Point De Vue de Jasper, ce chapitre. C'est un vampire qui fait également partie des troupes d'Anya. Une ellipse d'un mois et demi s'est en effet produit depuis la confrontation Clexa à Notre Dame. Anya a fort apprécié l'efficacité de Clarke jusqu'ici dans les tâches qu'elle lui confiait, et lui a donc attribué un second. Clarke commence donc petit à petit à grimper la hiérarchie vampire.
« Tu me laisses parler, d'accord ? »
Je hoche la tête en signe de compréhension. Clarke a beau dire que le travail qu'on lui a confié ne lui plait pas, elle se débrouille vraiment bien.
« Tu en as déjà rencontré ? Elles sont belles, ces nymphes ? »
Je rougis. C'est vrai qu'elles sont… attirantes… La dernière fois que j'en ai vu une… Voilà, quoi…
Mais maintenant, je suis un véritable guerrier au service de la reine, hors de question que je me laisse séduire ! En plus, connaissant Clarke… Je ne suis pas sûr qu'elle apprécierait de voir son coéquipier sous le charme d'une de ces monstres.
« Elles le sont, oui… »
Nous arrivons au vingt-huitième étage de la grande arche, à la défense. C'est là que nous devons rencontrer une bande ennemie, des opposants de la coalition. Anya nous a dit de juste tenter les négociations, et d'éviter autant que possible tout combat. D'autant plus qu'il fait nuit, et que si nous sommes ici à cette heure, c'est seulement parce que le gardien du bâtiment est l'un des nôtre. Mais depuis un mois qu'on m'envoie avec Clarke, je sais moi, qu'avec elle il ne faut rien exclure.
Clarke semble calme pour l'instant, mais est-ce qu'elle saura se tenir ?
En sortant de l'ascenseur, nous arrivons dans une grande salle de réception. Un très grand salon, luxueusement décoré. Une cuisine sur le côté gauche, et on peut voir le panorama de toute la ville jusqu'à Nanterre à travers les vitres géantes sur notre droite.
Ah… Et puis les nymphes, dispersées un peu partout dans la pièce. Evidemment, elles sont nues et… très… ok, elles sont vraiment séduisantes, je dois le reconnaitre. Mais je fais en sorte de rester stoïque !
Les neuf monstres nous voient et viennent s'asseoir sur un canapé géant. Elles se serrent en bloc et nous dévisagent d'un air méprisant, pour nous faire sentir petits à cause de notre infériorité, sans doute.
« Buveurs de sang. » nous fait l'une d'elle, sur un ton acéré.
Elle cherche à nous provoquer ? C'est puéril…
Clarke s'avance dans la pièce, et étudie la salle en vaquant son regard un peu partout. Elle ne semble même pas faire attention aux nymphes. Est-ce qu'elle a même entendu l'insulte ?
Elle fait une moue de réserve. Non, elle n'a pas dû entendre… La connaissant, elle aurait déjà répliqué sinon. Elle se dirige vers une chaise, qu'elle prend pour venir la poser juste en face des nymphes. Je fais pareil.
Elle observe les nymphes d'un air anodin.
« Buveuses de sperme. » susurre-t-elle, d'un air ennuyé.
Elle avait entendu…
Visiblement, celle qui nous avait insultés prend la répartie assez mal. Mais elle ne répond pas. Ouf… Parce que Clarke n'aurait jamais accepté de la laisser avoir le dernier mot !
« Un problème avec les projets de sa majesté ? » reprend Clarke.
« Hormis que ces projets sont aussi saugrenus que sa personne ? »
« … »
« Votre reine détruit tout ce qui fait ce que vous êtes, et vous venez nous demander où est le problème ? Elle a pour ambition d'associer les monstres pour l'instant, mais elle fera de vous les putains des humains le jour où elle pensera s'associer à eux et nous avec, comme tous ceux qui auront choisi de se soumettre à ce stupide groupement de monstre. Ce sera notre fin ! »
Dans un sens, elles n'ont pas tort. Même au sein des vampires, peu d'entre nous approuvent les choix de la reine…
« Parce que ses projets vont plus loin que simplement l'ambition d'explorer jusqu'au bout les tréfonds de l'anatomie de ces mortels ? C'est sûr qu'on touche quelque chose de nettement trop intellectuel pour vos esprits primaires. Vous savez ce que veut dire le mot putain, au moins ? »
Clarke commence à fulminer, ça se voit.
