Je vous assure un nouveau chapitre. Un long, en plus.
Hostis Humani Generis
Chapitre neuf, Haunting
Stiles
Stiles
- Stiles !
Derek avait un drôle de regard avec ses drôles d'yeux; du sang avait séché au niveau de son arcade sourcilière, sur son nez, sa bouche et son menton, là où Gars avait frappé avec la crosse de son arme; son visage anguleux, ses cheveux emmêlés, ses fringues, tout était sale, abîmé, couvert de terre et de fluides de rôdeurs.
- T'as une tronche déplorable.
Derek eut une expression ironique, en montrant les dents. Stiles avala sa salive de travers : ce type était déplorable.
Ils étaient attachés contre un muret, pas loin d'une petite station pavillonnaire et d'une forêt. Gars et Créature des marais les avait un peu malmené, avant de les balancer à l'arrière du buggy et de faire de la route avec eux. Ils étaient déplorables, la fierté dans les chaussettes. Il y avait bien aussi la terreur, mais Stiles ne voulait pas parler d'elle, lovée comme un épais serpent dans la chaleur des viscères.
La nuit était tombée alors qu'ils roulaient encore, Stiles coincé contre Derek, l'aîné davantage furieux et aux aguets. Il faisait noir, désormais, plus aucun soleil n'adoucissait la peau doucement bleue de la nuit sur les angles de la terre. Juste un noir infernal, et la respiration de Stiles comme des millions de feuilles froissées à ses oreilles, sans parler (encore) des battements de son cœur. Il avait la nausée. Plein de terreurs. Mobilisé sur son environnement.
Après avoir arrêter le buggy, Gars avait fait signe à Créature des marais, et ils les avaient balancé contre ce mur – Derek davantage rudement –, avant de s'éloigner, en prenant cependant soin de laisser les phares du véhicules verrouillés sur eux. La lumière des yeux de métal dessinait un cercle jaune, une moitié brisée sur le mur, l'autre sur eux, soulignant grassement les détails de toutes choses à portée de pupilles au-dedans. Gars et Créature des marais n'étaient plus à vue et, avec les phares l'aveuglant, Stiles ne pouvait avoir une moindre main-mise sur rien. Ils pouvaient faire n'importe quoi, à ce qu'il savait, leur tirer dessus s'ils bougeaient ou bien discuter de la suite des événements ou bien sûrement tout ça à la fois.
Derek avait des allures de masque funèbre. Il le fixait toujours de ses drôles d'yeux. Ses drôles d'yeux.
- Derek, commença Stiles.
Il s'interrompit : Hale venait de se détourner de lui pour se focaliser sur autre chose, dans les ténèbres au-delà de la sphère de lumière des phares. Il y eut d'abord les bruits de pas, puis Gars et Créature des marais apparurent de nouveau.
Gars se planta devant Stiles, forçant son espace personnel.
- Ok, mec, bien. Je pense que je peux tout aussi parfaitement te voir si tu recules un peu. Je sais qu'il fait nuit mais bon.
Gars eut un sourire. Son menton était appuyé contre le haut de sa poitrine, comme il le regardait debout.
- Tu babilles vraiment beaucoup, fit-il, puis il laissa peser un petit silence avant d'ajouter : Sti-les.
- Euh ouais, gazouilla bizarrement l'adolescent parce que – parce que vraiment il ne savait pas quoi dire, puis Gars savait son nom.
Derek s'était tendu à côté de lui.
- Sullivan, tempêta Créature des marais, et il donna un coup de pied à Hale.
Gars tourna la tête, ennuyé, avant de pivoter son corps vers Créature des marais et Derek. Stiles l'observa de dos, porter une main lente à son arme qui dépassait de sa ceinture. Peut-être que les choses arrivent parce qu'elles le doivent. Parce que c'est ce qu'elles sont : des choses qui doivent arriver. Ses longs doigts s'enroulèrent autour du canon, avant de faire glisser la crosse dans sa paume et de l'empoigner fermement. Stiles observa le pistolet pendre au bout de son bras, effleurer la toile de son jean. De l'acide était remonté dans sa gorge, celle-ci pressée par des doigts squelettiques et glacés.
Il jeta un regard à Derek, celui-ci couvait Créature des marais, avec une expression sombre et absente que Stiles ne lui avait encore jamais vue.
Fais peut-être quelque chose.
