... SURPRISE !

Je suis de retour avec un jolie cadeau... (j'espère que cela vous fait plaisir !) Voici le second chapitre avec pratiquement un an de retard... oups. Je suis contente de vous retrouver pour la suite de Vinyle ! J'ai beaucoup aimé réécrire dessus et j'espère qu'à travers votre lecture, vous le remarquerez et vous aurez autant de plaisir à la lire. Merci énormément pour vos reviews qui m'ont fait extrêmement plaisir et qui m'ont donné envie de continuer à écrire cette fiction. Une relecture du premier chapitre serait sans doute nécessaire pour vous remettre dans le bain. Je promets de ne pas publier la suite dans un an. Promis, juré, craché ! J'espère que cette suite vous plaira, désolée s'il y a des fautes, je réponds aux reviews en bas ! Bonne lecture.


CHAPITRE II

« i've never wanted wealth untold / my life has one design / a simple little band of gold / to prove that you are mine ».

band of gold — don cherry


Cela ne pouvait pas être réel. Putain. Draco Malfoy devait être en train de rêver. Bordel. Il n'y avait absolument aucune chance pour que Hermione Granger se trouve dans son salon — six ans plus tard. C'est cela. Draco Malfoy était en plein rêve.

Après être revenu de la petite supérette qui se trouvait à seulement quelques minutes à pied du quartier où se situait sa maison, Draco Malfoy s'était en réalité fait enlever par des extra-terrestres qui l'avait emmené dans une sorte de dimension parallèle où son ancienne fiancée se trouvait dans son salon, plus divine que jamais. C'était la seule explication possible. L'impact de Roswell avait peut-être eu lieu il y a de cela seize ans mais ce n'était qu'aujourd'hui que Draco Lucius Malfoy y prêtait une réelle attention.

L'homme ferma les yeux un instant, persuadé que quelques minutes plus tard, lorsqu'il ouvrirait de nouveau les yeux, il se retrouverait dans son lit King Size entièrement seul. Seul. Tout seul. Comme c'était le cas depuis six ans. Draco n'avait jamais été un homme amoureux des gens. Il avait toujours préféré les petits comités aux grands depuis ses premiers pas dans la maison victorienne où il avait vu le jour à Brookline dans le Massachusetts. Sauf que Draco s'était avéré préférer la compagnie à la solitude une fois marié et cela avait été dur de nouveau apprécier la solitude qui le caractérisait autrefois.

Un compte à rebours se matérialisa dans ses pensées — signifiant que lorsque celui-ci atteindrait zéro, Draco devrait ouvrir les yeux. Dix secondes plus tard, ce fut avec horreur que Draco Malfoy constata que — premièrement, non, ce n'était pas un rêve et que par conséquent il ne s'était malheureusement pas fait enlever par des extra-terrestres — deuxièmement, son ancienne femme se trouvait bel et bien présente dans la pièce — troisièmement, il aurait vraiment préféré être envoyé dans une autre dimension en remarquant une bague de fiançailles en argent à l'annuaire de la jeune femme. À cette vue, il comprit qu'elle n'était pas du tout revenue pour lui.

Cette dernière pensée lui fit un léger pincement au cœur. Elle n'était pas là pour lui. Hermione était uniquement ici pour Pansy et Blaise.

Voyant que la situation se détériorait à vu d'œil et que ses invités semblaient à présent gênés, Pansy Parkinson quitta la compagnie de Harry Potter pour se rapprocher du nouvel arrivant, une éternelle cigarette à la main.

« Enfin ce n'est pas trop tôt ! » s'exclama théâtralement Pansy. « Maintenant que je ne travaille plus chez Hogwarts Entreprise, il n'y a plus personne pour contrôler les retards de Monsieur Malfoy. » fit-elle sous les quelques rires des convives. « Veux-tu bien mettre la bouteille au frais ? »

« Euh… Oui. » répondit-il comme s'il venait de se réveiller. « Oui, oui. Ha-ha, c'est… Tout roule. Je... » il se racla la gorge avant de faire un énorme sourire. « J'ai le champagne ! » s'exclama-t-il en levant la bouteille.

