Précédemment : Clarke, chasseuse de monstre professionnelle, a infiltré il y a plusieurs mois de cela une organisation vampire dans le but de faire un jour tomber celle-ci. Mais alors qu'elle découvre chaque jour de nouveaux secrets mettant en péril l'intégrité du royaume vampire, Clarke apprend aussi à connaitre leur reine, Lexa, une attachante idéaliste, qu'elle finit par reconnaitre comme une véritable amie, bien que lui cachant encore son identité d'espionne. Un jour, Lexa vient jusque dans le lit de Clarke pour une « nouvelle aventure ». Une longue journée les attend…
Merci à la Bêta lecture de Lea Kom Trikru.
« Les choses sérieuses commencent maintenant. »
Lexa me dévisage de haut en bas.
« Hmm… Je peux encore te reconnaitre. Attends, soulève un peu plus ton col. Voilà, parfait. Et prends l'appareil photo. Il doit toujours être devant tes yeux, parce que les lunettes ne cachent pas suffisamment. »
Elle sort ensuite quelque chose d'un sac discret qu'elle avait avec elle.
« C'est quoi ce truc que tu viens de sortir, Lexa ? »
« On appelle ça un chapeau melon. »
Elle a l'air super excitée.
« Je le mets sur ma tête, comme ça, et Tadaa ! Plus personne ne peut savoir qui est dessous, maintenant ! Tu vois mon visage, là ? »
« Non, pas du tout… »
« Ba c'est parfait alors. Et tiens, pour toi, j'ai pris une écharpe. »
« Ba pourquoi j'ai pas un chapeau au melon comme toi ? »
Lexa rigole.
« Nan, c'est un chapeau melon, Clarke ! C'est pas un fruit ! Et c'est pour moi parce que le chapeau melon, ba c'est pour la chef. Toi, t'es la sous-chef, donc t'as une écharpe. »
« Mais on est chef de quoi ? »
Elle me fait signe de faire silence, prends ma main et l'attire avec elle.
Nous courrons. Dans un centre commercial.
Lexa s'arrête aussitôt, restant dissimulé derrière un mur.
Elle laisse dépasser sa tête discrètement pour voir ce qu'il y a derrière.
Elle se retourne vers moi et me sourit.
« Viens. » me chuchote –elle.
Et elle s'avance jusque devant l'entrée d'une enseigne.
« Regarde. » me dit Lexa.
Je fais dépasser ma tête pour regarder à l'intérieur de la librairie.
« Mais c'est Nicole ! »
Lexa me sourit.
« Et elle n'est pas toute seule. »
Je fais redépasser ma tête.
Et la ramène aussitôt près de Lexa.
« Y a un garçon avec elle… »
« Ça ne te plait pas ? » s'étonne Lex.
« Pas vraiment. J'aime pas savoir Nicole avec des mecs. Ils sont trop bien pour eux. »
Lexa passe son bras autour de mon cou.
« Alors… que dirais-tu de les surveiller ? Hmm ? »
« Les surveiller ? »
« Oui. » Elle ferme son poing, à l'exception de l'index dirigé vers le haut. « Pour veiller sur Nicole. »
« Mais… tu penses pas que… »
« Clarke ! Tu l'as dit, non ? Nicole n'est pas en sécurité avec eux ! »
Je voulais plutôt dire qu'aucun mec ne méritait Nicole. Pas de passer du temps seul à seul avec elle, en tout cas.
« Pour veiller sur Nicole, alors ? » je redemande à Lex.
« Oui. Pour son bien. »
« Ok, alors… suivons-les… »
Lexa me sourit.
« Tu vas voir. On sera les meilleures espionnes du monde. Le truc, c'est juste de ne pas se faire repérer. »
« Et de pas les perdre de vue, peut-être ? » souris-je à Lexa.
Lexa me regarde sans comprendre, avant de deviner. Elle se retourne d'un coup.
« Non ! Où est-ce qu'ils sont partis ?! »
« Je suppose que quand on joue aux espionnes, un des principes de base est de ne pas se laisser distancer. » lui remarqué-je, amusée.
