Coucou !

Voilà nouveau chapitre !

Je sais pas trop quoi dire ^^ ( reserve d'inspiration expiré )

Désolé, pour les fautes qu'il reste, je fais de mon mieux pour le corriger, mais j'avoue que ce chapitre m'a prit la tête j'en peux plus ^^

voilà pourquoi il sera sans doute moins bien :/

Sur ce, bonne lecture quand même !


Il était presque midi, il n'y avait que Doflamingo et Karrie installés sur un grand canapé en face de la piscine. La petite blonde s'amusait à ouvrir et fermer une boîte à musique que Vergo lui avait rapportée, tandis que le roi savourait son cocktail.

_ Doffy ? Tu crois qu'un jour je serais aussi forte que toi ?

_ Hm ? Pourquoi voudrais-tu être aussi forte ?

_ Pour pouvoir me défendre, et me battre pour toi, comme les autres.

_ Tu n'auras pas à le faire, c'est moi qui me battrais pour toi. Déclara le blond en finissant son verre.

Karrie le regarda un moment, puis mine de rien ouvrit à nouveau sa boîte à musique.

_ Pourquoi ? Fit-elle au bout d'un moment.

Le pirate fronça les sourcils, et baissa les yeux sur elle.

_ Pourquoi quoi ?

_ Pourquoi tu te battrais pour moi ?

Pris au dépourvu le roi mit du temps pour répondre, pour décider ce qu'il devait lui dire et ce qu'il voulait garder pour lui. Pourquoi se battrait-il pour elle ? Parce qu'elle représentait bien plus pour lui que n'importe qui d'autre, parce qu'il se rattachait à elle comme à une bouée de sauvetage, parce que d'un simple regard elle pouvait le mettre à terre. Elle était sa faiblesse, c'était indéniable, mais il se devait de transformer ça en force, en étant plus fort et en ayant toujours une longueur d'avance sur ses ennemis.

Il ne savait pas comment, mais le vide dans sa poitrine s'était rempli d'une matière qu'il n'avait peut-être jamais connue, lorsque Gladius l'avait présenté à la famille. Tout de suite une violente sensation, une pulsion avait envahi le corps du corsaire, le poussant à la garder toujours près de lui.

_ Parce que tu m'es plus précieuse que ma propre vie.

_ Non ! Ta vie est plus importante.

Amusé, le blond gloussa en se penchant vers la petite fille.

_ Idiote, rit-t-il, je mourrais pour toi.

_ Non c'est moi qui mourrais pour toi ! Répondit-elle en se mettant debout sur le canapé dans l'espoir de se mettre au moins à sa hauteur.

Le sourire aux lèvres, le pirate grogna légèrement en collant son front contre celui de la blonde, le cœur battant. Il aimait ces moments de complicité qu'ils avaient, si quelqu'un osait les déranger dans un moment comme celui-là, il le tuerait purement et simplement.

Karrie posa ses mains sur ses hanches et, déterminée, répondit au grognement du pirate par un feulement de chat. Elle adorait les moments comme ceux-là, elle aimait que Doflamingo lui porte toute son attention. Elle l'idolâtrait, et plus elle grandissait plus elle se sentait capable de lui donner sa vie.

Les servantes arrivèrent et commencèrent à préparer la table, attirant soudain l'attention de la petite fille. Elle mit la boîte à musique dans les mains du roi et sauta du canapé.

Légèrement déçus le dragon céleste la laissa tout de même filer, il la regarda courir vers les autres. Faisant tourner la petite boîte dans sa main, il partit rejoindre la famille qui s'installait déjà.

Karrie se précipita vers sa place, entre le roi et Vergo qui était revenu de mission. Elle adorait Vergo, il s'occupait toujours beaucoup d'elle lorsqu'il était là.

Les plats arrivèrent et le repas commença.

_ Karrie, tu veux aller en ville aujourd'hui ? Proposa Vergo.

_ Ouais !