Devant l'attitude ridicule de son meilleur ami, Pansy fut obligée de rouler des yeux, effarée par la situation tandis que la gêne qui avait précédemment disparu revint au galop.

« Pourquoi ne la mettrais-tu pas au frais, Draco ? » suggéra à nouveau Pansy Parkinson, sidérée.

Draco abaissa son bras et baissa par la même occasion la tête.

« Bonne idée, oui. Je… je vais le mettre… au frigo. Hum… » Il poussa un énorme soupire et ne termina pas sa phrase, préférant se diriger vers la cuisine en prenant soin d'éviter le regard de tous les invités.

C'était sûr et certain : Draco Malfoy était un crétin. Un crétin de compétition qui plus est ! Il venait de se ridiculiser devant tout le monde. Pire, il venait de se ridiculiser devant elle. Bien joué Malfoy, pensa-t-il en se rendant dans la grande cuisine.

« Ça va, Draco ? »

« Oui tout va bien, Zabini. » ironisa le blond alors que l'afro-américain posait son bras sur son épaule. « Je reçois la visite à l'improviste de ta fiancée me demandant — non, pardon : m'ordonnant d'aller expressément chercher une bouteille de champagne — la meilleure que je puisse trouver, et lorsque je rentre finalement chez moi, pensant trouver uniquement Potter et sa femme, je me retrouve en face de mon ancienne femme que je n'ai pas vu depuis six foutues années ! » siffla-t-il en claquant fortement la porte du frigo. « Mise à part cela, tout va bien, Zabini. »

Le silence se fit alors. Seule la respiration saccadée de Draco venait percer la quiétude de la cuisine tandis que Blaise l'observait attentivement comme s'il s'attendait à le voir exploser vêtu de son beau costume.

« Ouf, tu me rassures ! » commença Blaise en poussant un soupir de soulagement. « Je pensais que tu le prendrais intensément plus mal que cela. »

« Tu te fiches de moi ? » demanda-t-il, éberlué.

« Non. » répondit sérieusement Blaise, reprenant son éternel air sérieux. « Pansy pensait que tu incendierais la maison… Alors, tu vois, contrairement à ce que l'on pouvait penser, tu le prends plutôt bien. »

« Tu le savais ? ! »

« Draco. » soupira Blaise. « Pansy est ma fiancée. Bien sûr que je le savais. »

Draco ferma les yeux puis se passa une main sur l'arête de son nez inconditionnellement exaspéré par ce début de soirée. Après une longue journée à l'avance, le blond n'avait souhaité que de passer une agréable soirée en compagnie de ses amis et il avait eu le droit à ça.

Draco mentirait s'il disait que le retour de Hermione, ici, dans cette maison, ne lui faisait pas plaisir. La dernière fois qu'il avait eu un signe de sa présence ici, c'était lorsqu'elle avait laissé les papiers du divorce — entièrement signé de son côté, sur la table de chevet de leur chambre à coucher.

« Nous allons passer à table » annonça à Pansy en entrant dans la pièce. « Comptez-vous vous joindre à nous ou préférez-vous passer la soirée dans la cuisine ? »

« Honnêtement... » lança Draco. « Je pense rester ici. »

Pansy ne répondit même pas à cela et se dirigea vers le four pour retirer le plat qu'elle venait de cuisiner. La jeune femme avait passé trois interminables heures au total à cuisiner tous les gourmets ainsi que le plat principal. Elle avait opté pour un rôti de bœuf — sa spécialité, accompagné d'une sauce moutarde et au miel ainsi que des pommes de terre pour le plat de résistance. Concernant le dessert, Pansy avait tenté de cuisiner un crumble aux fruits rouges qui s'était tout simplement transformé en un crumble cramé. Il faut dire que la pâtisserie n'était guère la compétence la plus acquise de Pansy. Frustrée, elle s'était alors rendue — le visage plein de farine, à la pâtisserie la plus proche de chez elle et était revenue au Malfoy Compound après avoir dépensé trente dollars dans une simple tarte aux framboises. C'était à croire que le Pape en personne était venu bénir ladite tarte.