« Ah, ça te fait rire, hein ? Mais si tu crois que je vais me laisser distancer pour si peu ! »
Elle récupère son portable de sa poche.
« Je peux localiser le portable de Nicole à tout moment, avec la nouvelle application que je me suis achetée. Tiens, elle est à deux cent mètres devant nous. Il faut la rattraper. »
Et elle se remet en route, moi à sa suite, et nous finissons par retrouver Nicole et le garçon.
« Qu'est-ce qu'ils font ? » demandé-je à Lexa.
« Je crois que Nicole retire de l'argent. Elle a dû acheter plus de livres qu'elle ne l'avait prévu. »
« Tu crois que ce gars profite du fait qu'elle soit riche ? »
Lexa lève les yeux au ciel.
« Abuse pas non plus, Clarke. »
« Ils quittent le distributeur. Faut les suivre. »
Et j'emboîte le pas sur Lexa.
Nicole et le garçon entrent dans un fast-food.
Lexa et moi entrons aussi. Mais nous prenons la queue la plus loin des deux espionnés pour être sûr de ne pas être repérées.
« Ils se sont assis au milieu de plein de monde. C'est super. On va pouvoir s'approcher plus que prévu et écouter leur conversation. »
Et sans attendre, Lexa va s'asseoir à deux tables derrière Nicole et le type avec lui.
Je récupère nos deux menus et la rejoins à table.
« Bon appétit. » sourit Nicole au garçon.
« Merci, toi aussi. » fait le garçon.
« Il est poli, c'est déjà ça. »
« Evidement qu'il est poli, Clarke. Tous les garçons ne sont pas des sauvages. »
« Ok ! On parie que ce gars est un pourri ? »
« On parie quoi ? »
« Demain, c'est moi qui choisis ce qu'on fait toutes les deux. »
Lexa me regarde avec amusement.
« C'est ce que tu veux, Clarke ? »
« Si je te le dis. »
« Alors j'accepte ton pari. »
« Attends ! On parle de l'intérêt de Nicole, là ! Ça vaut plus qu'une journée ! Je veux une semaine ! »
« Une semaine, ok, ça me va. Et si c'est moi qui gagne, tu m'offres les mêmes croissants que moi ce matin… pendant un mois entier ! »
« Ça marche. Maintenant dis-moi, Lexa. Sur dix garçons ! Il y a une fille belle, drôle, et très fortunée. Combien, sur les dix, seront intéressés ? »
« Dix… »
« Exact. Et maintenant, combien sur les dix toujours, adoreraient perdre leur temps à faire les courses toute une journée, genre shopping ? Combien vont mettre le pied dans une librairie ? Combien ouvriront les premières pages d'un bouquin sans manifester les premiers symptômes d'une livrophobie ? »
« Tu exagères, Clarke. »
« Je n'exagère pas. Les mecs détestent les livres. Ils détestent faires les boutiques. Ils détest-… »
« Pe-… »
« Non, Lexa ! Il n'y a aucune chance que ce gars-là ne soit pas un profiteur ! Parce que ce gars-là, comme tous les gars, ne sont intéressés que par trois choses en ce monde. La bouffe, l'argent, et les filles. Et avec Nicole, ils ont le pactole, le ticket gagnant, l'euromillion. Et ça, c'est hors de question ! »
« Pourquoi est-ce que tu as cité la bouffe en premier ? Et puis toi, ne me dis pas que tu n'aimes pas ces choses-là, toi non plus ! »
« D'accord, j'aime les filles, et alors ? Ça prouve que je suis sociable, contrairement à ce que tu dis tout le temps ! L'argent, pas plus que ça. D'ailleurs, pas du tout, en fait. Et pour la bouffe, tu sais très bien que les fast-foods, j'aime pas. Si je suis rentré ici, c'est pour Nicole, comme quand je vais au kebab, c'est pour toi. Mais ce mec-là, tu vois, je lui fais pas confiance. »
