heya mina ^^ Me revoila avec un nouveau chapitre rien que pour vous ^^
Comme toujours, les remerciements s'imposent: merci à vous tous qui me suivez et sachez que les review, y'a rien de mieux (nooon je gratte pas .)
Aller, je vous laisse lire, en attendant je vais me planquer .
PS: Zia-sama, me tue pas tout de suite stp ^^'
Toki avait rencontré chacun de ses nouveaux nakama avant de retourner sur le pont. Laissant les commandes à Garrow, Lily n'ayant pas encore accepté de reprendre son poste, il alla sur le navire qui les avait abordé pour faire l'inventaire de ses nouvelles possessions. Pendant ce temps, Jonathan et quelques uns de ses camarades nettoyaient le pont, comme convenu.
Le navire était un peu plus grand que l'embarcation que possédait Toki. Entre la caravelle et la frégate, il était trop grand pour être manœuvré par un équipage mal organisé. Au moins, ses nouveaux alliés avaient les compétences pour voguer sans soucis. Avec un bon capitaine, ce navire pourrait être bien meilleur que la petite caravelle qui commencerait bientôt à être trop petite pour l'équipage. Avec ses onze nouveaux nakama, Toki avait maintenant l'effectif suffisant pour manier ce navire sans soucis et organiser des tours de garde, permettant ainsi à tout le monde de se reposer...
Une vingtaine de minutes lui suffirent pour faire l'inventaire, augmentant ainsi ses ressources considérablement avec de quoi nourrir l'équipage entier pendant encore plus d'un mois, une belle centaine de millions de Berry et un coffre en acier dont il n'avait pas trouvé la combinaison. Lily avait toujours été meilleure que lui pour crocheter les coffres..
Quelques minutes plus tard, Toki retournait dans sa cabine pour ranger son carnet qu'il utilisait pour faire ses inventaires et puis rejoint le reste de l'équipage sur le pont. Cette petite demi-heure avait suffit à Jonathan et le reste des hommes pour nettoyer le pont, ce qui surpris Toki.
- Comme quoi, la répartition des tâches facilite les choses.
- Le nombre et l'habitude aussi, répliqua Jonathan avec un sourire et ses yeux rieurs.
- Vous serez de corvée de pont pour le reste de vos jours alors, plaisanta Toki.
- C'est injuste ! Rit Jonathan.
L'équipage au complet riait et plaisantait durant les quelques heures qui suivaient. jusqu'au retour en mer.
Toki avait réparti l'équipage en deux, Garrow à la tête du plus grand navire avec Amélia et Noct comme seconds et Lily et lui sur la caravelle, comme à leur habitude. Jonathan prendrait avec lui les hommes les plus sympathiques à l'intégration de l'équipage pour se mettre sous les ordres de Garrow. Les autres resteraient avec Toki. Il avait organisé la répartition avec les anciens et Jonathan seulement, et, bien qu'il ne l'ait pas dit, préférait garder les potentiels perturbateurs avec lui. Après sa démonstration de force face à T.J, ils ne devraient rien tenter contre lui.
Chacun gardait une arme, signe de la confiance relative que l'équipage donnait aux nouveaux, mais les fusils étaient gardés dans l'armurerie de la caravelle, comme il en avait toujours été. Les rookies n'avaient pas fait opposition à ces règles, comprenant que, bien qu'ils avaient été acceptés dans l'équipage, la confiance est quelque chose qu'il faut gagner.
20 janvier 1515
Les jours passaient et aucun incident autre que le temps ne vint perturber l'équipage. Garrow menait sa flotte d'une main de maître alors qu'il avait d'abord refusé cette responsabilité et Amélia et Noct le secondaient sans difficultés. Même sur la caravelle, dirigée par Toki et Lily, aucun membre de l'équipage ne semblait enclin à la rébellion. Au contraire, chacun effectuait ses tâches sans rechigner et le plus souvent avec le sourire, comme si la vie dans l'équipage était meilleure que sous les ordres de leur ancien capitaine. Ce qui était le cas, selon Jonathan.
Toki avait également appris une drôle de règle qui existait dans leur ancien équipage. Presque tout les nouveaux membres avaient les cheveux extrêmement courts, hommes comme femmes. Surpris par ce look, Toki avait demandé à Jonathan, lors d'une escale, s'il y avait une raison particulière ou si c'était un choix.
- Dans notre ancien équipage, on devait se battre deux fois par semaine contre le capitaine. Ce n'était pas un combat à mort, bien qu'il y en ait eu, mais chaque fois qu'on perdait, on était obligé de se couper les cheveux lui répondit Jonathan.