« À ton grand âge, tu comptes encore te cacher ? » fit-elle remarquer en refermant le four à l'aide de son pied. « Tant mieux, cela nous évitera un énième scandale à ma table. »

« Excuse-moi ? » s'offusqua le blond

« Ne joue pas celui qui ne comprend pas, c'est une insulte à ton intelligence. » son regard croisa enfin celui de son interlocuteur. « Tu es le champion pour ce qui est de faire des scandales à table. »

« À ta table… ! » s'esclaffa Draco. « Oh, je t'en prie. Je crois que tous les meubles qui se trouvent dans cette maison m'appartiennent. » précisa-t-il en désignant du doigt quelques objets au hasard.

Et Pansy ne trouva rien à répondre à cela car elle savait pertinemment qu'il avait raison. L'acte de propriété était au nom de Monsieur Draco Lucius Malfoy, né le 29 mai 1920 à Brookline, Massachusetts. Lorsque Narcissa Malfoy donna naissance à son dernier enfant — Armand, Lucius Malfoy s'empressa d'investir dans une plus grande maison pouvant confortablement accueillir une famille de sept enfants. Allant souvent faire de la voile à Hyannis Port, l'homme d'affaire d'origine britannique tomba sous le charme d'un complexe de trois maisons qui se trouvaient à uniquement quelques mètres des unes des autres. Après la Seconde Guerre Mondiale, Draco avait acheté à son père l'une des trois maisons — plus petite que la familiale. Avec l'aide de sa mère, il avait refait toute la décoration selon ses goûts et sous les précieux conseils de Narcissa et plus tard, sous ceux de Hermione.

Hermione avait tenu à entièrement tout re décorer, voulant donner un air beaucoup plus convivial et familial à la demeure tout en conservant le charme qu'avait réussi à donner Narcissa et son fils.

Après son départ du Malfoy Compound, Pansy et Blaise étaient venus veiller sur Draco, craignant pour sa santé. Quelques mois après, l'un des chefs créatifs de Hogwarts Entreprise, proposa à ses deux amis de rester vivre ici. Après tout, le domicile était bien assez grand pour trois et Draco supportait mal la solitude.

« Alors c'est une bonne chose que Blaise et moi partons bientôt d'ici. » rétorqua Pansy en offrant un regard désapprobateur à son meilleur ami avant de s'éclipser de la pièce.

Comme avant l'entrée de Pansy quelques instants plus tôt, le silence régnait dans la pièce. Draco n'aurait pas dû dire cela, il le savait. Blaise ne tenait pas rigueur des paroles de l'homme qu'il connaissait depuis ses quatre ans. De toute façon, il était vrai qu'avec Pansy, ils comptaient partir s'installer à Boston afin que Blaise soit plus proche du travail et qu'ils puissent fonder une famille. Il était évident qu'à quarante-trois ans, Blaise n'allait pas rester indéfiniment chez lui qui avait le même âge. Draco devait aller de l'avant.

« Oublie ce qu'elle vient de dire… Tu connais Pansy, elle... » Blaise interrompit sa phrase, poussant à la place un profond soupir. « Tu viens, on va manger ? »

« Je te rejoins dans deux minutes. »


Ce dîner fut un véritable échec.

Pourtant tout avait bien commencé. Pansy s'était levée comme chaque matin à neuf heures, depuis qu'elle avait démissionné. Elle était seule dans la maison, Blaise et Draco étant déjà partie travailler. Profitant de la solitude, Pansy, dans sa longue robe de chambre en soie bleue claire, s'était faite servir le petit déjeuner sur la terrasse, profitant ainsi du grand soleil qui réchauffait un temps soit peu les terres automnales de Hyannis Port.