- Vous allez faire quoi de nous, uh ?
Très grand prince, Stiles, grand chevalier. Vraiment très bien. Tiens, d'ailleurs quelqu'un devrait t'applaudir.
- Je me demandais si tu voulais nous rejoindre, Sti-les.
Il détestait vraiment la manière avec laquelle il tranchait son surnom.
- Je – euh – non. Non merci ? En fait, vous tuez des gens. Vous tuez des gens, des êtres humains, genre des personnes hu-mai-nes, vous les tuez jusqu'à la mort, alors non merci.
Gars inclina sa tête sur une épaule et haussa les sourcils, amusé. Stiles devina que Derek avait sûrement des envies vaguement sanglantes quand il accosta son expression ahurie.
- Il est futé ton gamin, Sullivan, fit Créature des marais, avant de faire vibrer sa gorge d'un rire dissonant.
Stiles remarqua qu'il n'était plus armé.
- Je suis très touché que tu le remarques, mais – je pense qu'on peut se tutoyer, après tout ce partage entre nous. Très sympa d'ailleurs, non, les gars, je dois vraiment le souligner.
- Stiles.
Cette fois-ci c'était Derek.
Gars fut secoué par une impulsion et tout son visage se métamorphosa. Il s'agita et balada son arme sous le nez de Hale.
- Connard, tu vas me faire le plaisir de l'écraser. Le babillage du gamin, il est méchamment divertissant. Pas toi. Toi, tu me prends juste la tête.
- Sullivan, gronda entre ses dents Créature des marais, en faisant un pas boiteux.
- Du calme, du calme. Je sais : pas de coup de feu. Je vais aller prendre la machette. Attends juste deux secondes, connard, on va voir si tu tiens ce regard de péteux qui joue les mercenaires.
La peur fit glisser le fil d'une autre lame glacée contre la colonne d'os de Stiles. Mais à observer Derek, il n'avait pas l'air ébranlé un tantinet. L'adolescent eut envie de lui hurler dessus.
Gars se détourna et se dirigea vers le buggy, Créature des marais fit encore un pas en avant.
Stiles crut halluciner. Il se mordit l'intérieur des joues pour ne pas s'exclamer. Derek balança ses deux pieds dans le genou déjà fragilisé de Créature des marais. Il y eut un bruit écœurant, sa jambe prit un angle bizarre, et il s'écroula en hurlant, puis Derek fut sur ses pieds en une seconde, les mains soudainement très libres de mouvements. Gars se retourna en bondissant, braquant son arme.
- Tires et tu les attires ici, fit Derek, et il avait un sourire plein de dents, comme un mercenaire ténébreux, assez confortable dans ses bottes.
Le temps sembla se dilater.
Créature des marais gémissait au sol, en essayant d'apaiser son genou.
Gars fronça les sourcils deux secondes, perdit un peu de fermeté sur son arme, pris de court par l'état de fait. Ce fut suffisant. Derek le désarma, avant de lui balancer son poing en plein visage. Gars eut une exclamation étouffée, avant de se pencher en avant.
- Éloigne toi du buggy. Stiles, debout.
Le gamin du shérif sauta sur ses pieds avant de tanguer, le moral un peu fichu de ne pas être aussi agile que Derek. L'aîné le stabilisa l'air de rien, avant de trancher ses liens.
- Ok. C'était –
Gars lui jetait un regard sombre par-dessus ses mains jointes sur son nez.
- particulier, gargouilla Stiles. Je crois que ton pote est pas très bien.
Il allait se tourner vers le buggy pour récupérer leurs affaires, avec Derek, quand des vagissements précédèrent d'une seconde des rôdeurs. Gars profita de la confusion pour se jeter sur le fusils qui dépassait du flanc de métal ouvert alors que Hale dut réceptionner l'attaque d'un Zach qui trébucha en avant sur lui. Gars se mit à faire feu, nerveusement, à l'aveugle.
Alors que tout semblait enfler dans un brouhaha sanglant et nauséabond, Stiles fut attrapé par Derek et tiré à sa suite dans le noir.
Tout alla jusqu'à ce que l'adrénaline s'échappe. Soudainement, il n'y avait plus que le froid, la peur et le bruissement attisé de n'importe quelle chose dans le silence et le noir.
- Derek, chuchota Stiles, si bas que la brise avait certainement emporté le prénom à peine avait-il franchi ses lèvres.
