Chapitre 3 : La grande découverte
AN : Salut tout le monde je sais que ça fait un bail. Je voulais m'excuser, j'espère que vous continuerez quand même de me lire :) Par avance je suis désolée s'il y a des fautes d'orthographe. N'hésitez pas à voter ou à me dire en commentaire ce que vous avez pensé du chapitre et de l'histoire en générale. Bisous, bonne lecture ;)
Cela fait une semaine que je travaille avec le docteur House plus six autres personnes. Il reste John, Claire, Matt, Alexander, Eva et moi. Cela fait une semaine qu'on travaille uniquement aux urgences, pas un seul des cas présentés au Docteur ne lui convient du coup on est obligé de se taper ses consultations en évitant le Docteur Cuddy et si par malheur on la croise on doit faire comme si on ne savait pas où était le Docteur House. Ça fait une semaine que j'ai emménagé avec Claire et nous n'avons vu aucun de nos voisins dans l'immeuble tellement nous sommes occupées. Mais aujourd'hui c'est jour de repos pour tout le monde, alors on en profite pour récupérer quelques heures de sommeil et surtout pour voir qui sont nos voisins. Pour ça on a décidé d'aller sonner chez eux avec cookies fait maison.
Je suis enfin arrivée aux portes de mon étage pour l'instant tout se passe bien. Je sonne à une porte qui est à deux portes de la mienne et de ma colocataire. J'entends une personne jouer du piano alors je décide d'attendre un peu qu'elle ait fini puis quand je n'entends plus la mélodie je sonne…rien ne se passe je décide de frapper à la porte « on ne sait jamais il ou elle n'aura peut-être pas entendu » me dis-je. J'entends des bruits de pas dans ma direction. Soudainement j'ai peur, de l'avoir dérangé, peur de vivre à deux pas d'un psychopathe. Puis la porte s'ouvre sur un « QUOI ! »
- Bonjour je suis votre nouvelle voisine, dis-je instinctivement en baissant les yeux, puis soudain je reconnais la canne.
- Non ce n'est rien j'étais juste en train de jouer du piano je ne pensais pas avoir de la visite…Oh mais c'est vous la demoiselle de mon équipe…Hum…Lana c'est ça ? Dit House d'un seul coup très intéressé.
- Oui c'est moi Lana, et oui je suis dans votre équipe tout comme ma colocataire Claire, je ne voulais surtout pas vous déranger à vrai dire je ne savais pas que vous habitiez ici. Dit Lana
- Ce n'est rien, Oh mais vous avez apporté des cookies ? Dit House d'un ton rassurant.
- Oui, c'est pour me présenter avec ma colocataire aux voisins on a pensé que ce serait plus sympa de le faire avec des cookies. Dit Lana un peu embarrasser en dansant presque sur place.
- Ah je vois, eh bien merci pour les cookies, dit-il en en mangeant un.
- De rien, répondis-je un peu perdue dans mes pensées alors que mon cœur bat à une vitesse inimaginable. « Bordel de merde j'habite à deux portes de mon patron sur qui je n'arrêtes pas de fantasmer ».
- Vous vouliez me dire autre chose peut être, demande-t-il en ne me voyant plus bouger de devant sa porte, Lana ! Oh ! Il claque des doigts pour me sortir de mes pensées ce qui me fait sursautée.
- Hein ? Oh euh…non je voulais juste me présentée et savoir qui sont nos voisins mais je vous connais déjà puisque vous êtes mon patron et ma coloc' vous connais aussi donc non je ne voulais rien d'autre, répondis-je un peu gênée en sentant le rouge me monter aux joues.
- Bon très bien alors bonne journée, dit-il tout en claquant la porte devant mon nez.