Pansy haïssait l'automne. Peut-être pas autant que l'hiver mais elle détestait les saisons froides. Si le mariage n'avait tenu qu'à elle, Pansy se serait mariée en plein été — comme Marilyn Monroe et Arthur Miller.

Après avoir englouti quelques fruits de saison, Pansy se rendit alors dans la salle de bain pour faire sa toilette. Elle réapparue trente minutes plus tard dans le vestibule, un simple haut en cachemire beige qui s'accordait parfaitement avec son manteau, un pantalon noir qui était assortie à ses escarpins, son sac en cuir vernis et ses gants en cuirs. Seul son foulard Hermès bleu ajoutait de la couleur à sa tenue.

Prenant sa Cadillac pour se rendre au magasin, acheter tout ce dont elle avait besoin pour le dîner qu'elle organisait ce soir, puis sans prévenir, elle était passée en coup de vent à Yarmouth, là où séjournait Hermione Granger et son… Parasite.

Après cette courte visite de courtoisie, Pansy s'était alors empressée de passer à l'agence de Boston. Comme lorsqu'elle travaillait encore ici — deux mois plus tôt, son entrée se fit remarquer par ses anciens et anciennes collègues. Les secrétaires jacassaient, espérant déjà voir un semblant de ventre chez la jeune femme et elles constatèrent avec exaspération que Pansy n'était pas enceinte.

Pour son plus grand bonheur, Harry Potter la sauva de la foule, sortant de son bureau pour aller déjeuner. C'est tout naturellement qu'il invita la future Madame Blaise Zabini à déjeuner avec lui, en bon ami.

Le déjeuner fut plus qu'agréable. Harry avait toujours eu d'excellents goûts et ce midi ne fut pas une exception. Il l'avait emmené chez Parker's et ils avaient été royalement servis. Le dessert fut sans doute la partie la plus délicieuse de ce déjeuner.

À leur retour, Pansy quitta l'agréable compagnie de Monsieur Potter pour se diriger vers le bureau de Draco Malfoy — ignorant superbement les interdictions de sa secrétaire, d'ailleurs comment faisait-il pour toujours trouver des idiotes comme celle-là ? Une simple demande et elle était déjà repartie en faisant ses adieux à Harry et le reste de Hogwarts Entreprise.

À partir de ce moment, le plan de Pansy s'était mis officiellement en place.

Si Pansy était rentrée en rogne, elle s'était cependant affairée aux fourneaux toute l'après-midi. Pansy savait au préalable comme allait se dérouler la soirée de ce soir dans les moindres détails.

Draco arriverait le dernier. S'il finissait quotidiennement le travail à dix-huit heures précise, Draco arrivait généralement à la maison deux heures plus tard. Il prenait toujours un bus de la South Station qui l'emmenait jusqu'à Barnstable où il prenait généralement un second bus jusqu'à Hyannis. En ajoutant la petite tâche que Pansy lui avait confié, Draco arriverait vraiment en retard.

Ceci permettrait d'arriver à la phase trois du plan.

Pansy préparait ce plan depuis le jour où elle avait appelé Hermione pour lui annoncer ses fiançailles. Hermione avait été tellement heureuse pour Pansy — elle qui pensait qu'elle resterait une éternelle célibataire jusqu'à la fin.

Cependant, Pansy n'avait pas prévu de devoir modifier tout un plan minutieusement préparé à cause d'un parasite nommé Matthew… Ou Andrew ? Peu importe. Pour Pansy, il était l'équivalent d'une arête dans le poisson, du petit doigt de pied qui se cogne contre un meuble, du talon aiguille qui se casse dans la rue... Quoi qu'il en soit, Andy ou Adam, quel que soit son prénom, était cette petite chose désagréable du quotidien qui aimait bien être présente quand on ne le voulait pas. Mais comme toujours, Pansy Parkinson avait trouvé quelque chose pour contrer ce petit désagrément.

Seulement... Elle n'avait pas prévu cela.