Ils avançaient, depuis – peut-être – plus d'une trentaine de minutes, à la seule lueur de la lune, Stiles : les phalanges blanches autour de sa batte. Ils n'avaient pas eu le temps de récupérer ce qu'ils voulaient. Leurs affaires étaient encore dans la Jeep, Gars et Créature des marais leur avait pris leurs armes et leur nourriture.
- Stiles, grogna Derek, peut-être que tu veux ma veste.
L'adolescent se figea quelques secondes, tandis que son aîné s'inclinait dans le mouvement. Il secoua la tête, les yeux grands ouverts sur sa main qui agrippait tellement fort la veste de Hale que celle-ci commençait à glisser.
- Euh pardon, bafouilla-t-il, en relâchant sa prise.
- J'en peux plus, geignit Stiles, en faisant durer le dernier mot. Je veux qu'on s'arrête, Rockatansky, je veux vraiment qu'on s'arrête.
Ils n'avaient pas cesser d'avancer depuis leur fuite. Ils avaient d'abord longé, dans la nuit, toute la petite zone pavillonnaire et, tandis qu'ensuite ils étaient entrés plus profondément dans les bois, Stiles avait observé l'aube relever la nuit contre la canopée.
Derek ne lui répondit rien. Stiles douta même qu'il redoubla l'intensité de son pas.
Hale était toujours devant lui, bien que plus loin que tantôt. Le gamin du shérif observa son dos, la tension dans la ligne de sa nuque et celle de ses épaules, sa main serrée sur la machette sale de Créature des marais. Stiles trouvait le physique de Derek Hale stupide.
- Oh ! Merveilleux ! Maintenant, nous allons longer un lac. Grandiose. Vraiment, j'apprécie énormément cette découverte intensive des paysages de notre beau pays. Même si je regrette que tu n'ajoutes pas un petit discours sur la faune et la flore.
Silence. Toujours le stupide dos qui s'échinait à s'enfoncer plus loin, entre les arbres.
- Je sais que tu veux mettre de la distance entre nous et Gars et Créature des marais, mais, à ce rythme là, c'est la Terre qu'on va finir par distancer.
Derek ne se retourna pas, encore une fois, abîmé dans sa connerie furieuse et son silence. Stiles avait l'impression d'avoir été piégé dans une réalité parallèle, de laquelle il ne pouvait seulement contempler la vraie, sans pouvoir faire de bruits prêts à être entendus. Il observa ses pieds qui s'enfonçaient dans la boue, écouta son estomac gargouiller, ressentit son corps abêtit par la fatigue.
- Fichu Rockatansky !
Et, juste alors qu'il râlait tout bas, en balançant son pied dans un des cailloux s'enfonçant dans la rive du lac, sa Converse se prit dans une racine et il tomba dans l'eau, après avoir perdu l'équilibre.
- Putain, je suis frigorifié !
Stiles serrait ses bras autour de lui, tandis qu'un souffle blanc s'échappait de ses lèvres. Derek lui avait passé sa veste, mais ça ne soulageait pas la morsure du froid à travers les épaisseurs mouillées.
- Je ne t'ai pas demandé de tomber dans le lac.
Hale ne se détourna pas de la serrure qu'il crochetait alors que l'adolescent trépignait à côté de lui.
- Si t'étais pas à vingt-mille mètres devant moi peut-être que je ne serais pas tombé !
- Donc : je dois comprendre que c'était pour attirer mon attention ? fit Hale, en haussant les sourcils et en le regardant cette fois.
Stiles lui donna un coup de pied. Dont Derek attrapa la cheville avant qu'il ne l'atteigne.
Ils étaient entrés dans la maison, avaient fouillé les pièces, puis sécurisé les entrées. C'était une maison modeste, ni trop grande ni vraiment trop petite, et à l'abri des premiers coups d'œil, retirée des autres, proche des bois. Aucun accès n'avait été fracturé. Elle semblait en paix, à l'écart des ébats du monde, avec sa peinture défraîchie et ses deux fenêtres, qui encadraient la porte d'entrée comme deux yeux absents.
Stiles était dans l'unique chambre du pavillon, en train de chercher des vêtements en claquant des dents, quand Derek fit irruption, pour lui dire qu'il allait jeter un œil ailleurs. Le gamin n'eut pas le temps de protester.
