Bonjour boujour !
Nouveau chapitre mais j'espère que vous êtes motivé... Celui-ci fait 18 pages d'après open office.
On est à la moitié de l'histoire... Enfin de Moon Love... Plus que 5 chapitres !
Voilà, bonne lecture !
L'ambiance était plus que festive à Dressrosa, c'était un jour exceptionnel : le jour de la naissance de leur roi, leur sauveur. À cette date, personne ne travaillait à autre chose qu'à préparer les cadeaux pour le roi, et à décorer les rues pour le passage de la famille royale.
Les enfants, n'étant pas à l'école, préparaient tous un petit paquet pour le roi. Sur l'île tout le monde savait que leur sauveur aimait les enfants.
Tous les musiciens de la ville s'étaient réuni des mois à l'avance pour préparer le concert qui accompagnera le défiler de la Don Quixote Family.
Les femmes portaient leurs plus beaux vêtements, elles étaient toutes plus belles les unes que les autres. Des repas immenses, de la musique, des feux d'artifice, et des rires, voilà ce que serait Dressrosa en ce jour, devenu un jour de fête encore plus aimé que Noël.
Il était neuf heures du matin, le roi n'était toujours pas réveillé, il s'était autorisé à faire une grâce matinée uniquement le jour de son anniversaire.
Dans le couloir, devant la porte du pirate, Jora et Karrie chuchotaient.
_ Comme tous les ans, chérie, tu lui apportes le petit déjeuner au lit. Surtout ! Ne fais rien tomber ! Expliqua la plus vieille en lui tendant un plateau.
_ T'inquiète pas je vais faire attention, répondit la petite en souriant, ma robe ça va ? Elle va lui plaire tu crois ?
_ Oui il va adorer, aller vas-y.
Jora ouvrit doucement la porte et laissa Karrie entrer, une fois qu'elle fut bien sûr que la blonde ait posé le plateau sur la table de nuit sans rien renverser, elle ferma la porte et partit à toute vitesse vers la pièce principale.
Karrie ouvrit légèrement les rideaux, laissant quelques rayons de lumière entrer sans pour autant qu'ils n'agressent les yeux du corsaire. Elle entendit un grognement étouffé, un grand sourire plaqué sur le visage elle se tourna vers le blond qui s'était retourné sur le ventre. Elle trottina vers lui, et l'embrassa sur la joue.
_ Bon anniversaire Doffy !
Sans ouvrir les yeux, il fronça les sourcils en se tournant à nouveau sur le dos. Il passa sa main sur la tête de Karrie et pointa du doigt son bureau.
La blonde se dirigea vers le meuble où était posée en évidence la paire de lunettes de soleil du corsaire, et les lui rapporta. Il murmura une faible merci et les posa sur ses yeux. Karrie s'attendait à ce qu'il se redresse pour prendre son petit déjeuner, mais il lui tourna le dos pour se rendormir.
_ Hey ! Doffy lèves-toi ! Fit-elle un peu vexé.
_ Hm, grogna-t-il.
_ Aller ! Exigea-t-elle en mottant sur le lit, c'est pas parce que c'est ton anniversaire que tu as le droit de dormir jusqu'à midi !
Aucune réponse, elle prit un oreiller et l'abattit sur la tête du roi. Elle lui donna plusieurs coûts de coussin, avant qu'il ne l'attrape par la taille et la coince entre ses bras, se servant d'elle comme un doudou.
_ Arrête ! Couina-t-elle. Tu vas abîmer ma robe !
_ Je t'en achèterais une autre. Dit-il la bouche pâteuse.
_ Mais non ! Arrête je l'ai choisi pour toi.
_ Tu dis ça tous les jours.
_ Mais aujourd'hui c'est spécial pour ton anniversaire.
_ T'es mignonne. Fit-il en lui embrassant le sommet de la tête.
Malgré ses tentatives le roi semblait ne pas vouloir bouger. Karrie arrêta de lutter en soufflant, ils restèrent comme ça quelques minutes. Elle adorait rester dans les bras de Doffy, elle se sentait protégé, et aimée plus que tous. Lorsqu'il la prenait dans ses bras c'est comme si elle s'enfermait dans une bulle. Le blond était sur le point de se rendormir quand il la sentit bougé de nouveau, il ne voulait pas la lâcher, l'avoir dans ses bras, être seuls rien qu'elle et lui, lui procurait une sensation de plénitude intense, son monde pouvait s'écrouler qu'il n'en aurait rien à faire. La protégé, la garder avec lui était tout ce qui importait.
_ Doffy j'ai faim.
_ D'accord. Céda-t-il en la lâchant.
Elle se leva et fit le tour du lit vers la table de nuit où était déposé le plateau.
Doflamingo se redressa et s'adossa contre la tête de lit.
_ Regardes, il y a du café, des fruits, des croissants et des crêpes !
_ C'est toi qui l'as fait ? Demanda-t-il amusé.
_ Ouais, avec Jora et Baby 5.
Elle lui posa le plateau sur les genoux et tourna sur elle-même, comprenant ce qu'elle voulait lui montrer et surtout amusait par son attitude, le blond siffla.
Il contempla un moment la robe de la jeune adolescente : elle s'arrêtait aux genoux, les volants en dentelles dépassaient un peu sur ses mollets, et les manches, elles aussi en dentelles, transparentes lui arrivaient au poignet.