- Une sorte de rappel, en somme.. C'était uniquement pour vous rappeler qu'il pouvait vous vaincre s'il en avait l'envie..
- Qu'il pouvait LES vaincre, corrigea Jonathan en caressant ses cheveux qui lui descendaient jusqu'aux épaules. J'étais simplement incapable de diriger une mutinerie, puisque les autres avaient peur de lui. Heureusement, tu l'as remis à sa place et fait en sorte que les autres ouvrent les yeux sur ce qu'il était vraiment.
- Je ne peux pas supporter ce genre de personne, je l'ai autant fait pour moi que pour vous, fit Toki, un sourire aux lèvres. En tout cas, je superviserai vos entraînement, c'est pas pour autant que vous serez obligés de vous raser le crâne. Dis le bien aux autres. En revanche, je pourrais garder cette règle pour le cas où l'enjeu du combat serait mon poste, ajouta-t-il pour lui même.
Depuis, cette règle était restée mais personne n'avait pris le risque d'essayer de prendre sa place. Les entraînement se faisaient avec Garrow pour ceux sur la frégate et avec Toki pour la caravelle, de sorte que chaque partie de l'équipage était indépendante de l'autre, créant une petite compétition saine entre les deux navires. Chaque escale donnait lieu à de petits affrontement entre les membres pour déterminer quel membre était le plus efficace, quel navire était le mieux défendu, quel commandant était le meilleur entraîneur. Chaque fois, un roulement s'opérait pour varier les équipages, permettant à chacun d'avoir accès aux deux entraînements.
De son côté, Lily faisait des progrès et commençait à supporter la présence des autres hommes de l'équipage. Mais jusqu'à ce jour, Toki était toujours le seul à pouvoir la toucher. Preuve en était, lors d'un entraînement, l'un des amis de Jonathan failli perdre la tête après s'être approché d'elle à moins d'un mètre. Depuis, pas un seul homme ne s'était approché d'elle, pas même Noct, qui d'habitude prenait toute menace à la légère.
15 février 1515
L'équipage avait fait amarrer les deux navires quelques heures plus tôt sur une petite île apparemment commerciale de Grand Line.
Toki convoqua Lily et Jonathan dans sa cabine et laissa le reste de l'équipage vaquer à ses occupations. Sur son bureau se tenait le coffre qu'il avait découvert sur le navire d'où provenait Jonathan.
- Jon', est-ce que tu sais ce que c'est ?
- Le coffre était dans la cabine de notre capitaine, par contre je sais pas ce qu'il y a dedans.
- Autrement dit, il pourrait contenir n'importe quoi.. Un trésor incroyable comme de quoi nous tuer. Explosifs, gaz,... compléta Lily.
- Je suis resté sur l'hypothèse du trésor, avoua Toki.
- Tu veux dire que...
- Oui, j'ai essayé de l'ouvrir, fit-til avec un sourire d'excuse.
- Abruti ! Cria Lily. Tu pensais à quoi ?!
Toki grimaça.
- Lily, j'ai fait ce que tout le monde ou presque aurait fait. De toute façon, j'ai pas réussi...
- Et heureusement, coupa Jonathan. Connaissant l'autre cinglé, il l'a très certainement piégé.
- Alors quoi ? On n'y touche pas ? Fit Toki, irrité.
- Pas temps qu'on est pas sur qu'on ne risque rien. Jure le moi, insista la jeune femme.
- Bon.. d'accord. Mais tu sais que je vais détester ça.
Après avoir mis le coffre en vitrine dans la bibliothèque de Toki, le trio se mis en route pour rejoindre la ville. L'agitation qui y régnait empêchait les rares marines de la ville de poursuivre les pirates aussi fermaient-ils les yeux du moment que les malfrats se tenaient à carreaux.
La ville en elle même semblait être construite sur les fondations d'un ancien fort, à l'image d'une cité médiévale. L'extérieur de la ville était formé en grande partie par les ports qui s'étendaient tout autour de l'île et quelques boutiques de pêcheurs ainsi que deux ou trois habitations, sans oublier la plupart des bars et autres lieux sordides qui accueillaient tous les brigands de l'île. Un premier mur d'enceinte protégeait les faubourgs, constitué d'échoppes en tout genre et d'habitations. Les rues pavées, propres mais usées, témoignaient de l'ancienneté de la ville, tout autant que les façades décrépies des bâtiments. Un deuxième mur entouraient les endroits les plus luxueux, séparant les plus riches du commun des mortels.
Après quelques heures à déambuler dans les rues pour faire le plein de provision et celui d'informations, l'équipage au grand alla vaquer à ses occupations pendant que Toki, Lily, Garrow et Jonathan allaient prendre un verre.