Stilinski junior resta dans le silence, tranquille, à quêter. Il trouva un drap de bain, épais et aussi propre que possible; une grosse chemise en laine et une – une salopette. Il resta perplexe, quelques minutes, à contempler le vêtement au jean rêche, usé aux genoux.
La maison devait avoir appartenu à un homme vivant seul, puis plutôt grand et épais, un genre de bûcheron grognon.
Stiles envisagea de chercher autre chose, puis de rester dans son jean trempé, tous les bas sur lesquels il avait mis la main étaient immenses, prêts à habiller trois crevettes comme lui. Il dut se résoudre à préférer une des salopettes, parce que les bretelles tiendraient le vêtement.
Quand Derek revint, la nuit commençait à se coucher sur la terre, et la maison baignait déjà dans l'obscurité. Stiles faillit lui lancer le livre qu'il lisait dans la figure.
- Je t'ai pas entendu ! T'avais aucun besoin de faire le ninja, sans t'annoncer.
Derek leva les yeux au ciel.
- J'espère que tu resteras coincé un jour, baragouina l'adolescent.
Et, alors qu'il s'était levé en sursautant, il reprit place contre le mur, les jambes en tailleur.
- Jolie salopette.
Stiles releva le regard de son livre, encore une fois, et le haut de ses oreilles et ses joues rougirent. Derek était penché au-dessus de ce qu'il avait rapporté, à savoir deux fusils et un sac plein de Stilinski ne savait trop quoi, il ne lui prêtait même pas attention.
- En attendant, je ne suis pas couvert de fluides de rôdeurs ! protesta le gamin du shérif.
Derek releva la tête et l'observa.
- Il y a des affaires dans la chambre, là-bas, soupira Stiles, en pointant un doigts dans une certaine direction.
Hale acquiesça et disparut vers le lieu désigné.
Stiles relisait depuis cinq minutes au moins les mêmes lignes quand Derek revint dans le séjour. Il avait seulement échangé son haut contre une épaisse chemise et un pull tout élimé. Le plus jeune le dévisagea.
- Aucun moyen que je mette ça.
Et Derek montrait sa salopette.
- Il y a une vieille Chevrolet dans le garage.
Stiles observa Derek, celui-ci en faisant autant, avec ses drôles d'yeux. Il s'était installé à l'autre bout de la pièce, après s'être débarbouillé, et l'adolescent pouvait voir la barbe qui commençait à repiquer sa mâchoire anguleuse, les égratignures sur les arcades et les lèvres, le bleu sur les ailes du nez et la paupière immobile gauche.
Stiles allait répondre quelque chose quand il vit Hale prendre un truc dans son sac et le lui lancer. Le projectile tapa son front avant de tomber entre ses jambes.
L'adolescent écarquilla les yeux, scandalisé.
- Mange.
Le lendemain, ce fut les mouvements calmes de Derek qui l'éveillèrent. Alors qu'il s'étirait et ressentait sa nuque et son dos et son fessier perclus de douleur dû à la mauvaise position, il observa le plus vieux rassembler ce qu'ils avaient.
- Rejoins-moi au garage, fit-il avant de disparaître.
Stiles y alla cinq minutes après, une boule de fringues serrée contre sa poitrine, sa batte coincée avec. Il avait le visage tout chiffonné de sommeil, les yeux humide à force de bailler.
Derek était derrière un énorme 4x4 d'un rouge rouillé.
- T'as l'air d'un guignol, fit-il quand Stiles balança sa boule de fringues dans le coffre.
Tout l'arrière de la voiture avait été débarrassé, y compris de ses sièges. On aurait pu y allonger presque quatre hommes. Vu la poussière et les quelques outils que Derek déplaçait, Stiles en conclut que ça devait être le véhicule de fonction du bûcheron grognon. Le vide qui hantait la maison, les vêtements et la voiture serra le cœur de l'adolescent. L'homme qui avait vécu seul ici lui suscitait de la sympathie, pour il ne savait quelle raison.
- Je t'en prie, Derek, répondit-il, en fronçant son nez. Mes fringues sont encore mouillés.
Hale retira la dernière caisse d'outils, balança le sac, et glissa les armes près des sièges. Il frottait ses mains sur son jean lorsqu'il se tourna vers le plus jeune. Stiles se demanda pourquoi il avait constamment l'air empêtré dans le silence, prêt à s'y noyer mais sûrement pas à s'en sortir.
- On fait quoi ?
- On va reprendre la route.
