Suite !
Disclaimer : Tout est à Beemoov sauf Moana et Noémie
Rating : Allez, on va dire K+
Mais quel ABRUTI, j'vous jure ! Quel … quelle BOUTEILLE DE KETCHUP ! A-t-on idée d'embrasser comme ça une personne qu'on connaît que depuis une semaine et à qui on a peine parler ?! Tandis que je m'éloignai du corail (tout en pestant contre lui), mes pas me guidèrent inconsciemment vers la serre, toujours aussi floralement magnifique. Mais oh drame ! Il y avait déjà quelqu'un. Un qu'est pas banal non plus : cheveux entre gris et blanc, style victorien … avec un prénom qui commence par un nom de fleur … Zut ! Je le trouve plus ! Ah si ! Lysandre. Qui est soit y en passant, dans ma classe. Et qu'a l'air dans la lune. Il était assis sur un banc et regardait le ciel pour enfin marquer quelque chose dans un petit carnet. Étant encore énervée et ayant la flemme d'aller autre part, je m'assis à côté de lui.
- Bonjour Moana.
Je le regardai, surprise. C'était bien la première fois que je l'entendais me saluer ou même parler tout simplement. Quand je pense que la plupart du temps, où du moins ce que j'en ai vu, il était avec l'autre fraise. Eh ben. Ah oui, lui dire bonjour aussi, soyons polie.
- Bonjour, Lysandre, dis-je finalement sur un ton plus sec que je l'aurais voulu.
Gros blanc. Et puis un ange passa, puis deux puis trois … Bref au bout d'une trentaine d'anges passés, je regardai discrètement par dessus son épaule pour voir ce qu'il marquait depuis tout à l'heure et par la même occasion, essayer de me sortir de la tête ce qu'il s'était passé auparavant. Mais vous connaissez ma discrétion légendaire ...
- Aurais-tu l'extrême amabilité de regarder ailleurs ?
Grillée.
- Désolée. Mais je suis curieuse … Et j'essaie de penser à autre chose que ce à quoi je pense en ce moment.
- Et à quoi penses-tu ?, me demanda-t-il en levant son nez de son carnet pour me fixer.
- Euh... à des choses compliquées je dirais. Dis, tu ferais quoi si une personne que tu connaissais seulement depuis une semaine venait se pointer comme une fleur devant toi pour te dire que tu lui plais? Surtout que dans ton lycée de l'année dernière, personne ne faisait réellement attention à toi, encore moins le sexe opposé ?
Et m*rde. J'ai encore raconté ma vie. Merci cher cerveau de m'avoir tout de même permis de faire une phrase à mots couverts.
- Je vois que Castiel est venu te voir.
Ah ben aussi couverts qu'un ciel de juillet à Bora Bora apparemment… En même temps, je suis débile, je vais parler de ça avec quelqu'un avec qui, justement, la personne dont laquelle je parle est amie.
- Et t'as deviné comment que c'était Simba, la personne en question ?
- Élémentaire, mon cher Watson. Il m'en a parlé.
C'est sûr que c'est logique. Je soupirai et m'adossai contre le banc. Sans le vouloir, je m'assoupis.
Ce n'est que bien plus tard que j'entendis la voix de Lysandre me dire que le prochain cours allait bientôt commencer. Je me levai d'un bond, fraîche et dispo. Enfin surtout dispo. Parce que je venais juste de me réveiller là donc fraîche, ça sera pour plus tard.
J'allai donc à mon prochain cours, de maths, ce qui m'assomma. Et pendant une heure je dus lutter contre le non-endormissement. Merci Rosalya qui s'était mise à côté de moi et qui me parlait de l'éventuelle prochaine fête qu'elle allait faire.
La fin du cours sonna et je me ruai dehors. Là, à ma plus grande surprise, Shenzi, accompagnée de ses fidèles Benzaï et Ed, marchait d'un pas énergique vers moi.
- TOOOIII !
Oui ben quoi moi ?
- T'avise plus jamais de toucher à mon Castielinou Chéri ! Il est vrai que je ne t'avais pas prévenue mais trop tard ! Sache qu'il est à moi ! Et on ne touche pas à ce qui est à moi !
- HOP HOP HOP ! Je t'arrête tout de suite et faut te calmer, ça va te faire des rides avant l'âge. Alors, premièrement ça m'étonnerait qu'il accepte de se faire soumettre ainsi d'après ce que j'en ai compris et deuxièmement, c'est pas moi qui suit venu le chercher c'est lui qui m'a trouvé ! Alors t'excite pas sur moi et va plutôt voir ton toutou qui doit, d'après toi, te suivre à la trace.
Sur ce, je la plantai magnifiquement au milieu du couloir la laissant taper des pieds comme une gosse de cinq ans. Pauvre Nathaniel ! Quand je pense qu'il est son frère et qu'il doit sûrement se la farcir tous les soirs...