- Encore un endroit où riches et pauvres vivent dans deux mondes distincts, soupira Toki.
- Tu ne peux pas changer ça, fit Garrow.
- Non, mais on peut faire en sorte de réduire cet écart, sourit Jonathan.
- Comment ?
- En dépouillant les riches, Taïsho. Mais c'est impossible de rentrer dans leur monde, tu l'as bien vu, Jon'. Leur forteresse est imprenable.
- Ah oui ? sourit l'homme. Donnez moi dix hommes solides et de bons crampons et je saurais la prendre, cette catin.
Le sourire de Toki en disait long.
02H00. Amélia se tenait prête à intervenir. Depuis le début, elle ne faisait pas confiance aux nouveaux venus. Bien sur, ils s'étaient montrés plutôt sympathiques et obéissaient au doigt et à l'œil de Toki mais elle était comme ça. Toki avait fait exception mais elle n'allait pas accorder sa confiance à n'importe qui. Encore moins à des hommes.
Quel idiot, Pensa-t-elle, autant d'hommes en plus malgré son état. À quoi il pensait ?!
Pour sa part, Jonathan était à la tête de son ancien équipage, prêt à s'attaquer au plus gros coup de sa carrière. Un test pour voir s'ils étaient suffisamment utiles pour rester dans l'équipage en somme. Car Jonathan n'était pas stupide, le sourire de Toki à ce moment là montrait bien qu'il avait gagné. Il avait réussi à le manipuler pour qu'il se propose. C'était de bonne guerre, et Jonathan ne lui en tenait pas rigueur mais il devait maintenant réussir coûte que coûte car ses amis comptaient sur lui. Et il devait faire ses preuves devant Amélia aussi... La belle blonde était loin d'être aussi cruche que ses homologues et ne cessait de se méfier de lui, sans oublier ses amis. À croire qu'elle s'attend à une mutinerie, se dit-il.
Prenant place devant le petit groupe sous le regard attentif de la jeune femme, il s'adressa à eux d'une voix faible pour ne pas se faire remarquer mais déterminée.
- Les gars ! Je sais que je ne suis pas votre capitaine. Je ne veux pas d'un tel fardeau. Mais Toki l'a accepté ! Il se porte garant de nous auprès de son équipage ! Soyons digne de sa confiance !
Les acclamations furent discrètes mais mentalement très présentes. Amélia s'en rendit bien compte mais ne desserra pas les dents pour autant. Va falloir faire mieux que ça les gars. Malgré ses réticences, elle laissa Jonathan guider le groupe dans la ville. Quelques cordes et de bons crampons suffirent à venir à bout de la muraille séparant le petit peuple des riches.
En passant de l'autre côté, Amélia eu l'impression d'entrer dans un nouveau monde : malgré l'obscurité de la nuit, la ville était illuminée et, grâce aux façades immaculées, semblait briller comme un diamant.
La rue, déserte à une heure si tardive, était d'une propreté maladive : on aurait pu servir un banquet sur le dallage de marbre tant la saleté, même de simple usage, était absente.
- On est clairement pas chez nous, murmura Jonathan à la jeune blonde.
- Fais attention aux caméras. On ne va pas rester mais mieux vaut éviter les primes avant d'avoir la force pour y faire face, le rebuta-t-elle.
Le roux soupira et retransmis l'ordre à contrecœur.
- On ne va pas pouvoir tout piller, alors attaquez les boutiques les plus luxueuses et on repart fissa. Si besoin, repartez immédiatement au navire, ajouta-t-il avant de se tourner vers Amélia. Pendant ce temps, nous deux on s'attaque à ce bâtiment.
Le bâtiment en question était un véritable château qui surplombait la ville. Sa façade de pierre bien entretenue et sa taille témoignaient de la richesse de ses occupants. Les fenêtres étaient de véritables vitraux d'une beauté incroyable, d'un enchevêtrement de couleurs se mariant les unes aux autres avec une telle aisance que chaque couleur appartenait à sa voisine, qui s'étendaient sur des dizaines de mètres de long.
- Là, tu sais comment me parler, fit la blonde avec un sourire presque effrayant.
Après avoir escalader pendant plusieurs minutes, Amélia et Jonathan parvinrent enfin dans les jardins extérieurs du château. Hormis une fenêtre qui laissait sortir un rayon de lumière, témoignant de la présence d'un habitant, il régnait une ambiance de mort sur la propriété.
- Méfie-toi, murmura la jeune femme. Il doit bien y avoir des gardes.. Il y a toujours des gardes sur ce genre de terrain...
