div class="chap" align="justify"strong"Donne-moi l'espérance ;br /Je te l'offre en /Apprends-moi la constance ;br /Je t'apprendrai l' /Comme je t'aime en mes beaux jours,br /Je veux t'aimer toujours"br /br /Le Serment de Marceline Desbordes-Valmore/strongembr /br /L'aube s'est infiltrée doucement à travers les rideaux, me tirant du sommeil ou j'avais sombré. Lentement, j'ouvre les yeux et je réalise : j'ai passé la nuit des tes bras, sur le canapé du salon. Je me sens rougir sous la couverture, je prie intérieurement pour que tu ne sois pas éveillé et que tu ne voies pas la teinte carmin qui doit colorer mon visage. Je n'ose pas bouger, ton bras m'enserre jalousement et je suis surprise par la force cet étau. Je reste ainsi de longues minutes, sans remuer un muscle. J'aimerais voir ton visage, mais je te tourne le dos. Si je me tourne, je te réveille...br /Je contemple la table basse un moment, ne sachant ou porter mon regard. Je suis si bien dans tes bras, je n'ai pas envie des les quitter. Je sens ta respiration douce et tranquille me chatouiller la nuque. Tu dors encore, à en juger par celle ci. Soudain, je réalise une chose : je suis collée à toi, littéralement. Mon dos, mes jambes, ma nuque et... mes fesses. Je sens la panique me gagner quand je comprend que ton fidèle ami les cotoie de si près et que lui aussi est bien réveillé... Non pas que j'aie honte, non... En fait, je ne sais pas.. Je suis liquéfiée. J'ai peur que tu te réveilles, et je ne sais pas pourquoi. Doucement, je me laisse glisser hors de tes bras et du canapé. J'ai conscience du ridicule de la situation : je me tortille et regagne centimètres par centimètres ma liberté. Je finis par chuter lentement sur le sol du salon. Je me tourne vers toi : tu pousse un léger grognement dans ton sommeil et ramène ton bras gauche vers toi. Je monte dans la salle de bains, soulagée de m'être épargnée un moment de gêne intense à ton réveil mais encore étourdie de cette nuit dans tes bras...br /br /Ainsi c'est toi cette fois ci qui a choisi la fuite...Enfin la fuite... Je ne peux réprimer un sourire. Penses tu que je n'ai pas senti ta gêne quand mon mokkori s'est manifesté ? Honnêtement, je crois que tu as bien fait. Tu nous à épargné un moment délicat... Nous n'en sommes pas encore là, sugar. A dire vrai, je ne sais pas ou nous en sommes. Hier, j'ai laissé parler mon coeur, puis j'ai eu besoin de ce contact, pour la première fois. Auparavant, j'arrivais à me contrôler.../ememMais tu m'as rendu sentimental, sugar. J'ai de plus en plus envie de te toucher, de sentir ton odeur... Un frôlement de ta peau me rend dingue. Cette nuit avec toi dans mes bras, je l'ai fantasmée tant de fois... Oui, j'en suis rendu là : a simplement vouloir te tenir dans mes bras. Je ne sais pas ou nous allons, Sugar, mais je ne regrette pas d'avoir dérogé à mes principes hier soir./embr /br /Tu dormais encore quand je suis redescendue. J'ai foncé dans la cuisine préparer le petit déjeuner et j'ai fini par me décider à aller te réveiller. J'opte pour un réveil en douceur, cette fois ci. Je t'économise toujours les lendemains de mission. La massue, je ne la sors que lorsque tu sors à pas d'heure dans les cabarets, et que tu rentres, ivre d'une nuit passée auprès d'autres femmes. Je m'accroupis et tends la main vers ta /br /-"Ryo" Je murmure ton prénom, je ne veux pas brusquer le ré /br /-"Humpf" Te contentes tu de grognerbr /br /Tu te tournes vers moi mais tu n'en ouvres pas les yeux pour autant. Tu as l'air de rêver. Je me surprends à sourire en te regardant. Ma volonté se délite, je tends la main vers ta joue et la caresse légèrement, d'une infime pression des doigts. Je me penche un peu plus vers toi et chuchotes à ton oreille :br /-"Réveilles toi, Ryo..."br /br /emPourquoi t'es tu penchée ainsi ? Ta voix, si langoureuse à mon oreille, ton souffle sur ma joue.. Sans comprendre