Précédemment : Clarke est arrivée à Paris. Il lui faut maintenant découvrir les détails de sa nouvelle mission…


J'avais dit que la CIL était partout ? Parce qu'elle est partout. Je suis à la mairie actuellement. Je me dirige vers un bureau privé pour recevoir mes ordres. Parce que ma mission, je ne la connais pas. On est sensé me donner les éléments principaux aujourd'hui. Il est 18 heures passées. J'ai passé près de trois heures à attendre ma valise mais j'ai pu la récupérer. J'ai quitté l'aéroport et suis directement venu ici. La mairie était en train de fermer quand je suis arrivée mais on m'a laissé passer. Je suis devant la porte de l'adjoint du maire. Je toque.

« Entrez. »

J'entre. La pièce est petite. Huit mètres carrés à peine. Un bureau se dresse devant moi, avec une femme assise derrière.

Bref calcul : petite taille, légèrement enveloppé, bientôt la cinquantaine, tenue classique d'une femme politique côté visage : face plate, limite écrabouillée, grosses joues, ce qui lui donne des yeux perçants, cheveux gris moyennement soignés. Estimation : 7/20. Parce que je sais que c'est d'elle que je vais recevoir mes instructions, je note gentiment.

Il y a aussi deux chaises installées devant le bureau. Un garçon est assis sur l'une d'elle. Il se lève quand j'entre dans la pièce. Bon point.

Bref calcul : grande taille, bien musclé, jean ordinaire, tee-shirt blanc uni; côté visage : net plat, menton d'homme, regard d'homme exercé et habitué à combattre, expression sereine. Estimation : 14/20. Il m'examine du regard, histoire de savoir à quel genre de coéquipière il doit s'attendre : + 1 pt. Il s'est levé quand je suis entrée : +1 pt. On passe à 16/20. C'est une bonne note. Il n'a pas l'air d'une merde. Je suis satisfaite.

« Clarke ? »

Il s'approche de moi, prend mon visage dans ses mains et me fixe.

« On se connait ? » lui dis-je.

Il lâche mon visage et me sourit. Putain, ce que son sourire est dément. Je le veux. Maintenant. Il passe son bras autour de mon cou, d'un air anodin, comme si on se connaissait depuis toujours.

« C'est moi, Clarke. Bellamy. »

Je mets un moment avant de réaliser.

« Bellamy ? »

Je suis tellement surprise et heureuse que je lui saute au cou et l'embrasse fortement sur la joue.

« Content de te voir, Clarke. »

« Putain Bell, moi aussi je suis contente de te voir. »

« Toujours aussi vulgaire. » me sourit-il.

« Oui mais ta gueule. »

Je ne cherche pas à être spécialement vulgaire. C'est juste que quand je suis joyeuse, je ne contrôle plus vraiment ce que je dis ou fais. D'ailleurs, oubliez le 16/20. On ne note pas les amis.

« Vous vous connaissez déjà, donc. Bonne chose. Noms et grades ? » nous demande l'adjointe du maire.

« Bellamy Blake. Grade optique A-. »

« Clarke Griffin. Même grade. »

« Vos cartes d'identification ? »

Nous les lui tendons. Elle les récupère, lis brièvement ce qui est inscris dessus avant de nous les rendre. Puis elle ouvre un tiroir du bureau duquel elle ressort un petit cahier, qu'elle nous tend. Je m'en saisis.

« Je suis désolé mais à vrai dire, vous n'y trouverez pratiquement rien d'écrit. Et on ne m'a rien donné d'autre à vous transmettre. Vous allez devoir avancer à l'aveugle. »

« On s'en doutait à vrai dire. Mais merci. » lui réponds-je.

Nous la saluons et prenons congé.

A peine quittons-nous la mairie que Bell me demande d'ouvrir le carnet pour y lire nos instructions. C'est tout ce qui l'intéresse ? Moi, j'étais plutôt préoccupée à l'idée de nous chercher un hôtel où nous installer. Après tout, je porte toujours ma valise avec moi. Je lui tends alors le carnet pour qu'il y trouve lui-même ce qu'il veut savoir.

« Alors ? A quel genre à ton affaire ? Une bande de loups-garous ? de sorcières ? de morts-vivants ? »

« Des vampires. Et… Clarke ? Le carnet ne dit vraiment pas grand-chose mais, du peu qu'il laisse sous-entendre, ce n'est pas à un simple clan qu'on a affaire. »

Je le regarde, curieuse.

« On parle plutôt d'un réseau extraordinairement énorme. Clarke, je crois qu'on nous a envoyé infiltrer un groupe s'étendant sur plus de la moitié de la France. Et leur reine siège ici-même, à Paris. »

Bellamy a vraiment l'air inquiet pendant qu'il me dit ça…

Je crois que je commence à détester les missions désavouées.


A suivre…