Il y avait un million de choses qui menaient bataille sous la peau de Stiles. Des tas d'émotions et de mots. Tous plus furieux les un que les autres, bons à susciter des larmes et de la colère, sinon de la terreur. Il voulait respirer, se poser quelque part et avoir du temps. Il voulait avoir le temps de construire un plan avec Derek, de dormir, de trouver de la vraie nourriture, que ses vêtements sèchent. Il voulait pouvoir dire des choses. Il voulait exorciser Gars et Créature des marais.
- On a pas assez de nourritures, dit-il seulement.
Derek sembla agacé.
- On verra.
Stiles eut envie de lui dire que peut-être que non, mais il comprit que Hale voulait mettre de la distance pour perdre des gens, et en effacer pour retrouver d'autres.
- Il n'y a rien ici, juste des maisons vides et une vieille piscine, ajouta ce dernier, parce que la menace de rupture de l'adolescent semblait apparemment assez discernable.
- Mec, dans une piscine, il y a sûrement des distributeurs !
Derek allait protester, mais déjà Stiles attrapait sa batte. Il avait l'air stupide à nager dans sa salopette en jean et son gros pull rouille, avec ses cernes violettes sur sa peau pâle, ses cheveux emmêlés et ses constellations de grains de beauté. Stupide et jeune.
- Laisse-moi sortir la voiture, soupira-t-il à la place.
Le ciel était couvert, la rue sans-dessus-dessous, perdue sous les déchets et l'ombre des bois. Derek et Stiles la remontaient en silence, le 4x4 dans leur dos.
- Derek, fit le gamin du shérif, et sa voix était drôle, entortillée.
Hale comprit, seulement, lui non plus ne savait pas comment saisir le truc. Alors, il essaya un peu, parce que c'était ce qu'on attendait de lui :
- J'imagine que tu vas vouloir parler des deux gars qu'on a croisé.
Très bien.
- Derek, t'essaies – tu – c'est une sorte d'euphémisme, hein ! Parce qu'ils nous ont plutôt stalké, et Gars et Créa –
Stiles babilla.
Derek l'écouta, en se disant qu'il était définitivement meilleur avec le silence, mais au moins le gamin semblait souffler, genre extérioriser.
La piscine était un endroit bizarre. Stiles ne trouva pas d'autres mots pour satisfaire la sensation qu'il éprouva quand il pénétra dans le bâtiment. L'odeur de chlore mêlée au renfermement et à l'eau croupie n'était pas agréable, et plutôt tenace dans la gorge. Il y avait de la poussière, les vitres étaient grises, les lieux comme morts.
Bien entendu, tout partit dans tous les sens à un certain moment. En fait : quand Stiles, sans savoir comment, fit tomber une machine et qu'une horde de rôdeurs firent irruption dans le hall.
D'une manière ou d'une autre, Stiles finit, ensuite, par piquer du nez dans l'unique bassin, supporté par deux Zach.
- Nom d'un chien, Derek, ça fait deux fois ! Deux fois, merde ! Peut-être que je devrais tomber une troisième, histoire d'annuler la malédiction. Putain.
Hé ! Genre livré sous deux semaines, aller je défie quelqu'un de dire que ce n'est pas un espèce de miracle !
Vous savez, je comptais finir tous mes projets en cours et arrêter de publier pour me consacrer à des projets plus personnels, mais j'ai ces histoires dans la tête. Plusieurs au/sterek, en fait. Pour alimenter le propos: un sur Jurassic park, un autre avec un Derek flic, puis un dernier sous un univers de sci-fi. Les deux premiers ont déjà quelques trucs de ridigé. L'un vous tenterait ? Aucun ? Sérieux, je prêche vraiment, mais si rien ne vous dit: aucun soucis. Ca serait sûrement une des dernières choses que je publie.
Sinon, j'espère que ce chapitre vous a plu. Que sa longueur à répondu aux frustrations de certains d'entre vous.
Je vous embrasse,
Charlie
Oh ! avant de disparaître, je voulais remercier les guests qui me laissent des reviews auxquelles je ne peux pas répondre, ce qui est absolument terrible ! Vous êtes de drôles de choses précieuses ! Mille merci de me laisser vos commentaires. Je suis ravie que cette histoire vous plaise ! et affreusement désolée de devoir résoudre une réponse à vos mots en quelque chose d'aussi impersonnel.