« Il a l'air sympa… Et puis il est pas mal, physiquement non ? »
« Il est putain de canon, oui ! A ce niveau-là, il a dû au moins tuer Dieu et lui voler son corps. Et ça me soul d'autant plus. Qu'un mec utilise ses charmes pour plaire à ma Nicole… »
« Tu l'aimes pas, j'ai compris… »
« Et toi, t'as l'air de bien l'aimer ! Ça m'énerve encore plus ! »
« … »
« Qu'est-ce qu'il est gras, ce burger ! »
« Ecoute, Clarke… On les suit toute la journée, d'accord ? Et si tu ne l'aimes vraiment pas, ba… on avisera. Mais pour l'instant, essaie juste de faire un effort. S'il-te-plait. Laisse-lui au moins une chance, à ce garçon. »
« De briser le cœur de Coco ? »
« De te prouver sa valeur. A tes yeux. »
« … »
« Et de te plaire. »
« Toi, il te plait ? »
« Oui. Et ça me ferait très plaisir que tu fasses cet effort, Clarke. Pour moi. »
…
« D'accord, toute façon, on est sensé les espionner toute la journée, alors… »
« Bon, vu qu'ils sont dans mon dos depuis tout à l'heure, c'est pas pratique pour voir tout ce qu'ils font. Tu penses qu'on risque de se faire griller si je me mets de ton côté ? »
« Je pense pas vu tout ce que tu portes pour cacher ton visage. »
Elle s'empresse de venir s'asseoir à côté de moi.
« Rooh, Clarke, pourquoi tu m'as pas dit qu'il finissait les frites de Coco ? »
« Parce que les voir partager un même plat me donne l'impression d'assister à Lady et Clochard en train de manger ce spaghetti dans le film La belle et le clochard. Et tu sais comment ça finit ! »
« En un doux et magnifique baiser. » me taquine-telle.
« Ouai ba là, si on pouvait éviter... »
« Oui, c'est vrai, t'as raison. Diner aux chandelles dans un Mac do, des pleurs de bébés à la place d'accordéon, partager une frite et finir en petit bisous sur la bouche, c'est tellement romantique… »
« Oui, bon, si tu tournes ça en ridicule… »
Je l'entends rigoler sous son chapeau.
« Tu connais Nicole, Clarke. Elle est la plus romantique de nous trois, alors ça ne risque pas d'arriver. Pas dans un fast-food ! »
Elle me prend la main.
« Allez, viens. Ils déposent leurs plateaux. Il ne faut pas les lâcher. »
Nous quittons le centre commercial.
Nicole et son ami montent dans un bus.
« On fait quoi, Lexa, on monte avec eux ? »
« Trop risqué. On va plutôt les suivre à distance. »
« On risque de les perdre… »
« Hors de question ! Fais signe au taxi, qui arrive. »
Le taxi a à peine le temps de s'arrêter que Lexa ouvre la portière, s'assoie et crie :
« Vite ! Suivez cette voiture ! »
« Quelle voiture ? » s'étonne le chauffeur. « Y a pas de voiture. »
« Le bus, monsieur ! »
« Oh… le bus… »
Le chauffeur démarre.
Vingt minutes plus loin, nous voyons Nicole descendre.
Encore et toujours le même mec à ces côtés…
Il a pas d'autres filles à aller faire chier, lui ?!
« On descend ici, monsieur. » fait Lexa.
« Lexa, je crois qu'on a un problème… »
« Hmm, lequel ? » me demande –telle pendant qu'elle paie le chauffeur du taxi.
« Ils font la queue devant une patinoire. »
Lexa se retourne.
« Une patinoire ?! Mais on nous laissera jamais rentrer là-dedans avec nos costumes ! »
« Tu veux qu'on laisse tomber les manteaux et le chapeau au melon ? »
« Hors de question ! Si on peut pas rentrer, Nicole ira simplement pas à la patinoire, c'est tout ! »
Lexa se dirige vers un gars qui fait la queue devant nous.