La blonde aimait aller en ville, surtout lorsque c'était Vergo qui l'accompagnait, il lui achetait des glaces et la laissait faire tout ce qu'elle voulait, et il était le seul de toute façon à lui proposer des sorties. Bien sûr Doffy l'amenait avec lui lorsqu'il allait en ville, mais c'était souvent pour affaire et il la gardait tout le temps près de lui, il ne fallait pas qu'elle s'éloigne trop, le roi en faisait à chaque fois une maladie.

_ Baby 5... Tu viens avec nous ? Demanda-t-elle timidement.

La brune lui jeta un regard agacé.

_ Je travaille. Répondit-elle simplement.

_ Oh...

Doflamingo voyait très bien que plus Karrie grandissait plus elle tentait de se rapprocher de Baby 5, devant la mine déçue de la petite, il se pencha vers elle.

_ Tu pourrais en profiter pour lui faire un cadeau, c'est bientôt son anniversaire, murmura le corsaire en déposant quelques billets sur les genoux de sa princesse.

La blonde eut un grand sourire et embrassa le pirate sur la joue, il passa sa main sur la tête de la petite fille et continua son repas.


Karrie trottinait joyeusement quelques mètres devant Vergo qui tenait déjà dans ses mains quelques paquets.

Les deux amis avaient fait plusieurs magasins, ils avaient acheté des vêtements, des bonbons, des jouets et beaucoup de peluches. Karrie avait également fait le plein de crayons et de peinture pour les après-midi où elle était seule.

Elle voulait absolument trouvait un beau cadeau à Baby 5, mais bien qu'elles habitaient sous le même toit depuis plusieurs années, elles ne savaient rien l'une sur l'autre. La brune évitait la petite fille comme la peste, bien sûr il y avait eu des moments de proximités et Baby 5 protégeait Karrie, mais jamais elles n'avaient réellement discuté.

La petite ralentie, et tourna sa moue boudeuse vers Vergo.

_ Quoi ? Fit-il.

_ Beh... Je ne sais pas quoi offrir à Baby 5 pour son anniversaire.

L'homme pencha la tête sur le côté.

_ Tu vas lui offrir quoi toi ?

_ Hm, je lui ai rapporté une arme de l'île Licony.

_ Une arme...

Le brun fut presque attendri en voyant la petite chercher désespérément une idée. Il leva les yeux et aperçut un marchand de glaces.

_ Tu pourrais y réfléchir en mangeant une glace.

_ C'est vrai ? Fit Karrie les yeux brillants.

_ Seulement si tu ne le dis pas à Jora, on vient de manger et elle me ferait la moral, fit-il en cherchant quelques pièces dans ses poches.

_ Promis !

La petite fille prit les pièces que lui tendait le pirate, et reprit sa route vers le marchand, elle croisa le regard d'une femme aux yeux bleus, celle-ci se stoppa et regarda un moment la petite fille, fébrile. Le souffle coupé, tremblante, la jeune femme tendit le bras vers la blonde. Elle fut bousculée par Vergo, qui lui grogna dessus, elle baissa instantanément les yeux et recula.

Du coin de l'œil elle observait toujours cette petite fille, serait-ce elle ?

Quelqu'un lui attrapa le bras et la fit à nouveau reculer.

_ Excusez-moi mademoiselle, vous devriez arrêter de regarder cette petite.

_ Qui est-elle ? Demanda-t-elle sans la quitter des yeux.

Elle fait partie de la Don Quixote family, la famille du Roi, mieux vaut ne pas la contrarier.

La jeune femme porta la main à sa tête, sentant les larmes monter à ses yeux, elle courut vers le petit bateau de pêche que son mari et elle utilisaient.

_ Andri ! Appela-t-elle en arrivant sur le pont.

Un grand homme blond sorti de la petite cabine, il fronça les sourcils en voyant l'état de sa femme.

_ Qu'est-ce qu'il y a Marie ?

