Hellow mes ptits loups, comment allez vous ?

De retour pour un nouveau défi avec ma très chère Luinwe. On avait un emploi du temps de gruyère, on a su le combler à notre manière XD L'objectif cette fois-ci : l'auteur choisit l'opus Zelda dans lequel elle veut écrire et l'autre lui donne un couple et une liste de cinq mots à placer. Rien de bien méchant en soit ! =3 (Ouai, bon, à la base, chaque texte devait être fait en 1h, mais j'en étais vraiment incapable donc…on va plutôt dire 1h30 (sans compter la relecture) XD).

Comme toujours, l'univers de LOZ ainsi que ses personnages (tous sans exception) ne m'appartiennent toujours pas et j'en suis grandement chagrinée TwT

Bonne lecture =3


Le trésor d'un Kokiri

« Attends-moi ! »

Elle n'écoutait pas, poursuivant sa course dans le labyrinthe végétal qu'étaient les Bois Perdus. Ses pas connaissaient le chemin par cœur, la guidant dans les méandres de cette forêt mystique. Elle avait emprunté des centaines de fois ce parcours, pourtant jamais aussi rapidement. L'angoisse lui donnait des ailes, gagnant ses plus petits capillaires pour alimenter le moindre de ses muscles. Il fallait absolument qu'elle s'y rende afin d'endiguer le plus rapidement le mal qui s'abattait sur le village. Apparus en pleine nuit, Baba et pestes Mojo menaçaient à présent les pauvres Kokiri sans défense, transformant la quiétude qui enveloppait quotidiennement le hameau en véritable cauchemar. L'une des jumelles avait été blessée par ces trublions, et pour la toute première fois depuis la mort du Vénérable Arbre Mojo, les rires avaient cédé leur place aux cris et aux larmes, la joie faisant place à la peur. Elle s'était alors remémorait les paroles de leur défunt père et, désireuse de protéger son peuple de ce fléau pernicieux, elle avait pris sa décision.

« Je t'en pris, Saria ! »

Ses bottes claquèrent lorsqu'elle passa dans l'un des immenses troncs creux façonnant le sentier ramifié de la forêt, avant que leur son ne soit étouffé par l'herbe se trouvant de l'autre côté. Se laissant guider par l'air entêtant que répandaient les Skull Kid camouflés dans la canopée, elle tourna une nouvelle fois, empruntant le chemin de droite qui la mena dans une clairière. Là, elle aperçut une petite nappe d'eau au milieu de laquelle était érigé une arche en pierre. Un soupir de soulagement. Elle y était presque. Seulement, alors qu'elle se dirigeait vers un autre tronc allongé, elle sentit des doigts se refermer sur son bras. La poigne n'était pas intense, mais suffisamment forte pour stopper sa course.

« J'ai dit attends ! Protesta la voix qui n'avait cessé de la poursuivre »

Haletante, elle se retourna, adressant enfin de l'attention à son ami tout aussi essoufflé qu'elle. Du moins, le devina-t-elle, malgré le fait qu'il tentait de masquer sa fatigue derrière son agacement. Ses sourcils étaient froncés, mais le mouvement de ses narines, en quête d'oxygène, le trahissait. Entre les mèches roux flavescent, quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, roulant sur ses tempes pour rejoindre ses pommettes constellées de taches de rousseur.

« Mido, prononça-t-elle en plongeant son regard dans celui outremer du garçon. »

L'inquiétude se lisait dans sa voix, le prénom résonnant telle une supplication. Elle n'avait pas le temps, il le savait. Pourtant, têtu, le chef autoproclamé des Kokiri ne céda pas, resserrant au contraire sa poigne. Il refusait de la voir disparaître, avait peur de ne plus jamais la revoir. Il savait que c'était pour le bien des siens, mais il ne pouvait ignorer ce mauvais pressentiment qui enveloppait son cœur telle une couverture d'épines et murmurait à ses oreilles ce qu'il craignait le plus au monde.

« C'est dangereux, dit-il en baissant le regard. Tu ne devrais pas y aller toute seule.