- Bah. Si je me fais prendre, tu n'auras plus besoin de te méfier, dit-il alors qu'il pénétrait dans le château.
- Tu es plus stupide que tu en as l'air.. Je me méfierai jusqu'à ce que tu fasses tes preuves. Je peux pas me permettre de faire confiance à n'importe qui, et Toki devait éviter aussi. Mais vu qu'il est complètement con, je me méfie pour lui.
- Et pour Lily. Pas vrai ?
Jonathan n'en mettrait pas sa main à couper, mais est-ce qu'Amélia venait de rougir ? Préférant ne pas risquer sa peau, il enterra rapidement le sujet.
- Toujours est-il que tu n'as rien à craindre de nous, ajouta-t-il. Toki nous a libérés d'un sacré fardeau et crois moi que si l'un des miens cherchait à s'en prendre à lui, ce qui n'est pas le cas, il serait confronté à un problème. Moi.
- Si tu le dis.. Et, pour Lily, menaça-t-elle en lui attrapant le bras.
Et merde...
- Approche toi un peu trop près d'elle et il n'y aura pas d'autre rempart entre 'les tiens' et Toki que moi. C'est clair ?
- Comme de l'eau de roche.
Jonathan dégagea son bras sans geste brusque puis progressa dans les couloirs du bâtiment, suivit par Amélia. Si la différence entre la basse ville et le côté luxueux avait été un choc, celui entre la ville riche et l'intérieur du château en était un autre. Les murs étaient illuminés de bougeoirs encore allumés qui faisaient briller les murs tapissés d'or. Intriguée, Amélia approcha sa main du mur et s'aperçut que le mur était recouvert de feuilles d'or.
Dégoûtée par tant d'opulence, la jeune femme reporta son attention sur l'objectif de la mission et joua avec son Haki comme Toki le lui avait appris. Elle n'avait pas son niveau, bien sur, mais l'entraînement du commandant était efficace : presque tout l'équipage pouvait effacer sa présence devant quelqu'un qui ne maîtrisait pas le Haki et était capable de détecter toute personne qui ne se cachait pas.
Apparemment seule avec Jonathan, Amélia se détendit un peu mais ne relâcha pas son attention pour autant. Il leur fallait trouver l'endroit où les propriétaires cachaient leur fortune et la jeune femme en avait une petite idée.
- Tous les bourges cachent leurs billets et bijoux au plus proche d'eux..
- On doit trouver la chambre, acquiesça Jonathan.
De longues minutes passèrent tandis les deux pirates semblaient être deux statues d'or courant dans les couloirs sous les reflets des tapisseries dorées.
- C'est étrange, que les bougeoirs soient encore allumés, murmura Amélia.
- C'est surtout dangereux... Un incendie est vite arrivé, fit son camarade sur le même ton, avec un brun de malice dans la voix.
Amélia n'aimait pas beaucoup sa remarque. Elle était capable des pires choses si c'était nécessaire, bien sur, mais préférait éviter les effusions de sang.
Arrivant au coin d'un couloir, Amélia reteint Jon' qui allait continuer sa route. Une voix avait retenue son attention.
- Pourquoi auraient-ils besoin de nous ? Demanda la première voix. C'est pas comme s'ils n'étaient pas assez protégés... La chambre est inviolable.
- On s'en fout, fit la deuxième voix qu'Amélia reconnut comme celle de Darius, le chasseur de prime qu'ils avaient déjà rencontré. Ça nous fait un peu d'argent et ça nous rapproche de Draer. Il ne m'échappera pas cette fois.
- A...Amélia ? Murmura Jonathan, sa voix trahissant son inquiétude.
La jeune femme était livide mais son regard déterminé. Ses poings serrés laissaient du sang s'échapper des jointures de ses doigts.
- Amélia, je sais pas qui est ce type, mais tu dois te calmer. On peut pas se permettre de-
Elle lui plaqua sa main sur la bouche pour le faire taire.
- Je vais faire diversion. Tu en profites pour continuer la mission.
Avant que Jonathan ne puisse ajouter quoi que ce soit, Amélia avait cessé de se dissimuler sous Haki et s'était plantée au milieu du couloir.
- Tu te souviens de moi, du con ?! J'ai quelques comptes à régler avec toi !
Alors qu'elle attirait l'attention du chasseur de prime et son camarade, Amélia reculait pas à pas vers une porte menant à la cour intérieure du château. Darius partit rapidement à sa poursuite, suivit de son collègue que Jonathan faucha sans peine d'une balayette avant de l'obliger au silence d'un coup de lame rapide et efficace.