Accordait à cette robe blanche, ses cheveux blonds très clairs lui donnaient l'air d'un ange, il ne manquait que les ailes.
_ T'es belle Karrie.
_ Merci ! Je l'ai acheté exprès pour aujourd'hui. Fit-elle en s'asseyant face à lui.
_ Quelle heure il est ?
_ Mmh... Neuf heures et demie.
Le roi se stoppa.
_ Karrie tu m'as réveillé beaucoup trop tôt.
_ Mais il faut te préparer ! Le défilé est à onze heures !
Doflamingo sourit en avalant son croissant. Il savait que Karrie adorait le défilé, c'était un moment important pour elle : toute la famille parcourait la ville sous les acclamations du peuple, et Karrie adorait être au centre de l'attention.
Elle prit un morceau de fruit et gratifia le roi d'un grand sourire.
Un bruit de vaisselle cassé interrompit le déjeuner des deux blonds.
_ Oh, oh... gloussa Karrie.
Le pas cadencé, deux énormes cheveux tiraient le char royal : une immense plate-forme, 5 trônes en or posaient dessus, Doflamingo installé dans le premier, derrière lui Pica, Diamente, Trebol et Vergo sur leurs trônes respectifs.
Les autres membres de la famille étaient debout. Karrie, Jora, Gladius et Baby 5 étaient à droite du roi.
Diamente attrapait quelques fois aux voles, les roses que lui jetaient les femmes, il se pavanait sans vergogne, clin d'œil, sourire, il ne tarissait pas d'efforts pour séduire son public.
De la musique, une pluie de fleurs, des cris, des applaudissements, Karrie était aux anges, l'influence et la puissance affirmée de sa famille la rendait presque euphorique. Doffy se tourna vers elle en souriant, elle s'assit sur l'accoudoir du trône, le char poursuivait son avancé.
Un rose atterrit à ses pieds, la blonde la ramassa et leva les yeux pour voir qui la lui avait envoyait. Un garçon de son âge, brun, avec de grands yeux noirs, il lui sourit en lui faisant un signe de la main.
Légèrement troublé elle lui répondit.
Le roi, qui avait perdu son sourire en voyant l'attitude de sa princesse, passa sa main sur ses épaules et la tira un peu vers lui.
Le char s'arrêta à l'entrée du palais, tout le monde offrit des cadeaux, pas seulement au roi, mais aussi à tout le reste de la famille.
Karrie s'assit au bord du char, et prenait les cadeaux qui lui étaient offerts.
_ Tiens, je ne sais pas si tu vas aimer... Désolé si ça ne te plaît pas.
Karrie leva les yeux pour voir qui lui avait parler, elle vit en face d'elle l'adolescent brun qui lui avait envoyé une fleur.
Un sourire presque timide aux lèvres, elle ouvrit le paquet. Elle découvrit une jolie poupée blonde aux yeux bleus qui lui ressemblait étrangement.
Les yeux de la blonde s'illuminèrent.
_ Wow, merci !
Le garçon rougit légèrement en détournant les yeux.
_ D-de rien... Tu crois que... On pourrait se voir, a-après la f-fête ?
L'adolescente haussa un sourcil.
_ Oui bien sûr ! Mais ce soir. J'ai pas le droit de sortir alors il faudra que tu viennes jusqu'au portail...
_ Pas de soucis ! Hum, à quel heure t-tu veux que j-j'y sois ?
_ Dix heures.
Un peu plus loin Baby 5 fronça les sourcils en entendant la conversation des deux jeunes gens. Elle jeta un coup d'œil au jeune maître, étonnée qu'il ne fasse rien. Il était apparemment occupé à gérer le groupe de femmes qui essayait de l'approcher.
S'il savait ce que Karrie était en train de faire, il serait certainement jaloux, et tuerait le garçon, Baby 5 en était sûr... Elle se dirigea alors vers eux.
_ Karrie on rentre, fit-elle autoritaire.
_ D'accord, dit la blonde sans aucune résistance. Salut ! Fit-elle au garçon.
Elles sautèrent du char et se dirigèrent vers le palais.
_ C'était qui lui ?
_ Je sais pas, il m'a offert un beau cadeau, je le vois ce soir aussi. Répondit la blonde, insouciante.
_ Le jeune maître t'a dit oui ?
_ Je lui ai pas dit encore.
_ Je serais toi j'oublierais ce garçon.
_ Pourquoi ?
_ Il ne l'aimera pas.
_ C'est la première personne qui veut être mon ami ! Fit-elle un peu déçue.
La brune tiqua en allumant sa cigarette.
_ Tu devrais te méfier. Répondit-elle simplement.
Au palais le repas de fête s'éternisait, sur la terrasse il y avait beaucoup de monde : toute la famille, des gens importants de la ville, des jeunes filles en bikini, sans parler des serveuses qui allaient et venaient sans cesse.
Personne de son âge, Karrie s'ennuyait, elle n'était pas avec le roi, il passait son temps à faire des manières devant les directeurs de banques et autres personnalités plus ou moins importantes, alors qu'il pouvait les tuer en un claquement de doigt. Et les fois où il s'occupait d'elle, c'était pour la montrer à tout le monde comme si elle était une petite poupée.