- Tu sais pourtant que nous n'avons pas le choix. C'est notre seule chance. »

Il se mordit la lèvre inférieure. Oui, leur seule et unique chance. Saria était la seule Kokiri à même de pouvoir converser avec les esprits de la forêt. Farouches, ces derniers refusaient de se montrer en présence d'étrangers. Hors, s'ils voulaient obtenir des réponses…

« Je serais bientôt de retour, déclara-t-elle en enlaçant ses doigts à ceux du garçon. Je te le promets.

- Tout comme l'autre l'a fait. »

Disant cela, il releva brusquement les yeux dans le bleu desquels s'était éveillée une lueur de colère. L'évocation de leur ami, ayant quitté la forêt sept ans plus tôt, avait toujours cet effet sur le chef qui ne lui avait jamais pardonné d'avoir abandonné les siens. Du moins, c'est ce qu'il proclamé tout haut. Car Saria était suffisamment proche de lui pour déceler, derrière cette rancœur, le fait qu'il ne s'était jamais remis de son départ. Elle pouvait sentir les micro tremblements qui parcouraient le bras du garçon, tout comme elle apercevait les larmes imaginaires qui bordaient ses paupières. Il avait peur de la perdre, tout comme il avait perdu son plus grand rival. Son propre cœur se serra à cette simple idée. Elle ignorait quelle serait la réponse des esprits, ou encore quel rôle elle aurait à jouer. Reverrait-elle un jour le village ? Ses amis ?

Les tremblements se répandirent dans son propre bras. La crainte qu'elle était parvenue à faire taire refaisait surface. Non, pas maintenant. Lâchant les doigts de Mido, elle plaqua sa main sur sa poitrine. Puis, obligeant ses lèvres à sourire, elle prononça :

« Il faut que je le fasse. Tu comprends ? »

Non, il ne comprenait pas. Mais il pouvait aisément entrevoir l'inquiétude de son amie dont le chagrin, dans son cas bien réel, décora ses joues rosées de premières larmes. N'y tenant plus, il enroula alors ses bras autour du cou de la musicienne, se mettant sur la pointe des pieds pour compenser sa taille légèrement plus petite et apposer son menton sur le sommet du crâne sinople. D'abord surprise, elle se laissa ensuite aller dans cette étreinte chaleureuse, s'agrippant avec ferveur à la tunique verte sur laquelle s'échouèrent ses perles lacrymales. Ils restèrent ainsi un instant. Autour d'eux, les flûtistes sauvages s'étaient retirés, laissant le psithurisme, douce mélopée naturelle, berçait les deux enfants.

Tel un trésor, Mido se souviendrait toujours de ce moment, le jour où il avait enfin pu accéder aux émotions de la douce Saria. Eccédentésiaste et empathique, elle avait toujours fait passer le bien-être des autres avant le sien. L'une des innombrables raisons pour lesquelles il ne pouvait cesser de l'aimer. Et ce même après des décennies. Il regrettait parfois de l'avoir lâché ce jour-là, la laissant rejoindre le Bosquet Sacré pour réaliser sa destinée. Elle y était parvenue, elle avait sauvé leur peuple des vils monstres et redonné au village sa quiétude d'antan. Le bourgeon de l'Arbre Mojo pouvait à présent croître sans crainte, assurant la prochaine génération de Kokiri. Tout allait pour le mieux, les rires et les jeux avaient repris, du moins le supposait-il, au vu des rares fois où il se rendait au village. Il avait en effet élu domicile dans le Bosquet Sacré, lieu d'où n'était jamais revenu son amie malgré sa promesse. Assit en tailleur sur la souche d'arbre qu'elle appréciait tant, il avait passé de multiples journées à méditer, cherchant à son tour à communiquer avec les esprits de la forêt. À présent, il ne sentait même plus les courbatures qu'engendrait sa position, ni même la fatigue. Le temps avait également apaisé son chagrin. Mais ses sentiments, eux, perdurèrent, immuables, immarcescibles.

OoO

Couple imposé : Mido et Saria (OOT)

Mots à placer : souche – trésor – mélopée – ramifié – trublion

Nda : À la base, c'était censé être une histoire toute mignonne et joyeuse… À la base…


Promenade nocturne

Une douce odeur de géosmine flottait dans l'air. Il avait plu toute l'après-midi, l'obligeant à rester enfermée dans la chambre de son tuteur. Fort heureusement, la bruine s'était arrêtée avant que le soleil ne se couche à l'horizon et le brun avait bien voulu lâcher un instant son livre, et la mélancolie qui l'enveloppait ces derniers jours, pour lui offrir sa balade nocturne.