_ Je... Je l'ai trouvé.

La bouche entre-ouverte Andri n'y croyait pas.

_ Tu es sûr ?

_ Je te dis que c'est elle, je l'ai vu... Elle a tellement grandi...

_ Tu ne l'as pas ramené ?

L'expression de la jeune femme passa du bonheur à l'horreur en quelques secondes.

_ Non... Elle... Elle fait partie de la famille Royale.

_ Quoi ? Fit Andri en colère.

_ Ils sont dangereux Andri... Mais elle avait l'air heureuse.

_ Il faut aller la chercher.


Karrie déambulait dans la bijouterie la plus chère de l'île, elle avait décidé d'offrir un bracelet à Baby 5, mais pas n'importe lequel, il fallait qu'il brille. Plus que le soleil avait-elle décrété. Sa glace dégoulinante sur le parquet, elle se mettait toujours sur la pointe des pieds pour voir les bijoux en hauteur.

Derrière la caisse, une vendeuse et le directeur regardaient d'un air mauvais la petite.

_ Il faut virer cette petite peste ! Elle dégueulasse tout le magasin avec sa glace.

D'abord en accord avec son supérieur, la vendeuse pâlie en voyant un grand homme brun pointer une arme sur eux.

_ Pauvre idiot, fit-il en s'adressant au directeur, vous ne savez même pas qui elle est... Par ordre du roi, je dois descendre tous ceux dénigrant la princesse.

_ C-c'est la f-fille du Roi ! Fit le directeur en se mettant à genoux.

_ Non, mais elle reste quand même mille fois supérieure à vous.

_ Vergo ! Appela la blonde.

Vergo rangea rapidement son arme et se tourna vers elle.

_ Tu as trouvé ? Lui demanda-t-il.

_ Oui, celui-là ! Fit-elle en pointant du doigt un bracelet en or décoré de pierres violettes.

_ Il n'est pas un peu cher ? Répondit le brun en vérifiant le prix.

_ Hey je voudrais acheter ça ! Fit-elle sans prendre en compte la question de son ami.

_ B-bien sûr Mademoiselle ! Bégaya le directeur en précipitant vers elle.

Il descendit le bijou de son estrade et, tout en se prosternant il recula vers la caisse.

_ Tu crois qu'elle va aimer ?

_ C'est un très beau cadeau, elle ne peut qu'adorer. Affirma Vergo.

_ J-je vous l'emballe ?

_ Oui ! Fit-elle avec un grand sourire.


Profitant du soleil, la famille Don Quixote lézardait sur la terrasse. Dofflamingo et Sugar étaient sur le canapé et discutaient de la maison des jouets.

_ Il faudra réparer ça.

_ C'est déjà en cours, jeune maître, répondit Sugar, a par ça la maison se porte bien.

À quelques mètres d'eux une carte représentant un jocker s'abattit sur les autres.

_ J'ai gagné ! Nargua Jora en ramenant les cartes vers elle.

_ Jeune maître ! Cria un serviteur en courant vers le blond.

L'homme tomba aux pieds du roi, essoufflé et terrifié, sachant parfaitement qu'il n'était pas porteur de bonne nouvelle et que le blond se mettrait en colère.

_ Pas besoin de crier comme ça, fit Diamente ennuyé.

_ Votre altesse ! Il... Il y a deux personnes... à l'entrée ! Ils viennent pour mademoiselle Karrie !

Tous les regards se tournèrent vers l'homme.

_ Qu'est-ce que tu as dit ?

_ M-majesté... Ils viennent la chercher...

Sur la terrasse le temps s'arrêta, qui pouvait bien réclamer le droit d'emporter sa princesse...

Le blond, toujours affalé sur le canapé, ne bougeait plus, ne respirait plus, il sentait la colère monter et les problèmes arriver.

_ Fait les venir. Ordonna-t-il.

_ Oui jeune maître ! Fit l'homme en courant vers la sortie.

