Petit mot de l'auteure : Je suis vraiment désolée de mon retard. Vraiment. Pour raconter ma vie, je rentrais chez moi samedi. J'avais cours vendredi et j'ai fait mes valises le soir, et le samedi réveil à 5h45 pour enchaîner avec 10h30 de bus puis 1h de voiture pour regagner mon cher petit patelin. Tout ça pour dire que j'ai absolument pas pu écrire.
Mais voici enfin la suite ! Suite qui en fait ce passe globalement avant les chapitres sur Bran, à l'exception des deux derniers paragraphes. Suite qui est aussi globalement juste prétexte à raconter la vie d'un couple et qui fait pas avancer grand chose, à part le dernier paragraphe, qui va plus soulever des questions qu'autre chose, je sens x) Mais au moins ça répondra à la grande question de Tywin : qui lui a lancé ce saladier ?
Merci à Marina, Angelica, Coraline et Lassa pour leurs reviews sur les chapitres précédents !
Réponse à la review anonyme (Lassa) : Merci de ton commentaire ! Il va falloir attendre encore un peu pour la scène de confrontation, mais je te promets qu'elle y sera, j'ai hâte de l'écrire ! Malheureusement je peux te dire grand chose sur tes questions. Tu auras tes réponses dans les chapitres à venir, pas d'inquiétude. En attendant, tu peux continuer de faire des hypothèses, et je peux te dire que tu te poses de bonnes questions !
Yara Greyjoy était actuellement en train de se défouler sur ce qui était encore quelques minutes plus tôt un mannequin d'entraînement.
- J'aimerai pas être à la place de la personne que t'imagines, commenta une voix à côté d'elle.
La Fer-née sursauta. Tout occupée à sa tâche exutoire, elle n'avait pas entendu quelqu'un se rapprocher d'elle. Il s'agissait d'une très jolie femme aux cheveux noirs et courts. Sa peau hâlée était joliment mise en valeur par son vêtement jaune pâle qui mettait en valeur ses formes que Yara, bien qu'essoufflée par l'effort, ne put s'empêcher d'apprécier. Ce fut cet habit, en plus de l'accent chantant avec lequel elle avait fait sa remarque, qui fit comprendre à Yara que l'inconnue devait venir de Dorne.
- Qui est-ce que tu visualises ? insista la nouvelle venue.
Yara se retint de lever les yeux au ciel. Mais pourquoi venait-elle la déranger pendant ses exercices ? Et qu'est-ce que ça pourrait bien lui faire de savoir à qui est-ce qu'elle pensait ? Elle allait faire comprendre à l'inconnue d'aller voir ailleurs si elle y était merci bien, lorsqu'elle reconnu son interlocutrice :
- Tyerne Sand ?
- J'espère que c'était une question et non pas une réponse à ma propre question, sinon j'ai de quoi m'inquiéter, ironisa-t-elle. Mais oui, c'est bien moi.
- Je ne t'avais pas reconnu, s'excusa Yara. Enfin, c'est pas comme si on s'était beaucoup parlé la dernière.
- C'est vrai que tu as plus discuté avec ma mère.
La manière dont elle prononça le mot « discuter » fit légèrement rougir Yara qui changea de sujet en demandant :
- Qu'est-ce qui vous est arrivé après l'attaque ?
- Ton oncle nous a amené jusqu'à Port-Réal et Cersei Lannister nous a tué, cracha-t-elle. Et toi ?
- Mon oncle m'a gardé prisonnière sur son bateau. Heureusement, mon frère est venu me secourir par la suite.
- Ton frère... celui qui a fui du bateau en premier lieu ?
- C'était un repli stratégique... le défendit Yara. Enfin, oui, il a fui et je lui en ai voulu, mais c'est vrai qu'il n'aurait pas vraiment pu combattre toute l'armée d'Euron à lui tout seul. Donc il s'est enfui, c'était horriblement lâche, mais sûrement plus intelligent car il a pu revenir par la suite.
- Ça se défend.
Il y eu par la suite un petit silence, que Yara voulu sans très bien savoir pourquoi combler :
- Pour répondre à ta question, j'imagine que je suis en train de réduire en bouillie mon oncle.
Ce disant, elle donna un nouveau coup d'épée au mannequin. Elle entendit alors un sifflement et une dague vint se planter dans le mannequin qui se trouvait juste à côté du sien. C'était Tyerne qui l'avait lancé et qui lui demandait maintenant :
- Ca te dérange si je viens réduire en bouillie ton oncle par la pensée à côté de toi ?
- Plus on est de folles, plus il souffre, alors je t'en prie, fais-toi plaisir.
Et aussi simplement que cela, elles passèrent les deux heures suivantes à enchaîner les coups. Tout en matraquant son propre mannequin, Yara ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil à sa droite. La technique de la dornienne était tout simplement superbe. Elle avait un style de combat fluide, plus aérien que le sien, et dont le vêtement mettait en valeur les mouvements.
Vêtement qui mettait également en valeur son corps, rendu tout simplement splendide par l'effort. Ce fut cela – et le fait qu'elle avait bien remarqué que Tyerne l'observait également à la dérobée – qui conduit Yara à s'arrêter brusquement et à proposer :
- Tu veux coucher avec moi ?
La soudaineté de la question ne perturba pas Tyerne qui atteignit une nouvelle fois sa cible en plein cœur, et Yara ne l'en apprécia que d'avantage.
- J'ai cru que j'allais devoir frapper ce mannequin pendant encore deux heures avant que tu te décides à me le demander.
Elles avaient alors abandonné le gymnase pour se réfugier chez la dornienne, et y été restée bien plus longtemps que deux heures.
.
