux entendre d'ici quelques bruits provenant de la grotte la plus suspecte, l'écho de mouvements, des soupirs plaintifs et des pierres qui roulent.

Lorsque l'obscurité recouvre la jungle, je peux voir quelques éclats de la lumière d'un feu venant de la grotte. Je sors le plus silencieusement possible mon épée, et me dégage de ma cachette. Environ 200 mètres me séparent de ma proie, aucune de nous ne peut voir l'autre à cause de l'orientation de la grotte. Je parcours très lentement la distance, faisant attention aux pierres sur mon chemin. J'utilise mon haki de l'Observation pour pouvoir voir l'aura de la guerrière qui s'occupe de son petit feu. Je ne détecte aucune autre présence dans les environs proches, une aubaine. J'attends patiemment qu'elle tourne le dos à l'entrée de la grotte pour entrer et me jeter sur elle. D'un mouvement vif, je passe mon épée sur le devant de sa gorge, tenant l'arme de chaque côté, avec mon genou je la force à s'étaler sur le sol rocheux pour la dominer entièrement.

Alors que j'inspecte du regard son corps à la recherche du foulard, je remarque qu'elle ne le porte pas. Je fronce les sourcils de façon assez embêtée à l'idée qu'elle puisse l'avoir caché. J'ordonne à Soren, mon serpent de venir ligoter ma prisonnière. La Kuja est de taille normale et assez mince, ce qui facilite la tâche à Soren.

- « Ou as-tu caché ton foulard hum ? » dis-je simplement.

Pour seule réponse la Kuja me sourit malicieusement tandis que mon regard se fait plus ferme. Je n'aime pas ce petit jeu, c'est ennuyeux, elle gâche mon plaisir.

- « Je n'ai pas le droit de te tuer, mais la torture n'est pas proscrite. Si je dois te briser un bras ou deux pour que tu me répondes, je le ferais. » ajoutais-je d'une voix ferme.

S'il le faut, je suis déterminée à lui briser les bras, je n'ai pas d'autre choix. Soit elle parle, soit elle souffre, mais je n'abandonnerai pas. Le résultat au bout du chemin est trop important pour qu'un quelconque honneur me barre la route. Je rengaine mon sabre pour me mettre au travail.


Le soleil se lève pour débuter cette dernière journée de lutte. Ma prisonnière est assommée dans un coin de la grotte tandis que je noue fièrement son foulard jaune autour de mon bras. Je n'ai finalement guère eu besoin d'user de la force à son encontre, elle a rapidement craché l'information concernant la cachette de son foulard. Heureusement pour moi, elle l'avait dissimulé dans une brèche de la grotte et non dans la jungle.

J'abandonne la guerrière pour descendre le sentier rocheux avec Soren autour de mes épaules. Nous avons réussis à obtenir le deuxième foulard nécessaire à notre victoire… Mais ce n'est pas suffisant à mon goût. Je brûle d'en obtenir un troisième pour écraser mes concurrentes. Pister et interroger la dernière propriétaire du foulard jaune fût ennuyeux et insipide, il n'y avait aucun challenge. Je n'ai pas ressentis le frisson du danger, l'incertitude de la victoire, la fatigue d'un combat acharné. J'ai besoin d'une véritable adversaire ! Mais est-ce bien raisonnable ? Je soupire gravement pour moi-même, en proie à un débat interne. Devrais-je mettre en jeu mes foulards en espérant combattre la propriétaire d'un troisième foulard, ou devrais-je jouer la sécurité, et me cacher jusqu'à la fin de l'exercice ? Pas le choix. Je plonge ma main dans mon carquois pour un sortir une petite pochette contenant des dés. J'attrape un dé standard que je m'apprête à lancer.

« Pair, je reste raisonnable. Impair, je vais chercher un troisième foulard. » dis-je déterminé.

Je lance le dé à six faces sur le sol, le laissant rouler plusieurs fois. Le résultat est finalement sans appel, c'est un 2. Frustrée, je relance le dé dans l'espoir d'obtenir un chiffre impair, mais celui-ci m'offre un 6. J'ai l'impression que le dé se moque de moi, mais tant pis, je range mes affaires pour me diriger vers la zone de fin du jeu.

Je n'emprunte pas les chemins habituels pour m'y rendre, traversant par la végétation. Lorsque je me considère assez proche du lieu, je grimpe dans un arbre très feuillu afin d'attendre l'heure. Le temps passe sans qu'aucune participante ne pointe le bout de son nez, je suis affreusement déçue. Je me dis alors que je vais devoir faire une croix sur mon désir d'obtenir un troisième foulard. Mais c'est à ce moment précis que j'aperçois une candidate se figeant sur la route, et elle semble m'observer malgré les feuilles.

Je dégaine rapidement mon arc tandis que j'envoie Soren la prendre en tenaille. Sans attendre, je commence à tirer des flèches recouvertes de mon haki de l'armement. La guerrière dépasse rapidement sa surprise pour éviter les flèches et s'armer de son sabre, son serpent sur ses épaules. Elle évite aisément mes projectiles tandis que mon carquois se vide rapidement. Je saute hors de l'arbre pour ramasser moi-même mes flèches et combattre à très courte portée. On pourrait croire que je serais mal à l'aise à cette distance, mais je me suis beaucoup entraînée à combattre dans ce type de situation normalement dangereuse pour un archer. Tirer une flèche sur un adversaire très proche n'enlève rien à la puissance de la flèche, mais je dois faire attention à me garder hors de la portée de son épée.

