Point de Vue d'Echo dans ce chapitre. En grimpant la Tour Eiffel.
« Au kebab ? Vous êtes vraiment allé manger au kebab ? »
« Ouep, c'est Lexa qui adore ça, alors on y va souvent. Mais elle ne va qu'aux gastronomiques donc ça passe. » me répondit Clarke.
« Ouai mais quand même… Venant de toi en plus, Clarke ! Enfin, je veux dire, on ne se connait pas encore mais vu l'image que Bell m'avait donné de toi, je t'imaginais du genre à te plaire plus dans les palaces français et autres, nan ? »
« Beuh… » me fait-elle d'une air dégoûté, « j'étais comme ça mais je le suis plus. Et je te déconseille la bouffe haute gamme, surtout les fruits de mer style caviar, c'est dégueulasse ! Beeurk ! ».
Elle sort la langue, comme si elle venait de manger un bonbon pas bon.
Ba dis donc, c'est clairement pas l'idée que je me faisais d'elle, cette Clarke ?
Elle se met soudainement à tourner la tête dans tous les sens, préoccupée.
« Hé, euh… Désolée Echo, on peut discuter, si tu veux mais le truc c'est qu'on est à la traine, là. Les autres sont déjà en haut, et puis je veux voir la vue ! Tu me rejoins à l'étage, hein ? »
Je n'ai même pas le temps de lui répondre qu'elle m'abandonne pour monter les escaliers quatre à quatre.
Wouaw… Alors, là, je n'en reviens pas. Il y en a plusieurs, des Clarke, ou c'est juste mon Bell qui devient de plus en plus nul en ce qui concerne les descriptions qu'il fait de ses amis ?
J'arrive à mon tour au premier étage de la Tour et cherche mes fripons du regard.
Hey, c'est pire qu'en boîte, ici, avec tout le monde qu'il y a ! Mais j'arrive quand même à retrouver ceux que je cherche.
Ok… Tu m'attends en haut, hein, Clarke ? T'as vachement l'air de m'attendre, là, collée comme ça à Lexa !
Puis je vois Bellou un peu plus loin des filles, en train de discuter avec une jeune asiatique.
Je m'approche discrètement. L'asiate me voit et prend un air méfiant. Je place mon index contre ma bouche et cligne de l'œil. Aie l'air de rien ! Elle me sourit, comprenant qu'il n'y a rien à craindre. Je ne suis pas une vicieuse, merci !
Bell ne se doute de rien. Je passe mes bras autour de sa taille et mes mains finissent sur sa poitrine.
J'adore sentir ses puissants pectoraux contre mon corps ! Oh yeah !
Je ne suis pas une vicieuse !
Mon Bell réagit à mes caresses et se retourne. Il me sourit quand il me remarque et se penche vers moi, pour en même temps, saisir mon visage et l'attirer contre le sien. Il joint mes lèvres aux siennes.
Bell a toujours été possessif avec moi. Et j'ai toujours aimé ça.
« Bonjour. » fais-je à la fille avec qui il était en train de parler.
« Bonjour » me répond-elle sans aucun accent, « je ne vous dérange pas, mais vous formez un très beau couple. »
« Merci… » lui dis-je tandis qu'elle s'éloigne déjà.
Je vois Bellamy froncer les sourcils en la voyant partir.
« Une amie à toi ? »
« Certainement pas. Elle a l'air très sûre d'elle, je trouve… »
« Elle t'a embêtée ? »
« Non. Mais les parisiens sont des gens réservés, normalement. Elle, elle avait l'air très sûre d'elle quand elle est venue me parler… »
« Et c'est un problème ? »
« Je n'en sais rien… Mais j'ai trouvé ça bizarre. »
Il remarque alors ma mine ennuyée.