« Des êtres qui ne craignent pas la mort n'ont guère à se soucier de ces joies, là, évidemment. A moins que finalement, vous ne soyez que des monstres hypocrites, avec les même envies que nous autres, peut-être ? » La nymphe regarde narquoisement en direction de ma chaise. Enfin pas exactement…
Je baisse les yeux pour voir à quoi elle faisait allusion. Oh non…
Et je vois Clarke qui remarque à son tour mon entrejambe… Elle fait des yeux énormes. Presque qu'autant que…
« Jasper… »
Elle cache son visage derrière sa main.
Elle doit être vraiment furax…
Je me sens minable.
« A voir l'épaisseur de cette belle chose, il ne doit pas l'avoir sollicité depuis 3 bonnes semaines au moins ! » raille l'une des nymphes.
Trois ans, en fait…
« Bravo ! Si seulement j'avais cette volonté ! » applaudit une autre.
Je sens le dégoût monter en moi. J'ai tellement honte ! Mais en même temps, je ne peux pas supporter qu'on se moque de moi ! Majesté… Pardonnez-moi…
Je ferme les yeux de rage, et ferme mon poing, sentant l'envie de revanche monter. Je suis prêt à corriger celle qui a prononcé ces derniers mots, quand j'entends de la casse autour de moi. J'ouvre les yeux.
Je remarque des bouts de verre brisés sur la tête de celle qui m'a insulté, son visage est couvert de sang. Elle suffoque et se tient la nuque, en pleurs : Clarke est derrière elle, en train de l'étrangler. Mais quand est-elle passer derrière les nymphes ?! Je n'aie fermé les yeux qu'un instant…
Les autres, qui étaient encore surprises, se mettent à réagir. Elles se jettent unanimement sur ma coéquipière, qui bascule du canapé. Elle tombe au sol et les huit nymphes la ruent de coups de pieds. Clarke prend une position fœtale et protège son visage avec ses bras. Une des nymphes se dirige vers la cuisine et revient avec un énorme couteau de cuisine.
« Clarke ! Fais attention ! » lui hurle-je.
Elle découvre son visage pour voir ce qui l'attend. Mais ? Je m'attendais à voir une expression de frayeur sur son visages mais je n'y vois que de l'agressivité !
Tu n'as pas peur, Clarke ?!
La nymphe fraichement armée s'approche de Clarke et appuie avec sa jambe sur son ventre pour l'immobiliser. Une autre nymphe attrape un des bras de mon équipière.
« On va te taillader ton visage, suce-sang. Te couper les bras et les jambes. Ensuite, tu pourras rentrer chez ta reine. »
La nymphe lève son bras avec le couteau et l'abat en direction du bras de Clarke.
Clarke ! Réagis !
Tout à coup, je vois Clarke écraser le genou de l'hystérique avec son propre pied. Celle-ci s'effondre, hurlant de douleur. Clarke commence à se relever mais un coup de poing la fait retomber au sol : elle a juste le temps de faire en sorte de s'écrouler sur le ventre de la nymphe à terre, qui expire d'un coup. Elle tente de se relever à nouveau mais un violent coup de pied, cette fois, l'envoie un peu plus loin. Sa tête heurte le bord d'un meuble de cuisine. Elle tombe à nouveau au sol, et je vois du sang commencer à couler de son crâne.
Clarke !
Les nymphes courent la relever. Deux d'entre elles la maintiennent debout tandis que les autres s'évertuent de la frapper, à main nue ou avec toutes sortes d'armes contondantes. Ses vêtements tombent en lambeaux, et le sang abonde de plus en plus.