_ Doffy, je m'en charge, fit Trébol, ils ne comprendront même pas ce qu'il leur arrive.

_ Non...

_ Hein ?

_ Je veux entendre ce qu'ils ont à dire.

_ Doffy, s'ils connaissent Karrie, mieux vaut s'en occuper pendant qu'elle n'est pas là.

_ Je m'en occupe, répondit le roi, ne vous inquiétez pas.

L'homme fit à nouveau son apparition suivit d'un couple de jeunes gens blonds, il s'arrêta à quelques mètres du Roi.

_ Prosternez-vous, devant le roi de Dressrosa, ordonna-t-il aux deux blonds.

L'homme se mit à genoux, imité par sa femme.

Doflamingo faillit exploser de rire, ces deux-là ne savaient pas dans quelle situation ils s'étaient mis, voyant la carrure faible du mari et l'allure on ne peut plus fragile de la jeune femme, il se détendit, il n'en ferait qu'une bouchée.

_ Votre altesse, commença le jeune homme, je suis Andri Lollab et voici ma femme Marie Lollab.

La jeune femme, les lèvres pinçaient, mourrait de trouille, pourtant quoi qu'il arrive elle ne reculerait pas, ces gens lui avaient pris Karrie, elle la récupérerait coûte que coûte.

_ Pourquoi nous dérangez-vous ? Fit Diamente les bras derrière la tête.

Le couple se releva, droit devant la famille royale.

_ Nous venons récupérer notre fille, Karrie Lollab.

Un silence de quelques secondes s'installa avant de laisser place aux rires presque hystérique de la famille.

_ Pourquoi venez-vous la réclamer alors que vous l'avez abandonné ? Fit Jora.

_ Nous ne l'avons pas abandonné ! Répliqua Marie les poings serrés.

Les rires cessèrent et les regards se tournèrent vers Gladius qui finissait sa tasse de thé.

_ Je l'ai trouvé toute seule, dans la neige en train de manger un lapin à peine mort, commença-t-il.

Marie porta une main à sa bouche, se retenant de pleurer.

_ Était-ce votre façon de l'éduquer ?

L'homme bombe croisa les bras sur sa poitrine, attendant réellement la réponse des parents.

_ Nous ne l'avons pas abandonné, fit Andri, elle s'est enfui de l'hôpital où nous l'avions laissé...

_ Donc votre enfant est malade et vous le laissait sans surveillance ? Conclua le héros du Colisée.

_ Connaissant Karrie elle a dû vouloir rester avec vous non ? Continua Jora.

_ Alors elle vous à cherché et s'est perdu. Dit Gladius.

_ Parce que ses parents avaient sans doute mieux à faire que la rassuré et resté avec elle. Acheva Sugar.

Devant les accusations accablantes de la famille royale, Marie se mit à pleurer, elle n'avait pas abandonné sa fille, jamais elle n'aurait fait ça.

_ Nous la cherchons sans relâche depuis trois ans ! Se défendit Andri.

_ Elle ne nous a jamais parlé de vous, elle ne vous a jamais réclamé, elle est heureuse ici. Dit Jora un grand sourire aux lèvres.

Marie attrapa la cheville de Doflamingo et s'aplatit devant lui.

_ Je vous en prie, sanglota-t-elle, tout ce que nous voulons c'est récupérer notre fille, s'il vous plaît...

Le roi, qui n'avait pas ouvert la bouche depuis le début, se délecta de la vision qui s'offrait à lui, il pencha la tête sur le côté essayant d'imaginer que ces gens étaient réellement les parents de sa petite princesse. Karrie était si forte, elle n'avait peur de rien et ne se soumettait pas, rien à voir avec cette loque qui se traînait à ses pieds.

D'un cou de pied il fit lâcher la jeune femme, et Trébol, de son sceptre la fit reculer.

_ Comment oses-tu toucher au jeune maître !

Andri se mit entre sa femme et l'officier.