Après cette légère aparté dans la cuisine, Pansy déposa délicatement le succulent plat qu'elle avait disposé dans un plat de porcelaine polonaise sous les applaudissements de ses amis. Elle s'installa en bout de table — en bonne maîtresse de cérémonie, ayant pour compagnie à sa gauche Harry Potter et à sa droite Ronald Weasley. Que de beau monde. Aux côtés de Potter, Ginevra surveillait son mari de prêt tandis que Lavender s'asseyait juste en face d'elle.

Bien entendu, Pansy avait dû changer le plan de table. Draco devait à tout prix se retrouver en face de Hermione. Installé alors à l'improviste, Matthew voyageait sur le coin de table entre Hermione et Blaise — en bout de table.

Comme prévu, Draco Lucius Malfoy fit honneur de sa présence, vingt minutes plus tard. Enfin, les vingt minutes étaient de trop. Tout comme le fait que Draco s'était enfilé à lui tout seul plus de la moitié d'une bouteille de vodka.

La. Moitié. D'une. Bouteille. De. Vodka.

Si le monde avait espéré ne plus jamais un jour connaître de Guerre Mondiale, Draco Malfoy s'était arrangé en dix secondes, montre en main, à déclencher une Troisième Guerre Mondiale.

« Je te prierai de ne pas m'approcher même si c'est pour me faire tes excuses. »

Il n'avait même pas eu le temps de franchir l'entrée du salon que Pansy Parkinson le rejetait déjà.

« Tu ne vas quand même pas m'en vouloir pour toujours, si ? »

« Tu me connais mal. »

Draco poussa un soupir exaspéré. Il s'avança à pas de loups en direction d'un des fauteuils qui se trouvait à côté de la grande cheminée et s'affala dessus sans aucune grâce.

« Cette soirée était un fiasco total ! Je ne sais pas si tu te rends compte que tu as ruiné ma réputation de reine des hôtesses. » reprit Pansy sans jamais lui adresser un seul regard.

Draco tourna un peu la tête vers son interlocutrice.

« Je suis sûr que tu t'en remettras, Pans'. » grommela-t-il un petit sourire en coin.

« Cela te fait rire ? »

« Bien sûr que non ! » répondit Draco de son air le plus sérieux.

Pansy plissa des yeux.

« Écoute-moi bien, Malfoy. Tu as intérêt à t'excuser auprès de Hermione Granger parce que si cette petite capricieuse refuse de participer à l'organisation de mon mariage par ta faute, je te promets, Draco Lucius Malfoy, que je vais lancer une malédiction contre toi qui te feras regretter le jour où tu es venu au monde. » ses yeux fixant pour la première fois son interlocuteur. « Me suis-je bien faite comprendre ? »

C'est avec difficulté que Draco Malfoy avala sa salive avant de faire un signe de tête — faisant ainsi comprendre à la trentenaire qu'il avait bien reçu le message.

« Bien ! » s'exclama Pansy en se relevant. « Qu'est-ce que tu fais encore là ? » demanda Pansy, un sourire mesquin aux lèvres.

Draco ne put s'empêcher de pouffer. Il se leva avec toute l'élégance qui contribuait à la grandeur de l'illustre famille Malfoy et vint déposer un léger baiser sur le front de sa meilleure amie avant de se diriger vers la sortie, sans oublier de prendre une veste ainsi que les clés de sa voiture — une berline noire de 1952.

Une fois seule, Pansy soupira, soulagée. Son plan fonctionnait à merveille. Elle s'embrassa la main droite.

« Pansy Parkinson, tu es géniale. » se complimenta-t-elle.


Hermione Granger était allongée — non, affalée sur le canapé en tissu marron de Betty. La soirée d'hier avait été une catastrophe monumentale et Hermione se demandait si elle oserait ressortir de cette petite maison un jour.