Elle était assise au bord de la piscine, les pieds dans l'eau, elle regardait autour d'elle, cherchant désespérément de quoi s'occuper.
Ses yeux atterrirent sur Gladius, en face d'elle, assis tout seul. Il la regardait aussi, l'air amusé, elle lui sourit et l'homme bombe lui fit un clin d'œil en lui faisant signer d'approcher.
Les pieds mouillés par l'eau de la piscine, la blonde s'approcha de son ami.
_ Pourquoi tu reste toute seule Karrie ?
_ Et toi ?
Le pirate haussa un sourcil.
_ Je n'aime pas la foule.
_ Moi non plus.
_ Menteuse, fit-il en lui poussant la tête. Tu ne veux pas être avec le jeune maître ?
_ Non... elle regarda un moment le corsaire, entouré de filles, se pavaner devant des hommes d'affaires. Il agit comme si j'étais une peluche, il me prend toujours dans ses bras et il dit aux gens « regardez comme elle est belle »...
_ Il est fier de toi, c'est tout, expliqua l'homme bombe.
Karrie haussa les épaules, pas très convaincu par les paroles de celui qui l'avait sauvé.
Son regard s'assombrit quand elle vit le roi descendre une main sur les reins d'une femme.
_ Karrie ?
Un étrange aura émané de la jeune adolescente, menaçante, presque dangereuse, Gladius n'avait jamais ressenti ça près de la blonde. Il tourna la tête vers elle, elle avait les yeux résolument fixés sur le blond.
_ Qu'est-ce que tu as ?
_ Rien... Fit-elle d'une voix blanche, j'ai juste envie de lui broyer la mâchoire, de lui arracher les yeux et la langue, d'ouvrir son ventre pour retirer ses boyaux lentement...
Soudainement la blonde sentie de l'eau s'infiltrer dans ses poumons, et un sentiment glacial l'envahi quelques secondes avant qu'il ne laisse place à un grand soulagement, il faisait très chaud à Dressrosa, l'eau fraîche de la piscine la soulageait toujours.
Elle remonta à la surface, dos à Gladius, ses yeux cherchèrent un moment le roi, mais il n'était plus là. Elle fusilla l'officier du regard.
_ Ne dit pas des choses comme ça... ça me dégoûte. Dit-il simplement en la regardant sortir de l'eau, surtout si tu parlais du jeune maître.
_ Je parlais pas de Doffy ! T'es fou, je parlais de l'autre là ! S'exclama la blonde en essorant sa robe.
_ Mmh ?
_ Ouais, la brune là...
_ Ah.
_ Hey, Karrie elle est bonne ? Se moqua Diamante, entouré de jeunes femmes en bikini.
_ Tu peux y aller sans problème. Répliqua-t-elle en entrant dans le palais.
Laissant des flaques derrière elle, elle monta les escaliers. Il faisait frais entre les murs de la villa, la blonde n'avait même plus envie de ressortir, elle avait la peau sensible au soleil, et elle détestait la chaleur exceptionnellement étouffante de cette journée. Elle avait presque envie de remercier Gladius de l'avoir balancé à l'eau.
Ses paroles lui revinrent en mémoires et un sourire éclaira son visage, son imagination était débordante et lui confectionnait des images qu'elle aimerait voir se réaliser. Elle avait parfaitement mémorisé le visage de la brune qui se frottait vulgairement au roi, elle imaginait son expression si elle lui arrachait la langue, ou les ongles... Ou si elle la brûlait vive.
Passant devant la chambre du corsaire, elle fut tirée de ses pensés par un gloussement, elle s'arrêta et haussa un sourcil.
_ Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu me voir...
Le sourire de Karrie disparut, et elle posa ses mains contre le bois de la porte.
_ J'attendais que tu te lasses des autres...
Doffy gloussa à nouveau.
La blonde enfonça ses ongles dans la porte, en se rapprochant encore.
_ Il n'y a qu'avec toi que je peux faire tout ce que je veux... déshabilles-toi.
Son cœur s'arrêta, tout son corps chauffait, la rage s'insinuait sournoisement dans son ventre. Elle posa son front contre la porte et força ses poumons à prendre une quantité d'air très largement supérieur à la moyenne.
_ Karrie !
Elle sursauta en découvrant Baby 5 juste derrière elle.
_ Tu fais quoi là ? Fit la brune en chuchotant.
Karrie n'eut pas le temps de répondre qu'un gémissement traversa la porte. Elle prit l'adolescente par le bras et la conduit à sa chambre.
_ Dit... Tu sais ce qu'ils étaient en train de faire ? Demanda Baby 5 mal à l'aise.
Karrie se tourna vers elle avec de grands yeux.
_ Je crois... Ils s'enfilent ? Fit-elle innocente.
_ Où t'as appris cette expression ? Cria la brune, complètement choqué.
_ C'est Diamante, une fois plusieurs filles sont sorti de sa chambre, il m'a dit qu'ils se les étaient enfilé.
_ Et tu sais en quoi ça consiste ?
