"- Nouveau meurtre dans un village de la Loire du tristement célèbre Jeff the Killer dans la nuit de jeudi à vendredi 31 octobre d'un couple dont la femme était enceinte. Une voisine ayant rendu visite aux victimes a découvert au matin le massacre. Les corps portaient de multiples coups de couteau, un sourire gravé sur les joues et le contour des yeux tracé au couteau. Sur le mur du salon où le drame s'est produit, la signature du tueur marquée avec le sang de ses victimes. Cette tristement célèbre phrase symbolisant la mort de tous ceux qu'il a tué : "Endors-toi.". Attention certains propos peuvent choquer les plus sensibles.
- Encore un meurtre, soupira une voix féminine !"
C'était une jeune femme d'environ 16 ans assise dans un canapé en cuir blanc en face du téléviseur allumé sur une chaîne d'information. Autour de son corps blanc comme l'ivoire flottait une vague de longues boucles brunes jusqu'à sa taille. De superbes yeux vert gris marqués d'un épais trait noir fixaient l'écran. En regardant plus bas, on pouvait voir de magnifiques ongles un peu longs et recouverts d'un vernis violet transparent composé de paillettes multicolores. Au troisième doigt de sa main gauche, une bague en argent décorée de deux améthystes et deux quartz. Un collier brillant de rouge ornait son cou. Elle s'affala dans le canapé en soupirant. Puis en se concentrant de nouveaux sur les informations, un souvenir pas si lointain émergea de son esprit. Elle éteignit le téléviseur et monta un escalier menant à un étage. Elle entra dans une belle chambre rose et blanche avec un parquet blanc en chêne. Elle s'installe face à un bureau et alluma un ordinateur portable. Elle ferma les yeux en massant ses tempes pour éclaircir ses pensées. Elle avait entendu de nombreuses fois le nom de ce Jeff the Killer depuis qu'elle l'a entendu pour la première fois durant ses 13 ans. Mais il ne lui reste plus que de vagues détails sur ce qui l'a poussé à devenir ce qu'il est. Elle ouvrit une page Internet et tapa son identité. Elle ouvrit le premier résultat qui s'afficha. C'était un article détaillant tout ce qu'il y avait à savoir de ce tueur. En tête de page, deux photos, l'une d'un jeune garçon de 13 ans bruns aux yeux bleus et l'autre du même garçon mais plus effrayant, les cheveux noirs lui tombant jusqu'aux épaules, le teint blanc, un sourire dessiné au couteau et les paupières brûlées. Sur les deux photos, il portait un sweat à capuche blanc. Elle descendit la page et commença sa lecture contenant plusieurs photos au passage. En lisant, elle eut l'impression que tout se déroulait sous ses yeux.
"Un déménagement et toute la vie d'une famille bascula."
Une famille de deux enfants déménagea dans un quartier neuf. Le lendemain de leur arrivé, les enfants furent agressés par trois délinquants de 12 ans connus pour semer la terreur auprès des enfants dans le quartier : Randy, Keith et Troy. L'aîné de 13 ans, Jeff Wood défendit son frère Liu de 10 ans et demi qui s'était fait voler son portefeuille en blessant Randy au nez, Keith avec un couteau et Troy d'un coup de poing dans le ventre. Accusé à tort, des policiers vinrent au domicile de Jeff l'arrêter. Le cadet se fit porter le chapeau en se mutilant les bras et embarquer. Deux jours plus tard, Jeff retomba sur les délinquants lors de l'anniversaire de Billy, le fils de ses voisins. Une bagarre éclata entre les enfants pendant laquelle Jeff reçut une bouteille de vodka brisée sur lui. Il se servit des éclats de verre pour percer le cœur de Randy à la manière des poings américains. Pris en chasse par les deux autres jusque dans la salle de bain, il tua d'abord Troy avec un porte-serviette. Keith se défendit en plaquant Jeff sur l'armoire à pharmacie. Mal lui en pris car ils reçurent de l'eau de javel sur eux, donnant l'occasion à Jeff de lui donner un coup de porte-serviette. Avant de mourir, son bourreau le brûla vif en lui lançant