Pourtant, tout avait assez bien commencé. Elle était arrivée ni trop en avance, ni trop en retard. Les retrouvailles avec ses amis s'étaient faites sans aucune gêne et sa rencontre avec Ginevra fut des plus intéressantes. Ainsi, elle avait appris que Ginny n'avait pas voulu se rendre à l'Université et que ce fut grâce à Betty, et surtout Ronald, qu'elle avait trouvé un boulot de secrétaire au sein de la célèbre Hogwarts Entreprise. Durant le début de soirée — même le reste d'ailleurs, Ginny s'était effacée, restant dans un coin, caressant son ventre et fixant attentivement son mari dans l'espoir qu'il lui accorderait un peu de son temps.

Puis, il avait fallu qu'il arrive. Refroidissant involontairement la pièce de sa simple présence. Pourtant, à cet instant présent, lorsque l'ambré rencontra l'océan, Hermione aurait souhaité que le bras qui se trouvait autour de sa taille n'ait jamais existé.

Cependant, le bras était bien réel. Andrew était bien réel et Draco… Elle serait une terrible menteuse si elle disait qu'elle n'avait rien ressenti face à cette retrouvaille.

Pour ne rien arranger, Andrew avait compris ce qu'il s'était passé lorsqu'il était arrivé dans le salon et sur le chemin du retour, son fiancé n'avait cessé de lui poser des questions. Son interrogatoire était interminable dans la voiture. C'était infernal. Elle avait beau lui répondre que c'était du passé, que tout était fini entre eux et qu'ils avaient refait leur vie. Dur de croire à cela lorsqu'elle-même n'était pas convaincu de ses propres mots.

Une fois arrivée à Yarmouth, Hermione s'était enfermée dans sa chambre, n'oubliant pas de claquer la porte afin de montrer son agacement. Il fut tout bonnement hors de question pour Hermione que Andrew dorme avec lui ce soir. Elle avait besoin d'être seule. Andrew avait alors établit sa couche sur le confortable divan du salon et au petit matin, il avait disparu. Peut-être était-ce mieux ainsi.

Dring.

Hermione ferma les yeux et soupira profondément. Elle n'avait vraiment pas envie de recevoir de la visite, surtout si Andrew n'était pas présent. Elle se leva avec paresse, jeta un léger coup d'œil dans le miroir pour vérifier qu'elle était présentable et avança nonchalamment vers la porte d'entrée, la mine déconfite.

Lorsque la porte s'ouvrit sur Draco Malfoy, Hermione ne su comment masquer sa surprise. S'il y avait bien une seule personne dont elle était persuadée ne jamais recevoir chez elle, c'était bien lui. Devant le manque de conversation de la jeune femme, Draco prit la parole.

« Tu ne m'invites pas à entrer ? »

« Pour que tu mettes le feu à mon domicile ? Non merci. » répondit-elle au tac au tac.

Le petit sourire que Draco Malfoy avait au bord des lèvres s'agrandit automatiquement. Il s'humecta les lèvres avant de répondre.

« Ton domicile ? » releva-t-il.

« Betty me loue gentiment sa maison pendant qu'elle rend visite à ses parents. » expliqua Hermione quelques secondes plus tard, laissant traîner son regard sur le sol.

« Je suis navré pour ta robe, je... Je n'étais pas dans mon état normal. » commença-t-il.

Enfin quelque chose que Hermione pouvait affirmer. Elle savait que Draco supportait plutôt bien l'alcool mais était doté d'une maladresse incroyable lorsqu'il buvait un peu trop. Cela lui avait porté préjudice plusieurs fois dans le passé.

« J'ai cru comprendre, en effet. » fit-elle nonchalamment en posant sa tête contre la porte. « Je ne savais même pas qu'il était possible que tu puisses mettre le feu à ma robe avec une bougie. Ta maladresse ne m'était pas inconnu mais là… Elle a battu des records. »

« Bien que tout soit contre moi. C'était un accident. » répondit-il, amusé par la situation.

« Tu n'es pas venu jusqu'ici pour seulement me présenter tes excuses. » fit remarquer la jeune femme quelques instants plus tard. « Que veux-tu, Malfoy ? »

« Ah c'est 'Malfoy' maintenant ? » ses sourcils étaient haussés.