- Je suis invitée à un dîner. Viens avec moi, déclara abruptement Tyerne à Yara.
- Je déteste les dîner... protesta-t-elle en essayant de se dérober.
- C'est un dîner Martell – Lannister. Ce qui signifie que tout le monde va s'entre-tuer au bout de vingt minutes.
- Il fallait commencer par ça ! Je viens.
- J'étais sûre que tu accepterai de venir pour l'appel de la bataille plus que pour moi... marmonna Tyerne, tout à la fois admirative et déçue.
- Je t'aime aussi, dit Yara en levant les yeux au ciel.
- Oh, ne t'en fait pas, je me considère chanceuse de sortir avec quelqu'un qui aime autant que toi les bagarres.
- « Sortir ? » releva Yara.
- Et bien... oui. Enfin, si tu veux.
- Je crois que ça me plairait bien, oui.
Sur ce, les deux jeunes femmes s'étaient embrassées. Comme l'avait prédit Tyerne, les choses avaient rapidement dégénérées et chacun s'était retrouvé avec divers ingrédients un peu partout dans les cheveux, jusqu'au moment où un saladier était arrivé sur Tywin Lannister. Cela avait figé tout le monde sur place et – bizarrement – cela avait fini par alléger un peu l'atmosphère. Tywin lui avait finalement demandé si elle pouvait lui passer un peu de semoule, et Yara s'était empressée de s'exécuter.
Après lui avoir envoyé un saladier de couscous sur la tête, c'était bien la moindre des choses.
Mais pour sa défense, il était destiné à l'origine à Euron, que Cersei avait eu le mauvais goût d'inviter.
.
Deux mois étaient passés, durant lesquels Yara et Tyerne s'étaient continuellement rapprochées. Mais leur relation n'avait pas été la seule à évoluer.
Yara avait ainsi pu voir son frère se montrer de plus en plus serein et confiant. Bien sûr, tout n'allait pas s'arranger en un claquement de doigts, et il continuerait à avoir des mouvements de panique et des crises. Mais entre l'attention des Stark – Sansa et Robb notamment – sa propre affection et celle, plus surprenante, de Tyerne qui l'avait déclaré petit frère d'adoption, Theon était bien entouré. Il pouvait aussi compter sur la présence d'une autre magnifique rousse (oui, Yara était clairement jalouse de sa proximité avec Sansa), une certaine Ros, pour l'aider à avancer.
Et lorsqu'un soir, neuf mois après son arrivée ici, Theon arriva main dans la main avec Ros en la présentant comme sa petite-amie, le sourire de Yara fut éclatant. Elle même arborait une bague de fiançailles et pour la première fois depuis longtemps, tant le frère que la sœur étaient heureux.
Oui, tout était pour le mieux.
.
Tout était pour le mieux.
C'est ce que ce dit Bran lorsque Meera l'embrassa, après six mois à se fréquenter et apprendre à se ré-côtoyer. Il était enfin redevenu lui-même, Bran Stark. Et même si la Corneille l'avait marqué et lui laisserait des traces qui lui demanderaient encore de nombreuses séances avec Archie Hopper, il avait le sentiment que tout était enfin à sa place.
oOoOo
- La Corneille est partie, dit-Il. Le garçon est redevenu un simple garçon.
- Il était déjà redevenu garçon au moment même où il est mort, répondit-Elle.
- Pas vraiment. Il avait encore les marques de la Corneille. Il aurait potentiellement pu redevenir Corneille. Mais cette fois-ci, il n'y a plus de risques. Son cœur s'est enfin laissé complètement ouvrir à l'humanité.
- À l'humanité ?
- À l'amour, explicita-t-Il.
- Je me demande comment tu arrives à aussi bien les comprendre.
Se demander était un grand mot pour Elle. Elle avait prononcé sa phrase comme toutes les autres : placidement.
Impersonnellement.
- Et moi je me demande pourquoi tu n'y arrives pas. C'est toi qui les a créé, tu devrais les connaître mieux que quiconque.
- Je les ai créé, ils devraient être reconnaissants. Et pourtant, ils ne le sont pas et s'amusent à me détruire. Les choses ne se déroulent pas toujours comme elles devraient l'être. Ou de manière logique. J'espère simplement que la prochaine fois, ils seront plus raisonnables.
- Début et Fin t'ont convaincu, compris-t-il.
- Leur discours sur le chômage technique qu'ils allaient subir ne m'a pas intéressé. Je veux survivre. Pour cela j'ai dû tout recommencer de zéro.
- Nouveaux humains alors ?
- Non. Les Marcheurs Blancs étaient mon dernier recours. Cela m'a coûté plus d'énergie que ce que je ne pensais. Je vais reprendre quelques bons éléments, les plus prometteurs. Donc pas de nouveaux humains. Mais un nouveau contexte.
Petit mot (de fin) : Vous avez donc le paragraphe que j'avais viré du dernière chapitre. Je me doute que ça pose des questions, mais on aura bientôt les réponses (après tout c'est bientôt la fin).
Sinon le couple du jour c'était Tyerne x Yara (tu avais une chance sur deux Lassa). Celui de demain est totalement et beaucoup trop improbable à deviner, mais on sait jamais, donc je vais donner comme indice : une dornienne et un proche de Ned Stark.
Et voici pour les défis de la Gazette :
- Pop Lexa : écrire sur la tenue d'un personnage qui a l'habitude de se battre
- ship farfelus : Tyerne x Yara
- mille prompt 164. Trio – Sansa / Theon / Yara
- ace of heart : écrire sur un flirt
- le mois des fiertés 4 : mot – chanceux
- Citations CDR 40 : Tout est pour le mieux.