un briquet. Jeff fut malgré tout le seul survivant de ce massacre. Pendant son séjour à l'hôpital, une de ses voisines Jane Arkensaw du même âge que lui témoigna. Elle l'avait vu se faire attaquer avec son frère par les délinquants. Le jeune Liu était libre mais son frère avait subi de graves séquelles, à commencer par son visage. Toute la peau de son corps avait brûlé, ses lèvres y compris, et était devenue blanche. Ses cheveux étaient noirs comme du charbon brûlé et lisses. En se regardant dans un miroir, il ressentit une grande admiration. Le médecin ne s'en inquiéta pas, ayant vu de nombreux cas similaires qui s'arrangeaient, enfin presque similaires car ce n'était que le début. La même nuit, les pompiers furent appelés pour éteindre un incendie dans la maison. Ils découvrirent un des pires massacres jamais découvert dans le monde entier. Une partie du rez-de-chaussé seulement fut brûlée mais pas assez pour détruire l'œuvre d'un fou. Six corps furent retrouvés dans la maison. Les parents de Jeff et de sa voisine Jane furent retrouvés dans la salle à manger, entourant le corps de la jeune fille. Celle-ci avait été brûlée vivante, ligotée et ballonnée sur une chaise, ce qui fut la source de l'incendie. A l'étage, le corps éventré avec le visage mutilé du jeune Liu baignant dans son sang fut retrouvé dans son lit. Un des murs était tagué de la phrase "Endors-toi". Dans la salle de bain, le lavabo couvert de sang ainsi qu'un briquet et le miroir tagué aussi par du sang de la phrase "Je suis beau". Dans la maison voisine, le salon était couvert de sang et un des murs tagué par du sang de la même phrase dans la chambre de Liu. Cela suffit à aider les enquêteurs à reconstituer la scène. Dans la nuit, le fils aîné perdit la raison suite à son accident. Il tua ses parents et son frère sous le coup de la folie. La jeune Jane aurait été réveillée par des cris et serait allée voir ce qui se passait dans la maison voisine. Surprise par Jeff, il l'aurait assommée et ligotée pour l'empêcher de prévenir la police. Il aurait ensuite tué ses parents pour être sûr que personne ne serait témoin avant de brûler le tout. Il aurait appelé les pompiers pour être sûr que son œuvre soit découverte et se serait enfui. Mais le scénario finit par s'épaissir plusieurs semaines après. De nombreux meurtres inexpliqués furent bientôt commis en pleine nuit. A chaque fois, les victimes avaient les joues taillées d'un sourire et le contour des yeux découpé au couteau. La phrase découverte dans la chambre de Liu apparaissait toujours sur un mur avec du sang. La police en conclut que l'auteur n'était autre que Jeff, surnommé bientôt Jeff the Killer. La conclusion se confirma après le témoignage d'un jeune garçon lui ayant échappé de justesse. Les cheveux noirs, le teint pâle et en plus un sourire tracé sur les joues, les paupières brûlées et cette fameuse phrase. Le scénario de son premier massacre s'épaissit alors. Dans la nuit suivant sa sortie d'hôpital, Jeff se dessine un sourire au couteau et se brûle les paupières, ce qui explique le sang dans le lavabo et le briquet. Pour le tague sur le miroir, il l'aurait fait pour se décrire. Sa mère le surprend et tente d'alerter son père mais il les tue en leur dessinant un sourire et le contour des yeux. Il s'en prend ensuite à son frère et lui taillade le visage sans lui découper les paupières. Il n'aurait pas eu le temps ou il voulait lui laisser un signe de respect. Il surprend Jane, la maîtrise, tue ses parents et la brûle après avoir réuni ses victimes dans la salle à manger, sauf son frère peut-être encore pour lui laisser un signe de respect. Avec le témoignage du jeune garçon survivant, un portrait robot inspiré d'une photo de Jeff fut crée afin d'avertir la population. Mais rien n'y fait depuis presque trois ans, les cadavres s'accumulent et le meurtrier court dans la nature. N'importe qui peut être une victime potentielle.