« Ne t'éloigne pas trop Miou, demanda ce dernier en refermant la porte derrière lui. »

Obéissante, elle attendit qu'il soit à côté d'elle pour débuter la promenade. La nuit était déjà bien avancée et, hormis les chevaliers de garde, il n'y avait plus personne dans les rues de Célesbourg. Pas même un monstre. Ils avaient tous disparue du jour au lendemain, redonnant au village sa quiétude vespérale, si tranchante avec l'agitation que connaissait la ville en journée. La promenade se déroula donc dans le calme, les menant jusqu'aux abords du quartier résidentiel. Là, son compagnon rencontra l'un de ses élèves en patrouille avec lequel il conversa quelques minutes. Miou resta patiemment à ses pieds, se nettoyant consciencieusement la tête à l'aide de sa patte. Du moins jusqu'à ce qu'une petite lueur n'attire son attention. Une luciole venait de se poser sur son museau/ Elle patienta, puis reprit son envol. Prenant cela pour une invitation muette, la lemly se lança à sa poursuite, s'éloignant de plus en plus des deux hyliens. Elle arriva ainsi bien vite sur le pont qui enjambait la rivière. Là, elle se désintéressa complètement de l'insecte, préférant grimper sur la balustrade pour observer l'eau qui s'écoulait en dessous. La lune s'y reflétait joliment, ainsi que les myriades d'étoiles que le ciel, exempt de nuages, laissait apercevoir ce soir-là. Sa queue s'agita joyeusement dans son dos. Désireuse de montrer sa trouvaille, elle tourna la tête en quête du brun. Mais il n'était plus derrière elle. Intriguée, elle observa les alentours, profitant de son perchoir et de sa vision nyctalope. Malheureusement, il demeurait introuvable. Elle tenta de faire taire l'inquiétude qui montait dans ses cordes vocales. Cela n'était pas la première fois qu'elle s'éloignait de trop, et elle savait exactement où se rendre pour le retrouver. Sautant donc de la balustrade, elle fila dans les rues endormies, rebroussant chemin pour regagner l'école de chevalerie.

Arrivée en bas des escaliers, elle se stoppa. En règle générale, le brun se tenait en haut des marches, patientant qu'elle revienne de son expédition. Pourtant, ce n'était pas le cas. Perplexe, elle huma l'air, interrogeant les odeurs volatiles pour se diriger. C'est alors qu'une légère brise fleura à son museau une odeur familière de menthe. Grimpant les marches, elle leva donc les yeux en direction de la terrasse qui surplombait l'école. Là, se découpaient sous le ciel illuné deux silhouettes enlacées. Deux silhouettes presque identiques, dont l'une était celle qu'elle cherchait. Le brun était en effet là, enveloppé dans les bras de son aîné, celui dont provenait l'odeur végétale. C'est alors qu'elle se souvint des mots que lui avait adressé son tuteur. Le botaniste devait rentrer aujourd'hui du monde d'en dessous où il était parti quelques joues en expédition pour découvrir de nouvelles espèces vulnéraires. Son absence avait beaucoup chagriné son cadet, chagrin que même ses ronronnements infaillibles n'avaient pas réussi à chasser.

Il fallut quelques minutes à la lemly pour les rejoindre. Dès qu'ils la virent, les deux corps se séparèrent pour venir à sa rencontre.

« Miou, où étais-tu encore passé ? Je t'avais dit de ne pas t'éloigner. »

Disant cela, il vint la cueillir pour la serrer contre son torse. Là, elle frotta son crâne contre son menton, ronronnant de bonheur.

« Vilaine fille, déclara la victime de ses câlins dont la voix, qui se voulait fâchée, était teintée de son rire.