La fin de la journée arriva et je repartis pour chez moi ou plutôt chez Noémie. Elle était au conservatoire et ne revenait qu'un peu plus tard. Je ne savais même plus ce qu'elle y faisait là-bas. Roh, la cousine indigne ! Quand elle rentra, elle semblait radieuse. C'était exactement le mot. Lui demandant prudemment, de peur de se faire agresser (non j'exagère !) ou d'avoir affaire à un nouveau réveil spécial façon Noémie, le pourquoi du comment elle semblait d'aussi bonne humeur.
- Oh, eh bien tu sais, quoi ? J'ai rencontré un garçon très sympa et très beau surtout et on a sympathisé, me dit-elle avec un grand sourire. En plus je crois qu'il a le même âge que toi et qu'il est dans ton lycée. Ah là là, deux ans de moins que moi !
Quand elle me décrit à quoi ressemblait le garçon en question, j'ai cru tomber à la renverse. Ma. Cousine. Avait. Rencontré. Lysandre. Et en prime, elle n'y était pas insensible. Eh ben … Ça va pas être banal comme histoire, ça.
Le lendemain, les professeurs nous ont annoncé qu'on aura des examens deux semaines plus tard. Soi-disant pour voir si les élèves avaient manqué certaines choses l'année précédente pour que dès le départ, ils puissent savoir si oui ou non, on était des gros débiles auxquels il fallait inculper des heures de bourrage de crâne et de rattrapages en plus.
Et pendant la semaine et demie qui suivit, je n'ai eu le temps de rien voir. Chaque jour j'entendais Noémie me parler de Lysandre, Rosa' de me parler de sa prochaine fête qui devrait se passer le mois prochain. Et malheureusement ce qui m'occupait le plus : les cours. En clair, c'était passé très, très vite.
On était vendredi soir à présent, il était dix-huit heures et l'envie d'être tranquille encore un peu au lycée me prit. Le nez dans mes bouquins, j'étais concentrée sans voir l'heure qui tournait et mes yeux commencèrent à clignoter. En même temps, je me couchai de plus en plus tard pour réviser et donc j'étais de plus en plus fatiguée. Normal. La tête posée sur le mur, mes yeux se fermèrent pour de bon.
Je me réveillai en sursaut. Mazette, il était quelle heure ? Dix-neuf heures trente ! Et personne n'était venu faire un tour dans le lycée au cas où des petits rigolos auraient tentés de rester toute la nuit pour faire les imbéciles ?! Suis-je c*nne. Demain, personne n'avait cours. On était samedi. J'espérai au fin fond de moi que je n'avais pas réussi à me faire enfermer ! J'aurais l'air intelligente, tiens... Je me voyais très bien le lendemain matin devant la directrice en lui disant que je m'étais faite enfermée dans le lycée par faute de sommeil. Je me dirigeai donc vers la sortie, une lueur d'espoir avec moi. OH ! HALLELUJAH ! Et la lumière fut ! Il y en avait dans la salle des délégués ! Toute contente et soulagée de ne pas être seule dans le lycée à cette heure qui commençait à se faire tardive, j'entrai sans frapper dans la salle et fermai la porte. Et en me retournant, gros choc.
Nathaniel était assis sur le sol contre le mur, une jambe légèrement repliée contre lui. Il avait retiré son éternelle cravate et quelques boutons du haut de sa chemise étaient enlevés. Je le contemplais, la bouche ouverte, prête à baver en cas de problème. Euh pardon en cas de … en cas de rien du tout en vrai. Un charme séducteur planait au dessus de lui. Il remarqua ma présence, sourit perversement et se leva.
- Moana, dit-il d'une voix, disons-le franchement très, très sexy.
Je ne réussis pas à répondre. Il s'avança à pas lents vers moi tout en me regardant bizarrement jusqu'à ce qu'il me bloque contre la porte, les deux mains de chaque côté de mon visage. Il me faisait quoi là ?
- J'ai... Je..., fut tout ce que e réussis à sortir.
Il approcha son visage du mien et au lieu de m'embrasser comme je me l'étais attendue, il plongea vers mon cou et le lécha. Je n'osai pas bouger, pour une raison inconnue. A vrai dire, je ne savais même pas ce que je ressentais à ce moment. Il me prit par la taille et passa sa main sous mon t-shirt mais n'alla pas plus loin que mon ventre. Cependant, il passa un de ses genoux entre mes jambes pour les écarter et se mettre entre elles.
- Nath...aniel... a...rrête...
Il me regarda droit dans les yeux et c'est à ce moment que je m'évanouis.
Lorsque je revins à moi, la première chose que je me dis fut que j'étais bien, au chaud sous la couette. Minute. Quelle couette ? J'ouvris grand les yeux et constatai que je n'étais ni dans ma chambre et encore moins au lycée, ça sentait une odeur que je connaissais. Me rappelais plus d'où elle me disait quelque chose... Je sentis monter en moi comme un vent de panique et regarda sous la couette. Ouf ! J'étais seule dans le lit et toujours habillée ! Fiuuu... J'avais eu peur sur le coup. Je me mis en position assise et scrutai où j'étais. Une chambre, tout ce qu'il y a de plus normale, d'un bleu pâle, et étrangement bien rangée (je vous assure que quand on a l'habitude d'être toujours dans une chambre aussi bordélique que la mienne, ça fait bizarre de voir une pièce nickel comme ça !). De gauche à droite, il y avait : une porte, puis contre le mur une grande bibliothèque et à côté un bureau (aussi nickel que la chambre, je précise) pour avoir au mur d'en face une autre porte. Ensuite vers la droite, un petit canapé où dormait un beau blond et une fenêtre. Deux secondes. Revenons avant la fenêtre. Sur le sofa Nathaniel était en train de dormir, un bras sur ses yeux, habillé comme à son habitude avec sa cravate bleue, bien que desserrée, sa chemise et son slim beige. Qu'est-ce que c'est que ce biiiinz ? Qu'est-ce qu'il s'était passé pour qu'il me ramène chez lui, si chez lui j'étais ? Zut j'ai un trou. Soudain je le vis bouger son bras pour me regarder.