La jeune fille appuya son dos contre sa chaise en faisant le point sur sa lecture. Un enfant devient fou après avoir vu sa mort et la retourne contre sa propre famille et d'autres innocents. Un parfait scénario de film d'horreur. Elle sortit de ses pensées en entendant son téléphone sonner. C'était Isabelle, sa voisine. Elle décrocha et porta l'appareil à son oreille.
"- Bonsoir Isa.
- Bonsoir Caroline chérie comment vas-tu ?
- Bah ça va un peu mieux maintenant.
- Bon OK. On va dire que tu te remets lentement mais sûrement de ce drame.
- Oui on va dire ça, répondit Caroline sur un ton un peu triste.
- Comment s'est passée ta journée ?
- Banale comme tous les jours. Lycée, copines et soirée toute seule.
- Sois pas triste ma chérie, on passe te voir dimanche.
- Merci Isa.
- D'ailleurs va pas te coucher trop tard, il est déjà 22h30. Je sais que tu n'as pas cours le samedi mais ne prends pas de mauvaises habitudes.
- Oh mince j'ai pas vu l'heure passer ! Bonne nuit Isa, embrasse Serge et Charlotte de ma part !
- Ce sera fait bonne nuit ma chérie."
La conversation coupée, Caroline resta longtemps assise dans sa chaise. Cela fait maintenant quatre mois que ses chers parents sont morts. Un accident de voiture suivit d'un incendie. Elle a reçu le soutien de tous ses amis et même de tout le lycée. Cela va faire presque un mois qu'elle a repris les cours mais avec une baisse. Pendant les trois mois précédents, elle a vécu chez ses voisins pour ne pas être seule avec son mari et leur fille de deux ans de moins qu'elle. Elle est ensuite retournée vivre seule chez elle en recevant leur aide. Depuis sa vie ne fut plus la même sans sa famille mais elle sait qu'ils sont là avec elle. Elle éteignit son ordinateur et alla se coucher.
Dans la nuit, alors qu'elle était à moitié réveillée, elle sentit comme une présence dans sa chambre. Elle n'osa pas ouvrir les yeux et resta immobile sur le dos. Elle sursauta en entendant le parquet grincer et se redressa. Elle ne vit rien dans le noir, jusqu'à ce qu'une main lui couvre la bouche et la recouche sur son oreiller en appuyant sur sa tête. La main glissa le long de sa bouche et se plaça sur sa gorge en l'étranglant. Elle tenta de crier en essayant de repousser cette main mais ne put qu'émettre des souffles étranglés. Elle sentit comme un visage se rapprocher du sien. Elle put distinguer un couteau pointé vers sa tête. Un liquide chaud s'écrasa sur ses joues des deux côtés. Les deux gouttes roulèrent pour finir sur son oreiller. La voix d'un fou parvint à ses oreilles.
"Chut, endors-toi."
En une fraction de secondes, Caroline réussit à envoyer son pied dans la figure de son agresseur, lui faisant pousser un cri de douleur. Elle se saisit d'une lampe de chevet et l'abattit sur lui en pensant atteindre son crâne. Mais au lieu, elle l'atteignit dans le visage, ce qui ne fit qu'accentuer ses cris. Elle appuya sur l'interrupteur à côté de son lit. Un garçon d'à peu près son âge apparut. Les cheveux noirs lui tombant jusqu'aux épaules, vêtu d'un sweat à capuche blanc, un pantalon noir et des baskets noires. A côté de lui, un couteau de cuisine ensanglanté traînait au sol. C'était donc ça qui avait coulé sur ses joues. Impossible de voir son visage, il le cachait avec ses mains en se plaignant. Même si c'était idiot, elle s'approcha de lui. Ses mains tapotèrent son dos de ses mains pour lui demander s'il allait bien. Il découvrit son visage de ses mains, révélant un teint blanc, un sourire tracé sur ses joues et ses paupières brûlées. Caroline recula en poussant un cri de terreur.
"Bouh, fit l'horrible créature en riant ! Je suis si beau que ça ?"