« Tu te prends la tête pour rien, Bell. C'est qu'une parisienne un peu plus aguicheuse que les autres. Tu te fais un peu trop parano, en ce moment. »
« Mouai, peut-être. Je suppose que tu as raison. » Il m'embrasse. « Oublions cette Vanessa, et concentrons-nous sur nous. » me fait-il d'un air coquin.
Je suis on ne peut plus concentrer sur toi, mon amour.
Je le laisse totalement être maître du baiser que nous échangeons quand je l'entends me murmurer à l'oreille :
« Alors ? Comment tu trouves Paris ? »
« Si je me souviens bien, joyeux luron, c'était justement pour que je la découvre, que tu m'as emmenée sur la Tour du père Eiffel, hmm ? Sauf qu'à part ton beau corps, aujourd'hui, j'ai encore rien vu du panorama. Alors tu me laisses aller voir la vue, un peu ? »
Il écarte ses bras d'autour de moi pour que je puisse aller m'approcher des grillages.
Je m'approche des bords de la Tour et découvre la ville de Paris. Une vue magnifique s'impose à moi ! C'est… C'est… C'est tellement…
J'entends mon homme venir derrière moi.
« O toi, splendide dame de fonte vêtue,
Accueillant tantôt en toi quelques oiseaux pointus,
Honorée parfois de fleurs, de feuilles et de fruits,
Eternelle conviée des belles rues de Paris,
Celle dont le corps quitte la terre pour rejoindre le ciel,
Qui se distinguera toujours de toutes autres merveilles,
Sans pourtant égaler la femme pour qui mon cœur bat et vit,
Celle que j'aime, que j'invite et par toi bénie aujourd'hui. »
Seigneur !
Je reste bouche bée.
Bell s'arrête pile devant moi et plonge son intense regard dans le mien. Les prunelles de ses yeux dégagent une chaleur, un amour pour moi aussi intense que le sable chaud du désert en été. Son regard est tellement révélateur de ce qu'il ressent pour moi !
« Je t'aime. » me confesse-t-il, même si ce n'est pas la première fois.
Bellamy, t'es le meilleur homme dont je puisse toujours rêver !
Je le sers de tout mon cœur contre moi.
« Je t'aime aussi. J'aimerai que tu puisses savoir à quel point ! »
Il me plonge au creux de son corps et m'y garde fermement.
Je ferme les yeux. J'aime Bellamy.
« J'avais prévu de t'inviter au resto ce soir, mais je me suis fait piquer mon portefeuille, tout à l'heure. »
Je lève les yeux, ahurie.
« Idiot ! Fallait pas le dire, ça. »
« Excuse-moi » me sourit-il, « mais je pense que ce n'est pas une mauvaise chose, j'ai demandé aux filles de venir, pour que je puisse te les présenter. Ce serait bête d'à peine les voir et se quitter déjà. Je trouve juste dommage que Nicole ait eu son empêchement de dernière minute. Elle est très sympa, j'espère que tu pourras la rencontrer bientôt. »
« J'espère aussi. Mais dis-moi plutôt. Ton amie d'enfance, Clarke… Tu ne m'avais pas dit que c'était quelqu'un de mature et sérieuse ? Parce que je n'ai pas eu affaire à celle dont tu m'avais parlé, de la courte discussion que j'ai pu avoir avec elle tout à l'heure. »
« Elle est mature. C'est juste que tu ne connais pas encore l'effet Lexa. »
« L'effet Lexa ? »
« Clarke s'est entiché d'elle. Elle s'entiche de tout ce qu'elle trouve sexy. Et Lexa est… »
Il me sourit.
« Très sexy. T'inquiète, je crois qu'il n'y a personne qui pourrait dire le contraire, même si la miss n'est pas vraiment mon genre... »
« Parce que ton genre, c'est moi. » plaisante-t-il.
Exact.