Clarke ! Elles étaient trop nombreuses ! Pourquoi avoir voulu se battre ?
Jusqu'ici je n'avais pas réagi… Anya n'aurait jamais approuvé qu'on se batte. Mais je ne peux pas laisser Clarke dans cet état-là. Il faut que je l'aide.
Je viens pour intervenir, plus exactement la prendre avec moi et fuir, quand une chose m'arrête. Le regard de Clarke.
Son visage s'assombrit. Ses yeux se ferment, comme si elle ignorait les coups que les nymphes lui infligeaient. Et quand elle les rouvre, son regard n'est plus le même. Ses yeux sont rouges, ses sourcils se resserrent. A ce moment-là, quelque chose en moi me dit que Clarke est une tueuse.
« Vous vous battez comme des filles. »
Alors qu'une nymphe s'approchait pour la frapper encore, elle penche son corps en avant et, avec ses jambes, prend appui sur le meuble qui se trouvait juste derrière elles, ce qui la propulse sur le corps de la nymphe en face d'elle. Délivrée des deux autres qui la tenaient debout, elle va récupérer le couteau qu'elles avaient voulu utiliser pour lui trancher le bras.
« Vous voulez que je vous montre ce que, moi, je peux faire avec ça ? »
Les nymphes se regardent entre elles.
« Je crois qu'on va te tuer, en fait, suce-sang. »
Clarke sourit.
« Vous êtes trop faibles pour ça. »
« Nous sommes neuf, salope. »
Elle semble réfléchir un instant.
« Vous savez quoi ? Maintenant que j'y pense, la reine a vraiment pitié de vous. »
« Quoi ? »
« A vous toutes, vous n'égalez pas un neuvième de sa beauté. Si elle nous empêche de nous en prendre à vous, c'est pour éviter le risque que vous vous enlaidissiez davantage. »
« … »
« Et si je vous massacrais le visage ? »
C'est au tour des nymphes de fulminer. L'une d'elle court se jeter sur Clarke, mais celle-ci ne semble même pas s'inquiéter. Elle laisse venir la monstre à elle, et d'un coup, lui donne un violent coup de genou dans le ventre. La monstre s'écroule. HS.
« Comme des filles… » répète Clarke, levant les yeux au ciel.
Les autres nymphes, surprises un instant, arrivent à leur tour. Clarke renforce sa poigne autour du couteau et fonce vers ses adversaires. Alors que l'une d'elle est proche de la frapper au visage, elle se penche au sol, sans s'arrêter de courir, et passant rapidement sous la nymphe, vient lui trancher le tendon d'Achille. Cette nymphe s'écroule à son tour. Clarke continue sa course et vient frapper un deuxième monstre avec un coup de poing au visage. Le nez de celle-ci saigne mais elle ne s'en préoccupe guère, cherchant plutôt à poser la main sur la vampire. Clarke n'a pas l'air en peine à esquiver ses coups. Elle recule brièvement et court lever sa jambe le plus haut possible, l'écrasant d'une grande force sur le visage de la nymphe, qui finit au sol. Clarke se précipite sur elle et plante son couteau dans son épaule. La nymphe hurle.
« Vous critiquez la reine… Mais si vous l'aviez rencontré, et si vous aviez combattu contre elle, ne serait-ce qu'un instant… vous comprendriez ce que signifie voir la mort en face ! »
Tout à coup, deux nymphes viennent saisir l'une des jambes de Clarke et la tire, son corps glissant au sol. Elle se débat en vain. Une troisième, brise une des immenses vitres qui constituent les murs extérieurs du bâtiment. Elle se tourne alors vers Clarke.
« Dans ton cas, ça signifie bon vol. A moins que tu ne saches pas voler… »
Les deux autres soulèvent alors Clarke. Au-dessus du vide. Et je vois Clarke paniquer.
J'avoue qu'à sa place, moi aussi je paniqu-.. Quoi ? Au-dessus du vide ?
On est à près de 90 mètres de hauteur !