La blonde haussa les épaules. Baby 5 tiqua, maudissant Diamante pour ce qu'il avait fait, il lui avait donné un très mauvais exemple, elle allait devoir lui expliquer en quoi consistait cet acte et qu'il ne fallait pas le faire avec n'importe qui... Mais elle avait vu plusieurs filles sortirent en même temps de la chambre du héros du Colisée... Ça va pas être simple, pensa la brune.
_ En fait, tu vois, quand tu aimes vraiment quelqu'un, tu as envie de tout partager avec lui... Même ton corps... Tu comprends ?
_ Il ne les aime pas.
Si Karrie avait du mal à assimiler la compassion, la morale, et l'altruisme, elle avait parfaitement bien compris ce qu'était la fidélité, le courage et l'amour.
_ Mais elles, elles l'aiment.
_ Oui mais s'il ne les aime pas, pourquoi il a voulu partager ?
Baby 5 haussa les sourcils, comment lui faire voir l'acte sexuel comme un acte d'amour pur lorsque les hommes de la famille sont des gros pervers...
_ Les hommes... Aiment qu'une femme se donne à eux... Tu vois ce que je veux dire ?
_ Oui. Fit la blonde en sautant sur son lit, tu t'es déjà donné à quelqu'un ?
La brune sursauta, prise complètement au dépourvu elle rougit et détourna le regard.
_ Hum, o-oui...
Karrie laissa un blanc avant de prendre une peluche dans ses bras.
_ C'est bien ?
Les joues de la brune n'avaient, sans doute, jamais étaient aussi rouges, mais en tant qu'aîné elle devait être totalement honnête avec elle et lui donner le bon exemple.
_ C'est... Une des meilleures choses au monde.
_ C'est pour ça que Diamante, Gladius et les autres, le font avec plein de filles ?
_ Oui, mais Karrie, je t'assure, le plaisir est décuplé lorsque tu aimes la personne avec qui tu le fais et que tu lui es fidèle.
Le mot « fidèle » fit tilter la blonde.
_ Donc si je suis fidèle et que j'aime quelqu'un... Je peux le faire ?
_ S'il est d'accord, oui.
_ Tu crois que Doffy voudrait bien le faire avec moi ?
Baby 5 faillit mourir en avalant sa salive de travers, elle toussa une bonne minute essayant de se remettre de la question de sa cadette. Elle s'y était mal prise, elle s'en rendait compte.
De toute façon, tout le monde savait que ça allait arriver... Pas tout de suite, mais plus tard... C'était inévitable, ils s'aimaient trop, l'amour entre eux était spécial, ce n'était pas de la fraternité, ce n'était pas paternel, et c'était très loin d'être amical. Ils étaient liés, personne ne savait comment, ni pourquoi, mais cet amour donnait l'impression d'être plus cuisant qu'un amour passionnel.
C'était comme si leurs âmes étaient en contact, comme si elles étaient jumelles, siamoises, rien ne pouvait les décoller.
La brune céda.
_ C'est possible Karrie, mais promet moi, d'attendre un signal de sa part, et de ne rien tenter par toi-même.
_ D'accord !
Elle se détendit, Jocker n'était pas mal sain au point de vouloir Karrie maintenant, il la voyait encore comme une enfant.
_ Aller change toi.
_ Je reste un peu ici, j'ai trop chaud dehors.
_ Comme tu veux.
Baby 5 ouvrit la porte.
_ Hey...
_ Quoi ? Fit-elle.
_ Tu voudrais bien le faire avec moi ?
Amour et fidélité, c'était pareil pour toute la famille.
_ Quoi ?!
Malgré toutes les explications de Baby 5, Karrie n'arrivait pas à faire diminuer la rage et la jalousie qui prenait de plus en plus possession de son esprit, cela faisait deux heures qu'elle était dans sa chambre à penser à ce qu'ils faisaient, et à la meilleure façon de punir cette femme qui lui volait son roi.
Elle ne tenait pas en place, tournant en rond dans sa chambre, fracassant quelques objets dans des excès de rage, elle se sentait devenir folle. Des idées de torture plus atroces les unes que les autres germaient dans sa tête, déclenchant chez elle un tic : les doigts de sa main droite bougeaient, comme si elle était en train de jouer du piano.
L'endroit où était placé son cœur la démangeait méchamment, elle se grattait tellement fort qu'au bout d'un moment une plaque rouge apparût.
Il fallait qu'elle fasse quelque chose, l'idée de rester sans rien faire lui était insupportable.
Elle voulait le voir, être avec lui, tout de suite.
Elle se précipita dans les couloirs, arrivant près de la porte du jeune maître, elle fût surprise de voir la porte s'ouvrir.
La femme brune, à peine habillée sortit de la chambre à reculons, un sourire provocateur aux lèvres.
_ Je dois vraiment partir maintenant. Fit-elle en gloussant à moitié.
Elle s'immobilisa soudainement.
_ J'ai pas fini. Fit Doflamingo la voix grave. Aller, danse.
La jeune femme s'exécuta aussitôt, prouvant ainsi qu'elle était sous l'emprise des fils du marionnettiste, mais ça n'avait pas l'air de la déranger, elle n'arrêtait pas de rire, un rire qui sonnait comme une déclaration de guerre aux oreilles de la petite blonde qui observait la scène sans se cacher.
Commençant à se déshabiller lentement, la jeune femme perdit son sourire en voyant l'adolescente à deux mètres d'elle.