« Donc ? Dis m'en plus sur ces deux-là. »
« Elles se connaissent depuis quelques mois et elles passent toujours plus de temps ensembles. C'est dingue, on jurerait qu'elles sont inséparables… »
« Lexa voit plus ton amie que toi… »
« Oui, et j'ose croire que ce n'est pas pour rien. »
« Pas pour rien ? »
« Disons que ce serait bien si Clarke pouvait finir par ressentir quelque chose de fort pour Lexa… »
« Quelque chose de fort ? De quoi tu parles ? Attends… T'es quand même pas en train d'espérer que Clarke craque pour Lexa, si ?! »
« Si… »
« Bell ! Ca te perturbe tant que ça de sortir avec moi ? Je ne t'ai jamais demandé de tomber amoureux de moi je ne t'ai absolument jamais rien demandé ! Mais tu as fait ton choix ! Et tu n'as pas le droit de t'immiscer dans les sentiments de Clarke, tu m'entends ? Si Clarke doit aimer Lexa, ça ne doit être que de leur propre histoire, Ok ? Tu ne dois pas t'en mêler. »
« … »
« Je suis sérieuse, Bell. Les sentiments, ça n'est pas quelque chose avec lesquels on joue. Et si Clarke devait tomber amoureuse de Lexa, uniquement parce que tu aurais agi pour, ce serait faux. Factice ! Et un amour factice n'est pas fait pour durer. C'est ce que tu veux pour Clarke, Bell ? Est-ce que c'est ce que tu veux ? »
« Non… »
« Non ? Tu me rassures. Clarke ne mérite pas qu'on joue avec ses sentiments. Alors tâche de veiller sur ton amie, et de la soutenir. Parce que tu sais ce que ça fait d'aimer. Aimer quelqu'un comme moi. Clarke, elle, ne le sait pas. Alors quoi qu'il finisse par arriver entre elles d'eux, tu devras être là pour Clarke, c'est clair ? »
« … »
« Je suis désolée que tu te détestes autant, Bell. Et je te jure que je m'en veux de ne rien pouvoir faire pour remédier à ton problème, et ça m'affecte autant que toi. Tu n'imagines pas à quel point j'en souffre de ne pas pouvoir t'aider. Mais tu ne dois pas souhaiter qu'il arrive la même chose à Clarke. S'il doit lui arriver la même chose, ça lui arrivera. Sinon, c'est qu'elle… aura de la chance. »
Seigneur, je me hais tellement pour avoir osé lui dire ça.
« Je t'aime Bell. Pardonne-moi, mais je trouve ce qui t'arrive tellement… triste… Je pense que personne ne mérite qu'on lui inflige ça, et j'aimerai juste me dire… que tu aies le seul au monde à le vivre. Je t'en prie, pardonne-moi je ne voulais pas être si horrible. »
Bellamy me prend dans ses bras et m'enlace.
« Si tu n'étais pas là, je ne tiendrais pas le coup. » me dit-il pour me réconforter.
« Si je n'étais pas là, tu n'aurais pas tous ces problèmes… »
« Tu en vaux la peine, je t'assure. »
Je le regarde. Il se force à sourire.
« Regarde-les. Clarke a l'air vraiment ravie à côté de Lexa. » me fait-il remarquer, en observant les deux filles.
« Et Lexa, alors ! Tu m'avais dit qu'elle était assez lunatique. Moi, je ne l'ai pas vu perdre le sourire depuis que Clarke l'a rejointe. »
Nous observons les deux jeunes femmes en train d'admirer la vue de Paris quand nous remarquons tout à coup un touriste tâter délicatement mais volontairement le derrière de Clarke. Lexa surprend aussitôt le pervers et, bien que de manière très discrète, jette un regard meurtrier sur le dos du touriste.
Clarke, qui apparemment n'avait pas senti la main sur elle, remarque la colère de Lexa et semble lui demander ce qui lui arrive. Lexa chuchote quelque chose à l'oreille de Clarke. Soudainement, Clarke se retourne vers le touriste qui lui avait touché les fesses, qui était déjà loin, et court dans sa direction. Elle retrousse la manche de son bras gauche, le poing déjà fermé.