Clarke !
Je cours de toutes mes forces. Plus vite que je n'aie jamais couru. Les nymphes ont lâché Clarke… Elle est en terrain de tomber, je l'atteins de justesse et attrape son bras à l'extrême limite avant de la tirer vers moi avec les forces dont je dispose. Je suis à bout de souffle mais… elle est sauvée.
Les nymphes se regardent.
« Tiens, il était encore là, lui ? »
« C'est vrai que je l'avais complètement oublié… »
« Bon, ba… on en tuera deux au lieu d'un ! »
La plus belle des trois se penche pour me frapper au visage quand une main l'en empêche. C'est la main de Clarke. Elle m'a protégée. Elle fixe la nymphe du regard, d'un œil sombre.
Je ne sais pas ce qu'elle a dit ensuite, je ne suis même pas sûr qu'elle ait dit quelque chose. Mais j'ai vu ses lèvres bouger. Et si je ne me trompe pas, j'y aie lu :
« Mode guerrier. »
Mode guerrier ? C'est quoi ?
Clarke se relève, tenant fermement la main de la nymphe entre la sienne. Elle la broie, faisant gémir sa victime de douleur. La nymphe souffre au point qu'elle se plie, finissant à genou au pied de Clarke. Les deux autres, voyant cela, veulent frapper mon équipière au visage mais celle-ci donne un violent coup dans le flanc de la plus proche, qui tombe au sol, emportant avec elle l'autre dans sa chute.
Clarke s'approche d'elles, et pose son pied sur le ventre de la première. Elle appuie de plus en plus fort. La nymphe hurle d'abord, puis manquant d'air, la vie finit par s'éteindre dans son regard. Clarke l'avait tué.
« J'vais t'tuer ! Pétasse ! »
Une nymphe hurle depuis la cuisine et court vers nous, complètement submergée par la haine. Elle tient une poêle à frire dans ses mains. Clarke évite le coup de la folle et attrape le bras de celle-ci, qu'elle brise aussitôt. Seulement, la poêle frôle le bras de Clarke au passage. Clarke pâlit… La nymphe a sans doute dû la faire chauffer sur une plaque avant d'attaquer ma coéquipière. Faut vraiment avoir envie de faire souffrir l'autre, pour faire ça !
Clarke comprend elle aussi. Elle ramasse la poêle par le manche et presse la plaque chauffante contre la joue de la nymphe, qui se débat comme elle peut. Puis, plus rien. Elle est morte. Le visage brûlé. Noirci.
Tout à coup, Clarke est tirée en arrière. Ce sont les deux nymphes encore vivantes derrière elles qui l'attrapent pour tenter de la jeter à nouveau dans le vide. Clarke s'accroche, de peu, au rebord. Elle attrape la jambe d'une des nymphes qui, pour éviter de tomber, s'accroche à son tour. L'autre nymphe, voyant l'opportunité d'en finir avec Clarke, s'approche d'elle, le couteau à la main. Il est clair qu'elle veut lui trancher les doigts afin qu'elle tombe. Clarke hurle de toutes ses forces à l'oreille un peu trop près de la nymphe, qui se bouche les orifices, lâchant le couteau par la même occasion. Clarke saisit le couteau entre ses dents, puis le récupère avec une main qu'elle libère, tranchant les doigts de la nymphe accrochée à côté d'elle, qui tombe de toute cette hauteur.
Puis Clarke plante le couteau dans la gorge de l'autre nymphe qui se trouvait encore juste au-dessus d'elle. Celle-ci semble surprise un moment, tâchant d'enlever le couteau du dedans de sa gorge, puis la vie la quitte à son tour... Elle tombe. Au moins, celle-ci sera-t-elle morte, avant de s'écraser sur les rues de Paris.
Clarke puise dans ses forces et remonte. Elle est couverte de sang, et pratiquement dévêtue.
Elle se dirige vers moi, quand une voix l'interpelle.
« Monstre ! »
Il reste une nymphe. La dernière qui ne soit pas morte ou évanouie. Mais elle n'est clairement pas déterminée à sa battre.