_ Oh, stop !
_ Pourquoi ? Gloussa le blond.
_ Elle va tout voir.
Le pirate fronça les sourcils et libéra la brune de ses fils, légèrement contrarié, il était sûr de savoir qui les regardait.
Il fit signe à la jeune femme de partir, puis soupira. Il était torse nu, le pantalon encore ouvert mais il s'en fichait, il n'aimait pas être interrompu dans cette situation, et que ce soit Karrie ou quelqu'un d'autre il ne le tolérait pas.
_ Karrie, appela-t-il.
Une petite tête blonde passa la porte, avec un grand sourire angélique.
Il ne souriait pas, et ça n'était jamais bon signe, Karrie le savait, elle trottina alors vers lui, et se glissa au creux de son bras en quelques secondes.
Son odeur avait changé, cette nouvelle odeur qu'elle n'arrivait pas à identifier ne lui plaisait pas, elle préférait largement l'odeur fraîche qu'il avait toujours, surtout le matin, lorsqu'au petit déjeuner, elle s'asseyait près de lui, il sentait encore meilleur que les fruits sur la table.
Malgré ça, elle se colla contre lui.
_ Tu me manquais Doffy, minauda-t-elle.
Mais même ça ne lui arrachait pas un sourire, d'ailleurs il ne lui rendait pas son étreinte, son bras entourait ses épaules c'est vrai, mais il ne la maintenait pas contre lui.
_ Karrie, j'étais occupé.
_ Tu faisais quoi ? C'était qui ?
_ Minéla, c'est mon jouet, Karrie je n'apprécie pas du tout que tu nous ait interrompus.
_ Mais... Tu ne préférerais pas jouer avec moi ?
_ On ne peut pas... Pas encore. Plus tard. Dit-il en lui caressant la tête. Ce soir elle dort avec moi, alors ne nous dérange pas.
_ Je veux dormir avec toi !
_ Tu ne peux plus.
La blonde sentit son cœur se serrer, pourquoi ne pouvait-elle plus faire ce qu'elle avait toujours fait jusque-là ? Pourquoi était-il si distant et sec dans ce qu'il disait ?
_ Pourquoi ?
_ Tu es trop grande maintenant.
_ Mais... Elle a...
_ Ce n'est pas pareil.
Rien de plus ? Ce n'était juste pas pareil ? Il ne lui expliquait rien d'autre, elle avait l'impression qu'il ne voulait pas la voir, qu'elle l'ennuyait profondément. Un mélange de colère et de tristesse lui fit monter les larmes aux yeux, elle pinça ses lèvres et baissa les yeux.
Le roi détestait être aussi dur avec elle, c'était la chose qu'il détestait le plus au monde, mais il devait le faire. Karrie avait besoin de limites, elle devait comprendre quand les choses étaient sérieuse.
La voyant pas loin de pleurer, il s'adoucit.
_ Karrie, tu entres dans un âge compliqué, autant pour toi que pour moi. Tu es trop grande pour continuer à faire des choses d'enfant, et tu es encore trop jeune pour faire des choses d'adulte.
_ Donc tu m'aimes plus ? Fit-elle craintivement.
Le pirate lui colla la tête contre son torse.
_ Et toi, est-ce que tu m'aimes ?
_ Oui ! Répondit-elle sans hésiter.
La jeune fille entendit le cœur du blond s'emballer, l'écho et le son que faisait le muscle résonnaient dans sa tête, l'hypnotisant presque.
_ Tu entends ? Mon cœur ne bat jamais aussi fort, c'est uniquement pour toi.
Elle leva les yeux vers lui, peut importait ce qu'il se passait et qui se rapprochait de lui, elle se défendrait toujours, il était à elle et elle était à lui, dans ces conditions, elle n'acceptait aucune tentative de vol. Et c'était ce que la brune faisait, elle voulait lui voler Doffy.
_ Elle va revenir ce soir alors...
_ Oui.
L'adolescente sourit, elle se décolla du roi et descendit du lit.
_ D'accord ! Je vous laisserais tranquille.
Le blond fronça les sourcils, méfiant.
_ Ne t'inquiète pas, j'ai compris. Dit-elle en lui faisant un grand sourire.
Elle allait s'en aller, mais le pirate lui attrapa le poignet, l'attira doucement vers lui et lui embrassa le front.
Sans rien dire de plus, elle sortit de la chambre.
Le blond savait qu'elle était en colère, habituellement lorsqu'il l'embrassait, elle l'embrassait aussi, sur la joue. Toujours. Là elle ne l'avait pas fait.
Depuis qu'elle avait commencé à tuer, Doflamingo sentait qu'elle devenait dangereuse. Elle savait tuer, combiner a ça son esprit légèrement sadique et sa nature capricieuse, il fallait se méfier.
Il fallait se méfier d'elle, comme il fallait se méfier de lui.
Karrie, le sourire aux lèvres, rougissait. Pour la première fois de sa vie elle rougissait.
Malgré la grille du portail qui les séparaient, les deux jeunes adolescents discutaient joyeusement.
_ Alors, fit le garçon, c'est comment la vie ici ?
_ Mmh ? Oh c'est vraiment génial, j'ai une grande chambre, avec une grande salle de bain. Y'a aussi une piscine géante, une salle de jeu immense... Hum, bon et c'est comment chez toi ?