Je reste devant sa porte encore plusieurs minutes avant d'arrivé à reprendre mes esprits. « Non mais je vais vraiment finir par devoir me faire interner si ça continue comme ça, il faut que j'arrête de fantasmer sur mon patron sinon je vais avoir du mal à bosser et surtout dans la tenue dans laquelle je viens de le voir, il est si beau dans son jean délavé et dans sa chemise grise claire complètement déboutonnée ce qui m'a laissée le loisir de voir ses abdos superbement dessinés, je n'aurai jamais pensé que le simple fait de voir le bas de son abdomen et son jean épousant parfaitement ses formes me ferai autant d'effet. Putain Lana il faut que tu te reprennes sinon tu vas vraiment finir par te faire avoir et surtout par devenir complètement folle ! Oh et puis merde j'ai bien le droit de me faire plaisir, on peut se rincer l'œil aussi de temps à autre quand même. »
Ah oui j'ai peut-être oublié de vous dire que je considère ma conscience comme une personne à part entière et que nous parlons souvent, c'est elle la voix de la raison mais moi je préfère suivre mes instincts ou mes pulsions plutôt que de l'écouter. Sauf lorsque mon patron est dans le coin, là…je ne sais pas ce qui se passe je perds littéralement tous mes moyens et même ma conscience ne sait plus quoi dire ou faire je suis comme en pilotage automatique mais même comme ça j'enchaîne les bourdes ou alors je redeviens la petite fille timide qui n'ose pas contredire les autres et qui n'a qu'une seule envie c'est se trouver un trou de souris.
Toujours plongée dans mes réflexions en me repassant la scène et surtout le corps du médecin, je suis interrompu par ma coloc' qui me rejoins :
- Bas alors tu comptes restés encore longtemps devant cette porte ou tu frappes ou tu veux que je le fasse ?
Elle claque des doigts devant moi, ce qui me fait totalement sortir de mon état de léthargie dans lequel j'étais.
- Euh…pardon tu disais…ah oui non c'est bon je me suis présentée. « Bon aller concentres-toi un peu sur autre chose que lui » m'encourage ma conscience. Bon si on continuait parce qu'il nous reste encore un étage à faire si je ne me suis pas trompé et si je sais encore compter, « Ouais bonne idée la diversion, mais banane elle te connait par cœur et tu ne vas pas la tromper longtemps comme ça, essaie de faire mieux, ou dit lui que ton ou plutôt votre patron habite à deux portes de chez vous ».
Elle me scrute droit dans les yeux comme si elle essayait de lire dans mes pensées.
- Dis donc Lana, tu n'essayerais pas de me cacher quelque chose ?
- « Merde griller, bon réfléchit, ah oui il faut que je change de sujet, il faut que je m'éloigne de cette foutue porte avant de refrapper pour me blottir contre lui, sentir ses bras contre moi…Oh non Lana ne recommence pas à fantasmer, pas maintenant sinon tu es définitivement grillée, allez un effort, tu avances, tu souris et surtout tu te tire de cette porte…Ouais bonne idée ma conscience et comment je fais, je te rappelle que Claire m'a posé une question et qu'elle attend une réponse et que je suis vraiment dans la merde même si elle sait que je suis littéralement tombée amoureuse de mon patron ou plutôt de notre patron. »
- Lana tu m'entends ? Oh ! Elle hausse le ton. Bon j'y vais alors…
J'ai à peine le temps d'essayer de lui dire que je viens de faire cette porte que cette dernière s'ouvre sur le docteur.
- Dites, on ne vous a jamais appris à ne pas hurler dans les couloirs ! Il se calme un peu en nous voyant ouvrir de grands yeux et moi virer au rouge. Vous vouliez autre chose peut être. Oh mais vous travaillez aussi pour moi, hum…Claire c'est ça votre prénom ? Oui je me souviens de vous on s'est rencontré au bar. Donc c'est vous la colocataire de Lana. Très bien, alors si vous n'avez rien à me dire je reprends un cookie, qui sont délicieux, et maintenant faites moi le plaisir de partir de devant ma porte et surtout de faire moins de bruit dans notre couloir. Je vous revois lundi. Dit-il en claquant définitivement la porte et en tournant le verrou.
Je fusille du regard Claire qui essaie toujours de comprendre ce qui vient de se passer.
- Lana, c'est notre…mais attend…pourquoi tu ne m'as rien dit…
- Tais-toi, on avance, on finit d'aller voir les voisins. Dis-je d'un ton qui ne laisse pas à la discussion, ton d'ailleurs que je ne me connaissais pas.
- Très bien, bah tu vas à l'étage, moi je finis celui-ci ensuite on se rejoint à l'appart' et on va avoir une sacrée discussion ma vieille, dit Claire en me fusillant du regard.