Elle pleure des larmes de sang. Le signe d'une terreur inimaginable.
« Monstre… » dit-elle encore, courbant la tête, emplie de désespoir.
Clarke s'approche s'agenouille, comme la nymphe est à genou. Elle passe un bras autour de la tête de la nymphe, et lui brise la nuque. La nymphe tombe raide morte.
Clarke se lève et revient vers moi. Son regard est totalement vide. Je n'y vois aucune expression. Et à ce moment-là, pour la première fois de ma vie, j'ai cru que j'allais mourir tué par l'un des miens. Il n'y avait rien. Absolument rien dans le regard de Clarke et je pensais qu'elle allait me tuer. Je le dis sans honte : je me suis fait dessus.
Mais Clarke n'en fit rien. Elle ferma les yeux et prit une profonde respiration.
Maintenant, elle rouvre les yeux. Et je sais que je retrouve la Clarke que je connais. Il y a de la vie dans ce regard, et un fort caractère, comme d'habitude.
« On dira à Anya que c'était un échec, pour cette fois. Viens, on y va. »
Elle se dirige vers l'ascenseur, quand nous sommes à nouveau interpellés.
« Plus un geste ! »
Nous nous retournons. Une vingtaine d'agents des forces de police s'introduisent dans la pièce. Plusieurs d'entre eux s'approchent de nous.
« Vous êtes en état d'arrestation. »
Maintenant que j'y pense… je n'avais pas prévu les conséquences, mais c'est vrai qu'on allait devoir payer pour ça. Anya ne sera vraiment pas contente quand elle va apprendre tout ça. La reine ? Encore moins !
Les agents ont l'air ébahis devant toute cette scène. Tant de meubles détruits, de morts… Ils ne doivent pas en revenir. Ce qui ne m'étonne pas, à vrai dire.
Clarke ne sait pas se contrôler…
Je tends mes mains vers l'un des agents, qui regarde son collègue.
« Bon… On fait quoi, là ? »
« Je crois qu'on peut mettre ça dans la catégorie flagrant délit… Arrête-les, on verra plus tard. »
« Monsieur, vous êtes en état d'arrestation en raison de plusieurs chefs d'infraction. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit à un avocat et si vous ne pouvez pas vous en payer un, un avocat vous sera commis d'office. » me dit-il alors, en même temps qu'il me passe les menottes au poing.
Son collègue s'approche de Clarke.
« Mademoiselle, vous êtes en ét-… »
Clarke décoche un gros coup de poing dans la figure du policier. Elle lui a sûrement cassé le nez, il est en sang.
Elle se précipite dans l'ascenseur et appuie sur le bouton pour la fermeture des portes, mais le policier réagit tout aussi précipitamment, il tase mon équipière et se rue dans l'ascenseur pour annuler la fermeture des portes et la descente de l'appareil. Il se baisse pour lui passer les menottes mais Clarke lui mord la main.
« Ahhhhhhhhhhhhhhhh ! » Il hurle.
Le policier au nez cassé vient alors et donne un violent coup de pied dans la tête de Clarke.
« Pu… tain… de… mer-… »
Puis Clarke, exténuée, s'endort.
Les policiers la regardent.
« Mais t'as vu cette tarée ?.. Elle est couverte de sang de la tête au pied, on voit même son crâne un peu ouvert, elle doit avoir plusieurs os cassés, son bras gauche est légèrement brûlé… mais elle trouve quand même encore de l'énergie pour commettre un délit de fuite ! «
Puis le policier au nez cassé se retourne vers la salle, qui, si elle devait être une salle de réception autrefois, n'était presque plus qu'un tas de ruine, maintenant. Des pompiers étaient même en train d'éteindre un feu qui avait commencé à naitre dans la cuisine. Il se tourna à nouveau vers Clarke.
« C'est qui, cette fille ? »
« Aucune idée » répondit l'autre, « mais ce qu'elle a fait, c'est pas humain. »