- Admirez-moi ce père autoritaire, se moqua d'ailleurs son confrère en venant enrouler un bras autour de ses épaules. »

Il lui murmura ensuite quelques mots au creux de l'oreille avant de déposer un baiser sur sa tempe et de regagner l'intérieur de l'école. Miou ignora tout des mots qui furent prononcés, bien que les rougeurs pigmentant soudainement les joues du brun l'aiguillèrent quelque peu. Elle aurait aimé rester plus longtemps dans ces bras qu'elle appréciait tant, se sentant protégée dans ce bouclier de chair et de chaleur, d'autant qu'elle savait que jamais personne ne saurait lui refuser un câlin. Mais sa bonne conscience lui fit comprendre la situation : le botaniste aussi désirait un câlin. Alors, faisant mine de se lasser des papouilles, elle sauta des bras et regagna à son tour l'intérieur de la bâtisse, mettant ainsi un terme à la promenade nocturne et libérant son compagnon de ses obligations. Elle était vraiment trop gentille. Mais au moins, elle pourrait prendre toute la place dans le lit cette nuit.

OoO

Couple imposé : Hulul et Arfan (SS)

Mots à placer : menthe – nuit – livre – nyctalope – bouclier

Nda : En espérant que j'aurais assouvi ton désir de voir ce couple, chou =3


La caverne de l'Ordalie

Il était tombé dessus un jour par hasard, alors que, pris dans une tempête de sable au sud-ouest du désert Gerudo, il cherchait un endroit où se mettre à l'abri. Midona n'avait pas détecté d'aura malveillante, aussi il n'avait pas hésité à pénétrer à l'intérieur de cette caverne creusée à même le sable. Dehors, le soleil au zénith était un véritable supplice, ses rayons meurtriers brûlants le moindre centimètre de peau découvert et sa chaleur faisant danser les paysages alentours. À l'inverse, la caverne offrait une fraîcheur, miséricordieuse dans cet univers de feu solaire, qui ne manqua pas la première fois qu'il y pénétra de hérisser un à un les poils de ses bras. La caverne, couloir sinueux s'enfonçant toujours plus dans les profondeurs des dunes, donnait sur une première salle circulaire au milieu de laquelle était érigé un bassin. L'eau y était cristalline, l'invitant à s'approcher pour s'abreuver et étancher la soif qui incendiait sa gorge. Seulement, il avait dû se résoudre à oublier cette idée car, à l'instant où il s'était approché de quelques pas, une voix douce et mélodieuse l'avait coupé dans son élan. Quelques nitescences s'étaient alors mises à danser au-dessus des eaux, leur lueur enchanteresse traçant à peine les contours d'une silhouette. La voix féminine l'avait ensuite mis au défi. S'il voulait s'abreuver, alors il devrait d'abord démontrer sa valeur. Puis, une légère secousse s'était fit ressentir avant qu'un passage dans la paroi rocheuse ne se dévoile. Les consignes étaient simples : il devait traverser les différents étages en affrontant divers ennemis afin de gagner le palier inférieur. Il n'avait pas le droit à l'erreur, et toute forme de vie d'une salle devait lui succombait s'il souhaiter accéder à la suivante. Intrigué, et surtout assoiffé, il avait accepté l'épreuve, se jetant l'instant d'après dans la bataille sans même trembler.

Bokoblins, Feux Visqueux, Lizalfos, … Il avait enchaîné les combats, les salles l'entraînant toujours plus en profondeur dans la caverne. Sa lame était rougie par le sang de ses adversaires, ses vêtements constellés de poussière et son front de sueur. Très rapidement, il avait compris l'essence de l'épreuve : elle ne sollicitait pas seulement de la force, mais également de l'endurance, ainsi qu'une certaine forme de réflexion afin d'établir un plan d'attaque et diminuer les risques de se retrouver blessé. La dixième salle vidée de ses occupants, il avait enfin gagné le fameux palier inférieur, ainsi que le droit s'étancher sa soif dans les eaux d'un bassin identique au premier. Le liquide était un pur délice pour ses lèvres craquelées et son œsophage au supplice. Il en avait profité même pour s'asperger le visage, appréciant les yeux clos de sentir l'eau couler sur sa peau brûlée, chassant la poussière et l'ichor de ses combats. Lorsqu'il avait rouvert ses paupières, seulement, il s'était pétrifié sur place, à genoux devant le bassin, une main posée sur le rebord et la seconde dans son cou. Quelqu'un était présent au milieu des eaux. De fines jambes, c'était la première chose qu'il avait vu avant de lever lentement son attention vers le minois de l'inconnu. C'était une femme à la peau opaline et aux longs cheveux jade lui tombant jusqu'à la taille, caressant à peine la surface aqueuse. Des mèches tombaient souplement sur sa poitrine, camouflant le reste de sa nudité que ne parvenait pas à masquer l'insignifiant tissu drapé autour de ses hanches. Assise les jambes ramenées sur sa gauche, elle posait sur le guerrier un regard presque indéchiffrable, comme si elle s'interrogeait de sa présence en ces lieux tout en se réjouissant de cette curiosité. Sylphide enchanteresse, il semblait impossible de lui admettre un âge. Dans son dos avaient alors éclos six ailes dont la surface hyaline se paraît de moirures irisées. Une fée, et plus précisément une Grande Fée. Ainsi il avait fait la connaissance d'Ordalie.