Nous échangeons quelques pas de cette danse endiablée, elle évite mes flèches et j'esquive ses coups d'épée. Nous courrons beaucoup à travers notre zone de combat, cherchant à s'approcher et se distancer. Rapidement, nous commençons à perdre notre souffle et notre calme. Ce combat est à la fois très frustrant, mais tout de même très amusant. Je harcèle mon adversaire avec mes flèches, la poussant sans arrêt à changer de position tandis que je récupère mes flèches plantées dans le sol. Je manque plusieurs fois de la toucher, tandis qu'elle essaie toujours de me trancher. Je décide de changer de méthode très brièvement afin de surprendre la guerrière face à moi. Son corps n'est ni grand, ni petit, ni mince, ni gros. Elle semble néanmoins assez endurante et robuste. J'utilise un tronc d'arbre pour me propulser en l'air, passant devant le soleil qui l'éblouit une brève seconde. Je tiens mon arc d'une main et une flèche de l'autre, la gardant fermement entre mes doigts. Durant mon saut, je me mets en position pour retomber juste devant elle et planter la flèche directement dans le dessus de sa cuisse. Rapidement, j'utilise mes mains pour nous repousser mutuellement afin d'éviter un coup d'épée. J'attrape derrière moi une autre flèche qui traine pour la tirer, mais elle la dévie au dernier moment avec son épée.

Je reprends mon souffle quelques instants tandis qu'elle m'observe fixement en arrachant la flèche de son muscle, puis la brisant en deux avec sa poigne. Elle grogne de colère tandis qu'une grimace de douleur tord son visage. Son foulard bleu est noué autour de ses hanches, le nœud étant dans son dos. Je sais que je ne pourrais pas défaire le nœud, mais je pourrais trancher le tissu. J'attrape mon arc par la poignée de façon horizontale, la corde de mon côté. Je sors mon épée avec mon autre main, prêtre à combattre. Je recouvre mon arc et mon bras gauche avec mon haki de l'armement tandis que j'attaque la guerrière en me dirigeant sur son flanc, je dirige mon épée vers le haut de son corps, pour imiter une attaque vers son épaule. Elle abat alors son épée vers la mienne et je l'arrête avec mon arc protégé par le haki. Je repousse légèrement son épée pour lâcher mon arc et attraper sa lame avec ma main. De l'autre avec mon épée, je tranche avec force son flanc recouvert en partie par son foulard. Soren se jette en dehors des buissons pour attraper le tissu qui s'échappe vers le sol.

Avant qu'elle ou son serpent ne puissent réagir, je donne un puissant coup de pied dans son estomac afin de la repousser plus loin. J'attrape mon arc et Soren en me baissant, puis je m'enfuie rapidement dans la végétation. Moi voilà en possession de trois foulards que je dois les conserver jusqu'à l'heure de la fin.

Je peux entendre la guerrière blessée essayer de me poursuivre tandis que je range mon épée dans mon dos, mon arc dans mon carquois et le foulard gagné avec. Je cours vers des éléments pouvant me permettre de me cacher comme une zone rocheuse en contre-bas d'un chemin. Je descends rapidement la pente pour me cacher derrière les énormes rochers, restant attentive. J'utilise mon haki de l'observation pour suivre les déplacements de la guerrière blessée tandis que je masse un peu ma main gauche un peu douloureuse. La furie s'éloigne de ma position, et je décide de trouver un nouvel arbre pour me cacher pour attendre que l'heure soit sonnée. C'est à ce moment qu'un énorme bruit de chute brise le silence de la jungle. Je me retourne vers l'épicentre du bruit, interloquée. Je grimpe en haut de l'arbre sur lequel j'ai jeté mon dévolu, et préfère ne rien faire d'autre.

Je lâche un soupire en repensant à ce dernier combat pour le moins fatiguant. Je me suis amusé, malgré la frustration de ne pas pouvoir toucher ma cible. Mais voilà, j'ai réussis à obtenir mon troisième foulard.


La sonnerie de fin tranche de nouveau le silence après plus d'une heure de repos. Le son est une sorte de gong gigantesque qui se répète plusieurs fois. Je descends de l'arbre et me mets à courir vers le lieu de rendez-vous. Quelques guerrières sont déjà présentes démunies de leur foulard, profitant des boissons offertes. Je rejoins une table particulière pour y déclarer mon nombre de foulards. J'observe qu'une autre participante a réuni un total de 5 foulards ! C'est incroyable, j'aurais pu tomber sur elle dans la jungle, j'ai eu beaucoup de chance de l'éviter.

- « Félicitation Ajisai, tu as rassemblé 3 foulards, tu fais partie des gagnants. » dit une membre de l'organisation de l'exercice.

- « Merci. » dis-je avec un sourire.

Alors que j'observe les environs, je remarque un mouvement de foule vers le village, certaines femmes disent qu'une inconnue a été trouvée, recouverte de champignons. Cette femme que personne ne connait aurait mangé le ''champignon-qui-fait-pousser-des-champignons-sur-le-corps''. La rumeur semble suffisamment sérieuse pour que Belladonna, notre médecin s'y rende. N'étant pas blessée, je ne visite pas la tente médicale afin de me diriger directement vers le centre du village en suivant les autres femmes.


Voilà la fin de ce premier chapitre ! La suite sera directement en rapport avec ''cette mystérieuse inconnue'' dont vous aurez peut-être trouvé l'identité.

N'hésitez pas à donner votre avis sur le chapitre et le personnage. :)