Cela l'atteignit plus qu'il ne le montra. Après toutes ces années ensemble, des fiançailles et un mariage, voilà qu'elle agissait en sa présence comme s'il était le Diable en personne.

« Écoute, ce n'est pas vraiment le moment pour cela, Draco. Si tu n'as plus rien d'autres à dire… » elle commença à fermer la porte.

Porte qui fut bloquée par une paire de chaussure en cuir.

« Je suis venu m'excuser, Hermione. » dit-il en ouvrant un peu plus la porte. « Pour hier. Je n'étais pas moi-même mais… Comprends-moi, te revoir après tout ce temps… Je n'étais pas prêt à te voir… » Hermione détourna le regard, soudainement honteuse. « Nous avons un mariage à organiser ensemble et j'aimerais que cela se passe bien en mettant nos vieilles rancœurs de côté pendant cette semaine. » il semblait si sincère à cet instant. « S'il te plaît. »

Hermione n'osa pas relever son regard sur lui. Elle savait que c'était la seule et unique chose sensée à faire. Il avait raison et elle détestait cela. Puis, Hermione avait fait son deuil alors à quoi bon continuer ?

« Très bien. » dit-elle sans grand enthousiasme en posant ses yeux sur le menton de l'homme.

Un grand sourire apparut sur le visage de Draco Malfoy. Hermione avait eu la chance d'assister tant de fois à ce phénomène habituellement très rare : Draco ne souriait comme cela que très rarement. Elle ne voulait pas se l'avouer mais ce sourire eu l'effet d'une dague en plein cœur. La dernière fois qu'il lui avait souri comme cela était quand… Non. Interdiction d'y repenser.

« Est-ce que tout va bien, Hermione ? » demanda Draco visiblement inquiet.

« Tout va bien. » répondit un peu trop rapidement Hermione. « C'est juste que… J'ai énormément de chose à faire et… »

« Tu n'as pas besoin de te justifier, Hermione. » coupa Draco en riant légèrement. « Je suis heureux que nous ayons pu discuter avant le dîner de demain midi… »

Les yeux ambrés de Hermione s'écarquillèrent instinctivement. Elle chercha dans sa mémoire à une vitesse incroyablement rapide, essayant de se rappeler qu'effectivement, demain avait lieu le fameux dîner où tous les invités seraient présents. Tous sans exception.


note de l'auteure

Que pensez-vous de ce second chapitre ? Vous fait-il plaisir ? Je suis si heureuse de pouvoir écrire de nouveau là-dessus !

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RÉPONSES AUX REVIEWS

Nauhemy : Contente que cette fiction est fait changer ton avis aha, merci beaucoup ! J'espère que cette suite te plaira tout autant. LMDB.

juliane2879 : Merci beaucoup pour ta review et tes compliments, ça me touche énormément ! LMDB.

Swangranger : Merci beaucoup ! 3333 LMDB.

Eva : Coucou Eva ! Merci beaucoup pour ta review, j'espère attiser encore plus ta curiosité avec ce second chapitre, qui, je l'espère, te plaira. LMDB.

Justine : Merci beaucoup, Justine ! LMDB.

Ness : Oh merci énormément ! C'est adorable ! :') LMDB.

Baudelaire : Voici la suite mon chaton !

XsCharlie : Hello, merci pour ta review ! La suite la voici ! J'espère qu'elle te plaira ! LMDB.

Marie456 : Merci pour le compliment. Effectivement c'est dommage mais je compte les finir c'est juste que le syndrome de la page blanche est un énorme fléau... Mais voici la suite ! LMDB.

BrunasseLucile : J'espère que tu seras toujours intéressée par cette suite et ses mystères ! LMDB.

Maud. loca7 : Salut ! Merci, bonne année à toi aussi ! :-) Merci énormément pour ta review qui me fait extrêmement plaisir, j'espère que ce second chapitre te plaira ! LMDB.

Neverforgeett : Ahaha, effectivement Martin est de trop et apparemment tu n'es pas la seule à le penser ;-) ! LMDB.

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