Oh oh…
Lexa court après Clarke, la rattrape et la retient par le bras.
Clarke hurle au touriste de revenir s'il l'ose.
Le touriste n'ose pas.
Clarke hurle à Lexa de la lâcher.
Lexa ne la lâche pas.
Clarke hurle tout court.
Lexa lui hurle de la fermer puis serre Clarke dans ses bras.
Clarke la ferme enfin.
« Tu as vu ça ? » fais-je à Bellou.
« Clarke qui n'a pas démoli l'imbécile qui lui a tapoté les fesses ? »
« Non. Je te parle de Lexa. Quand elle a regardé le touriste lorsqu'il a touché les fesses de Clarke. »
« Ah ! Oui, c'était intense. »
« C'était plus que ça ! Elle avait le même regard que toi quand un gars me drague trop lourdement. Tu n'es pas le seul à être possessif, apparemment, Bell… »
« Hmm… Maintenant que tu le dis… Et c'est sensé vouloir dire quoi ? »
« T'as dit que tu voulais que Clarke finisse par éprouver un truc spécial vis-à-vis de Lexa ? Ba faut que t'envisages l'inverse aussi. »
« Oh… »
« Oh ? C'est tout ? Oh ? Typique des mecs, ça. »
« Ba on parle de Lexa, quand même ! Elle est assez indéchiffrable, comme fille. Franchement, ça me parait difficile à croire, je ne suis pas sûr que ce soit possible. »
« Si tu le dis… Tu les connais mieux que moi, de toute façon. »
J'embrasse Bell quand j'entends une vois que je commence à connaitre, maintenant.
« Paris, c'est la ville des amoureux. Et vous êtes amoureux, Ok. Mais quand même, on est sur la Tour Eiffel, quoi ! Echo, c'est la première fois que t'y montes, non ? Comme moi ! Alors lâche ton tas de muscle et mate le paysage ! »
« Je le mate, je le mate… »
« Le paysage de Paris ! »
« Ah tu parlais de l'autre paysage ? »
Clarke dévisage mon Bell.
« Tu fais de l'ombre à l'un des plus beaux monuments au monde, Bellamy. C'est pas loyal. » le critique t'elle d'un air taquin.
« Tu aurais dû entendre le poème qu'il m'a fait tout à l'heure ! » souligne-je.
Clarke a l'air verte de jalousie.
« Tu lui as fait un poème, Bell ? »
« En fait, c'était un poème à la Tour Eiffel » corrige-je, « mais c'était pour moi. »
Je sais que Clarke aime particulièrement Bell, alors je prends un malin plaisir à l'embêter.
« Tu as osé me faire, ça, Bellamy ? J'exige une explication ! »
Bellamy a l'air complètement paumé.
« Euh… »
« Euh ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? »
Je regarde mon Bellou galérer pour s'en sortir. Il est trop craquant, quand il essaie de se défendre.
Tout à coup, Clarke commence à s'étouffer de rire, suivie de Lexa.
« Je t'embête, Bell » lui fait Clarke, « t'es le plus mignon des princes charmants. Echo a de la chance de t'avoir ! »
Elle dépose un vif baiser sur sa joue avant de me diriger un clin d'œil.
« Et ravie d'avoir enfin pu mettre un visage sur celle qui a su dérober le cœur de mon ami. »
Je lui souris.
« Ravie de vous connaitre aussi, Clarke et Lexa. Et j'espère rencontrer Nicole très bientôt. »
« J'espère aussi, elle est super sympa. Tu vas l'adorer ! » enchaine Clarke.
« Je n'en doute pas. »
« On est qu'au premier étage, on peut monter, vous savez ? » demande Bell, un peu exclu de la conversation.
« Dans ce cas, montons ? » propose Lexa.
Et nous retournons emprunter les escaliers.
Le poème que fait Bellamy est un remix perso de la Tour Eiffel d'Alain Debroise.