Elle a l'air de se disputer un peu avec lui, mais finit par laisser tomber et aller parler avec un autre.
Nouvelle dispute.
Nouvelle tentative.
Pas de dispute ?
Serrage de main ?
Lexa revient vers moi.
« Qu'est-ce que tu faisais ? »
« Rien. Je négociais. »
Tout à coup, je vois un gars, le dernier mec avec qui Lexa parlait, courir et arracher le sac à main au bras de Nicole et s'enfuir avec.
Nicole est ébahie.
« Ah tu vois, Lexa ! Le garçon avec Nicole n'a même pas réagit. Il ne court même pas après le voleur. C'est un lâche ! Il ne se bat même pas pour elle ! »
« Tant mieux… »
« Pardon ? »
« Dans le sac à Nicole, il y a des places gratuites pour cette patinoire. Si elle récupère pas son sac, elle ne pourra pas y aller. »
« T'as payé le gars pour qu'il vole le sac de Nicole ?! »
« Oui, et il m'a coûté cher… »
« T'es sérieuse ?! »
« Bon, Ok… Pas autant que ce que m'ont demandé les deux autres, mais quand même ! »
Je rêve ?!
« Ah ba, il réagit, là. Regarde. » constate Lex.
Je regarde où elle veut en venir.
Le copain de Nicole est en train de se rendre vers un autre garçon, celui qui faisait la queue avec le voleur du sac à main auparavant. Ils discutent tous les deux, et l'ami du voleur finit par décrocher son portable. Trente secondes plus tard, le voleur revient et rend le sac à main à l'ami de Nicole. Et celui-ci leur signe un chèque.
Il ramène ensuite le sac à ma Coco.
Qui l'embrasse. Sur la joue.
Et ce bâtard sourit !
Et le voleur et son ami, qui se sont fait payés grassement pour avoir volé un sac et ensuite pour le rendre, soit deux fois au total, sourient !
Les français sont des fous !
Lexa a l'air angoissé.
« Ca ne vas pas, Lexa ? »
« Pourvu qu'il ait réussi… »
« De quoi est-ce que tu parles ? »
« Rien, rien… »
…
Le voleur et son complice quittent la queue, dédiant un clin d'œil à Lexa au passage, qui ne le remarque même pas.
« Lexa, on va vraiment finir par rentrer dans la patinoire, si ça continue comme ça. Mais ils ne nous laisseront pas patiner avec ces habits-là. »
« Je sais, Clarke, je sais… »
C'est au tour de Nicole et du garçon avec elle de payer l'entrée.
Lexa a l'air en grand stress.
Nicole aussi.
Elle fouille partout dans son sac.
La queue derrière commence à se plaindre de l'attente.
Nicole s'excuse et vide son sac entier sur le comptoir. Le garçon l'aide comme il peut à tenir ses affaires.
Après huit minutes comme ça, Nicole finit par regarder le garçon d'un air triste et quitte la queue.
Lexa soupire de soulagement.
« Ouf ! Il a réussi… »
Je regarde Lexa sans comprendre.
Elle se dirige vers un mur discret, et retrouve les deux voleurs qui avaient quitté la queue.
« Hey, boss ! Alors, contente ? » lui fait le voleur.
« Rahh, toi ! Tu m'as fait peur ! J'ai vraiment cru que Coco allait y rentrer, dans cette patinoire ! »
« J'avoue que j'ai paniqué un peu, aussi, un moment. Y avait tellement de choses dans son sac, à ton amie, qu'un moment j'ai même perdu espoir de les retrouver, ces places gratuites dont tu me parlais. »
« Tu pouvais pas me dire, que tu avais réussi à les trouver, au lieu de me faire angoissé comme ça, pour rien ? »
« Ba désolé, mais quand mon pote m'a appelé pour me dire qu'il fallait ramener le sac, je les cherchais encore. Je les ai trouvés au dernier moment et j'ai pas eu le temps de te faire signe. Mais j'espérais que mon clin d'œil à la fin était assez explicit. »
« Bon, et les places gratuites, dans tout ça ? Je peux les récupérer ? »
« Ba on espérait pouvoir les garder » sourit le complice.