_ Ne lui faites rien !

D'un geste de la main le corsaire fit signe à Trébol de la laisser, il se pencha vers eux, s'appuyant sur ses genoux et gloussa.

_ Karrie n'est plus votre fille, elle ne l'a jamais été, il y a en elle une force que vous n'avez pas, c'est une reine.

Choqué par les paroles du roi, le blond sentit tous ses membres trembler.

_ Rendez-la nous !

Doflamingo perdit son sourire et attrapa le visage du jeune homme, il se leva, soulevant le blond à plusieurs mètres du sol.

_ Elle est à moi maintenant.

_ Doffy ?

Le blond tourna la tête et vit Karrie arriver en compagnie de Vergo, la blonde pencha la tête sur le côté, l'air interrogateur.

Le roi était légèrement contrarié, il aurait préféré faire disparaître les deux nuisibles sans avoir à lui en parler, il lâcha Andri et tendit le bras vers elle.

Sans rien demander elle courut dans ses bras, elle savait que lorsqu'il faisait ce geste, il demandait son attention. Le blond s'assit à nouveau, et l'installa sur ses genoux.

_ Karrie, gémit la mère.

Elle fronça les sourcils en posant les yeux sur la jeune femme, elle n'autorisait personne a par sa famille à l'appeler Karrie, les autres devaient l'appeler mademoiselle, au moins.

Et puis d'où la connaissaient-ils ? Elle ne les avait jamais vu.

Doffy passa sa main sur sa tête et elle sourit et tournant son regard vers lui.

_ Mon cœur, tu les connais ?

_ Non. Dit-elle en le regardant droit dans les yeux.

Un sanglot attira leur attention.

_ Karrie, ma chérie, tu ne te souviens pas de nous ?

La petite ne dit rien, elle était dégoûtée, pourquoi cette femme l'appelait-elle comme ça, ne savait-elle donc pas à qui elle s'adressait ?

_ Vous êtes qui ? Fit-elle sèchement.

_ On est tes parents, on est venue te chercher, fit le blond.

_ Vous mentez, je ne vous reconnais pas.

La jeune femme s'approcha d'elle et lui tandit une peluche, Karrie, méfiante regarda l'objet avec dégoût, elle était beaucoup moins jolie que celles qu'elle avait ici. Bien qu'elle la trouvait très laide, elle l'avait déjà vu, elle l'avait même beaucoup aimé.

Elle prit doucement la peluche, Marie, ému, tenta de toucher le bras de sa fille, mais le sceptre de Trebol lui barra à nouveau la route.

_ Tu te souviens de lui ? Demanda-t-elle.

Karie ne répondit pas, la pluspart des membres de la famille avait les yeux rivé sur le roi. Doflamingo ne parlait pas, ne bougeait pas, et respirait lentement, sa princesse n'aimait que les jolies choses, alors si elle touchait cette peluche c'est qu'elle devait avoir de la valeur, il ne savait pas s'il devait s'inquiéter ou pas.

Fébrilement Karrie commençait à se souvenir de son ancienne vie, avec ces gens, ses parents. Elle n'avait pas été malheureuse.

_ Karrie, reprit sa mère, nous ne t'avons pas abandonné. En fait, tu étais tombé malade, comme ta fièvre ne descendait pas, nous t'avons amené à l'hôpital, le médecin t'a endormi et nous a dit qu'on devait partir...

_ Quand je me suis réveillé, coupa la blonde, je me souviens que j'avais très peur, je voulais être avec vous.

_ C'était la première fois qu'on te laissais seule... Tu es sorti de l'hôpital dans la nuit, la forêt était juste à côté... Combien de temps es-tu resté seule ? Tu t'en souviens ?

_ Cinq jours, je crois... Après Gladius m'a trouvé, fit-elle en se tournant vers l'homme bombe un grand sourire aux lèvres, et avec lui je n'avais plus peur.