La mystique créature l'avait ensuite renvoyé à la surface, car il ne possédait pas le pouvoir nécessaire pour poursuivre sa descente dans les étages. Il y était donc retourné une seconde fois, l'aérouage en sa possession, pour conquérir de nouvelles salles. Puis une troisième fois, équipé du bâton Anima. Et enfin une quatrième fois, avec dans sa sacoche le double grappin déniché à Célestia. À chaque tentative, il devait reprendre la caverne depuis le début, retraverser les mêmes salles, réaffronter les mêmes ennemis. Certains auraient pu trouver cela lassant, voir même décourageant, mais lui conservait cet éclat de détermination dans son regard. Détermination qui ne faisait que s'accroître à chacune de ses visites au cours desquelles Ordalie semblait lui prêter de plus en plus d'intérêt. De curieux petit insecte s'étant perdu dans son antre rocheuse, il était devenu une connaissance qu'elle accueillait chaleureusement, le taquinant lorsqu'il devait retourner à la surface pour acquérir un nouveau pouvoir, riant doucement tout en prenant garde à ce qu'il ne parte jamais avec la moindre égratignure.

Lorsqu'il arriva enfin à bout des cinquante étages, c'est avec ce même sourire qu'elle le reçu sur le cinquième et dernier palier. Il était complètement exténué, harassé par son dernier combat contre trois Darknuts aux robustes armures anilines. Tandis qu'elle se redressait sur ses avants-bras, il se laissa choir contre le marbre de son bassin. Elle tendit la main dans sa direction pour venir caresser du bout de ses doigts les mèches dorées. Il apprécia le contact de la peau fraîche et humide, fermant momentanément les yeux pour laisser la magie féerique chasser doucement la migraine enserrant son crâne. Lorsqu'il les rouvrit, ce fut pour plonger dans les perles iridescentes de son hôte. Elle se tenait à genoux dans son dos, son visage penché au-dessus du sien. Quelques mèches jade lui chatouillaient la joue, lui donnant l'envie folle de les entortiller autour de son doigt pour tirer affectueusement dessus et rapprocher ces joyaux mystérieux à la couleur aussi insaisissable que celle de ses ailes.

« - Laisse-moi panser tes blessures, murmura-t-elle. »

Et il crut entendre au creux de son oreille un chant fluviatile. Se laissant guider par les mains qu'elle avait enroulé autour de ses poignets, il la rejoignit dans le bassin. Lorsqu'elle se mettait ainsi debout, elle était légèrement plus grande que lui, et il appréciait alors de sentir ses lèvres se poser sur son front, puis descendre sur sa joue pour suivre le tracé d'une cicatrice s'aventurant jusque sur son menton. Le touché était agréable, semblable à une plume capable de chasser les maux. Une à une, ses blessures furent couvertes de baiser, même les mieux camouflées. La fatigue s'évapora, au même titre que les couches de vêtements, et très vite, il se laissa bercer par les bras protecteurs d'Ordalie. Par ce sentiment étrange, sibyllin, ineffable.

OoO

Couple imposé : Link et la Grande Fée de la Caverne de l'Ordalie (TP)

Mots à placer : nitescence – humide – irisé – maux – sibyllin

Nda : L'auteur ne sait plus quoi dire XD


Et voilou !

Quand avez-vous pensé ? Les couples vous ont plus ? Avez-vous un défi à nous soumettre ? N'hésitez pas à commenter ! =D

N'oubliez pas non plus d'aller lire l'œuvre de ma chère Luinwe. Elle fait juste de l'excellent travail !

Gros câlin de Goron !

Chu ~