« Eh merde je ne suis pas sortie de l'auberge, je ne peux définitivement pas lui dire que …que quoi d'ailleurs …je fantasme sur lui c'est clair mais est ce que je l'aime ? Non certainement pas il faudrait être fou pour aimer un médecin aussi égoïste que lui…enfin je crois que je ne l'aime pas…merde je ne sais même pas ce que je veux…eh oh ma conscience pour une fois tu ne peux pas me donner ton avis dessus ?
Euh…bah non démerde toi ma grande pour une fois.
Eh bien je suis bien avancée moi, comment je vais faire pour expliquer ça à Claire et même à moi-même. Ah ça me prend la tête ça me saoule je préférais quand personne ne le savait.
Mais eh, oh redescend sur terre personne ne le sait et Claire n'est pas un monstre espèce d'andouille c'est ta meilleure amie.
Ouais tu as raison. Tiens je viens de me rendre compte que j'ai fini de faire l'étage du dessus mais je n'ai retenu aucun prénom ni visage. Bon tant pis après tout je ne vais pas les voir de ci-tôt vu les horaires qu'on se tape au boulot donc bon. »
- Dans l'appartement de Claire et Lana -
A peine Lana a le temps de poser le reste des cookies dans la cuisine que Claire l'interpelle, relativement furieuse d'ailleurs.
- Bon alors tu m'expliques ce qui s'est passé tout à l'heure ?
- Rien du tout c'est juste ce que tu ne m'as pas laissé le temps de te dire que j'avais déjà frappé à cette porte, c'est tout, explique Lana en essayant de noyer le poisson.
- Mais oui à d'autre, je te connais par cœur alors maintenant accouche et c'est un ordre demoiselle, je ne te lacherais pas avant que tu m'ais dit ce qu'il se passe avec notre patron, dit Claire d'un ton autoritaire.
- Mais rien du tout, je t'assure tout va bien c'est juste que j'ai eu du mal à réaliser qu'on était à deux portes de chez lui c'est tout. Alors est ce que ça va marcher, une demie-vérité ? Bah non banane tu l'as prise pour qui ?
- Mais pour qui tu me prends je suis ta meilleure amie je te connais par cœur je sais bien que tu me cache un truc depuis qu'on a été admise dans cet hôpital mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu ne me dis rien. J'espère que tu ne penses pas que je vais te juger ? Me demande-t-elle d'un ton soudain inquiet
- Euh…non non c'est juste que je n'ai pas vraiment envie d'en parler, dis-je en baissant la tête et en ayant les yeux qui commence à me piquer.
- Eh, je suis là, je ne suis pas du genre à juger tu le sais alors tu n'as pas besoin de te mettre dans cet état, je vois bien que tu es malheureuse en ce moment et que tu as la tête ailleurs alors j'aimerais juste savoir ce qui t'arrive c'est tout mais si tu ne veux pas en parler je ne vais pas te forcer, je ne suis pas ce genre de personne et j'espère que depuis tout ce temps tu le sais. Mais sache que je suis là si tu as besoin de te confier et ne pleure pas pour ça, je m'en voudrais, dit Claire d'un ton rassurant en ayant poser ses mains sur mes épaules.
- …
- Bon oublions ça, je vais aller nous faire à manger tu n'as qu'à prendre un bon bain et je t'app…
- Jecroisquej'aimeledocteurHouse, dis-je d'un seul coup
- Hein…quoi tu peux répéter s'il te plait je n'ai strictement rien compris.
- J'ai dit…(énorme blocage dans ma poitrine) je ne comprend pas pourtant c'est sorti tout seul il n'y a même pas quelque seconde pourquoi je n'arrive pas à le redire ? Serais-je au final pas si sûre de moi ? Non c'est n'importe quoi je sais que je ressens quelque chose pour lui mais quoi ? Je..je…crois…que je l'aime. (Je commence à pleurer)
- Tu l'aimes ? Mais qui ? Matt ? C'est vrai que vous êtes proche mais je ne pensais pas à ce point là (je fais non de la tête). Attends j'ai peur de comprendre tu es amoureuse de notre patron ?
J'éclate en sanglot et Claire me prend immédiatement dans ses bras.
- Eh, tout va bien je ne vais pas te juger, tu es ma meilleure amie. Bon si tu commençais par me raconter comment tu es tombée amoureuse de lui, enfin plutôt quand tu t'en es rendue compte ?
- Oui si tu veux, dis-je en séchant mes larmes dans ses bras.