- Nathaniel ?
- Bonjour Moana, me fit-il avec un grand sourire chaleureux.
Ça y est, ça me revenait. Hier soir, je m'étais endormie dans les escaliers et je l'avais trouvé dans la salle des délégués, très différent de d'habitude et puis je m'étais évanouie, dans ses bras en plus je crois. Je rougis légèrement à ce qu'il m'avait fait hier soir. En revanche, qu'est-ce qu'il s'était passé hier soir après ?
- Euh … Je suis où ? Et qu'est-ce que je fais ici ?
Je demandais quand même où je me trouvais, sait-on jamais, y a des moments je suis pas douée, je peux pas deviner. En prime, j'avais oublié le bonjour qui aurait dû aller avec. Bah, ça a pas l'air de l'inquiéter plus que ça. Il se leva pour s'asseoir sur le bord du lit.
- Tu es chez moi. Hier soir, je t'ai retrouvée endormie dans les escaliers et comme je n'avais pas le cœur à te réveiller et je ne savais pas où tu habitais alors je t'ai porté jusqu'ici puisque j'habite à cinq minutes à pieds du lycée.
Je fronçai légèrement les sourcils. Comment avait-il pu me trouver dans la cage d'escalier alors que j'étais moi-même venu le voir ? Je me permettais donc d'éclaircir ce point.
- Mais pourtant je suis venue te voir hier soir dans la salle des délégués. Tu étais même très bizarre. Tu m'as … ,dis-je embarrassée.
Il m'observa un moment.
- Je suis désolé mais je ne t'ai pas vu hier. Tu as peut-être dû rêver, me répondit-il doucement.
Ah ouais, possible. Mais non c'est pas possible ça semblait trop réel ! Pourtant il n'avait pas l'air de savoir de quoi je parlais. Plusieurs choix s'offraient à moi : penser qu'il feignait l'ignorance, qu'il avait un frère jumeau caché ou bien que c'était effectivement lui. Roh, ça m'embrouillait cette histoire ! Bon on va faire comme s'il n'y avait rien eu, on jouera à Sherlock plus tard.
Alors que j'allais le remercier tout de même pour avoir dû surmonter des épreuves avec moi dans les bras, quelque chose vibra dans ma poche. Mon portable ! Je décrochai et ...
- MOAANAAA ! J'ETAIS FOLLE D'INQUIETUDE ! T'ES OÙ ?
La douce voix de ma chère cousine : le retour. Toujours aussi agréable, elle semble comme du miel pour les oreilles. En clair, chaleureuse en toute circonstance et qui vous fait chaud au cœur. Et maintenant sans l'ironie. Je crois bien que mes cheveux s'étaient envolés avec le cri qu'elle avait poussé dans le téléphone. Pauvre appareil ...
- Noémie, zénifie-toi, je ne suis pas morte et personne ne m'a agressé. Disons que j'ai eu un problème de sommeil au lycée et un ami m'a ... proposé (regard vers Nathaniel) de dormir chez lui. Enfin je te raconterai les détails plus tard.
- M'EN FOUS ! T'aurais pu au moins me répondre sur les quarante fois où je t'ai appelé et la bonne trentaine de messages que je t'ai laissé. J'ai l'air de quoi, moi ? Avec ta mère qui m'appelle comme une fleur pour avoir de tes nouvelles, en plus. Je lui ai dit que t'étais sous la douche pour pas qu'elle s'inquiète. Tu rentres quand ?
- *soupire* Euh … Ben sûrement dans la matinée. Il est quelle heure, là ? Sept heures ! La vache ! T'as dû réveiller toute la maison à crier dans le portable.
- Oui bon hein, t'avais qu'à répondre aussi. T'es où exactement sinon ?
- A cinq minutes de mon lycée apparemment donc je dois être à une quinzaine de minutes de chez nous.
- D'accord. On se voit tout à l'heure ?
- Oui, oui t'inquiète. A tout à l'heure.
Je raccrochai et vis que Nathaniel me fixait. Ben quoi ?
- Comme les examens sont lundi, veux-tu rester ? Comme ça on pourrait réviser tranquillement tout les deux, me dit-il soudainement.
- Tu t'es embêté à me porter jusqu'ici et d'ailleurs je t'en remercie, et t'accepterais en plus que de me supporter encore un moment ? Pourquoi pas alors, déclarais-je avec un sourire.