ce qui me prend, j'attrape ton poignet et tu tombes sur moi. Surprise, tu n'as pas le temps de réagir, tu hoquètes un 'oh' d'étonnement. J'en profite pour passer ma main derrière ta nuque et ouvrir les yeux. Je te fixe droit dans les yeux. Je te fixe et tu ne bouges pas. Je te fixe, et tu retiens ta respiration. Le temps est comme suspendu. Tu n'as pas peur, tu es juste prise de cours. Je réduits la distance entre nos deux visages. Je ne te laisse pas le temps de réagir et pose mes lèvres sur les tiennes. J'espérais un baiser chaste, aérien, presque imperceptible... /ememMais il est tout autre : je ne peux m'empêcher de l'appuyer, de l'approfondir, de le prolonger, encore et encore...br /Me voila t'embrassant à pleine bouche, faisant danser ma langue avec la tienne. Je me suis laissé emporter, Kao. Je voulais de la douceur, de la légèreté... /ememJe n'ai pas pensé que toutes ces années sans pouvoir te toucher feraient s'embraser notre premier baiser. Le souffle commence à me manquer : je quitte ta bouche à regrets et, ne sachant comment me sortir de cette situation, te prend dans mes bras et écrase ton visage sur mon torse :br /br /-"Ma petite bunny à été bien saaaage!"/embr /br /emJe te saisis par les épaules, dépose un smack sur tes lèvres et me recouche, en me tournant vers le dossier du canapé, puis je me mets à ronfler. Je ne sais pas si ma comédie à marché, mais je n'en mène pas large. Je te sens bouillonner derrière moi...J'ai donc réussi à faire passer ce geste irréfléchi pour du somnambulisme. Le châtiment ne se fait pas attendre, je me prends un coup de massue directement sur le crâne. Tant pis pour le canapé, ce baiser et se subterfuge valaient bien un sacrifice du mobilier./embr /br /Je n'en reviens pas... Tu m'as embrassée. Pas un petit baiser léger, doux, fugace, non, un vrai baiser, long, profond, puissant. Le rouge m'est encore monté aux joues, pour la énième fois en quelques heures. Et puis tu as parlé de ta bunny et tu t'es rendormi. Sous le coup de la colère, j'ai sorti une massue et fais ce que je faisais de mieux : je t'ai puni. C'est instinctif, et nous fonctionnons ainsi depuis des années : tu exagères et je te /Je râle puis tourne les talons en direction de la cuisine. Au moment de fermer la porte derrière moi, un doute me prend : et si tu ne dormais pas ? Je passe mes doigts sur mes lèvres, encore sous le coup de l'émotion. Un sourire s'étire sur mon visage. Oui, feindre le sommeil afin de me voler un baiser, c'est bien ton genre, Ryo. Je me sens plus légère, mes joues retrouvent une teinte plus rosée. J'avise ce qu'il y a dans le frigo et me décide à sortir. D'abord aller voir le tableau à la gare, puis passer au supermarché. Peut être seras tu réellement 'réveillé' à mon retour. Je glousse comme une enfant. Si je m'étais attendue à ça de ta part... J'attends impatiemment la suite. Je la crains autant qu'elle me fait envie. Je suis /br /emTu viens de quitter notre appartement. Sûrement pour passer voir le tableau à la gare. En temps normal, tu serais allée faire un tour au cat's eyes, mais nous le savons tous les deux, Miki et Umi n'y sont pas. Je me lève, inutile de feindre le sommeil plus longtemps. J'appellerai Doc tout à l'heure, afin d'avoir des nouvelles de Miki. Je me dirige vers la fenêtre quand un bruit de crissements de pneu et un cri attirent mon attention. Je jette un oeil en direction de ce bruit venant du bas de la rue. Mon coeur manque un battement : une silhouette revêtue des mêmes vêtements que toi gît au sol, près d'une voiture. Sans réfléchir, je me précipite vers la porte d'entrée, priant pour que ma vue me joue des tours.../em/div
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div class="chap" align="justify"strongFin de ce chapitre ! J'espère qu'il vous a plus :) N'hésitez pas a laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir ^^/strong/div