Le garçon avait eu l'air intimidé par la description que Karrie lui avait faite. Il était gentil, elle ne voulait pas lui faire peur.
_ Je vis avec mes cinq frères et mon père, on a pas une très grande maison mais on vit plutôt bien ! On à deux chambres, une pour mon père et je partage l'autre avec mes frères, mais on a une petite cour pour le chien.
_ Wow, ça à l'air bien !
_ Tu pourras venir un jour... Enfin, si jamais t-tu...euh... en a m-mare de t-ta piscine et de ta salle d-de jeu...
_ Oh oui, trop bien !
La blonde perdit son sourire en voyant la grande brune passer à nouveau le portail, elle leur adressa un sourire, le garçon y répondit tandis que Karrie se contentait de la fixer froidement.
Le contact visuel fit frissonner la jeune femme, sentant bizarrement son instinct de survie s'emballer, elle accéléra le pas. Elle ne savait pas d'où lui venait cette sensation, mais elle savait qu'elle ne devait pas rester trop près de cette jeune fille.
Depuis le salon du deuxième étage, là où toute la famille était pour continuer de fêter l'anniversaire du jeune maître, ce dernier regardait Karrie discuter avec un garçon.
Alors qu'il se demandait depuis quand Karrie était devenu aussi sociable, il sentit une main passer dans son dos, un sourire étira ses lèvres et il se détourna de la fenêtre, reportant son attention sur Minéla.
_ Alors ça y est tu es prête ?
La brune hocha la tête une lueur excitée dans le regard. Ils sortirent de la pièce, laissant les autres membres de la famille à leur soirée.
Trottinant presque joyeusement dans les couloirs, Karrie savait exactement ce qu'elle cherchait, et savait même où le trouver.
Une pièce au sous-sol, où des montagnes d'armes étaient rangés. Elle n'avait pas le droit d'y aller, mais tout le monde était occupé et puisqu'ils ne se préoccupaient pas d'elle, elle allait faire ce qu'elle voulait.
Lorsque la famille l'ignorait, elle se vengait en les mettant dans des situations dangereuses, en faisant exploser une pièce ou en se mettant elle-même en dangers. Mais cette fois-ci, ce n'était pas après eux qu'elle en avait.
Elle entra dans la pièce, et un sourire se dessina sur ses lèvres en voyant la quantité d'armes et d'instruments de torture qu'il y avait.
Elle se balada quelques instants dans l'immense garage, puis une grande pince rouillée attira son attention, son sourire s'agrandit quand elle imagina ce qu'elle pourrait bien arracher avec ça.
Elle déplaça plusieurs objets avant de tomber sur du fil chirurgical très épais.
Un bruit sourd la fit sursauter, il venait du fond de la salle. Elle se dirigea vers le bruit, les sourcils froncés. D'épais rideaux noirs lui barraient le passage, elle les ouvrit et découvrit une porte blindée, plusieurs cous violents furent donnés contre la porte.
La blonde s'approcha et se mit sur la pointe des pieds pour essayer d'atteindre le judas.
_ Karrie !
Elle sursauta à nouveau et se plaqua contre la porte. Jora se tenait devant elle, les points sur hanches.
_ Tu n'as pas le droit de venir ici ! Fit-elle en lui prenant le bras.
_ Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
_ N'ouvre jamais cette porte. Répondit durement Jora en la faisant sortir.
Jora accompagna Karrie jusqu'à sa chambre.
_ Jora j'ai faim.
_ Il y a le buffet au salon.
_ Y'a trop de monde...
_ Ce n'est que nous.
Karrie lança à Jora un regard de chien battu et la jeune femme céda.
_ Bon ça va, va te chercher un truc à la cuisine, mais dépêches-toi, il est déjà tard.
_ Merci !
La blonde courut jusqu'au bout du couloir, une fois qu'elle fût sûre que Jora ne la voyait plus, elle arrêta sa course. Elle prit ensuite la direction opposée aux cuisines, vers la chambre du roi.
Elle s'assit au coin d'un couloir et, un sourire rêveur plaquer sur le visage, attendit le bon moment.
Elle attendit des heures, des heures où elle entendait, des rires, des gémissements et des cris sortirent de la chambre du pirate. Elle posa ses mains contre ses oreilles et ferma les yeux, tentant de ne plus entendre la voix de la jeune femme crier le nom du corsaire.
Elle attendit quatre heures, il était deux heures du matin lorsque enfin la jeune femme sortit de la chambre.
Cachée, elle regarda la brune partir vers les cuisines. Toute contente, Karrie la suivit, le palais était désert, tout le monde dormait, et en plus, comme pour l'encourager à aller jusqu'au bout, la cuisine était très éloigner des chambres, personne ne l'entendrait crier.
Arriver à la cuisine Minéla, ouvrit le frigo et vida presque une bouteille de jus d'orange. Elle se retourna et sursauta en voyant Karrie, immobile a quelques mètres d'elle.
La lueur de la lune éclairait son visage, le rendant plus blanc qu'il ne l'était déjà. Son visage ne laissait paraître aucune émotion, elle se contentait de la fixer pour l'instant.