La voir sourire, réchauffa le cœur de Marie, pendant trois ans, sa vie avait été vide, son esprit ne pensait qu'à retrouver son enfant. La voir après si longtemps, voir qu'elle allait bien, combla le vide dans sa poitrine.

_ Chérie, on te ramène à la maison.

Karrie fût tellement surprise qu'elle en sursauta presque, pendant les cinq jours qu'elle avait passé seule dans la neige, elle avait complètement oublié ses parents, le traumatisme de se retrouver sans défenses et complètement abandonné avait poussé son instinct à chasser de son esprit tous ce qu'elle connaissait pour se focaliser sur sa survie : Elle avait dû se cacher, se protéger et tuer pour vivre.

Gladius l'avait sorti de là, ensuite tous l'amour qu'elle avait perdu lui avait été redonné par Doflamingo et sa famille. Elle n'avait que de vagues souvenirs de sa vie d'avant, mais elle n'abandonnerait pas celle-là.

_ Non.

Marie sentit son cœur s'effriter, Karrie était une fille aimante, elle ne supportait pas être séparée d'eux à l'époque. Que lui avaient fait ces gens pour la changer à ce point ?

_ Karrie... Nous sommes ta famille, intervient Andri, ces gens-là ne sont rien pour toi.

Ces mots, furent les mots de trop, alors que Doflamingo s'apprêtait à régler le compte de cet homme, Karrie se rapprocha de lui et gifla son père.

_ Vous, rectifia-t-elle, n'êtes rien pour moi, je ne partirais pas avec vous.

Plus que ravi, le roi gloussa attirant ainsi leurs attentions.

_ Mon ange, ils veulent t'emmener loin de moi.

_ Jamais, je ne partirais.

_ Rappelle-moi ce qu'on a dit.

_ Si jamais quelqu'un veut nous séparer, récita-t-elle, il faut le tuer.

Le couple recula, choqué des paroles de leur fille.

Le pirate sortit l'arme avec laquelle il avait tué son frère et son père.

_ Apprends-moi ! Fit Karrie.

Il la regarda un moment, puis sourit et déposa l'arme dans ses mains, il se pencha ensuite vers elle.

_ Lequel des deux veux-tu tuer ? Chuchota-t-il.

La petite commença à trembler. Doflamingo tandis le bras vers eux et les immobilisa, sa princesse avait peur, il le sentait.

_ Ce ne sont que des cibles mon cœur, fit-il en lui soutenant les bras.

Il lui fit pointer l'arme sur sa mère.

_ C'est pas dur princesse, il te suffit d'appuyer sur la gâchette, tu ne peux pas la rater.

La vision de la blonde se fit floue, elle tremblait tellement que même l'arme bougeait, elle hésitait, sa mère pleurait son nom, tandis que son père la suppliait.

Elle sentait le souffle du roi sur sa joue, il la maintenait debout en la soutenant avec son épaule et de sa main libre il soutenait l'arme.

La sentant indécise, il se dit qu'elle avait besoin d'un peu d'encouragement.

_ Karrie, tu sais à quel point je t'aime, hein ?

Elle ferma les yeux.

_ Oui...

_ Et tu m'aimes autant, pas vrai ?

_ Oui.

_ Ces deux personnes ont voulu nous séparer, Karrie. Qu'est-ce que je ferais sans toi ? tu m'es vitale.

Les tremblements de la blonde cessèrent.

_ Tout ce que tu as à faire c'est appuyer sur la détente, et tu seras assez forte pour détruire tous ceux qui nous voudrons du mal.

Elle ouvrit les yeux, elle était prête, en un quart de seconde le corsaire posa ses mains sur les siennes, et l'instant d'après Karrie tira, il serra ses mains sur les siennes pour garder l'arme droite.

Un cri.

Et sa mère s'effondra.

Avant que le père puisse réagir, le roi reprit son arme et lui tira une balle en pleine tête, il ne voulait pas imposer à Karrie les gémissements et les pleurs de cet homme.