Le rouquin, bien que contre cette idée, obéit à Amélia et poursuivit la mission tandis que la jeune femme s'occupait du chasseur.
Amélia était sortie quelques secondes avant de se faire rattraper par Darius et ce laps de temps lui fut précieux. D'abord pour analyser les lieux : la cour intérieure était en fait un jardin de plusieurs centaines de mètres carrés, les haies formaient un véritable labyrinthe et du lierre grimpait sur l'ensemble des murs sans les rendre disgracieux, au contraire. Ensuite pour se préparer à l'attaque et heureusement, car si elle n'avait pas sorti son arme et n'avait pas de bons réflexes, elle serait morte. En effet, Darius n'avait pas pris la peine de faire une attaque de somation et chercha à la tuer dès le premier coup.
- Tss.. Tu es peut-être meilleure que la dernière fois. Mais c'est ton capitaine que je veux. Où est-il ?
- Ça ne sert à rien que je te le dise. Tu seras mort avant de pouvoir t'approcher de lui, cracha-t-elle avant de se lancer à l'attaque.
Lame en avant, elle appliqua l'entraînement de Toki à la lettre mais avait bien plus appris à se défendre qu'à attaquer. Darius n'eut aucun mal à parer le premier coup et contre-attaquer, assénant un violent coup de pommeau dans la tête de la jeune femme.
- Ton capitaine a massacré quelques-uns de mes hommes. Je me ferai un plaisir de te mettre dans le même état qu'eux et te rendre à ce blondinet.
Chacun de ses muscles sous tension, Amélia était prête à tout donner dans ce combat pour la vengeance pure. Sans cet homme, Lily n'aurait jamais vécu ça. Elle devait venger son amie.
Sans perdre de temps, Darius plongea vers Amélia.
De l'intérieur, Jonathan entendait le fracas des armes. Heureusement pour lui, les propriétaires avait le sommeil très lourd à tel point que, lorsqu'il bouscula une malle au pied du lit, ils ne bougèrent pas d'un pouce. L'homme était visiblement quelqu'un de plutôt petit et rondelet, représentatif de l'homme vivant dans l'opulence la plus répugnante. À sa gauche, sa femme dormait du sommeil du juste. Dans d'autres circonstances, il aurait pu prendre la peine de les éliminer mais il considéra qu'ils n'étaient pas une menace et s'attaqua à la recherche du coffre.
De longues minutes passèrent avant qu'il ne tombent enfin sur l'objet de ses désirs. Derrière un tableau, rien de plus cliché. Il tendit l'oreille, le bruit des armes s'était calmé mais on entendait encore quelques cliquetis de temps à autre, montrant qu'Amélia, comme son adversaire, était encore en vie. Préférant ne pas perdre plus de temps, Jonathan s'attela au crochetage du coffre.
Amélia se défendait autant qu'elle le pouvait, sa lame allant au contact de celle de son adversaire quand elle ne pouvait pas esquiver mais aucune ouverture ne s'offrait à elle. Heureusement pour elle, elle n'en offrait aucune non plus mais la fatigue commençait à se faire ressentir, son souffle la quittait lentement. Preuve que Toki les ménageait pendant leurs entraînements. Une chose à régler en rentrant. Si tu rentres, ma grande... Non. Elle ne pouvait pas penser comme ça. Perdre espoir c'est perdre le combat, aurait dit Toki. Et elle ne perdrait pas.
- Oh que si, tu vas perdre, dit Darius qui se tenait en garde devant elle, le souffle à peine affaibli par le combat. Tu ne tiendras pas, et tu le sais. Tu vas devoir abandonner cette... Lily.
Abandonner ? ABANDONNER ?!
- Tu n'aurais jamais dû... Jamais, siffla la jeune femme, au bord de la crise de nerf.
Elle plongea en avant, la lame prête à cueillir son ennemi qui esquiva sans difficulté et lui asséna un violent coup dans les côtes qui faillit lui faire perdre connaissance. Sa vue se troubla mais elle parvint à se remettre en garde, une main sur son flan droit qui la faisait souffrir.
- La rage ne te va pas aussi bien qu'à ton commandant, fit-il avec un sourire sadique. Tu n'as pas la force qu'il avait lorsqu'il a découvert ton amie. Lui seul aurait une chance infime de me vaincre. Toi, tu ne vas que... souffrir.
*Michel a disparu des radars*
Si vous cherchez l'auteur, il est occupé a arranger la fin de ce combat... Ce serait dommage que je meurs, non? *petite bouille d'ange d'une blondinette sympathique et peut-être un peu trop protectrice*
