Ce texte répond au défi 73 de la Bibliothèque de Fictions : votre personnage n'arrive pas à oublier quelque chose et ça l'obsède. Placez les mots « yeux », « froid » et « maison ».
William Boldwood avait tout ce qu'il pouvait désirer dans la vie à part une épouse. Il avait été fiancé une fois mais ça n'avait jamais été plus loin car elle l'avait quitté pour un autre. Il était un exploitant prospère, et il mourrait d'envie de pouvoir gâter une épouse. Malheureusement le destin en avait toujours voulu autrement.
À présent il avait dépassé la quarantaine et se disait qu'il finirait seul. Toutefois une lueur d'espoir était née en lui lorsqu'il avait fait la connaissance de Batsheba Everdene sur un marché. La jeune femme qui venait d'hériter d'une exploitation avait vendu son blé avec fougue. William n'arrivait pas à oublier son regard brillant de malice quand elle l'avait pris à témoin pour décider un homme qui hésitait à acheter sa marchandise. Elle avait fait passer William pour un client intéressé mais celui-ci n'avait rien répondu, il s'était contenté de passer son chemin.
Il avait d'abord émis des réserves à propos de la jeune femme, ensuite il avait appris qu'ils étaient voisins. Puis il y avait eu cette carte de Saint Valentin. William avait été chamboulé par cela car la carte ne contenait pas de signature. Mais de qui cela aurait-il pu venir à part de la jeune femme ? Il n'avait alors pas réussi à se sortir la jeune femme de la tête. Il y avait eu cette fois où ils avaient chanté tous les deux lors d'une soirée, elle avait la voix d'un ange. Il lui avait donc fait visiter son domaine puis sa maison. Il apprit qu'en réalité cette carte de Saint Valentin n'avait été qu'une mauvaise plaisanterie, même si la jeune brune ne l'avouait pas. Il lui avait alors fait une demande en mariage qu'elle avait rejetée mais lui avait dit qu'elle y repenserait.
Cet espoir obsédait William car il était fou amoureux de la jeune femme. Il aimait qu'elle soit si impétueuse, si fougueuse. Le froid de l'hiver était passé, laissant la place aux beaux jours de printemps, le travail à la ferme reprendrait donc en importance. William avait bon espoir d'épouser Batsheba, après tout son non n'était pas définitif puisqu'elle lui avait promis de réfléchir à la question. William faisait donc en sorte de se rappeler régulièrement à la mémoire de la jeune femme. Il voulait lui prouver qu'il était prêt à tout pour elle, il voulait lui offrir tout ce qu'il avait, la choyer. Malheureusement la brune lui avait montré qu'elle était indépendante et qu'elle n'avait pas besoin d'un mari. Mais William Boldwood n'avait pas dit son dernier mot, il ferait son maximum pour que l'obsédante Batsheba Everdene se nomme bientôt Batsheba Boldwood.
Fin.