Cette gamine lui faisait peur, elle dégageait quelque chose de mal sain, elle était loin d'être rassuré en sa présence.
_ Hum... tu en voulais ?
_ Tu aimes Doffy ?
_ B-bien sûr, comme t-tout le monde...
_ Et lui, il t'aime ?
_ Il aime ce que je lui fais...
Karrie pencha la tête, semblant réfléchir, elle avait souvent surpris Diamante ou Gladius en compagnie de femmes, elles étaient presque toujours à genoux devant eux, l'homme bombe lui avait expliqué un jour, apparemment les hommes aiment beaucoup ça.
_ Je suppose que si je te demande de ne plus jamais venir le voir, tu ne le feras pas... Et tu iras lui en parler, commença la blonde en contournant le plan de travail pour rejoindre la brune. Alors je n'ai pas d'autres choix que te t'arracher la langue...
Le cerveau de la jeune femme s'arrêta, elle regarda au fond des yeux clairs de l'adolescente, elle n'y voyait rien qui pouvait la rassurer. Elle porta la main à sa bouche et commença à reculer.
Un sourire dérangé prit place sur le visage de la blonde, qui fit paniquer la brune.
Elle courra vers la sortie, et cria en découvrant que les portes étaient verrouillées, elle se retourna pour chercher une autre issus, mais Karrie n'était déjà qu'a quelques centimètre d'elle, elle n'eut pas le temps de se défendre que la blonde l'assomma avec une bouteille en verre.
La jeune femme tomba mollement aux pieds de l'adolescente.
Avec difficulté, elle l'installa sur une chaise, déposant les mains de la brune sur la table elle les coula en plantant deux couteaux à viande, un dans chacune.
Elle sortit la pince du sac qu'elle avait prévu et après plusieurs tentatives, elle réussit à arracher la langue de sa victime. Elle fut un peu surprise en découvrant que le muscle était beaucoup plus long qu'elle ne l'imaginait.
Tranquillement elle plaça la langue dans un plat et le recouvra de filme plastique.
Elle s'installa ensuite sur la table face à la brune et sortit le fil chirurgical et une aiguille. Avec un calme effrayant et une grande concentration, elle cousu maladroitement les lèvres, de la femme qui voulait lui volait son roi.
Quelques minutes après son massacre, Karrie retourna à sa chambre, elle cacha le plat qui contenait la langue sous son armoire et partit prendre un bain.
Karrie toqua trois fois à la porte, l'air était frais, il était dix heures du matin.
Un grand homme brun, d'une quarantaine d'années, ouvrit la porte.
_ Bonjour, je viens voir Calum.
L'homme lui sourit et appela son fils.
Le garçon arriva en quelques secondes et parût surpris de voir la blonde à sa porte, il rougit légèrement.
_ Bonjour, Karrie...
Le garçon était gêné d'accueillir celle qui était considéré comme une princesse dans sa petite maison.
_ Je ne vais pas te déranger longtemps... Tu m'as dit que tu avais un chien non ?
_ Oui. Anka ! Appela-t-il.
Un grand chien beige fit son apparition dans la cour.
Karrie eut un grand sourire en voyant le chien... il n'en ferait qu'une bouchée.
_ Je lui ai apporté ça. Fit-elle en montrant le plat.
_ C'est gentil ! Le garçon un grand sourire aux lèvres.
Ils se dirigèrent vers le fond de la cour, accompagné du chien.
La blonde enleva le filme plastique et prit la langue, Calum fronça les sourcils.
_ C'est quoi ça ? Fit-il légèrement dégoûté.
_ De la langue de veau. Mentit Karrie en la donnant au chien.
L'animal prit le morceau de viande en agitant la queue et parti dans sa niche.
Une ombre imposante engloba les deux enfants, Karrie leva les yeux mais ne fut pas surprise en découvrant Doflamingo.
Le blond attrapa le garçon par le col. Elle ne réagit pas.
_ Karrie... Chantonna le roi.
_ Mmh ?
_ Mon ange, tu n'aurais pas quelque chose à me dire ?
_ Comme quoi ?
_ Je croyais que tu avais compris. Dit-il sombrement.
_ Ah oui... Fit-elle distraitement, tu as trouvé Minéla c'est ça ? Je comprends pourquoi tu l'aimais, le chien se régale avec sa langue, elle devait vraiment être bonne.
Le corsaire fut presque surpris de la vulgarité de sa princesse.
_ Je ne l'aimais pas...
Le blond marqua une pause, l'adolescente avait copié en grandissant les mauvaises habitudes de tout le monde, surtout les siennes... Comment lui dire de retenir ses pulsions meurtrières alors que lui faisait exactement le contraire.
Son regard se posa sur le garçon brun qu'il soulevait toujours, et un sourire apparut sur son visage.
Le cri déchirant du garçon glaça le sang de Karrie.
Le roi ne lui laissa pas le temps de vérifier que le brun allait bien, il la prit dans ses bras et partit.
Le dîner s'était passé dans le silence, Karrie n'avait pas ouvert la bouche une seule fois.
Doflamingo l'avait ignoré, préférant parler travail avec ses officiers.
La blonde n'avait pas toucher à son repas, et les desserts faisaient leur entrée. Elle avait les yeux fixés sur le roi, qui, lui ne daignait pas ne serait-ce que lui lancer un regard.