Karrie ne bougeait plus, et comme pour lui faire regretter, les souvenirs affluèrent dans son esprit, ses anniversaires, les sorties, les soirées... Ils n'étaient pas riches, mais elle se souvenait avoir été heureuse avec eux. Ils n'étaient pas des gens méchants.

Sa respiration se fit plus rapide, plus bruyante, tout se mit à tourner autour d'elle.

Le roi haussa un sourcil, la prit dans ses bras et rentra dans le palais.

_ Bon Gladius, tu m'aides ? Fit Diamente en prenant un cadavre.

_ Non, moi ça me dégoûte, appel un esclave.


Doflamingo entra dans sa chambre et ferma à clé, entre ses bras il sentait la petite blonde trembler, elle paniquait.

_ Karrie. Appela-t-il en fermant les rideaux.

Elle se mit à sangloter, puis à crier.

Il la fit s'asseoir sur son lit, et s'agenouilla devant elle.

_ Calme-toi...

La blonde sentait son visage chauffer et la culpabilité l'envahir, ses parents l'aimaient et elle les avait tué.

Le corsaire plaqua les cheveux blonds de la petite en arrière, dégageant ainsi le visage rouge de sa princesse. Il souffla de l'air frai sur son front avant d'y déposer un baiser.

Elle faisait une crise de panique, il comprenait cette réaction, sa pauvre petite princesse avait dû éliminer des nuisibles proches d'elle, c'était inévitable.

_ Calme-toi Karrie, tu as déjà tué.

_ C'était p-pas pareil !

_ Karrie, tu voulais partir ?

_ Non !

_ Alors, il n'y avait pas d'autres solutions, ils étaient dangereux pour nous... Tu es grande maintenant, tu peux comprendre...

_ M-mais ils avaient l'air...

_ Beaucoup de gens ne sont pas ce qu'ils semble être, ce sont eux les plus dangereux, ils peuvent te tromper sans que tu ne t'en rendent compte. C'est pour ça qu'il faut que tu ai confiance qu'en ta famille, ne fait confiance à personne d'autre.

La blonde se calma et hocha la tête.

_ Je suis fier de toi mon ange.

Elle lui offrit un petit sourire, et sécha ses larmes. Ils se regardèrent un moment puis Karrie fouilla dans sa poche.

_ Regarde, fit-elle en sortant une petite boîte. C'est le cadeau que je vais donner à Baby 5 !

Le roi ouvrit la boîte et fut plus que surpris de découvrir un magnifique bracelet.

_ T'en pense quoi ?

_ C'est vraiment très beau.

Elle lui fit un grand sourire et rangea la boîte.

_ Moi aussi j'ai un cadeau pour toi, mais ne le dis pas à Baby 5...Dit-il en fouillant dans sa table de nuit.

_ Pourquoi ? Demanda-t-elle un sourire malicieux sur les lèvres.

Il se tourna vers elle en lui rendant son sourire.

_ Parce qu'elle serait jalouse.

Karrie ouvrit la boîte et trouva un anneau monté sur une chaîne en or, des lettres étaient gravées à l'intérieur de l'anneau : DC.

_ C'est trop joli ! Merci, s'exclama la blonde en l'embrassant sur la joue.

Le roi était soulagé qu'elle réagisse ainsi, il voulait lui donner depuis longtemps, mais connaissant sa nature capricieuse elle aurait pu le rejeter. Elle était assez grande maintenant, pour comprendre que ça avait de la valeur, du moins pour lui, elle était assez grande pour respecter ce cadeau.

Pour lui, elle avait tué ses parents, avec ce cadeau il se liait à elle. Plus personne ne pouvait le contester.


Voilàààààààààà, ouf plus jamais un chapitre aussi chiant... ^^

Hihi, aller Bonne journée, semaines, années et tout... et bonne nuit pour moi je vais me coucher ! bisou