Pour toute réponse, elle tourna les talons et se précipita pieds nus hors de sa chambre en courant, le visage figé par une expression de peur. En passant sa porte, elle prit une clé dans la serrure et verrouilla derrière elle. Elle descendit les escaliers en trombes. En entendant son poursuivant défoncer la porte en jurant, elle sortit en courant à l'extérieur. Malgré ses pieds lui faisant mal en touchant le sol, elle courut jusqu'à la maison de ses voisins. Elle s'arrêta pendant quelques secondes en voyant la porte ouverte. Prise d'un mauvais pressentiment, elle courut à l'intérieur. En entrant, elle vit une main ensanglantée dépasser du canapé. Les yeux grands ouverts d'horreur, elle s'approcha. Ses mains retinrent un hurlement en découvrant Isabelle, Serge et Charlotte assassinés de la même façon que les précédentes victimes. Des larmes coulèrent des ses yeux. Elle détourna la tête en entendant des pas. La porte s'ouvrit en grand sur son futur assassin, la fusillant de ses yeux noirs et serrant son couteau couvert de sang. Le monstre reprit son souffle sans bouger.
"Comme tu peux le voir je les ai tués juste avant toi. Je me suis super éclaté et j'espère que j'aurais droit à la même chose avec toi. Mais si tu commençais par arrêter de courir partout. Sois pas mal élevée comme cette petite chipie."
L'entendre employer ce terme à l'égard de celle qui était comme sa petite sœur fit soudain disparaître la peur de Caroline. Elle sera son poing gauche en fusillant Jeff du regard, les sourcils froncés, et en grinçant des dents. Puis doucement un sourire malsain éclaira son visage. Elle disparut dans la pièce opposée. Jeff surpris regarda par où elle était passée mais ne la trouva pas.
"- Non mais oh tu te fous de moi ! Tu t'es crue dans un film de merde ! C'est pas parce que tu m'imites que je vais me retenir de te le graver ce sourire !
- NON JE FAISAIS DIVERSION !"
Alors qu'il allait se retourner, la jeune femme lui asséna un grand coup de poêle derrière la tête. Il s'immobilisa comme une statue de sel. Il tomba à plat ventre, son nez heurtant le sol en premier. Elle courut dans le couloir et s'arrêta devant un placard. Dans le miroir décorant l'une des portes, elle vit que le sang ayant coulé sur ses joues formait un sourire. Elle ouvrit la porte. Des manteaux apparurent. Elle ouvrit un tiroir, en sortit cinq écharpes et referma le meuble. Ça devrait suffire pour le maîtriser. Elle retourna dans le salon. Les orbites du tueur l'accueillirent avec un frisson de terreur. Ce n'est pas le moment de paniquer. Elle installa le garçon assommé sur une chaise. Elle plaça correctement ses bras et ses pieds de sorte à ce qu'elle puisse l'attacher. Elle fit plusieurs nœuds et plusieurs tours afin de s'assurer qu'il ne se libère pas. Avec la dernière écharpe, elle le ballonna pour ne pas l'entendre. D'ailleurs pas question de l'entendre dire quoi que ce soit après ce qu'il a fait. Elle prit dans le frigo une bouteille de vin et des allumettes sur la cheminée. Elle ramassa le couteau tombé par terre pour se défendre et lui faire comprendre son mécontentement. Dans le frigo, elle sortit une bouteille de vin. S'il arrive à se libérer, elle n'aura qu'à faire passer son crime pour de la légitime défense. Elle tapota sur sa joue en pensant le réveiller mais il ne réagit pas.
"Jeff ? Mince je l'ai quand même pas tué d'un coup de poêle ? ALLEZ DEBOUT GROSSE FEIGNASSE FINI LA SIESTE !"
Elle lui administra une énorme claque qui le réveilla. Il essaya de parler sous l'écharpe lui couvrant la bouche mais en reçut une autre. Il regarda la jeune fille le fusillant calmement du regard, son couteau dans une main et la bouteille d'alcool dans l'autre.
"Ça va t'es calmé ? Alors comme ça ma petite sœur de substitution était une chipie parce qu'elle voulait vivre ? Je devrai te tuer pour ça. T'as de la chance, je suis plutôt gentille. Ce sera pas très douloureux."