« Et puis quoi encore ? Vous avez été payés bien plus que prévu, il me semble. C'était pas convenu que l'ami de ma copine vous paie pour récupérer le sac. »
« Qu'est-ce que tu veux ? On peut pas nous reprocher de nous faire de l'argent là où on peut. »
« Tiens, tes places. » fait l'autre gars, « Et j'espère que ça ira avec ton amie. Qu'elle t'en voudra pas trop. »
« Ca, c'est mes affaires. Mais merci de vous en préoccuper. »
« Pas de problème. Bon, ba, affaire terminée, nous on va y aller. Allez, salut. »
« Attendez ! » s'écrie Lexa.
« Quoi ? »
« Vous avez fait du bon travail. Vos services sont chers, mais ça vaut le coup. Ça vous dirait de travailler pour moi à nouveau ? »
« Travailler ? C'est-à-dire ? »
« Je vous donne une mission, vous le faites, vous êtes payés. Tout ça sans poser de questions. Ça vous tente ? »
« Ba euh… » le voleur regarde son complice.
« On nous reprochera pas de nous faire de l'argent là où on peut... » hésite celui-ci.
« Parfait. Vos noms, et numéros de portable ? »
« Danaël » fait le voleur, « et lui c'est Milan. »
« Sophie. » se présente Lexa en leur tendant son portable pour qu'ils y laissent leur numéro.
Et les deux garçons s'en vont.
…
« Lexa ? » fais-je.
« Oui ? »
« Tu es horrible ! »
« On dirige pas un empire sans se salir les mains, Clarke. »
« De quel empire est-ce que tu parles ? Nicole est ton amie ! »
« Oh, Nicole ? Non, je voulais juste qu'elle aille uniquement dans des endroits où je pourrais la suivre, c'est tout. »
« C'est pas une raison ! Et puis déjà, je ne sais même pas pourquoi on fait ça. Espionner, c'est mal ! »
« C'est toi qui dis ça ? »
« Pardon ?! »
« Non, je voulais dire… Si ! Je voulais parfaitement dire ce que j'ai dit ! Et bien peut-être que ce que je fais c'est mal, mais je dois le faire. Et je le fais ! »
« Donc tu paies des gens pour voler une amie, et t'as même pas le cran de donner ton vrai prénom ?! T'as aucun remord ? »
« Bien sûr que si, j'en ai ! Tu crois que ça m'amuse ?! »
« Oui, ça t'amuses ! »
« … »
« Dis-moi que tu n'y prends aucun plaisir ! »
« Je le fais pas avec une mauvaise intention ! »
« Bien sûr que si ! »
« Bien sûr que non ! »
« … »
« … »
« J'aurais jamais dû manger tes stupides croissants ! »
« T'aurais jamais pu résister, t'es qu'un ventre sur patte de toutes façons ! «
« Tu oses ?! »
« Bien sûr que j'ose ! Tu choppes tout ce qui bouge ! Ahh ! Et je ne parle pas que de nourriture quand je dis ça ! Ca me révulse quand tu regardes Bell, des fois ! »
« Ah ouai, et bien je vois pas le problème ! Parce que Bell, il est pas aussi chiant et immature que toi ! »
« C'est un mec ! »
« Et alors ?! »
« Tu détestes les mecs ! »
« Ça te regarde pas ! »
« … »
« Je te parles plus ! »
« Moi non plus ! »
Combat de regard.
Trente secondes, et je perds.
M'en fous, je supporte plus de l'avoir en face de moi ! Elle pense qu'à elle, elle ne remarque même pas le mal qu'elle fait aux autres, … Et comment elle ose me parler, en plus !
…
Je la déteste !
…
D'accord, peut-être pas, mais c'était méchant quand même, ce qu'elle a fait !
…
Oh, et puis merde ! Il n'y a plus qu'elle, comme amie, que je peux appeler…
Je décroche mon portable et compose son numéro.
A suivre…