_ Karrie...
L'adolescente reporta son regard vers Diamante.
_ Pourquoi tu fais la tête ?
Tout le monde attendait sa réponse, mais elle garda la bouche résolument fermée.
Doflamingo gloussa et Karrie se renferma encore plus.
_ On a eu une petite dispute. Déclara-t-il avec légèreté.
Il voulut passer sa main sur les cheveux de sa princesse mais elle l'évita.
_ Aussi, pesta Jora, après ce qu'elle a fait à Minéla c'est normal.
Les deux têtes blondes se regardèrent un moment, l'un amusé, l'autre en colère.
Le pirate devait bien avoué que Minéla était l'une de ses maîtresses les plus douées, la trouver presque morte dans la cuisine ce matin l'avait mis en colère sur le moment...
Mais quand il repensait à tout ce que sa princesse avait mis en œuvre... Elle avait tout prévu, les outils, le lieu et le moment. Il était fier, elle était intelligente et discrète. Le cœur du corsaire s'accéléra en se souvenant de la qualité de la torture qu'elle avait infligée à la brune.
_ Tu sais pas ce qu'il a fait ? Fit Karrie sans quitter le roi des yeux.
_ Hm ?
_ Karrie, tu as cassé mon jouet, j'ai cassé le tien. On est quitte.
_ Tu lui as arraché l'oreille ! S'emporta l'adolescente.
_ Toi, tu lui as arraché la langue et cousu la bouche... Mais je ne t'en veux plus maintenant.
_ Merde... Grogna Gladius en partant en courant les mains plaqués sur la bouche.
_ Vous l'avez dégoûté ! Râla Jora, ça suffit tous les deux.
Jora avait toujours eu un rôle d'arbitre au sein de la famille, et encore plus depuis que Karrie avait dépassé les dix ans. Et elle n'était pas au bout de ses peines, la petite blonde entrait dans l'adolescence, elle allait tester Doflamingo en permanence, et bien entendu Jora savait que Karrie serait toujours perdante lorsqu'elle se mesurerait au roi.
Le corsaire était loin d'être le plus mature de la famille, il surenchérissait toujours, mais il le fallait, car tout le monde savait que si Karrie avait le dessus, elle serait infernale.
Intérieurement, Jora soupira, vivement la fin de sa crise d'ados...
Karrie était assise par terre, contre son lit et jouait tristement avec une de ses peluches, elle se sentait idiote.
Ce qu'elle avait fait été vraiment idiot, elle aurait dû mieux réfléchir, être plus discrète, plus minutieuse... Ou peut-être aurait-elle dû juste attendre que sa jalousie passe... La violence avec laquelle elle avait ressenti toutes ses émotions négatives l'avait poussé à faire quelque chose, juste pour ne plus sentir ce poids écrasant, pour ne plus sentir son cœur battre violemment dans sa poitrine au point de l'entendre résonner dans tout son corps, pour ne plus avoir ses images en tête.
Elle commençait à comprendre qu'elle ne pouvait pas faire tout ce qu'elle voulait impunément, qu'il y avait des conséquences à ses actes.
Une grimace déforma son visage quand elle pensa à Calum, il était le seul à avoir essayé de se rapprocher d'elle, et il avait perdu son oreille. Il ne voudra sans doute plus s'approcher d'elle, c'était compréhensif, et si c'était le prix pour être aimé de Doflamingo, elle le payerait.
La porte s'ouvrit, laissant entrer le corps imposant du roi, elle leva ses yeux tristes vers lui, il avait son habituel sourire.
Le blond d'accroupit devant elle.
_ Tu m'en veux encore princesse ?
Elle secoua la tête.
Voyant sa bouille toute triste, le pirate la prit dans ses bras et s'installa sur le lit.
_ Il faut que tu comprennes quelque chose, Karrie. Je t'aime très fort, n'en doute jamais. Même si un jour, tu t'en prenais à moi, je continuerais de t'aimer. Tu as une place privilégiée, tu es ma reine et personne ne te remplacera jamais.
La blonde se détendit, elle le sentait lui caresser les cheveux, petit à petit elle s'apaisait.
_ Je tuerais, tous ceux qui essayeront de t'emmener loin de moi, et je torturerais ceux qui s'approcheront trop de toi. Personne ne peut te toucher Karrie, tu comprends ?
_ Oui...
_ Pendant quelques années encore, cela va te paraître handicapant... Mais tu verras, tu auras tout, la richesse, le pouvoir, le monde sera à toi. On imposera nos lois.
Doucement un sourire étira les lèvres de la blonde, mais pas n'importe le quel, tout le monde reconnaîtrait ce sourire. C'était le même que Doflamingo.
_ Désolé pour ton jouet, Doffy...
_ C'est pas grave mon cœur, j'en aurais bientôt un autre.
Ne sachant pas comment interpréter ces dernières paroles, Karrie se colla plus contre lui et décida d'oublier tout ce qui s'était passé, ce n'était pas important. Il était là. Elle était là. Ils ne pouvaient pas se passer l'un de l'autre.
Terminer ! Encore fois hein... Désoler pour les fautes... ça casse le truc je sais...
Voilà voilà j'espère que ça vous a plut, a+ pour le chapitre 6 ciao !