Elle se rapprocha dangereusement, le couteau pointé dans sa direction. Il se débattit en la voyant s'approcher et en criant sous l'écharpe. Caroline planta la lame dans le tissu ornant le dossier du siège. Le tueur en fut tétanisé.
"TA GUEULE JE VEUX PAS T'ENTENDRE ! Après ce que t'as fait t'as le droit de la fermer ! Bon quand tu seras d'accord avec moi sur un point tu hocheras la tête d'accord ? Si tu tentes de faire quoi que ce soit, je serais obligée de te tuer t'as compris ?"
Il hocha immédiatement la tête.
"Bien déjà commençons par faire le point sur ce qui se passe. T'as tué ceux que je considérais comme ma famille. T'as en plus insulté leur fille que j'aimais comme ma sœur, t'as débarqué chez moi pour me faire la peau. Tu dois donc deviner que je suis de mauvais poils. Je n'hésiterais donc pas à te vider cette bouteille de vin sur la tronche avant de te faire cramer."
Il la regarda avec des yeux deux fois plus écarquillés que d'habitude.
"Si j'en suis cap et si tu veux on peut faire le test."
Il gesticula tellement qu'il réussit à faire reculer un peu la chaise. Caroline lui donna une nouvelle claque. Elle ramena la chaise de quelques centimètres vers elle.
"Si tu tiens à garder tes joues t'as intérêt à la boucler et ne plus bouger. Chaque fois que tu l'ouvriras et que t'essayeras de te barrer, je t'en collerai une tellement que tes joues partiront comme si on te les cramait. Alors à ta place je me tiendrais à carreaux. Donc voici ce qu'on va faire. Toi tu ne remets plus les pieds chez moi et moi je te couvre la peau des fesses. Je vais te laisser filer et je dirai rien à personne. Je nettoierai le sang que t'as foutu chez moi et je dirai que j'ai rien remarqué cette nuit. Quant à toi, tu te démerderas pour que je ne revois plus le bout de ton nez ici, dit-elle en pointant le couteau entre ses yeux. Si tu me prends pour une conne, si tu me fais le coup du trou de mémoire, si je te revois ici, tu me laisseras pas le choix et je serai obligée de te tuer. C'est pas parce que t'es pas responsable d'être devenu une pourriture que je vais me retenir de te faire un bûcher au fond de mon jardin. Je ferai même en sorte que cette fois tu n'y échappes pas. Je vais me retrouver en taule tu vas me dire. Mais quand tes meurtres deviendront inexistants, tu crois qu'on va s'inquiéter pour quelqu'un comme toi ? Les familles de tous ceux que t'as tués de sang froid vont penser qu'ils ont eu leur vengeance parce que soyons clairs, quand un psychopathe n'agit plus c'est qu'il est mort. Alors retiens bien ça, ouvre grand tes oreilles et écoute-moi. Tire-toi et fais gaffe. Maintenant je vais te laisser te tirer, alors je vais te détacher mais si tu tentes quoi que ce soit, j'explose ton crâne avec cette bouteille ET JE TE TRANSFORME EN BANANE FLAMBÉE ! J'espère que t'es d'accord sur tous les points énoncés."
Il hocha la tête. Elle détacha les écharpes au couteau qu'elle récupéra pour les faire disparaître. Elle lui fit signe de la suivre en pointant le couteau dans sa direction. Arrivés dehors, elle lui rendit son arme.
"Voilà c'est ici que nos chemins se séparent. Même si ça me fait bien chier de faire ça pour une saloperie comme toi, je te couvre. Et toi fais bien attention à tes fesses, lui murmura-t-elle dans l'oreille. Sinon tu pourras plus jamais les utiliser."
Elle reprit le chemin de sa maison. De son côté, Jeff n'arrivait toujours pas à croire ce qui venait de se passer. Il venait de se faire mettre hors-jeu par une fille, ce qui fait de lui une mauviette. Il resta quelques secondes sans bouger, figé de peur. Ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas ressenti.
"Maman"
